00:00Nous avons toujours entendu, respecté les émotions, la colère des victimes tout au long de la procédure.
00:09Nous leur avons dit régulièrement d'ailleurs notre admiration et leur courage.
00:14La décision qui a été rendue est celle qui rappelle que la loi prévoit ici une peine maximale
00:21et que rien ne justifiait que la peine maximale ne soit pas prononcée contre Joël de Squarnec.
00:27C'est ce qu'a dit la Cour criminelle, c'est aussi ce qu'a dit Joël de Squarnec lors de ses dernières déclarations,
00:31ne demandant aucune mensuétude, c'est aussi ce que la Défense avait plaidé,
00:35ne demandant pas à échapper à la peine requise par M. l'Avocat Général.
00:38Encore une fois, parce que ce qui compte, c'est la reconnaissance des faits.
00:42Elle n'a rien d'utilitaire, elle était sincère, elle était irréversible.
00:46C'est d'ailleurs la Défense qui a demandé que ces aveux soient actés au procès verbal des débats
00:51afin de les hisser à la hauteur de toutes les déclarations préalables,
00:55afin de les hisser à hauteur du dossier écrit.
00:59La loi prévoit de manière extrêmement exceptionnelle la possibilité d'un réexamen en vue d'une rétention de sûreté.
01:05Interrogeons-nous sur ces mécanismes, sur ces mécanismes exceptionnels.
01:11Ils n'ont pas à être prononcés de manière systématique.
01:14La Défense a rappelé quelque chose qui nous tenait à cœur, comme avocat de notre client,
01:19c'est que pour Joël Lesquarnèque aussi, il devait être tenu compte d'éléments favorables à la réinsertion.
01:26L'un des experts psychologues a indiqué que Joël Lesquarnèque n'avait aucun élément favorable à sa réinsertion.
01:33Nous en avons nous-mêmes été extrêmement choqués, car Joël Lesquarnèque serait-il le seul accusé de France
01:38pour lequel il n'y ait pas d'éléments favorables, le seul pour lequel on dirait quoi que vous fassiez,
01:43quoi que vous disiez, quelques soins que vous engagiez, ça ne sert à rien.
01:47En réalité, il a été tenu compte ici des choix qui ont été faits par l'accusé,
01:52des choix qui ont été faits par Joël Lesquarnèque depuis 2017.
01:55Maître Curzava avait plaidé pour rappeler à quel point le chemin de vérité avait été long,
01:58mais avait donné des résultats, c'est celui des aveux auxquels nous avons assisté le 20 mars.
02:04La cour criminelle tenant compte non seulement de l'âge de notre client,
02:07tenant compte aussi de la peine d'une exceptionnelle gravité qu'elle a prononcée.
02:10Peine de 20 ans de réclusion criminelle, peine maximale, suivi socio-judiciaire,
02:15période de sûreté des deux tiers, et tenant compte aussi de la reconnaissance,
02:19de la volonté de réparer, a rendu ici une décision de justice.
02:22Pardon d'insister maître, mais vous dites vous-même que pour que la rétention de sûreté soit prononcée,
02:27il faut des circonstances exceptionnelles. Ce procès, cette affaire n'est pas assez exceptionnelle ?
02:32Cette affaire est exceptionnelle, nous ne l'avons jamais contestée.
02:36Néanmoins, il y a le dossier écrit, il y a la représentation qu'on se fait de l'affaire
02:40avant qu'elle ne commence, et il y a ce qui se passe pendant trois mois d'audience.
02:44Trois mois pendant lesquels la Défense et Joël Le Squarnet, qui ont été à l'écoute des partis civils,
02:49trois mois pendant lesquels le mot déposition a pris tout son sens.
02:52Il n'y a aucun triomphe, aucun soulagement du côté de la Défense.
02:58Nous avons simplement vu que la Cour, par une motivation extrêmement précise,
03:02a rappelé que ce mécanisme très controversé de la rétention de sûreté
03:06qui avait été créé sous le quinquennat de M. Sarkozy à l'époque
03:10ne devait pas être prononcé dans cette situation.
03:14C'est la décision de la Cour criminale.
03:16Merci.
03:17Merci.
03:18Merci.
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