00:00C'est un paradoxe, mais en même temps, et je parle au nom des victimes que je représentais dans ce procès,
00:05jamais, à aucun moment, nous n'avons cru, Joël Le Squarnec, sincère dans les déclarations qui ont été les siennes.
00:14Pourquoi ? Parce qu'il n'a jamais franchi le cap de l'individualisation,
00:19c'est-à-dire que lorsqu'il se trouvait face à chacune de ses victimes, audition après audition,
00:24à aucun moment, il n'a reconnu, sur les photos qui étaient affichées, la tête des victimes.
00:31Et ça, c'est un vrai problème. Je lui ai posé la question, je lui ai dit,
00:34est-ce que c'est l'ultime verrou qui demeure et que vous ferez sauter peut-être dans cinq ans lors d'un troisième procès ?
00:40Quelle est votre problématique par rapport à cela ?
00:43Et lui de répondre, non, je suis dans l'incapacité de reconnaître plus de 300 victimes.
00:48Alors, je veux bien admettre certaines, mais 300 victimes, ça me paraît un peu aléatoire.
00:55Donc, vraiment, elles n'ont pas cru en cette repentance de Joël Le Squarnec.
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