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Le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Mabrouk. Bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1.
00:05Vous êtes député RN de la Somme et président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée.
00:09De nouvelles violences, M. Tanguy, ont éclaté hier soir, encore après le retour des champions d'Europe.
00:14Il y a eu de graves incidents aux Champs-Elysées, aux abords du Parc des Princes, de la part de casseurs, de pilleurs, d'incendiaires.
00:21Il n'y a eu aucun répit. Soulignons-le pour les forces de l'ordre après une nuit de chaos samedi un peu partout en France et des images insupportables.
00:28Quelle est cette France ? Comment vous décrivez cette France ? Qui est-elle ? Qui se défoule ? Qui casse ? Qui pille ?
00:34Qui prononce des slogans anti-État, anti-police, anti-Israël ? C'est quelle France ?
00:39Mais je ne pense pas que ce soit la France encore heureux. Ce sont des hordes de voyous qui se croient tout permis et à qui, il faut bien dire, l'État depuis des années laisse trop faire.
00:48Malgré le courage, il faut le dire, des policiers, des forces de l'ordre qui sont très sollicités parce que maintenant c'est sans cesse.
00:55Donc je voudrais penser aussi à ces hommes et ces femmes qui assurent notre sécurité, qui sont souvent blessés, qui parfois affrontent le pire, exposent leur vie, exposent aussi souvent, comment dire, la sérénité de leur famille, leurs enfants inquiets, leurs épouses, leurs conjoints.
01:10Et je voudrais penser à eux ce matin parce que si on peut encore un peu profiter de certains moments, un peu de sécurité, c'est grâce à eux qui font des miracles malgré cet état défaillant.
01:20Et moi, j'en veux énormément maintenant à ces barbares, à ces voyous parce qu'ils nous volent tout en fait. Ils nous volent nos petits moments de sérénité, ils nous volent nos célébrations, ils volent des moments de joie.
01:30Et les Françaises et les Français, ils méritent ces moments de joie, ils méritent ces moments de bonheur.
01:34Et que ce soit cette grande fête qu'aurait dû être cette victoire, que ce soit de pouvoir aller prendre un verre avec sa femme ou sa famille, d'aller même au cinéma, les balles populaires cet été qui vont reprendre, les fêtes de villages.
01:49Beaucoup de familles n'osent plus aller dans ces moments de bonheur. Beaucoup de familles n'osent plus emmener leurs enfants dans des lieux qui devraient être des lieux de sérénité, de joie, de guitté.
01:57Parce qu'ils ont peur de ces racailles, de ces voyous qui peuvent débarquer.
02:01Et de ces barbares, avez-vous dit ?
02:02Des barbares, oui.
02:03Le mot qui a été utilisé par le ministre de l'Intérieur, qui fait couler beaucoup d'encre, qui suscite énormément de réactions. Pour avoir dit cela, le ministre de l'Intérieur a été qualifié de ministre raciste.
02:13Éric Coquerel lui a dit de retourner au Puy du Fou. Thomas Porte dénonce également un racisme par rapport à l'utilisation de cette expression. Que vous inspire cette séquence ?
02:23Ça m'inspire que je ne sais pas dans quel caniveau finira la France insoumise. Désormais, les voyous ont des députés. Je ne l'ai pas voté pour eux, sans doute.
02:32Mais sans avoir voté, les voyous et les barbares ont des députés à l'Assemblée nationale et dans les médias qui portent les paroles de la violence, qui portent les paroles de la haine.
02:40Ici, la haine contre la France, souvent la haine contre les juifs ou contre beaucoup de Françaises et de Français, malheureusement.
02:46Je n'arrive même pas à concevoir comment des élus de la nation peuvent tenir de tels propos.
02:50Surtout que quand ces députés ont des petits soucis personnels, ils appellent évidemment la police ou les gendarmes.
02:58Et les gendarmes à la police défendent ces députés.
03:00Ce serait bien que ces députés qui ont recours à leur service défendent aussi nos forces de l'ordre, mais défendent aussi les Françaises et les Français pour lesquels ils sont élus.
03:08Je ne sais même pas où ça va les mener, à part la négation des valeurs de la République et la négation de la démocratie, de défendre systématiquement les violences.
03:15On voit des images, je ne vois même pas dans quel monde des députés de la nation peuvent expliquer que ces scènes seraient normales,
03:24qu'il serait normal d'aller balancer des feux d'artifice sur les forces de l'ordre, d'aller piller des commerces, de saccager les Champs-Elysées ou ailleurs.
03:30Parce qu'on a parlé aussi beaucoup de Paris, mais n'oublions pas aussi beaucoup de Françaises et de Français dans des communes en région.
03:35Vous avez parlé d'un état défaillant Jean-Philippe Tanguy, le ministre de l'Intérieur affirme que la réponse ne peut pas être que sécuritaire,
03:43que c'est un problème systémique, il a interrogé l'absence des pairs, il a parlé d'années de laxisme.
03:49Est-ce que vous le rejoignez sur ce diagnostic ?
03:51C'est le diagnostic du Rassemblement National, c'est l'analyse de Marine Le Pen et de Jordan Bardella depuis des années.
03:56Une fois plus, que M. Rotaillot reprenne nos mots, c'est très bien, mais il le dit lui-même, c'est un système.
04:01Et c'est quoi ce système ?
04:02C'est le système socialo-macroniste qui a défiguré la France depuis au moins 15 ans.
04:07Donc pourquoi rejoindre ce système ? Pourquoi être une caution de ce système ?
04:10M. Rotaillot peut-être est-il sincère, je n'en sais rien, mais en tout cas, il n'a pas les moyens, il n'a pas les leviers.
04:15Un seul exemple, il fait un temps d'air avec M. Darmanin.
04:17M. Darmanin, c'était ministre de l'Intérieur avant et on avait vu les mêmes scènes lors de la finale où il avait accusé les supporters anglais.
04:23Je vous rappelle que... Alors depuis, il a reconnu qu'il avait menti.
04:26Enfin bon, quand on a menti comme ministre de la République, on devrait partir.
04:29M. Darmanin est toujours là et après avoir été incompétent à l'intérieur, il est incompétent à la justice.
04:35Et il cautionne quand même M. Macron et ses tweets complètement...
04:40M. le Président de la République cautionnent une telle situation ?
04:43M. Darmanin et M. Rotaillot cautionnent la politique de M. Macron depuis des années.
04:48M. Darmanin, c'est cette politique qui conduit à de telles violences ?
04:50M. Darmanin, il le dit lui-même.
04:52M. Darmanin, si je comprends bien, il cautionne cela pour vous ?
04:53M. Darmanin, bien sûr qu'il cautionne cela en étant là.
04:55Parce qu'on ne peut pas, comment dire, dénoncer une société alors que cette société a ses racines dans le socialisme et le macronisme
05:02qui sont au pouvoir depuis François Hollande.
05:05M. Macron était inspirateur et ministre de M. Hollande.
05:09Et c'est la même cabale, c'est la même clique.
05:12M. Darmanin, qu'auriez-vous fait, vous, au pouvoir, Jean-Philippe Tanguy ?
05:14Vous parlez de leviers.
05:16Quels leviers faut-ils utiliser ?
05:17Par exemple, lors des Jeux Olympiques, il n'y a pas eu de graves incidents, mais la capilla a été bunkerisée.
05:23Est-ce que vous, au pouvoir, le RN au pouvoir, va pouvoir bunkeriser toutes les villes de France à chaque événement ?
05:28M. Darmanin, c'est aussi que les voyous avaient la certitude de rencontrer une réponse pénale pendant les Jeux Olympiques.
05:32Mais pourquoi ce système macroniste a-t-il pu protéger les touristes étrangers,
05:36la capitale de la France, qui était capitale olympique,
05:39et ne pas protéger les Françaises et les Français au quotidien ?
05:41C'est qu'ils ne le veulent pas.
05:42C'est qu'ils se laissent bouffer par un certain nombre de magistrats de gauche,
05:46par une pensée unique qui affaiblit l'État à tous les étages,
05:49qui ne veut pas opposer de réponse pénale, qui ne veut pas opposer de réponse éducative,
05:53et évidemment, disons-le, qui laisse les frontières grandes ouvertes,
05:56avec chaque année des cohortes de submersion migratoire,
06:00qui ne veulent pas s'intégrer à la France.
06:01On voit bien que les gens, hier et avant-hier, qui ont saccagé Paris et ailleurs,
06:06se fichent totalement, d'ailleurs, de cet événement sportif,
06:08se fichent totalement du football,
06:10se fichent totalement de savoir dans quelle capitale ils sont.
06:12C'était qu'un prétexte, le football hier.
06:13Bien sûr, ça a commencé avant.
06:14Moi, il se trouve que j'ai rentré...
06:15Donc c'est une fatalité, en réalité.
06:16Non, ce n'est pas une fatalité.
06:18On sait qu'ils arrivent, mais malheureusement...
06:20On sait, le renseignement le sait, malgré les dispositifs de sécurité,
06:23l'anticipation d'un tel événement.
06:24Mais ça a été annoncé dans tous les médias,
06:26tout le monde savait très bien qu'il y aurait ces débordements,
06:28malheureusement, qui sont chroniques et systématiques,
06:31et donc, à un certain nombre de moyens,
06:33comme c'est d'ailleurs aussi le cas pour les manifestations
06:35sur les droits du travail et tout ça,
06:37l'État n'a pas les moyens ou la volonté d'arrêter ces voyous
06:40avant qu'ils arrivent,
06:41à cause d'un certain nombre de préventions
06:42qui n'ont pas lieu d'être.
06:44Est-ce que c'est la France qui a gagné ?
06:45Quand vous avez vu, au-delà des images de violence
06:48avec cette équipe du PSG,
06:49pour vous, c'est la France qui a gagné ?
06:50Mais oui, c'est la France.
06:52Un certain nombre de ces jeunes joueurs ont été formés
06:54par le système français d'éducation,
06:57d'éducation sportive,
06:58et il faut s'en féliciter.
06:59Puis c'est l'image de Paris qui est notre capitale.
07:01Alors, Dieu sait qu'on a des choses à reprocher
07:03au parisianisme,
07:04mais soyons quand même fiers de ces événements sportifs.
07:06Une fois plus, je voudrais penser aux supporters
07:08qui sont aussi mélangés avec ces tracas et ces voyous,
07:11alors que les supporters n'ont rien à voir avec ça.
07:12Je vous dis, moi j'ai entendu,
07:14il se trouve que je rentrais tourner en fédération
07:16pour le Rassemblement National,
07:17ça a commencé à la mi-temps.
07:19On ne savait même pas si le match allait être gagné ou pas,
07:22que ça commençait déjà à castagner.
07:23Est-ce que vous, vous auriez écrit également
07:25comme Emmanuel Macron, champion mon frère ?
07:28Non, mais il n'aurait sûrement pas écrit ça.
07:29Il faudrait que M. Macron,
07:30parce que M. Macron est président de la République,
07:32il est censé emmener notre pays vers le haut.
07:34Il l'emmène systématiquement par le bas,
07:36notamment en massacrant notre langue.
07:38Et puis, il faudrait prévenir M. Macron,
07:39qui vit définitivement dans un monde parallèle,
07:42dans une communication potenquine,
07:44qu'il y a beaucoup de qualificatifs
07:46que les Français veulent donner à M. Macron,
07:47mais surtout pas le qualifier de frère.
07:49Par exemple, quel qualificatif lui donne ?
07:51Bon, bon, un menteur, un compétent, voilà.
07:53Je peux dire, j'entends beaucoup de choses sur le terrain,
07:55et vous aussi, je pense que personne n'est dupe,
07:57mais personne n'a de sentiment de fraternité
07:59envers M. Macron, après huit ans,
08:01au-delà de la vulgarité de ce genre de propos.
08:03Fraternité, d'ailleurs, puisque Daniel Cohn-Bendit
08:05a parlé de la victoire du multiculturalisme.
08:07Vous y voyez aussi cette victoire-là ?
08:09Non, moi, je ne sais pas dans quel monde y vive,
08:10mais enfin, si la victoire du multiculturalisme,
08:12c'est saccager les rues, piller des magasins
08:14et agresser les forces de l'ordre,
08:16je pense que c'est une bonne définition de l'enfer
08:18qu'est le multiculturalisme.
08:20Moi, je n'ai pas envie de multiculturalisme en France,
08:22j'ai envie de défendre la civilisation française,
08:25les valeurs françaises, l'identité nationale
08:27et l'assimilation des immigrés et des enfants
08:30qui veulent aimer ces valeurs et cette civilisation.
08:32Je n'ai pas du tout envie d'avoir, effectivement,
08:34ces scènes de chaos qu'on voit partout dans le monde
08:35à travers, malheureusement, tous les voyous
08:38qui peuvent exister ici ou là.
08:39Je ne crois pas que ce soit ça, la France,
08:40et en tout cas, je n'ai aucune envie
08:42que ce soit le destin de mon pays, une fois de plus.
08:44Moi, vous savez, moi, je n'aime pas spécialement le foot,
08:47je ne vais pas m'inventer une vie,
08:48mais j'ai quand même des souvenirs de 98,
08:51de la victoire de 98.
08:52Et même, je pense à tous ces enfants
08:54qui n'auront pas ces beaux souvenirs.
08:55Vous étiez la génération Black Blanc Beurre ?
08:56Oui, ça, je n'ai jamais trop cru,
08:58mais parce que c'était une...
09:00Mais en quoi vous croyez alors ?
09:01En quelle France vous avez dit ?
09:03Pas de multiculturalisme, pas de Black Blanc Beurre ?
09:05Tous ces enfants de France
09:06qui n'auront pas de beaux souvenirs de ces moments,
09:08qui se souviendront de ces images catastrophiques
09:10au lieu d'avoir de beaux souvenirs.
09:11Et quand un enfant mérite d'avoir des beaux souvenirs
09:14de ces beaux moments,
09:14et ça, ils le veulent comme ils veulent tout.
09:16Vous avez parlé de l'identité française.
09:18Dans cette identité, il y a aussi, évidemment,
09:20les Français juifs.
09:21Il y a eu, ces derniers jours, des actes odieux,
09:24Jean-Philippe Tanguy,
09:24de nouvelles dégradations sur faux antisémitisme,
09:26des tags sur les murs de la Fondation
09:28pour la mémoire de la Shoah,
09:29sur une école également à Lyon,
09:31marquée et touchée par un début d'incendie.
09:33Rien ne semble arrêter ou freiner ces actes antisémites.
09:36Est-ce que ça veut dire, selon vous,
09:37que la lutte n'est pas suffisamment ferme ?
09:39La lutte n'a même pas commencé, madame Mabrouk,
09:42mais vous avez toute la sainte journée dans les médias,
09:46aussi dans beaucoup de secteurs de l'éducation,
09:47malheureusement, j'ai des remontées de terrain
09:48très inquiétantes là-dessus,
09:51des gens qui justifient, malheureusement,
09:53cette haine en racontant,
09:55en ressassant les mensonges du Hamas,
09:58en racontant qu'Israël serait le bourreau
10:00et pas la victime du pogrom du 7 octobre,
10:04assimilant sans cesse le gouvernement d'Israël
10:07et tous les Juifs du monde,
10:08en particulier les Français de confession juive,
10:10ces mensonges, ils sont proférés à longueur de journée
10:13et après, certains s'étonnent,
10:15y compris par les petites instances.
10:16Emmanuel Macron a un discours de plus en plus inquiétant,
10:18révoltant sur le relativisme,
10:21sur les causes de la riposte d'Israël.
10:25Emmanuel Macron, pour la reconnaissance de l'État palestinien,
10:27vous estimez que reconnaître l'État palestinien
10:29consiste à relativiser les attaques du 7 octobre ?
10:31Non, mais il ne fait pas que ça.
10:32Dans le discours que l'utilise M. Macron,
10:34je me rappelle que M. Macron,
10:35le jour ou le lendemain du programme du 7 octobre,
10:38il estimait qu'il fallait faire une coalition internationale
10:40contre l'Hamas.
10:41Quelques mois plus tard, il reprend les mensonges du Hamas
10:43et aujourd'hui, il veut reconnaître un État palestinien
10:45qui, dans le cas actuel,
10:47serait donner une reconnaissance au Hamas
10:49pour les crimes qu'il a perpétués.
10:50Donc, le discours de M. Macron
10:52et avec lui, toute la cohorte de la relativisation du pire,
10:56malheureusement, entretient ce discours.
10:57Après, il ne faut pas s'étonner
10:58que des actes odieux soient commis
11:00et même s'il faut, évidemment, toujours les combattre.
11:02À partir de quel moment vous estimez
11:04qu'admettre, ou en tous les cas,
11:06militer pour la reconnaissance d'un État palestinien
11:08ne vous fait pas tomber dans le camp du Hamas ?
11:11Mais nous, on veut reconnaître un jour un État palestinien
11:14quand le peuple palestinien se sera donné les moyens
11:16et sans doute faut-il l'aider
11:17à reconnaître des forces politiques
11:19pas forcément laïques,
11:22mais au moins respectueuses de la démocratie
11:24et qui reconnaissent l'existence d'Israël dans le Hamas,
11:27ne veut pas reconnaître l'existence d'une démocratie
11:28qui s'appelle Israël,
11:29d'un peuple qui s'appelle les Israéliens
11:32et d'une religion qui s'appelle le judaïsme,
11:34qui a le droit de citer.
11:35Or, ces gens veulent l'extermination, évidemment,
11:37de toute trace de la culture judaïque.
11:39Dans l'actualité, il y a cette victoire.
11:41Il y a quelques instants,
11:42elle est confirmée en Pologne.
11:44Je voudrais vous faire réagir, Jean-Philippe Tanguib.
11:45C'est officiel, le candidat souverainiste et nationaliste,
11:48Carole Navroki.
11:49a remporté la bataille.
11:50Alors, il est fasciné par Donald Trump.
11:52Je fais rapidement son portrait ce matin.
11:54Son slogan, c'est la Pologne d'abord,
11:56les Polonais d'abord.
11:57Il est conservateur sur les sujets de société.
12:00Il est anti-Union européenne,
12:02ou en tous les cas, très critique.
12:03Est-ce que vous vous félicitez ce matin
12:05d'une victoire du camp nationaliste ?
12:07Moi, je me félicite évidemment de la victoire
12:09de nos alliés,
12:11mais bon, ça fait partie des personnes
12:13qui sont patriotes, qui sont courageuses.
12:15Donc, personne ne devrait être rechoqué
12:17du fait qu'on veuille défendre son pays avant tout,
12:19son peuple avant tout.
12:20C'est le sens de la démocratie.
12:21Je vous rappelle que c'est gouverné
12:22par le peuple, pour le peuple et avec le peuple.
12:25Et donc, ça rejoint évidemment en grande partie
12:27les valeurs que nous professons ici,
12:28même si nous avons des différences importantes,
12:31notamment sur les libertés,
12:32sur les questions de société.
12:33Mais la Pologne a choisi souverainement
12:35de se donner à nouveau un leader nationaliste,
12:38malgré aussi, il faut bien dire,
12:39la propagande de l'Union européenne,
12:41qui utilise tous les moyens,
12:42on l'a vu en Roumanie,
12:42pour faire peur au peuple,
12:44pour raconter des bobards monumentaux,
12:46pour dénoncer des ingérences
12:47qui parfois n'en sont pas,
12:49pour mieux cacher des ingérences
12:50qui, elles, sont bien réelles
12:52contre la démocratie hier en Roumanie,
12:54ici en Pologne.
12:55Voilà, ce qui est heureux,
12:57c'est que les peuples ne se laissent pas faire
12:59et que les Polonais reprennent
13:00leur destin en main une fois encore.
13:02Alors, il ne s'est pas laissé faire,
13:03si je puis dire.
13:04En tous les cas, il a répondu
13:05à toutes les questions,
13:05y compris les plus intimes.
13:06Et ça tombe bien,
13:07puisque l'émission s'appelait Ambition intime.
13:09L'avez-vous vu hier,
13:10en invité notamment,
13:11Jordan Bardella, Jean-Philippe Tanguy ?
13:13Non, je n'ai pas encore eu le temps,
13:14puisque malheureusement,
13:15Jordan n'est pas passé en premier,
13:16ils ont passé avant d'autres,
13:18puis je n'avais pas spécialement envie
13:19de les regarder.
13:19Et surtout, je le disais ce matin,
13:21mais je le regarderai.
13:22Non, je n'avais pas envie
13:23de passer ma soirée
13:23avec Sandrine Rousseau,
13:25puis je pense que l'inverse
13:26se rêverait d'ailleurs.
13:27Mais j'aurais plaisir
13:28à regarder ce matin
13:29cette émission de Jordan.
13:30En tout cas, j'ai eu un très bon retour.
13:31Quel mot vous utiliseriez
13:32pour qualifier en ce moment,
13:34Jean-Philippe Tanguy,
13:34l'état des relations
13:35entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
13:37Après, rappelons-le,
13:38la remarque de Marine Le Pen
13:39sur la connaissance des dossiers
13:40par son dauphin,
13:40notamment des dossiers ultramarins.
13:42Elle s'est expliquée ensuite.
13:44Mais quel mot qualifie
13:45en ce moment leur relation ?
13:46Inaltérable.
13:47Donc, ils résisteront
13:48à toutes les petites histoires parisiennes
13:49pour essayer de créer une dizaine...
13:50Elles ne sont pas parisiennes.
13:52Très parisiennes, malheureusement, oui.
13:53Et c'est un peu dommage
13:54parce que Marine Le Pen
13:56a fait un voyage remarquable
13:57en Nouvelle-Calédonie.
13:58Elle a eu le courage,
14:00non pas de rencontrer nos compatriotes,
14:01mais d'affronter le dossier
14:03dans ses difficultés telles qu'il est,
14:04de dire, tel le général de Gaulle
14:06avant sur d'autres dossiers,
14:08la réalité aux Français
14:09et aux Françaises.
14:09Et pour se redresser...
14:10Comparaison avec le général de Gaulle.
14:11Ah oui.
14:12Je pense que là,
14:13vraiment, le voyage de Marine Le Pen
14:14était un voyage gaullien
14:15car, vous savez,
14:16notre électorat
14:17est évidemment très sensible
14:18à l'appartenance à la nation.
14:19Nous avons gagné trois référendums
14:21et malgré la victoire
14:22de ces référendums,
14:23il faut avoir le courage
14:24de dire que pour construire un avenir,
14:25il faut aussi associer
14:26les Françaises et les Français
14:28qui ont perdu
14:28et qu'il faut donner un avenir
14:30au continent,
14:30à ce territoire de la République.
14:32Il faut donner une perspective
14:33et Marine Le Pen a le courage
14:35de soulever ces dossiers,
14:36d'aller sur le terrain,
14:37de parler directement
14:38aux Françaises et aux Français.
14:39Pas comme Emmanuel Macron,
14:40derrière, ici,
14:41les grilles de l'Elysée,
14:42là, les grilles des CRS,
14:43de forces de l'ordre
14:44qui les protègent du peuple.
14:46Marine Le Pen,
14:46elle n'a pas peur
14:47d'aller discuter
14:48avec le peuple français
14:49où qu'il soit.
14:50Je peux vous montrer une une,
14:51celle de Valeurs Actuelles.
14:52Sans doute l'avez-vous vue,
14:53Jean-Philippe Tanguy.
14:54On y voit, je le dis,
14:55pour nos auditeurs d'Europe 1,
14:57Jordan Bardella.
14:59Objectif 2027,
15:00accompagné d'une étude IFOP
15:02selon laquelle
15:02le jeune Dauphin
15:03aurait déjà la stature
15:04pour être président,
15:05en tous les cas,
15:06pour 41% des Français.
15:08J'imagine que,
15:09eh bien,
15:09ça a naturalement
15:10fait plaisir à Marine Le Pen
15:11puisque c'est une relation
15:12inaltérable.
15:13Je pense que,
15:14non seulement,
15:14ça lui a fait plaisir,
15:15mais qu'elle peut être fière
15:16parce que je ne connais
15:17aucune femme d'État
15:18et encore moins d'hommes
15:19qui émise,
15:20alors que Marine Le Pen
15:21avait le plus d'influence,
15:22autant de confiance
15:23dans quelqu'un,
15:25comment dire,
15:26avoir le courage,
15:27comme Marine Le Pen l'a,
15:28de faire émerger des talents
15:29sans en avoir peur,
15:31sans s'en cacher.
15:32Et je ne vois pas
15:33d'autres exemples.
15:34Quelle autre force politique
15:35peut se satisfaire
15:36d'avoir des talents,
15:37deux talents
15:38à la tête de la force politique ?
15:39Je n'en connais pas
15:40et malheureusement,
15:41on a subi beaucoup
15:42dans le passé
15:42de dirigeants politiques
15:44qui éteignaient
15:45tous les talents
15:45autour d'eux,
15:46qui faisaient la politique
15:47du pire.
15:48Marine Le Pen,
15:48c'est l'inverse.
15:49Elle veut gouverner
15:50avec tous les talents
15:51et elle n'a pas peur,
15:53comment dire,
15:53d'être confrontée
15:54à des gens
15:55qui émergent autour d'elle.
15:56Eh bien,
15:56nous le verrons,
15:57évidemment,
15:57dans la suite à l'épreuve de fait.
15:58Merci Jean-Philippe Changuis
15:59de votre grande interview.
16:00Bonne journée.
16:01Bonne journée.
16:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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