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  • il y a 8 mois

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00:00Bonjour M. Tanguy. Bonjour Mme Mabrouk. Bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1.
00:07Vous êtes député RN de la Somme et président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée.
00:11De nouvelles violences, M. Tanguy, ont éclaté hier soir encore après le retour des champions d'Europe.
00:16Il y a eu de graves incidents aux Champs-Elysées, aux abords du Parc des Princes, de la part de casseurs, de pilleurs, d'incendiaires.
00:23Il n'y a eu aucun répit. Soulignons-le pour les forces de l'ordre après une nuit de chaos samedi un peu partout en France
00:29et des images insupportables. Quelle est cette France ? Comment vous décrivez cette France ?
00:33Qui est-elle qui se défoule, qui casse, qui pille, qui prononce des slogans anti-État, anti-police, anti-Israël ?
00:40C'est quelle France ?
00:41Mais je ne pense pas que ce soit la France encore heureux.
00:43Ce sont des hordes de voyous qui se croient tout permis et à qui, il faut bien dire, l'État depuis des années laisse trop faire,
00:51malgré le courage, il faut le dire, des policiers, des forces de l'ordre qui sont très sollicités parce que maintenant c'est sans cesse.
00:57Donc je voudrais penser aussi à ces hommes et ces femmes qui assurent notre sécurité,
01:01qui sont souvent blessés, qui parfois affrontent le pire, exposent leur vie, exposent aussi souvent, comment dire, la sérénité de leur famille,
01:09leurs enfants inquiets, leur épouse, leurs conjoints.
01:12Je voudrais penser à eux ce matin parce que si on peut encore un peu profiter de certains moments, un peu de sécurité,
01:17c'est grâce à eux qui font des miracles malgré cet État défaillant.
01:22Et moi, j'en veux énormément maintenant à ces barbares, à ces voyous parce qu'ils nous volent tout en fait.
01:27Ils nous volent nos petits moments de sérénité, ils nous volent nos célébrations, ils volent des moments de joie.
01:32Et les Françaises et les Français, ils méritent ces moments de joie, ils méritent ces moments de bonheur.
01:37Et que ce soit cette grande fête qui aurait dû être cette victoire,
01:41que ce soit de pouvoir aller prendre un verre avec sa femme ou sa famille,
01:45d'aller même au cinéma, les balles populaires cet été qui vont reprendre,
01:49les fêtes de village, beaucoup de familles n'osent plus aller dans ces moments de bonheur.
01:54Beaucoup de familles n'osent plus emmener leurs enfants dans des lieux
01:57qui devraient être des lieux de sérénité, de joie, de guitté,
02:00parce qu'ils ont peur de ces racailles, de ces voyous qui peuvent débarquer.
02:03Et de ces barbares, avez-vous dit ?
02:04Des barbares, oui.
02:05Le mot qui a été utilisé par le ministre de l'Intérieur, qui fait couler beaucoup d'encre,
02:09qui suscite énormément de réactions.
02:11Pour avoir dit cela, le ministre de l'Intérieur a été qualifié de ministre raciste.
02:15Éric Coquerel lui a dit de retourner au Puy du Fou.
02:17Thomas Porte dénonce également un racisme par rapport à l'utilisation de cette expression.
02:23Que vous inspire cette séquence ?
02:25Ça m'inspire que je ne sais pas dans quel caniveau finira la France insoumise.
02:30Désormais, les voyous ont des députés.
02:32Ils n'ont pas voté pour eux, sans doute, mais sans avoir voté,
02:35les voyous et les barbares ont des députés à l'Assemblée nationale et dans les médias,
02:38qui portent les paroles de la violence, qui portent les paroles de la haine,
02:42ici la haine contre la France, souvent la haine contre les juifs
02:45ou contre beaucoup de Françaises et de Français, malheureusement.
02:48Je n'arrive même pas à concevoir comment des élus de la nation peuvent tenir de tels propos,
02:53surtout que quand ces députés ont des petits soucis personnels,
02:57ils appellent évidemment la police ou les gendarmes,
03:00et les gendarmes à la police défendent ces députés.
03:02Ce serait bien que ces députés qui ont recours à leur service
03:05défendent aussi nos forces de l'ordre,
03:07mais défendent aussi les Françaises et les Français pour lesquels ils sont élus.
03:10Je ne sais même pas où ça va les mener,
03:12à part la négation des valeurs de la République
03:14et la négation de la démocratie,
03:16de défendre systématiquement les violences.
03:17On voit des images.
03:18Je ne vois même pas dans quel monde des députés de la nation
03:21peuvent expliquer que ces scènes seraient normales,
03:25qu'il serait normal d'aller balancer des feuilles artifices sur les forces de l'ordre,
03:29d'aller piller des commerces, de saccager les Champs-Elysées ou ailleurs.
03:32Parce qu'on a parlé aussi beaucoup de Paris,
03:34mais n'oublions pas aussi beaucoup de Françaises et de Français
03:36dans des communes en région qui ont aussi des souviens.
03:39Vous avez parlé d'un état défaillant, Jean-Philippe Tanguy.
03:42Le ministre de l'Intérieur affirme que la réponse ne peut pas être que sécuritaire,
03:45que c'est un problème systémique.
03:47Il a interrogé l'absence des pairs.
03:49Il a parlé d'années de laxisme.
03:51Est-ce que vous le rejoignez sur ce diagnostic ?
03:53C'est le diagnostic du Rassemblement National.
03:55C'est l'analyse de Marine Le Pen et de Jordan Bardella depuis des années.
03:59Donc une fois plus, que M. Rotaillot reprenne nos mots, c'est très bien,
04:01mais il le dit lui-même, c'est un système.
04:03Et c'est quoi ce système ?
04:04C'est le système socialo-macroniste qui a défiguré la France depuis au moins 15 ans.
04:09Donc pourquoi rejoindre ce système ?
04:10Pourquoi être une caution de ce système ?
04:12M. Rotaillot peut-être est-il sincère, je n'en sais rien,
04:15mais en tout cas, il n'a pas les moyens, il n'a pas les leviers.
04:17Un seul exemple, il fait un tendez avec M. Darmanin.
04:19M. Darmanin, c'était ministre de l'Intérieur avant
04:21et on avait vu les mêmes scènes lors de la finale
04:24où il avait accusé les supporters anglais.
04:26Je vous rappelle que...
04:27Alors depuis, il a reconnu qu'il avait menti.
04:28Enfin bon, quand on a menti comme ministre de la République, on devrait partir.
04:32M. Darmanin est toujours là.
04:33Et après avoir été incompétent à l'intérieur, il est incompétent à la justice.
04:37Et il cautionne quand même M. Macron et ses tweets complètement...
04:42M. le Président de la République cautionnent quelle situation ?
04:45M. Darmanin et M. Rotaillot cautionnent la politique de M. Macron depuis des années.
04:51Mais c'est cette politique qui conduit à de tels violents ?
04:53Bien sûr, il le dit lui-même.
04:54Donc, si je comprends bien, il cautionne cela pour vous ?
04:55Mais bien sûr qu'il cautionne cela en étant là.
04:57Parce qu'on ne peut pas, comment dire, dénoncer une société alors que cette société a ses racines dans le socialisme et le macronisme
05:05qui sont au pouvoir depuis François Hollande.
05:07M. Macron était inspirateur et ministre de M. Hollande.
05:11Et c'est la même cabale, c'est la même clique.
05:14Mais qu'auriez-vous fait, vous, au pouvoir, Jean-Philippe Tanguy ?
05:17Vous parlez de leviers.
05:18Quels leviers faut-il utiliser ?
05:19Par exemple, lors des Jeux Olympiques, il n'y a pas eu de graves incidents,
05:23mais la Capilla a été bunkerisée.
05:25Est-ce que vous, au pouvoir, le RN au pouvoir, va pouvoir bunkeriser toutes les villes de France à chaque événement ?
05:30C'est aussi que les voyous avaient la certitude de rencontrer une réponse pénale pendant les Jeux Olympiques.
05:34Mais pourquoi ce système macroniste a-t-il pu protéger les touristes étrangers,
05:39la capitale de la France qui était capitale olympique,
05:41et ne pas protéger les Françaises et les Français au quotidien ?
05:43C'est qu'ils ne le veulent pas.
05:44C'est qu'ils se laissent bouffer par un certain nombre de magistrats de gauche,
05:48par une pensée unique, qui affaiblit l'État à tous les étages,
05:51qui ne veut pas opposer de réponse pénale, qui ne veut pas opposer de réponse éducative,
05:55et évidemment, disons-le, qui laisse les frontières grandes ouvertes,
05:57avec chaque année des cohortes de submersion migratoire,
06:02qui ne veulent pas s'intégrer à la France.
06:03On voit bien que les gens, hier et avant-hier, qui ont saccagé Paris et ailleurs,
06:08se fichent totalement, d'ailleurs, de cet événement sportif,
06:10se fichent totalement du football,
06:12se fichent totalement de savoir dans quel capital ils sont.
06:14Ce n'était qu'un prétexte, le four voliaire.
06:15Bien sûr, ça a commencé avant.
06:16Moi, il se trouve que je rentrais...
06:17Donc, c'est une fatalité, en réalité.
06:19Non, ce n'est pas une fatalité.
06:20On sait qu'ils arrivent, mais malheureusement...
06:22On sait, le renseignement le sait,
06:23malgré les dispositifs de sécurité, l'anticipation d'un tel événement.
06:26Mais ça a été annoncé dans tous les médias,
06:28tout le monde savait très bien,
06:29qu'il y aurait ces débordements, malheureusement,
06:31qui sont chroniques et systématiques,
06:33et donc, à un certain nombre de moyens,
06:35comme c'est d'ailleurs aussi le cas pour les manifestations
06:37sur les droits du travail, tout ça,
06:39l'État n'a pas les moyens ou la volonté
06:41d'arrêter ces voyous avant qu'ils arrivent,
06:43à cause d'un certain nombre de préventions
06:45qui n'ont pas lieu d'être.
06:46Est-ce que c'est la France qui a gagné ?
06:47Quand vous avez vu, au-delà des images de violence
06:50avec cette équipe du PSG,
06:51pour vous, c'est la France qui a gagné ?
06:53Mais oui, c'est la France.
06:54Un certain nombre de ces jeunes joueurs
06:55ont été formés par le système français,
06:58d'éducation, d'éducation sportive,
07:00et il faut s'en féliciter.
07:01Puis c'est l'image de Paris qui est notre capitale.
07:04Alors, Dieu sait qu'on a des choses à reprocher
07:05au parisianisme, mais soyons quand même fiers
07:07de ces événements sportifs.
07:08Une fois de plus, je voudrais penser aux supporters
07:10qui sont aussi mélangés avec ces tracas
07:12et ces voyous, alors que les supporters
07:14n'ont rien à voir avec ça.
07:15Je vous dis, moi j'ai entendu,
07:16il se trouve que je rentrais de tourner
07:17en fédération pour le Rassemblement National,
07:20ça a commencé à la mi-temps.
07:21On ne savait même pas si le match allait être gagné ou pas,
07:24que ça commençait déjà à castanier.
07:25Est-ce que vous, vous auriez écrit également
07:27comme Emmanuel Macron, champion mon frère ?
07:30Non, mais je n'aurais sûrement pas écrit ça.
07:31Il faudrait que M. Macron...
07:33Parce que M. Macron est président de la République.
07:34Il est censé emmener notre pays vers le haut.
07:37Il l'emmène systématiquement par le bas,
07:38notamment en massacrant notre langue.
07:40Et puis, il faudrait prévenir M. Macron,
07:42qui vit définitivement dans un monde parallèle,
07:44dans une communication potenquine,
07:46qu'il y a beaucoup de qualificatifs
07:48que les Français veulent donner à M. Macron,
07:49mais surtout pas le qualifier de frère.
07:52Par exemple, quel qualificatif lui donne ?
07:53Bon, bon, un menteur, un compétent, voilà.
07:56Je peux dire, j'entends beaucoup de choses sur le terrain,
07:57et vous aussi, je pense que personne n'est dupe,
07:59mais personne n'a de sentiment de fraternité
08:01envers Emmanuel Macron après huit ans,
08:03au-delà de la vulgarité de ce genre de propos.
08:05Fraternité, d'ailleurs, puisque Daniel Cohn-Bendit
08:07a parlé de la victoire du multiculturalisme.
08:09Vous y voyez aussi cette victoire-là ?
08:11Non, moi, je ne sais pas dans quel monde y vive,
08:13mais enfin, si la victoire du multiculturalisme,
08:14c'est saccager les rues, piller des magasins
08:16et agresser les forces de l'ordre,
08:18je pense que c'est une bonne définition
08:19de l'enfer qu'est le multiculturalisme.
08:22Moi, je n'ai pas envie de multiculturalisme en France.
08:24J'ai envie de défendre la civilisation française,
08:27les valeurs françaises,
08:28l'identité nationale
08:30et l'assimilation des immigrés et des enfants
08:32qui veulent aimer ces valeurs et cette civilisation.
08:34Je n'ai pas du tout envie d'avoir, effectivement,
08:36ces scènes de chaos qu'on voit partout dans le monde
08:38à travers, malheureusement,
08:39tous les voyous qui peuvent exister ici ou là.
08:41Je ne crois pas que ce soit ça, la France.
08:43En tout cas, je n'ai aucune envie
08:44que ce soit le destin de mon pays, une fois de plus.
08:46Moi, vous savez, moi, je n'aime pas spécialement le foot,
08:49je ne vais pas m'inventer une vie,
08:50mais j'ai quand même des souvenirs de 1998,
08:53de la victoire de 1998.
08:55Et même, je pense à tous ces enfants
08:56qui n'auront pas ces beaux souvenirs.
08:57Vous étiez la génération Black Blanc Beurre ?
08:59Oui, ça, je n'ai jamais trop cru,
09:00mais parce que c'était une...
09:02Mais en quoi vous croyez alors ?
09:03En quelle France ?
09:04Vu qu'on avait dit,
09:04pas de multiculturalisme,
09:06pas de Black Blanc Beurre ?
09:07Tous ces enfants de France
09:08qui n'auront pas de beaux souvenirs de ces moments,
09:10qui se souviendront de ces images catastrophiques
09:12au lieu d'avoir de beaux souvenirs.
09:13Et quand on est un enfant,
09:15on mérite d'avoir des beaux souvenirs
09:16de ces beaux moments
09:16et ça, ils le veulent comme ils veulent tout.
09:19Vous avez parlé de l'identité française.
09:20Dans cette identité,
09:21il y a aussi évidemment les Français juifs.
09:23Il y a eu ces derniers jours
09:24des actes odieux,
09:26Jean-Philippe Tanguy,
09:27de nouvelles dégradations sur fonds d'antisémitisme,
09:29des tags sur les murs de la Fondation
09:30pour la mémoire de la Shoah,
09:32sur une école également à Lyon,
09:34marquée et touchée par un début d'incendie.
09:36Rien ne semble arrêter ou freiner
09:37ces actes antisémites.
09:38Est-ce que ça veut dire, selon vous,
09:39que la lutte n'est pas suffisamment ferme ?
09:42La lutte n'a même pas commencé,
09:43Madame Mabrouk,
09:44puisque vous avez toute la sainte journée
09:46dans les médias,
09:48aussi dans beaucoup de secteurs de l'éducation,
09:50malheureusement,
09:50j'ai des remontées de terrain
09:51très inquiétantes là-dessus,
09:53des gens qui justifient,
09:55malheureusement,
09:56cette haine en racontant,
09:57en ressassant les mensonges du Hamas,
10:00en racontant qu'Israël serait le bourreau
10:02et pas la victime du pogrom du 7 octobre,
10:06assimilant sans cesse
10:07le gouvernement d'Israël
10:09et tous les juifs du monde,
10:10en particulier les Français
10:11de confécieux en juif,
10:12ces mensonges,
10:13ils sont proférés.
10:14À longueur de journée.
10:15Et après,
10:16certains s'étonnent,
10:17y compris par les plus hautes instances.
10:18Emmanuel Macron a un discours
10:19de plus en plus inquiétant,
10:20révoltant,
10:21sur le relativisme,
10:23sur les causes
10:24de la riposte
10:27d'Israël contre l'Asia.
10:28Emmanuel Macron,
10:28pour la reconnaissance de l'État palestinien,
10:29vous estimez que reconnaître
10:30l'État palestinien
10:31consiste à relativiser
10:32les attaques du 7 octobre ?
10:33Non, mais il ne fait pas que ça.
10:34Dans le discours
10:34que l'utilise M. Macron,
10:36je me rappelle que M. Macron,
10:38le jour ou le lendemain
10:39du programme du 7 octobre,
10:40il estimait qu'il fallait faire
10:41une coalition internationale
10:42contre l'Hamas.
10:43Quelques mois plus tard,
10:43il reprend les mensongres du Hamas.
10:45Et aujourd'hui,
10:45il veut reconnaître
10:46un État palestinien
10:47qui, dans le cas actuel,
10:49serait donner une reconnaissance
10:50au Hamas
10:51pour les crimes
10:51qu'il a perpétués.
10:52Donc, le discours
10:53de M. Macron
10:54et avec lui,
10:55toute la cohorte
10:56de la relativisation
10:57du pire,
10:58malheureusement,
10:59entretient ce discours.
11:00Après, il ne faut pas s'étonner
11:00que des actes odieux
11:02soient commis
11:03et même s'il faut,
11:03évidemment,
11:04toujours les combattre.
11:04À partir de quel moment
11:06vous estimez
11:06qu'admettre,
11:07ou en tous les cas,
11:08militer pour la reconnaissance
11:09d'un État palestinien
11:10ne vous fait pas tomber
11:12dans le camp du Hamas ?
11:13Mais nous,
11:13on veut reconnaître
11:15un jour
11:15un État palestinien
11:16quand le peuple palestinien
11:17se sera donné les moyens
11:18et sans doute
11:19faut-il l'aider
11:19à reconnaître
11:20des forces politiques
11:21pas forcément laïques
11:24mais au moins respectueuses
11:25de la démocratie
11:26et qui reconnaissent
11:27l'existence d'Israël
11:27dans le Hamas,
11:29ne veut pas reconnaître
11:29l'existence d'une démocratie
11:30qui s'appelle Israël,
11:31d'un peuple
11:32qui s'appelle
11:33les Israéliens
11:34et d'une religion
11:35qui s'appelle
11:36le judaïsme
11:36qui a le droit de citer.
11:38Or, ces gens veulent
11:38l'extermination évidemment
11:39de toute trace
11:40de la culture judaïque.
11:41Dans l'actualité,
11:42il y a cette victoire.
11:43Il y a quelques instants,
11:44elle est confirmée en Pologne.
11:46Je voudrais vous faire réagir
11:47Jean-Philippe Tanguy,
11:48c'est officiel.
11:48Le candidat souverainiste
11:49et nationaliste
11:50Carole Navro
11:51qui a remporté la bataille.
11:52Alors, il est fasciné
11:53par Donald Trump.
11:54Je fais rapidement
11:55son portrait ce matin.
11:56Son slogan,
11:57c'est la Pologne d'abord,
11:58les Polonais d'abord.
12:00Il est conservateur
12:01sur les sujets de société.
12:02Il est anti-Union européenne
12:04ou en tous les cas très critique.
12:06Est-ce que vous vous félicitez
12:07ce matin d'une victoire
12:08du camp nationaliste ?
12:09Moi, je me félicite
12:10évidemment de la victoire
12:11de nos alliés.
12:13Mais bon,
12:14ça fait partie des personnes
12:15qui sont patriotes,
12:16qui sont courageuses.
12:17Donc, personne ne devrait
12:18être rechoqué
12:19du fait qu'on veuille
12:20défendre son pays avant tout,
12:21son peuple avant tout.
12:22C'est le sens de la démocratie.
12:23Je vous rappelle que
12:24c'est gouverné par le peuple,
12:25pour le peuple
12:25et avec le peuple.
12:27Et donc, ça rejoint évidemment
12:28en grande partie
12:29les valeurs que nous professons ici.
12:31Même si nous avons
12:31des différences importantes,
12:33notamment sur les libertés,
12:34sur les questions de société.
12:35Mais la Pologne
12:36a choisi souverainement
12:37de se donner à nouveau
12:39un leader nationaliste,
12:40malgré aussi, il faut bien dire,
12:41la propagande
12:41de l'Union européenne
12:43qui utilise tous les moyens
12:44en l'avion en Roumanie
12:45pour faire peur au peuple,
12:46pour raconter des bobards
12:47monumentaux,
12:48pour dénoncer des ingérences
12:49qui parfois n'en sont pas,
12:52pour mieux cacher
12:52des ingérences qui, elles,
12:53sont bien réelles
12:54contre la démocratie
12:55hier en Roumanie,
12:56ici en Pologne.
12:57Voilà, ce qui est heureux,
12:59c'est que les peuples
13:00ne se laissent pas faire
13:01et que les Polonais reprennent
13:02leur destin en main
13:03une fois encore.
13:04Alors, il ne s'est pas
13:05laissé faire, si je puis dire.
13:06En tous les cas,
13:06il a répondu à toutes les questions,
13:07y compris les plus intimes.
13:09Et ça tombe bien,
13:09puisque l'émission s'appelait
13:10Ambition Intime.
13:11L'avez-vous vu hier
13:12en invité, notamment,
13:13Jordan Bardella,
13:14Jean-Philippe Tanguy ?
13:15Non, je n'ai pas encore eu le temps,
13:16puisque malheureusement,
13:17Jordan n'est pas passé en premier,
13:19ils ont passé avant d'autres,
13:20et puis je n'avais pas spécialement
13:21envie de les regarder.
13:22Et surtout, je voulais dire,
13:22ce matin,
13:23Non, je n'avais pas envie
13:25de passer ma soirée
13:26avec Sandrine Rousseau,
13:27et puis je pense que
13:27l'inverse serait vrai d'ailleurs.
13:29Mais j'aurais plaisir
13:30à regarder ce matin
13:31cette émission de Jordan.
13:32En tout cas,
13:32j'ai eu un très bon retour.
13:33Quel mot vous utiliseriez
13:34pour qualifier en ce moment,
13:36Jean-Philippe Tanguy,
13:36l'état des relations
13:37entre Marine Le Pen
13:38et Jordan Bardella ?
13:39Après, rappelons-le,
13:40la remarque de Marine Le Pen
13:41sur la connaissance des dossiers
13:42par son dauphin,
13:43notamment des dossiers ultramarins.
13:44Elle s'est expliquée ensuite,
13:46mais quel mot qualifie
13:47en ce moment leur relation ?
13:48Inaltérable.
13:49Donc, ils résisteront
13:50à toutes les petites histoires parisiennes
13:52pour essayer de créer
13:52une dizaine...
13:53Elles ne sont pas parisiennes.
13:54Très parisiennes, malheureusement, oui.
13:56Et c'est un peu dommage
13:56parce que Marine Le Pen
13:58a fait un voyage remarquable
13:59en Nouvelle-Calédonie.
14:00Elle a eu le courage,
14:02non pas de rencontrer
14:02nos compatriotes,
14:03mais d'affronter le dossier
14:05dans ses difficultés
14:06telles qu'il est,
14:07de dire,
14:07tel le général de Gaulle avant
14:08sur d'autres dossiers,
14:10la réalité aux Français
14:11et aux Françaises
14:12et pour se redresser...
14:12Comparaison avec le général de Gaulle.
14:14Ah oui, je pense que là,
14:15vraiment, le voyage de Marine Le Pen
14:16était un voyage gaullien
14:17car, vous savez,
14:18notre électorat
14:19est évidemment très sensible
14:20à l'appartenance à la nation.
14:22Nous avons gagné
14:22trois référendums
14:23et malgré la victoire
14:24de ces référendums,
14:25il faut avoir le courage
14:26de dire que pour construire
14:27un avenir,
14:27il faut aussi associer
14:28les Françaises
14:30et les Français
14:30qui ont perdu
14:31et qu'il faut donner
14:31un avenir au continent,
14:32à ce territoire de la République,
14:35il faut donner une perspective
14:35et Marine Le Pen
14:37a le courage
14:37de soulever ses dossiers,
14:38d'aller sur le terrain,
14:39de parler directement
14:40aux Françaises et aux Français,
14:41pas comme Emmanuel Macron,
14:42derrière, ici,
14:43les grilles de l'Elysée,
14:44là, les grilles
14:45de forces de l'ordre
14:47qui les protègent du peuple.
14:48Marine Le Pen,
14:48elle n'a pas peur
14:49d'aller discuter
14:50avec le peuple français
14:51où qu'il soit.
14:52Je peux vous montrer une une,
14:53celle de Valeurs Actuelles,
14:54sans doute l'avez-vous vue,
14:55Jean-Philippe Tanguy.
14:57On y voit, je le dis,
14:58pour nos auditeurs d'Europe 1,
14:59Jordan Bardella.
15:01Objectif 2027,
15:03accompagné d'une étude IFOP
15:04selon laquelle
15:04le jeune dauphin
15:05aurait déjà la stature
15:06pour être président,
15:07en tous les cas,
15:08pour 41% des Français.
15:10J'imagine que,
15:11eh bien,
15:11ça a naturalement
15:12fait plaisir à Marine Le Pen
15:13puisqu'elle est une relation
15:14inaltérable.
15:15Je pense que,
15:16non seulement ça lui a fait plaisir,
15:17mais qu'elle peut être fière
15:18parce que je ne connais
15:19aucune femme d'État
15:20et encore moins d'hommes
15:21qui est mise,
15:23alors que Marine Le Pen
15:23avait le plus d'influence,
15:25autant de confiance
15:25dans quelqu'un,
15:27comment dire,
15:28avoir le courage
15:29comme Marine Le Pen l'a,
15:30de faire émerger des talents
15:31sans en avoir peur,
15:34sans s'en cacher.
15:35Et je ne vois pas
15:35d'autres exemples.
15:36Quelle autre force politique
15:37peut se satisfaire
15:38d'avoir des talents,
15:39deux talents
15:40à la tête de la force politique ?
15:41Je n'en connais pas.
15:43Et malheureusement,
15:43on a subi beaucoup
15:44dans le passé
15:45de dirigeants politiques
15:46qui éteignaient
15:47tous les talents
15:48autour d'eux,
15:48qui faisaient la politique
15:49du pire.
15:50Marine Le Pen,
15:50c'est l'inverse.
15:51Elle veut gouverner
15:52avec tous les talents
15:53et elle n'a pas peur,
15:55comment dire,
15:55d'être confrontée
15:57à des gens
15:57qui émergent autour d'elle.
15:58Eh bien,
15:58nous le verrons,
15:59évidemment,
15:59dans la suite
16:00à l'épreuve de fait.
16:00Merci, Jean-Pierre.
16:01Merci à vous.
16:02Bonne journée.
16:02C'était votre grande interview.
16:03Bonne journée.
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