00:00— Alors avant toute chose, je tiens à dire que le procès est exemplaire dans sa tenue, que la Cour, véritablement, a pris le temps d'écouter les victimes, d'écouter toutes les personnes qui étaient à la barre, d'écouter les experts.
00:13Ça, je crois qu'il faut le souligner. Malheureusement, je pense que la déception, mais aussi la colère, parce que justement, ce procès, tout le monde l'a dit, c'est un procès,
00:23mais on n'a jamais vu une telle dimension, un procès exemplaire, parce qu'il n'y a pas cette rétention de sûreté. Cette rétention de sûreté, c'est difficile à entendre quand on nous dit
00:35qu'il est dans la réparation, quand on a assisté aux audiences et qu'on a entendu dire qu'il dessinait ou ses avocats, qu'il peignait, qu'il écrivait ses fantasmes.
00:45On sait ce que ça veut dire quand un auteur, parce qu'il est auteur, il est reconnu coupable aujourd'hui.
00:51— Et il ne fera pas appel.
00:51— Et il a dit qu'il ne ferait pas appel. — Il a 74 ans. Il va passer les 20 prochaines années de sa vie en prison, non ?
00:58— Eh bien non, parce que justement, c'est un tiers de sûreté. — Deux tiers. — Deux tiers, pardon, de sûreté.
01:06Et donc, tout va dépendre aussi de ce comportement. Ce qui était intéressant dans... — Il faut essayer de comprendre.
01:13— Concrètement, il est détenu depuis 2017. Ça veut dire qu'au bout de 13 ans, il peut demander une libération conditionnelle.
01:19Donc si on calcule en 2030, il peut demander une libération conditionnelle qui ne sera pas forcément accordée.
01:25Mais en théorie, ce qui fait dire au Parti civil, nous, dans 6 ans, 5-6 ans, on peut le croiser dans la rue, alors que nous, notre vie est détruite.
01:32— Et qu'est-ce que ça aurait changé si la Cour avait prononcé la rétention de sûreté ?
01:36— Ça aurait changé qu'il aurait été envoyé dans un établissement. Il y en a un seul en France qui est à Fresnes.
01:44Pour ces personnes-là, c'est très, très rare de prononcer cette rétention de sûreté.
01:49— C'est pour les criminels qui présentent un risque élevé de récidive.
01:52— De récidive. On a vu pendant des années le nombre de victimes. Quand même, on peut se poser des questions.
02:00Mais surtout, ce qui est intéressant, c'est que chaque année, son dossier aurait été revu.
02:07Et chaque année, les experts, et pas uniquement des magistrats, mais des experts, des psychiatres...
02:14Je crois qu'il faut que chacun soit dans son rôle là-dessus. Dire qu'il y a moins de risques, qu'il ne va pas récidiver.
02:20Qui le sait aujourd'hui ?
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