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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour l'heure des pros ce week-end évidemment, on salue Eliott Deval qui va pouvoir profiter peut-être de la victoire du PSG ce soir et avec moi aujourd'hui pour m'accompagner Sarah Salmane, bonjour Sarah.
00:00:12Bonjour Elodie.
00:00:13Vous êtes avocate, Eric Nolot, bonjour.
00:00:14Bonjour.
00:00:15Journaliste et écrivain, Bernard Conadat, bonjour.
00:00:17Bonjour Elodie.
00:00:18Président du cercle de réflexion Etienne Marcel et Raphaël Serville, bonjour.
00:00:21Bonjour Elodie.
00:00:22Journaliste au JDD.
00:00:23Évidemment on va commencer les débats dans un instant, mais tout de suite le point sur l'actualité avec Marine Sabourin.
00:00:28Bonjour Marine.
00:00:28Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:00:30L'horreur absolue à Nantes, jeudi, une jeune femme de 19 ans a reçu plus d'une quarantaine de coups de cutteur par son ex-compagnon.
00:00:38Son pronostic vital n'est plus engagé, le suspect est en fuite.
00:00:41Il s'agit d'un Algérien de 18 ans qui vit en foyer pour un mineur isolé.
00:00:46Fini les cigarettes dans les plages, parcs et aux abords des écoles à compter du 1er juillet.
00:00:50C'est la ministre de la Santé Catherine Vautrin qui l'a annoncé.
00:00:52En cas de non-respect, le fumeur pourra être sanctionné d'une contravention de 135 euros.
00:00:57En revanche précise que l'interdiction ne concerne pas les terrasses des cafés ni les cigarettes électroniques.
00:01:03Et puis le PSG espère vivre la plus grande soirée de son histoire.
00:01:06Le club affronte l'Inter Milan ce soir à Munich pour la finale de la Ligue des champions.
00:01:10A cette occasion, la Tour Eiffel a affiché son soutien aux hommes de Louis-Henriquet hier.
00:01:15Et ce soir, elle s'intillera même dès que les Parisiens marqueront un but.
00:01:18Peut-être qu'elle ne s'intillera pas du tout.
00:01:21Merci beaucoup Marine.
00:01:23On se retrouve à dire, Sarah Salmane, quel mauvais esprit.
00:01:25Qu'est-ce que vous venez de dire Sarah ? Répétez-le.
00:01:28Assumez de le répéter.
00:01:29Marine Saurin a dit, elle s'intillera à chaque fois qu'un but sera marqué.
00:01:31J'ai dit peut-être qu'elle ne s'intillera pas du tout.
00:01:32Voilà.
00:01:33Éric Nolo, je vous laisse répondre.
00:01:34Je sens que cette phrase vous agresse.
00:01:36Ça peut paraître anecdotique, mais ça c'est l'état d'esprit de la France.
00:01:40Défaitiste.
00:01:40On est un pays en déclin et apparemment c'est intégré par certains chroniqueurs.
00:01:46Moi non, j'y crois.
00:01:47Ce n'est pas que de votre faute Sarah, mais vous y participez visiblement.
00:01:49Vous pourriez faire un pronostic ?
00:01:50Petit tour de table pronostic.
00:01:52Il ne faut jamais faire de pronostic.
00:01:54Vous voulez le score ou le vainqueur ? Le vainqueur PSG, oui.
00:01:56Non, un pronostic c'est le score.
00:01:58Le score, moi je crois que ça va se jouer au tir au but.
00:02:00Sarah, puisque vous êtes spécialiste du PSG accessoirement.
00:02:03Ça veut dire quoi le tir au but ?
00:02:05Un pronostic Sarah ?
00:02:06Vous allez me répondre au hasard, mais vous avez le droit.
00:02:08Ah non, j'ai une expertise dans la matière.
00:02:10Je ne vous permets pas de dire que c'est vrai.
00:02:13Pardon Sarah.
00:02:143 pour le PSG et 2 pour les autres.
00:02:17Pour les autres.
00:02:20Très bien, Raphaël.
00:02:214-3 pour le PSG.
00:02:23Vous êtes messieurs.
00:02:24Moi je vais être sur 2-1, mais je ne suis vraiment pas un spécialiste de la question.
00:02:27Justement, on va parler évidemment du match.
00:02:29Peut-être un peu moins sur l'aspect sportif que sur l'aspect sécuritaire.
00:02:33Vous avez peut-être en tête les images de la demi-finale,
00:02:36de ce périphérique envahi, des poubelles, des voitures brûlées.
00:02:39Malheureusement, pour prévenir justement tout débordement,
00:02:42ce sont 5400 policiers et gendarmes qui vont être déployés,
00:02:46notamment à Paris et dans toute l'agglomération.
00:02:48Et en dépit de ce dispositif, il faut le dire exceptionnel,
00:02:51l'inquiétude monte chez les commerçants situés sur les Champs-Elysées.
00:02:54Regardez ce reportage de Charles Pousseau, Corentin Brio,
00:02:57Florent Ferraud et Isabelle Piboulot.
00:02:5819h, fin de service.
00:03:02Les commerçants sont priés de fermer boutique.
00:03:04Certains ont anticipé dès hier la protection de leur lieu de travail.
00:03:08Des planches de bois en guise de barricade,
00:03:10les vitrines des Champs-Elysées ont troqué le glamour contre la sécurité.
00:03:14Une fermeture prématurée, en marge d'un match important
00:03:17qui irrite ce gérant de café.
00:03:19Un peu contrarié parce que je pense que ça fait 15 jours qu'ils sont en finale.
00:03:24Donc on aurait quand même dû nous prévenir un peu plus en amont.
00:03:29Et donc du coup, nous les livraisons, on les a reçus ce matin pour ce week-end.
00:03:32Donc du coup, on est comme d'habitude dans la farce.
00:03:35Outre la perte financière, la récurrence de ces dispositifs en cas d'incident violent
00:03:39excède les commerçants.
00:03:41On a été impactés partout, les gilets jaunes, les attentats.
00:03:46On n'a pas les moyens financiers de se payer des grilles sur 22 mètres de façade,
00:03:5111 mètres là et 20 mètres là.
00:03:53Pourquoi c'est encore nous qui supportions le coup ?
00:03:55Sachant que la seule fois où on était cassé, c'est quand la préfecture nous a obligés
00:03:59de fermer.
00:04:01Et c'était au coup des gilets jaunes.
00:04:03Alors que tous les autres samedis, on a ouvert exprès pour être là et surveiller.
00:04:07Et en fait, ça se passait très très bien.
00:04:09Le 7 mai, la demi-finale de la Ligue des champions avait été émaillée d'incidents.
00:04:13Cette fois, excepté les hôtels, les commerces des Champs-Elysées
00:04:16resteront fermés jusqu'à lundi minuit.
00:04:18On profite des sujets avec Sarah Salman pour poser des questions à Eric Nolot
00:04:23qui nous enseigne un petit peu des choses sur le foot.
00:04:25Sarah m'a demandé est-ce qu'on aurait gagné la demi-finale ?
00:04:28Donc j'ai expliqué que si on est en finale...
00:04:29Non, ça Sarah, même moi je le sais.
00:04:31Voilà, donc on part de très très très très très loin.
00:04:33Mais il y a une progression foudre.
00:04:35Je ne suis pas pédagogue très condescendant.
00:04:38Écoutez, ce n'est pas grave.
00:04:39En tout cas, vous avez appris au moins quelque chose.
00:04:41C'est très bien, on apprend grâce à Eric Nolot.
00:04:43Et on va justement se rendre sur les Champs-Elysées
00:04:45et retrouver notre équipe Clara Bouvier-Denot et Pierre Emco.
00:04:49Bonjour à vous deux.
00:04:50Et je crois justement, Clara, que vous n'êtes pas seule
00:04:52puisque les choses sont en train de se préparer sur les Champs-Elysées.
00:04:54Dites-nous tout.
00:04:57Oui, bonjour Elodie.
00:04:58Alors oui, le dispositif de sécurité continue à se mettre en place ici.
00:05:02Depuis ce matin, c'est assez calme, je dois dire,
00:05:04à l'exception de quelques passants, quelques automobilistes,
00:05:07plusieurs fourgons de police aussi.
00:05:08On a pu observer plusieurs fourgons de police
00:05:10qui font des va-et-vient sur l'avenue depuis ce matin.
00:05:14C'est vrai qu'on attend environ 5400 effectifs mobilisés
00:05:17pour couvrir cet événement.
00:05:20Les cafés aussi ont ouvert.
00:05:21En arrivant, on a pu remarquer beaucoup de boutiques,
00:05:23enfin beaucoup, j'exagère,
00:05:25quelques boutiques barricadées,
00:05:27barricadées en prévision de cette finale évidemment
00:05:30et des débordements que cela pourrait engendrer.
00:05:33Et en ce moment même, à côté de moi,
00:05:35des grilles sont en train d'être installées
00:05:37sur la devanture de cette boutique de luxe.
00:05:41L'objectif évidemment, c'est d'éviter,
00:05:43autant qu'il est possible,
00:05:44toute dégradation à l'encontre des commerces.
00:05:47Alors, je suis avec Fabrice, dirigeante d'entreprise.
00:05:50Bonjour Fabrice.
00:05:51Fabrice, vous êtes là depuis quelle heure
00:05:53et surtout, combien de commerces allez-vous sécuriser aujourd'hui ?
00:05:56Disons qu'on est arrivé de bonne heure à 7h30
00:05:57pour avoir très peu de monde sur le trottoir
00:05:59et on va faire trois boutiques sur l'avenue.
00:06:01Trois boutiques ?
00:06:02Vous aurez fini avant midi, vous pensez ?
00:06:05Généralement, oui, il faut une heure et demie par boutique,
00:06:07donc généralement, on finit avant midi.
00:06:08Alors, et petite question, peut-être un peu taquine,
00:06:11avec vos grilles, vous pensez que les commerçants
00:06:12peuvent vraiment se sentir rassurés
00:06:14avec cette finale qui arrive ce soir ?
00:06:16Oui, ils pourront dormir tranquilles
00:06:18et généralement, les grilles sont faites sur mesure
00:06:20et elles sont vissées entre elles,
00:06:22donc il n'y a aucun risque de débordement
00:06:24sur ce type de boutique.
00:06:25Donc, c'est du solide ?
00:06:26C'est du solide.
00:06:27Merci Fabrice.
00:06:29Je rappelle que tous les commerces
00:06:30devront fermer à partir de 19h ce soir
00:06:33et qu'à partir de midi, donc avant cela,
00:06:36la circulation sera coupée sur les Champs-Elysées
00:06:39et ces avenues et ces rues perpendiculaires.
00:06:42Merci beaucoup Clara Boullier-Denot
00:06:44avec Pierre Hemco qui vous accompagne.
00:06:46Sarah Salman, effectivement, on le rappelle,
00:06:47ce chiffre, 5400 policiers et gendarmes,
00:06:49la moitié justement qui seront dédiés
00:06:51aux Champs-Elysées.
00:06:53C'est malheureusement, mais c'est sans doute nécessaire
00:06:56de déployer autant d'effectifs de force de l'ordre.
00:06:59On a vu aussi, elle nous l'a rappelé,
00:07:00toutes les restrictions de circulation
00:07:01pour les piétons, pour les voitures,
00:07:03pour les magasins.
00:07:04On est obligés d'en arriver là ?
00:07:05Mais je crois qu'on est obligés d'en arriver là,
00:07:07souvenez-vous, pendant les gilets jaunes.
00:07:08Alors, je ne parle pas des gilets jaunes en tant que tels,
00:07:10mais les casseurs ensuite,
00:07:10on était obligés d'en arriver là.
00:07:12Ce qui m'interpelle, c'est que c'est à leur frais
00:07:13et que le chiffre d'affaires
00:07:15qui va être perdu aujourd'hui
00:07:16pour les restaurants, pour les boutiques,
00:07:18c'est encore pour eux.
00:07:19Donc moi, ce qui me choque...
00:07:19Et c'est d'ailleurs tout le week-end
00:07:20parce que les magasins vont être fermés jusqu'à lundi.
00:07:22Le samedi, c'est le plus gros chiffre d'affaires
00:07:23pour un restaurant, pour une boutique aussi,
00:07:25des boutiques sur les champs.
00:07:26Donc c'est un préjudice qui est énorme
00:07:28et qui ne sera pas compensé.
00:07:29Les casseurs devraient rembourser eux-mêmes le préjudice,
00:07:32mais en réalité, ils ne vont même pas rembourser
00:07:33ce qu'ils vont casser.
00:07:34Donc on espère qu'avec ce dispositif,
00:07:36il n'y aura pas trop de casse.
00:07:37Et encore, on n'en est pas certain
00:07:38parce que précisons que les casseurs
00:07:39sont plus armés que nos policiers.
00:07:41Donc apportons aussi notre soutien aux policiers
00:07:44parce que ça ne va pas être une journée facile.
00:07:45Éric Nolot, c'est vrai qu'on voit malheureusement
00:07:47à chaque fois ces mêmes images, ces barricades.
00:07:49On entend aussi qu'il pourrait y avoir
00:07:50en cas de victoire une parade du PSG,
00:07:53mais que cette parade aura lieu
00:07:55que si la soirée se passe bien.
00:07:56C'est-à-dire que la victoire,
00:07:58l'envie de célébrer aussi une potentielle victoire
00:08:00est quelque part gâchée
00:08:01ou en tout cas très très encadrée.
00:08:03Non, mais d'abord une petite clarification sémantique.
00:08:05Les gens qui vont se livrer des exactions ce soir,
00:08:08car il y en aura,
00:08:08ne sont pas des supporters.
00:08:09Non, ce sont ceux qui profitent
00:08:11de toutes les occasions, bien sûr.
00:08:13Vous avez raison de l'orger.
00:08:14Voilà.
00:08:14Maintenant, moi je suis effaré
00:08:17par la tournure que prend la société,
00:08:18c'est-à-dire que maintenant,
00:08:19la société doit s'adapter aux délinquants.
00:08:22C'est-à-dire que comme on est incapable
00:08:23d'assurer la sécurité,
00:08:25les gens sont obligés de se barricader,
00:08:26de faire appel à des sociétés privées.
00:08:29Moi, ce n'est pas comme ça
00:08:29que je conçois le contrat social.
00:08:32Le contrat social, c'est qu'en échange de vos impôts,
00:08:34l'État vous protège.
00:08:35Là, c'est devenu une tradition,
00:08:37c'est-à-dire que c'est comme Noël.
00:08:38D'ailleurs, quel que soit le résultat,
00:08:41que ce soit victoire ou défaite,
00:08:42ils ravageront tout.
00:08:44Bon, écoutez, il y a quelque chose qui ne va pas,
00:08:45ça gangrène.
00:08:46Oui, bien sûr.
00:08:47Ça gangrène tout,
00:08:48cette culture de la casse,
00:08:50ce sont toujours les mêmes.
00:08:52Moi, j'attends des mesures
00:08:53où, à la racine,
00:08:55on ne se contente pas de déplorer,
00:08:57mais à la racine,
00:08:58on arrête même de manière préventive
00:08:59ceux qui sont déjà illustrés
00:09:01avec beaucoup de guillemets
00:09:02dans les exactions.
00:09:03On ne peut pas s'habituer
00:09:04à cette déliquescence
00:09:06de la société.
00:09:07Moi, je suis vraiment navré
00:09:09que ça devienne
00:09:10une sorte de tradition.
00:09:11Ce n'est pas normal.
00:09:11Vous arrêtez les gens
00:09:12avant qu'ils aient commis
00:09:13une infraction, préventivement.
00:09:14Absolument.
00:09:15Comme ça s'est fait en Angleterre,
00:09:16dans le football,
00:09:18les hooligans,
00:09:19les jours de match,
00:09:20étaient mis au commissariat
00:09:21pendant le temps du match.
00:09:22On l'a fait pendant les JO.
00:09:24Pendant les JO,
00:09:25mais c'est un régime d'exception.
00:09:26Oui, mais moi,
00:09:26je suis pour un régime d'exception
00:09:28quand des gens se sont...
00:09:29Quand on en arrive
00:09:31à ce que ce soit
00:09:31un petit peu
00:09:31l'ultime solution aussi.
00:09:33Non, mais ce qu'on pourrait aussi,
00:09:33c'est sanctionner les gens.
00:09:34Mais quand un type
00:09:35s'est livré dix fois
00:09:36des élections...
00:09:37On sait que ça peut recommencer.
00:09:38Moi, la onzième fois,
00:09:39je ne propose pas
00:09:41de l'envoyer en Guyane
00:09:42ou en Terradéli.
00:09:44Ou à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:09:44Non, ou à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:09:46Je propose de le mettre
00:09:46dans un commissariat
00:09:47le temps du match
00:09:48et de l'après-match.
00:09:49Ah bah, il va en manquer
00:09:51la place dans les commissariats
00:09:52si vous faites ça.
00:09:53Il faut renconstruire.
00:09:53Au lieu d'arriver
00:09:54à la onzième fois comme ça,
00:09:55vous pouvez le sanctionner
00:09:55dès la première fois.
00:09:56Ce serait peut-être aussi
00:09:57une mesure qui pourrait être...
00:09:58Prévention avant la première fois,
00:10:00c'est un peu difficile.
00:10:00Non, avant d'arriver à onze fois,
00:10:02on peut le sanctionner une fois.
00:10:04Raphaël Stamil, aussi,
00:10:04ce qu'on voit,
00:10:05c'est que là,
00:10:05on est à deux fois plus d'effectifs
00:10:07que lors de la demi-finale.
00:10:08On a l'impression
00:10:08qu'à chaque fois,
00:10:09c'est un peu la même logique.
00:10:10On met plus de force
00:10:11de l'ordre sur le terrain.
00:10:12On ferme les commerces
00:10:13de plus en plus largement.
00:10:14On limite de plus en plus
00:10:15la circulation.
00:10:15Mais on se dit
00:10:16si à chaque fois,
00:10:16on adopte la même logique
00:10:17de mettre davantage d'effectifs
00:10:19et davantage de restrictions
00:10:20dans deux ou trois matchs,
00:10:22on en est où ?
00:10:23C'est-à-dire qu'on ne voit
00:10:23pas très bien, en fait,
00:10:25quel peut être le dispositif idéal
00:10:27pour que vraiment,
00:10:27ça se passe bien.
00:10:28Mais c'est parce que...
00:10:29Et je pense qu'Éric Nelot
00:10:30a posé la bonne question.
00:10:31C'est-à-dire que si on ne règle
00:10:33pas les causes,
00:10:34on se condamne à revivre
00:10:35de manière sempiternelle
00:10:37le même spectacle navrant
00:10:39d'une ville qui est contrainte
00:10:41de se barricader toujours davantage,
00:10:43de faire appel à toujours plus
00:10:44de forces de l'ordre
00:10:45pour essayer de se préserver
00:10:46de cette violence
00:10:47que personne ne règle à la source.
00:10:50Donc oui, vous avez raison.
00:10:51Il y a quelque chose
00:10:52d'une fuite en avant désespérée
00:10:54à voir tous les moyens
00:10:56qui sont mis
00:10:56sans que finalement,
00:10:57on ne cherche à régler
00:10:58les causes
00:10:59de cet ensauvagement
00:11:01de la société.
00:11:01Et c'est vrai
00:11:02que c'est absolument désespérant
00:11:03de constater cette bascule
00:11:06parce que moi,
00:11:07j'ai le souvenir,
00:11:07je crois que c'était en 1998,
00:11:10il y avait des fanzones
00:11:11qui étaient ouvertes,
00:11:11il n'y avait pas de portes
00:11:13et de séquelles.
00:11:13Et à l'époque,
00:11:13il y a l'Elysée,
00:11:14c'était un bus
00:11:15qui circule
00:11:15avec les gens
00:11:16juste à côté.
00:11:17Et puis dans les années
00:11:182000-2010,
00:11:21notamment avec les premières victoires,
00:11:22les premiers sacres du PSG,
00:11:24on a vu cette violence
00:11:26faire irruption
00:11:27dans la capitale
00:11:28les soirs de victoire.
00:11:31Et depuis,
00:11:32ça ne cesse
00:11:33de prendre une ampleur
00:11:34absolument folle
00:11:35et sans que les moyens
00:11:37qui servent
00:11:39vont assurer
00:11:40certaines personnes,
00:11:41mais ne permettent
00:11:42de régler ce problème
00:11:43à la source.
00:11:44Et puis Bernard Conadad,
00:11:45on a vu les images
00:11:46sur les Champs-Elysées
00:11:47avec ces barricades
00:11:48et on voit bien aussi
00:11:49l'injustice
00:11:50ou le traitement différent
00:11:51selon les commerces.
00:11:52On voit bien
00:11:52que les petits commerces
00:11:53ont des simples barricades
00:11:54en bois assez peu efficaces,
00:11:57sans doute,
00:11:57quand les grandes enseignes,
00:11:58elles,
00:11:59ont les moyens
00:11:59d'avoir véritablement
00:12:00des grilles
00:12:01et des barricades
00:12:01qui semblent un petit peu
00:12:02plus solides quand même.
00:12:03Bien entendu qu'il y a
00:12:03une injustice
00:12:04parce que tout cela,
00:12:05c'est le commerçant
00:12:05qui le paie
00:12:06et les assurances
00:12:07ne le remboursent pas.
00:12:08Un, vous avez des franchises.
00:12:10Deux, vous avez des contrats
00:12:11qui ne garantissent pas
00:12:12le risque émeute.
00:12:13Mon métier,
00:12:14c'est quand même
00:12:14l'origine assureur.
00:12:16Donc je suis un peu bien
00:12:16placé sur la question.
00:12:18Deuxièmement,
00:12:19il y a une multiplication
00:12:20de ce type d'événements.
00:12:21Donc si à nouveau
00:12:22nos commerçants,
00:12:24nos artisans,
00:12:25les indépendants
00:12:26qui sont dans les lues
00:12:27adjacentes
00:12:27dans le périmètre
00:12:29des Champs-Elysées
00:12:29ont à nouveau
00:12:31des sinistres,
00:12:31on va résilier
00:12:33leur contrat.
00:12:34Il y a aussi,
00:12:35ne l'oublions pas,
00:12:37des salariés
00:12:37qu'on va mettre
00:12:39en chômage technique.
00:12:40C'est-à-dire qu'il va falloir
00:12:41pour tout le week-end
00:12:42jusqu'à lundi.
00:12:43Ça a été bien dit
00:12:44tout à l'heure
00:12:44par Sarah Salmane.
00:12:45Ce sont les jours
00:12:46où il y a le plus
00:12:47de chalandises.
00:12:49Donc le samedi,
00:12:50le dimanche,
00:12:50sur les Champs-Elysées,
00:12:51il y a le plus de monde,
00:12:52y compris sur les riverains.
00:12:54On a une neutralisation,
00:12:56une dévitalisation
00:12:57de l'activité économique
00:12:59par défaut.
00:13:00C'est parce qu'on n'arrive
00:13:01pas aujourd'hui
00:13:02à garantir
00:13:03la sécurité.
00:13:05Et ça a été bien dit
00:13:06par cette responsable
00:13:09de café.
00:13:11Malheureusement,
00:13:12il n'y a pas
00:13:12de solution.
00:13:14Moi, je remercie quand même
00:13:15parce qu'on le vit
00:13:15au quotidien,
00:13:17il le dit,
00:13:18le préfet de police
00:13:19de mettre autant
00:13:19de personnel.
00:13:20Et les forces de l'ordre
00:13:21qui vont une fois de plus
00:13:22être sur le terrain
00:13:23une bonne partie de la nuit.
00:13:23de payer quand même
00:13:24du bois
00:13:25ou fermer son établissement
00:13:26plutôt que d'avoir
00:13:27un incendie
00:13:27et mettre un an
00:13:29avant de réouvrir.
00:13:30Parce que derrière,
00:13:30il faut voir aussi
00:13:33qu'est-ce qu'on gagne
00:13:34et qu'est-ce qu'on perd.
00:13:35Donc, il y a un vrai enjeu.
00:13:36Moi, ce qui m'inquiète
00:13:36le plus,
00:13:38c'est cette récurrence
00:13:39de cette neutralisation
00:13:41de la vie économique,
00:13:42y compris pour les riverains
00:13:44parce qu'on n'a pas dit
00:13:45que les véhicules
00:13:47qui sont stationnés
00:13:47dans la rue,
00:13:48aujourd'hui,
00:13:48on les déplace
00:13:49pour éviter
00:13:50qu'ils soient incendiés.
00:13:52Donc, on attend
00:13:53une victoire
00:13:54ou une défaite
00:13:55et du chaos.
00:13:56Vous parlez de la vie économique
00:13:57qui serait neutralisée,
00:13:59mais ce n'est pas seulement
00:14:00la vie économique,
00:14:00c'est la vie tout court.
00:14:01Quand vous êtes parent,
00:14:02est-ce que vous avez envie
00:14:03d'envoyer votre enfant
00:14:05célébrer
00:14:06l'éventuelle victoire
00:14:08du PSG
00:14:09sur les Champs-Elysées ?
00:14:10Pas du tout.
00:14:11À votre tour,
00:14:11vous le claquemurez,
00:14:12vous lui interdisez
00:14:13de sortir.
00:14:14Donc, c'est toute la vie,
00:14:15finalement,
00:14:15qui est neutralisée
00:14:16par ce risque de violence
00:14:19qui peut se gérer.
00:14:21Pourquoi ne pas revenir
00:14:22à la racine du problème,
00:14:23à savoir que,
00:14:24pour la racaille,
00:14:25tous tes prétextes
00:14:26à casser...
00:14:27Oui, il y a besoin
00:14:27de l'occasion
00:14:28pour aller...
00:14:29Oui, ça peut être
00:14:30des émeutes en banlieue
00:14:31sur lesquelles...
00:14:32sur une revendication
00:14:33politique...
00:14:33Des manifestations
00:14:33du 1er mai...
00:14:35Donc,
00:14:35ces gens-là
00:14:36ne sont pas des millions
00:14:37quand même.
00:14:37On devrait pouvoir
00:14:39les ficher,
00:14:40les mettre
00:14:41hors d'état de nuire.
00:14:42Tandis que là,
00:14:42on traite, en fait,
00:14:44les symptômes
00:14:44et on ne veut pas aller
00:14:45à la base du problème.
00:14:46Moi, je ne comprends pas.
00:14:46Il faudra combien de choses ?
00:14:47Parce que,
00:14:48vous pouvez prendre
00:14:48toutes les précautions.
00:14:49Ce soir, je vous fiche mon billet
00:14:50qu'il y aura des voitures brûlées,
00:14:52il y aura quand même de la case...
00:14:52Oui, on ne pourra pas mettre
00:14:53tous les effectifs
00:14:54des forces de l'ordre de France
00:14:55à Paris.
00:14:56Ils vont casser le mobilier urbain,
00:14:57ils vont casser
00:14:57les distributeurs de billets
00:14:59et où ils y ont ailleurs
00:15:00ce qui s'est passé
00:15:01la dernière fois,
00:15:02où, en effet,
00:15:03le Champs-Elysées
00:15:03était sécurisé,
00:15:04mais pas les avenues transversales.
00:15:07Donc,
00:15:08moi, je ne comprends pas très bien.
00:15:10Évidemment,
00:15:10on en est à 5400 policiers,
00:15:11on peut en mettre
00:15:1210 000 la prochaine fois,
00:15:13en effet.
00:15:14Oui, on peut doubler
00:15:15à chaque fois.
00:15:16Oui, mais simplement,
00:15:17on repoussera le problème.
00:15:19Il vaut mieux en mettre
00:15:205400 que en mettre 2500,
00:15:22quand même,
00:15:22on est bien d'accord.
00:15:23Il y a la logique
00:15:24de dire qu'après,
00:15:25ça peut être 10 000,
00:15:2620 000,
00:15:26et où est-ce qu'on s'arrête ?
00:15:27On s'habitue à ça,
00:15:28ils ont des familles.
00:15:28Il ne faut pas s'habituer.
00:15:29Ils ont des familles aussi,
00:15:30ces policiers,
00:15:31on a un week-end.
00:15:32Bien sûr.
00:15:32C'est le week-end de l'Ascension,
00:15:33certains n'ont plus...
00:15:34Mais arrêter déjà
00:15:35la montée sur les Champs-Elysées
00:15:37comme c'est prévu,
00:15:38en bas de la Grande Armée,
00:15:39en bas d'Yéna,
00:15:41en bas de la Concorde,
00:15:42c'est déjà mieux.
00:15:43Il y a des camions
00:15:44de surveillance,
00:15:45mais ça ne remplace pas
00:15:47la sécurité,
00:15:48la volonté pour les riverains aussi
00:15:49de pouvoir rentrer chez eux.
00:15:51Il y a un certain nombre
00:15:52de riverains
00:15:52qui aujourd'hui ont quitté
00:15:53l'arrondissement,
00:15:54les arrondissements de métro.
00:15:56Allez, on va changer de sujet
00:15:57pour les quelques minutes
00:15:58qui nous restent avant la pause.
00:15:59On va parler des polices municipales
00:16:01puisque le Sénat
00:16:02a remis un rapport
00:16:03avec des préconisations
00:16:04comment renforcer
00:16:05les pouvoirs
00:16:07de nos policiers municipaux.
00:16:08Ce sont 25 propositions
00:16:09qui ont été faites
00:16:11qui concernent l'armement,
00:16:12le contrôle ou encore
00:16:13la formation.
00:16:14D'abord, les détails
00:16:15avec Dunia Tangour.
00:16:17À l'issue des travaux,
00:16:18les sénateurs ont mis en avant
00:16:2025 propositions
00:16:21pour donner plus
00:16:21de prérogatives
00:16:22aux policiers municipaux.
00:16:24Parmi elles,
00:16:25l'inspection visuelle
00:16:25de l'intérieur des véhicules
00:16:27et des coffres,
00:16:27la saisie d'objets dangereux,
00:16:29la possibilité de procéder
00:16:30à des relevés d'identité
00:16:31ou encore de prononcer
00:16:33des amendes forfaitaires.
00:16:34Des propositions saluées
00:16:35par la profession
00:16:36mais qui demandent
00:16:37à être adaptées
00:16:37à la spécificité
00:16:38de chaque territoire.
00:16:39Il faut qu'on reste
00:16:40la police de quotidien,
00:16:41la police qui est proche
00:16:42de la population.
00:16:43C'est ce qui nous permet
00:16:44d'agir et d'être
00:16:45très souvent primo-intervenant
00:16:47et c'est là
00:16:48où on est le plus efficace.
00:16:49Cette efficacité,
00:16:50elle peut être renforcée
00:16:51par certaines prérogatives
00:16:52mais je pense que ça
00:16:53ne s'appliquera pas
00:16:54sur tous les territoires.
00:16:55Les territoires sont
00:16:55très différents.
00:16:56La mission d'information
00:16:57a également précisé
00:16:59qu'elle était opposée
00:17:00à l'octroi du statut
00:17:00d'officier de police judiciaire
00:17:02aux policiers municipaux.
00:17:04Elle appelle néanmoins
00:17:04une meilleure formation,
00:17:06notamment sur le maniement
00:17:07des armes.
00:17:07Je pense que les maires
00:17:08ont compris que leur police
00:17:09a effectivement marqué police
00:17:11même si c'est police municipale
00:17:12et qu'il faut permettre
00:17:14aux policiers
00:17:14d'intervenir
00:17:15pour ne pas se retrouver
00:17:16avec des policiers
00:17:17mis en difficulté.
00:17:18Les maires devraient,
00:17:20tout comme les policiers municipaux
00:17:21doivent agir
00:17:21avec leur uniforme,
00:17:23ils devraient avoir
00:17:23l'armement
00:17:24et le maire
00:17:24qui ne souhaite pas
00:17:25armer sa police municipale
00:17:26pourrait le faire
00:17:27mais devrait le justifier.
00:17:28Un projet de loi
00:17:29concernant les polices municipales
00:17:30devrait être présenté
00:17:32très prochainement
00:17:32par le ministre
00:17:33François-Noël Buffet.
00:17:34Raphaël Steinville,
00:17:35ce qu'on voit
00:17:36et ce que François-Noël Buffet
00:17:37a d'ores et déjà dit,
00:17:38c'est qu'il y avait
00:17:38beaucoup de limites
00:17:39à l'extension de ses pouvoirs.
00:17:40Ils ne seront pas
00:17:41officiers de police judiciaire,
00:17:42ils n'ont toujours pas accès
00:17:42aux fichiers des personnes
00:17:44recherchées.
00:17:45On a l'impression
00:17:46qu'on étend leur pouvoir
00:17:47mais quand même
00:17:47dans une extrême limite.
00:17:50Oui, mais en fait,
00:17:51je pense que c'est raisonnable.
00:17:54Il faut qu'il y ait
00:17:54un continuum de sécurité
00:17:56entre la police municipale
00:17:57et le reste des forces de police.
00:18:01Pour autant,
00:18:02il y a une distinction
00:18:02qui est claire
00:18:04et que leur pouvoir
00:18:05soit plus limité
00:18:07que la police nationale
00:18:08me semble tout à fait normal.
00:18:10Ce ne sont pas
00:18:11les mêmes formations,
00:18:12ce ne sont pas
00:18:12les mêmes concours
00:18:13et ce ne sont pas
00:18:15les mêmes exigences.
00:18:16Mais en revanche,
00:18:17de renforcer
00:18:18les pouvoirs
00:18:19et les prorogatifs
00:18:20de la police municipale
00:18:21pour justement,
00:18:23face à cette société
00:18:24qui, on l'a dit
00:18:25déjà tout à l'heure,
00:18:27s'est très largement
00:18:27ensauvagée,
00:18:28ça me semble aussi
00:18:29une urgence.
00:18:31Sarah Salman,
00:18:32on voit aussi
00:18:32les policiers municipaux
00:18:34qu'on a pu interroger
00:18:35dire
00:18:35nous, il nous faut
00:18:36plus de pouvoir.
00:18:37Aujourd'hui,
00:18:37on est au contact
00:18:38de la population
00:18:39plus que la police nationale
00:18:40et on est entravés
00:18:41chaque fois qu'on veut
00:18:42faire quelque chose.
00:18:43C'était dans les colonnes
00:18:44du JDD le week-end dernier
00:18:45où un policier disait
00:18:46en fait,
00:18:47dès qu'on doit faire
00:18:48quelque chose,
00:18:48on est obligé
00:18:48d'appeler en renfort
00:18:49la police nationale,
00:18:50on ne peut rien faire
00:18:50tout seul.
00:18:51Et il parlait même
00:18:51de baby-sitter,
00:18:52il disait qu'il était
00:18:53baby-sitté par la police nationale.
00:18:54Oui, alors après,
00:18:54ils sont plutôt complémentaires.
00:18:55Moi, ce qui me pose
00:18:56une difficulté,
00:18:56c'est l'inégalité territoriale.
00:18:58Augmenter leurs prérogatives,
00:18:59ça me semble tout à fait nécessaire,
00:19:00mais tous les maires
00:19:01ne fonctionnent pas pareil,
00:19:02on le voit avec la vidéo
00:19:03surveillance.
00:19:04Il y a aussi la question
00:19:05idéologique qui revient beaucoup
00:19:06et finalement,
00:19:07quid de l'inégalité territoriale,
00:19:09comment faire pour qu'il y ait
00:19:10une homogénéité dans le pays
00:19:11parce que la délinquance
00:19:12touche autant les grandes villes
00:19:13qu'on l'a vu,
00:19:14Nantes, Rennes,
00:19:15qui était autrefois épargnée.
00:19:16Donc, renforcée, oui,
00:19:18mais comment ?
00:19:19Éric Nolot,
00:19:20ce qu'on entend aussi beaucoup,
00:19:22c'est cette importance,
00:19:23et Raphaël en parlait,
00:19:24du continuum de sécurité
00:19:25et de se dire,
00:19:26quand on vient d'en parler
00:19:27avec le match,
00:19:27mais pas que,
00:19:28avec toute cette délinquance,
00:19:29c'est important qu'on ait
00:19:30des polices aussi
00:19:30qui puissent travailler ensemble,
00:19:31qui soient plus efficaces
00:19:33et où on perde
00:19:34le moins de temps possible
00:19:35parce que c'est aussi ça
00:19:35que disent les policiers municipaux,
00:19:36c'est qu'on a l'impression
00:19:37de ne servir à rien
00:19:37parce qu'on ne peut rien faire
00:19:39ni en termes d'interpellation
00:19:40ni en termes d'enquête.
00:19:41Non, mais moi,
00:19:42je trouve que ces préconisations
00:19:43vont dans le bon sens.
00:19:44D'abord,
00:19:44parce qu'elles ne confondent pas
00:19:45en effet la police nationale
00:19:46et la police municipale,
00:19:47ce qui n'est pas souhaitable,
00:19:48mais en même temps,
00:19:49renforcent les pouvoirs
00:19:50d'une police qui,
00:19:51ça a été bien dit
00:19:52dans le reportage,
00:19:53est primo-intervenante,
00:19:54c'est-à-dire
00:19:54c'est les premiers sur les lieux.
00:19:55Donc, s'ils sont les premiers
00:19:56sur les lieux,
00:19:56autant qu'ils gardent cet avantage
00:19:58en ayant plus de pouvoir.
00:19:59Et puis,
00:20:00on a constaté
00:20:01un phénomène très curieux
00:20:02pendant les Jeux Olympiques,
00:20:03c'est que plus il y a d'uniformes,
00:20:04moins il y a de délinquants.
00:20:05C'est bizarre,
00:20:05c'est étrange,
00:20:06on ne l'aurait jamais cru
00:20:07d'un point de vue intuitif.
00:20:08Donc, moi,
00:20:09je suis pour qu'en effet,
00:20:10ils soient d'abord
00:20:11plus nombreux,
00:20:12plus présents
00:20:12et surtout plus dissuasifs
00:20:14que les délinquants
00:20:15ne se disent pas
00:20:16mais là,
00:20:16c'est la police,
00:20:17pour rester dans le foot,
00:20:18c'est la Ligue 2,
00:20:19c'est pas...
00:20:20Non,
00:20:21c'est la police municipale,
00:20:22on va avoir des problèmes.
00:20:23Voilà.
00:20:24Moi, je trouve
00:20:24que ça doit être dissuasif
00:20:25et ça correspond quand même
00:20:26à une mutation
00:20:27de la délinquance
00:20:28qui est de plus en plus terrible.
00:20:29Bernard Conadad,
00:20:30est-ce qu'effectivement,
00:20:31ça peut peut-être mettre fin
00:20:32ou en tout cas,
00:20:33en partie,
00:20:33à l'impunité ?
00:20:34Comme le disait Eric Nolot
00:20:35à l'instant,
00:20:36les délinquants
00:20:36qui connaissent malheureusement
00:20:37très bien les pouvoirs
00:20:38des uns et des autres
00:20:39et Nolotlois
00:20:39peuvent se dire
00:20:40c'est un policier municipal,
00:20:41quoi qu'il en soit,
00:20:42il ne m'arrivera pas grand-chose,
00:20:43j'ai le temps de filer largement.
00:20:44Avec des policiers municipaux
00:20:46qui ont des vrais pouvoirs,
00:20:47ça peut aussi peut-être
00:20:48faire un peu plus peur,
00:20:49ça peut être dissuasif.
00:20:50On est à un an des municipales,
00:20:52vous qui êtes éditorialiste politique,
00:20:53vous le savez qui compte,
00:20:54donc c'est la bonne période pour ça.
00:20:56Un, ça va d'abord assurer
00:20:57les personnels de sécurité
00:20:59de ces policiers municipales
00:21:00qu'on considère souvent
00:21:01comme des demi-policiers
00:21:03parce qu'ils ne sont pas ceux-ci,
00:21:04ils ne sont pas ceux-là.
00:21:05Moi, je ne suis pas d'accord
00:21:05pour qu'il soit au PJ
00:21:06et donc la loi,
00:21:07en tout cas le projet,
00:21:08le précis, c'est important.
00:21:10Ça va aussi rassurer les maires
00:21:11parce que les maires
00:21:13vont pouvoir,
00:21:13ce qu'ils veulent,
00:21:14donner de nouvelles prérogatives
00:21:16si c'est adopté,
00:21:17à cette police municipale
00:21:18dont on souhaite
00:21:20qu'elles soient plus proches,
00:21:22plus rapides,
00:21:23avec des moyens nouveaux,
00:21:24qu'elles répondent aussi
00:21:24aux attentes des riverains
00:21:26et des citoyens
00:21:28dans un certain nombre de villes
00:21:30où ils sont débordés,
00:21:31ils n'ont pas la capacité
00:21:32d'intervenir
00:21:33et n'ont pas la capacité
00:21:34d'être en dissuasion
00:21:36face à un certain nombre
00:21:38de bandes ou de clans,
00:21:40mais ça ne réglera pas le problème.
00:21:42Il faut aussi donner
00:21:43des règles supplémentaires
00:21:44en vidéoproduction.
00:21:45Vous avez vu
00:21:46ce qui est arrivé
00:21:47à Christian Estrosi,
00:21:49la capacité
00:21:50de ne pas pouvoir
00:21:51visualiser
00:21:52aux abords des écoles.
00:21:54Il y a un vrai enjeu
00:21:55de revoir
00:21:56un certain nombre de normes
00:21:57et puis il y a peut-être
00:21:57aussi une volonté politique
00:21:58et je ne suis pas sûr
00:21:59que certains maires PS
00:22:01ou écolos
00:22:02seront ravis
00:22:03de ce type de mesures.
00:22:04Il nous reste quelques-uns,
00:22:06Raphaël Saint-Ville,
00:22:06comme le disait Sarah,
00:22:07le problème,
00:22:08entre guillemets,
00:22:09c'est qu'on va avoir des villes
00:22:09où les maires mettent
00:22:10vraiment l'accent
00:22:11sur la sécurité
00:22:12et d'autres qui se diront
00:22:13sans doute pas besoin
00:22:13qu'il y ait plus de moyens
00:22:14pour la police municipale.
00:22:15Ceux qui ne veulent déjà pas
00:22:16le caméra,
00:22:16la vidéo surveillance
00:22:17ou ce genre d'équipement,
00:22:18on les imagine mal
00:22:19renforcer les pouvoirs
00:22:20de leur police.
00:22:20Oui, mais d'une certaine manière,
00:22:22c'est de la responsabilité
00:22:23des citoyens
00:22:24qui, dans un an,
00:22:25choisiront leur maire
00:22:26que de voir
00:22:27s'ils attendent
00:22:29plus ou moins de sécurité,
00:22:30si le choix idéologique
00:22:32de certains
00:22:33de désarmer la police,
00:22:35de se priver
00:22:36de caméras de surveillance
00:22:38et ce qu'ils veulent
00:22:39pour leur futur,
00:22:40c'est de la responsabilité
00:22:42des citoyens.
00:22:42On peut accabler
00:22:45les maires
00:22:46et leur idéologie.
00:22:47Le fait est
00:22:48qu'il y a bien des gens
00:22:48qui votent pour eux.
00:22:49Oui, et qui revotent
00:22:50parfois en sachant très bien
00:22:51quelle est justement
00:22:52cette idéologie.
00:22:53On va marquer une première pause
00:22:54dans l'heure des pros week-end
00:22:55et on se retrouve
00:22:56avec mes invités.
00:22:57A tout de suite
00:22:57sur CNews.
00:23:02De retour
00:23:02pour la deuxième partie
00:23:03de l'heure des pros week-end.
00:23:05On va revenir maintenant
00:23:06sur cette violente agression
00:23:07qui a eu lieu à Nantes
00:23:08jeudi soir.
00:23:09Une agression
00:23:09à l'arme blanche.
00:23:11une jeune femme de 19 ans
00:23:12a été grièvement blessée
00:23:14d'une quarantaine
00:23:14de coups de couteau
00:23:15dans le quartier
00:23:15de Malakoff.
00:23:17Le suspect est pour l'instant
00:23:18toujours en suite
00:23:18les pressions de
00:23:19Chloé Tarka,
00:23:19Alexandre Abischoff
00:23:20et Camille Guédon.
00:23:22La scène
00:23:23s'est déroulée
00:23:24aux abords
00:23:25d'un parc
00:23:25et d'une mosquée.
00:23:26Il est près de 19h
00:23:28ce jeudi
00:23:28lorsque les secours
00:23:29interviennent.
00:23:30Une jeune femme
00:23:31âgée de 19 ans
00:23:32gît au sol.
00:23:34La victime
00:23:34aurait reçu
00:23:35une quarantaine
00:23:36de coups
00:23:36portés à l'arme blanche.
00:23:38A leur arrivée,
00:23:39les policiers découvrent
00:23:40la jeune femme
00:23:41allongée
00:23:42dans une mare de sang.
00:23:43Un choc
00:23:43pour les habitués
00:23:44de ce quartier
00:23:45d'ordinaire paisible.
00:23:46C'est tranquille.
00:23:47Normalement c'est
00:23:47à côté de la mosquée
00:23:48et c'est tranquille.
00:23:50C'est choquant quoi.
00:23:51A l'heure d'aujourd'hui
00:23:52qu'une jeune femme
00:23:53se fait couper
00:23:54comme ça
00:23:55en pleine ville
00:23:56oui c'est choquant.
00:23:57Et puis c'est pas normal.
00:23:58C'est pas normal
00:23:58qu'il y ait une agression
00:23:59dans un lieu comme ça
00:24:01où les gens
00:24:03ils ramènent leurs enfants
00:24:04et tout
00:24:04ils viennent pour se promener.
00:24:06C'est difficile
00:24:07de se ressentir
00:24:08en sécurité
00:24:09après tout ça du coup.
00:24:10Plusieurs témoins
00:24:11ont tenté
00:24:11de porter secours
00:24:12à la victime
00:24:13et de maîtriser
00:24:14l'agresseur
00:24:15mais l'homme
00:24:15a réussi
00:24:16à prendre la fuite.
00:24:17Il s'agirait
00:24:18d'un Algérien
00:24:20âgé de 17
00:24:22ou tout juste
00:24:23majeur
00:24:24qui serait
00:24:25le compagnon
00:24:26ou l'ex-compagnon
00:24:27de la victime
00:24:28lequel
00:24:29aurait un profil
00:24:30violent.
00:24:31Prise en charge
00:24:32au CHU de Nantes
00:24:33La jeune femme
00:24:34souffre de nombreuses
00:24:35lacérations
00:24:36et mutilations
00:24:37mais aucun organe
00:24:38vital n'a été touché
00:24:39et son pronostic
00:24:40vital n'est plus engagé.
00:24:42L'auteur des faits
00:24:42est quant à lui
00:24:43toujours recherché.
00:24:44Une enquête
00:24:45a été ouverte
00:24:46pour tentative d'homicide.
00:24:48Bernard Conadat
00:24:49quand on entend
00:24:49les témoignages
00:24:50qui ont été recueillis
00:24:51sur le terrain
00:24:52ça me rappelle un petit peu
00:24:52la phrase de Gérald Darmanin
00:24:54le ministre de la Justice
00:24:55il n'y a aucun endroit
00:24:56s'estif
00:24:56on voit des riverains
00:24:57qui ont l'habitude
00:24:58de se balader
00:24:59dans cette rue
00:25:00et dans ce quartier
00:25:01et qui disent
00:25:02mais ça arrive vraiment
00:25:03partout ça arrive chez nous
00:25:04on n'aurait pas pensé
00:25:04que ça puisse arriver
00:25:05à cet endroit-là
00:25:05bien que Nantes
00:25:06ne soit pas la ville
00:25:07sans doute
00:25:07la plus safe de France.
00:25:09Dans ce dernier temps
00:25:10Nantes a quand même
00:25:11une bonne médaille olympique
00:25:12de la violence
00:25:13et d'un certain nombre
00:25:14d'interventions
00:25:14mais ces faits
00:25:16sont récurrents
00:25:18dans les écoles
00:25:19dans les espaces publics
00:25:21fort heureusement
00:25:22l'entreprise est un peu protégée
00:25:23on n'a pas encore ça
00:25:24dans l'entreprise
00:25:25mais ça ne peut pas dire
00:25:26que ça n'arrivera pas demain
00:25:26moi ce qui m'inquiète aussi
00:25:28Elodie
00:25:28c'est si c'est le compagnon
00:25:30de cette femme
00:25:31la multiplication aussi
00:25:33compagnon
00:25:33ou ex-compagnon
00:25:34oui ce n'est pas juridiquement
00:25:37mais dans la relation affective
00:25:38c'est quand même
00:25:39aussi important
00:25:40c'est la violence
00:25:42entre couples
00:25:43et dans les couples
00:25:44et ça aujourd'hui
00:25:45c'est quand même
00:25:46aussi récurrent
00:25:47avant s'engueuler
00:25:48on claquait la porte
00:25:50et aujourd'hui
00:25:50il y a des féminicides
00:25:52et il y a aussi
00:25:53ce type d'intervention
00:25:54comment ne pas
00:25:56compatir
00:25:57et on se demande
00:25:58comment faire
00:25:59parce qu'on ne peut pas
00:26:00mettre non plus
00:26:00un policier
00:26:01derrière
00:26:02on revient au premier débat
00:26:03au premier débat
00:26:04on est dans une insécurité
00:26:06permanente au quotidien
00:26:07pour quelle que soit
00:26:08la personne
00:26:09quel que soit l'âge
00:26:10et y compris
00:26:11dans des quartiers
00:26:12j'ai cru comprendre
00:26:13qui sont relativement
00:26:14safe
00:26:15en tout cas
00:26:16jusqu'à présent
00:26:17Sarah Salmane
00:26:18effectivement
00:26:18quand on voit
00:26:19plus d'une quarantaine
00:26:20de coups de cutter
00:26:21et pas effectivement
00:26:21de couteau
00:26:22on voit bien
00:26:23la haine
00:26:24la volonté
00:26:26de violences inouïes
00:26:28et heureusement
00:26:28finalement cette victime
00:26:29n'a plus son pronostic
00:26:31vital engagé
00:26:32aujourd'hui
00:26:32mais on voit
00:26:33la volonté
00:26:34véritablement
00:26:34c'est un acharnement
00:26:35c'est un acharnement
00:26:36vous parliez des violences conjugales
00:26:37vous disiez qu'il y avait
00:26:38plus de féminicides
00:26:39alors déjà féminicides
00:26:39c'est pas dans le code pénal
00:26:40ça veut rien dire
00:26:41mais on comprend
00:26:42ce que ça veut dire
00:26:42il y en a toujours eu
00:26:43mais on les médiatise plus
00:26:44et d'ailleurs
00:26:45les violences conjugales
00:26:45devaient être une priorité nationale
00:26:47il y a eu tellement
00:26:48de priorités nationales
00:26:48qu'on a dû enlever
00:26:49en route
00:26:51le téléphone grave danger
00:26:52néanmoins dans les chiffres
00:26:53il y a toujours autant de femmes
00:26:55qui sont victimes
00:26:55et ce qu'on regarde
00:26:56c'est que souvent
00:26:56elles avaient alerté
00:26:58les forces de police
00:26:58rien n'a été fait
00:26:59je regardais les chiffres
00:27:00en 2023
00:27:0094 femmes sont décédées
00:27:02et 30 avaient déjà prévenu
00:27:05les forces de police
00:27:05donc finalement
00:27:06on attend qu'une femme
00:27:08soit morte
00:27:08pour vraiment s'en inquiéter
00:27:09la si elle était morte
00:27:10vos confrères en parleraient
00:27:12parce que la personne
00:27:12en parle à part nous
00:27:13et ce qui m'interpelle
00:27:15c'est que fait-on
00:27:15pour les femmes victimes
00:27:16de violences conjugales
00:27:17parce que quand c'est
00:27:17Nicolas Bedos
00:27:18qui met une main sur un jean
00:27:20là on est très ferme
00:27:21mais quand ce sont des femmes
00:27:21violentées
00:27:22là on les écoute
00:27:23beaucoup moins
00:27:23donc moi j'aimerais quand même
00:27:24que sur les violences conjugales
00:27:26un effort soit fait
00:27:27voilà ça devait être une priorité
00:27:28ça n'a pas été fait
00:27:29encore une fois
00:27:30et je voudrais qu'on regarde aussi
00:27:31puisqu'il y a eu
00:27:32des préconisations
00:27:33qui ont été rendues
00:27:34au premier ministre
00:27:35il y avait une mission
00:27:36qui était chargée
00:27:37de regarder
00:27:38comment lutter
00:27:39contre le porc
00:27:40notamment d'armes blanches
00:27:41et les mineurs
00:27:41puisque l'individu concerné
00:27:43serait soit tout juste majeur
00:27:44ça aurait encore 17 ans
00:27:46alors parmi les mesures
00:27:47la première
00:27:48la première préconisation
00:27:49je lis Eric Nolo
00:27:50crée un observatoire
00:27:51des violences juvéniles
00:27:52sous l'autorité du premier ministre
00:27:53voilà
00:27:53c'est vraiment
00:27:54alors il y en a d'autres
00:27:55on va être honnête
00:27:56il y en a d'autres
00:27:56on l'est développé
00:27:57mais quand la première préconisation
00:27:59quand on voit des mineurs
00:28:00qui se tuent à coups de couteaux
00:28:02de cul de terre
00:28:03de machette
00:28:03on va faire un observatoire
00:28:05450ème comité théodule
00:28:07qui permettra une hausse
00:28:09du nombre de fonctionnaires
00:28:09en même temps
00:28:10comme ça c'est bien
00:28:11pour les dépenses publiques
00:28:11il y en aura 500 bientôt
00:28:12etc
00:28:12bon moi je pense
00:28:13que nos plus jeunes
00:28:14téléspectateurs
00:28:15seront peut-être
00:28:16un peu surpris
00:28:17mais il fut un temps
00:28:18où Nantes
00:28:18était le symbole
00:28:19de la douceur de vie
00:28:20bien sûr
00:28:20cette région-là
00:28:22c'est pas si lointain
00:28:23que cela
00:28:24non mais comme quelque chose
00:28:25de très paisible
00:28:26où il faisait bon vivre
00:28:27pour les amateurs
00:28:28de littérature
00:28:29Nantes
00:28:29c'est la ville
00:28:30de Julien Grac
00:28:30enfin il y avait
00:28:31toute une culture
00:28:32une civilisation
00:28:33et là maintenant
00:28:34dès qu'on entend parler
00:28:35de Nantes
00:28:35ou même de la région
00:28:36plus globalement
00:28:37c'est pour des histoires
00:28:38aussi atroces
00:28:39que celle-là
00:28:39ensuite ce qui frappe
00:28:40en effet
00:28:40c'est vraiment le cas
00:28:41de le dire
00:28:42c'est le nombre
00:28:43de coups de couteau
00:28:44c'est de plus en plus ça
00:28:45c'est plusieurs dizaines
00:28:46de coups de couteau
00:28:47on l'a vu
00:28:47dans des affaires successives
00:28:48dans beaucoup malheureusement
00:28:49de faits de société
00:28:50avec 57 coups
00:28:51oui il y a un problème
00:28:52quand même
00:28:52d'hyper-violence
00:28:54et même plus la violence
00:28:55c'est pas un coup
00:28:56et puis ensuite
00:28:57le type s'en va
00:28:57il s'acharne
00:28:59vraiment sur quelqu'un
00:28:59qui au bout du deuxième
00:29:01ou du troisième
00:29:01doit plus être en état
00:29:02même de ce sujet
00:29:03et d'ailleurs
00:29:03il est mis en fuite
00:29:04en réalité par des témoins
00:29:05on ne sait pas
00:29:06jusqu'où il serait allé
00:29:07sinon malheureusement
00:29:07en plus
00:29:08alors après
00:29:09en effet
00:29:09à chaque fois
00:29:10on revient à ça
00:29:10il faut s'attaquer
00:29:11aux racines du problème
00:29:12les armes blanches
00:29:13ça doit être une priorité nationale
00:29:14ça passe pas par
00:29:15un comité théodule
00:29:16ça passe par des mesures
00:29:18immédiates
00:29:18puis excusez-moi
00:29:19c'est fini
00:29:19l'excuse de minorité
00:29:20c'est terminé
00:29:22ça suffit
00:29:22quelqu'un qui porte
00:29:2440 coups de couteau
00:29:25à une femme
00:29:27qui s'acharne
00:29:27sur son cadavre
00:29:28pour moi
00:29:28c'est un criminel
00:29:30qui doit être traité
00:29:31comme tel
00:29:31et qui sait ce qu'il fait
00:29:32quand il en est
00:29:32à plus de 40 coups de couteau
00:29:33non mais écoutez
00:29:34franchement
00:29:34il faut arrêter
00:29:35c'est pas là
00:29:36où il faut mettre
00:29:37les droits de l'homisme
00:29:38il faut arrêter
00:29:39il faut changer
00:29:40la délinquance
00:29:41est en train de changer
00:29:42il faut que la réponse
00:29:43de la justice
00:29:43change à son tour
00:29:44et après on aura
00:29:45la piste de la psychiatrie
00:29:46qui sera évoquée
00:29:47en disant que
00:29:48peut-être qu'il avait
00:29:48des troubles psychiatriques
00:29:49oui on a toujours
00:29:50la même histoire
00:29:50il ne faut pas être
00:29:51très sain d'esprit
00:29:52quand on fait ça
00:29:52certes évidemment
00:29:53dans les autres mesures
00:29:54il y a potentiellement
00:29:55la vidéoprotection
00:29:57à l'entrée
00:29:57voire dans
00:29:58les établissements scolaires
00:29:59alors Raphaël Stainville
00:30:00à chaque fois que cette mesure
00:30:01est évoquée
00:30:02il y a ceux qui disent
00:30:03et bien oui
00:30:03nos établissements scolaires
00:30:04doivent être
00:30:05véritablement sanctuarisés
00:30:07et d'autres qui vous disent
00:30:08bah non
00:30:08les écoles vont devenir
00:30:09des bunkers
00:30:09oui alors
00:30:11très honnêtement
00:30:12je pense que
00:30:13lorsqu'on est face
00:30:14à ce genre de questionnement
00:30:16le plus simple
00:30:16peut-être de donner la parole
00:30:18à ceux qui
00:30:19mettent leurs élèves
00:30:21dans ces établissements
00:30:22et je pense que
00:30:22les français
00:30:23dans leur immense majorité
00:30:25veulent voir
00:30:26leurs écoles
00:30:27sanctuarisées
00:30:27s'assurer
00:30:29avoir la certitude
00:30:30que lorsqu'ils déposent
00:30:31leur enfant
00:30:33devant les grilles
00:30:34d'un lycée
00:30:34ils vont le récupérer
00:30:35et non pas
00:30:36à l'hôpital
00:30:37lacérée
00:30:38par des coups de cuteur
00:30:39et donc
00:30:39bien évidemment
00:30:40il y a une demande
00:30:41il y a un besoin d'ordre
00:30:42un besoin de sécurité
00:30:43et toutes les enquêtes
00:30:45le montrent
00:30:45toutes les enquêtes
00:30:46d'opinion le montrent
00:30:47ça ne pose pas
00:30:48de problème aux français
00:30:49que les abords
00:30:51de ces établissements
00:30:52soient surveillés
00:30:53par la vidéosurveillance
00:30:54que même
00:30:55des portiques
00:30:56puissent être mis
00:30:56après il y a
00:30:57de vraies réticences
00:30:58et à commencer
00:30:59par les personnels
00:31:01de l'éducation nationale
00:31:02qui s'opposent
00:31:03presque systématiquement
00:31:04à l'augmentation
00:31:06de ce genre
00:31:06de mesures
00:31:07donc c'est là
00:31:08où je pense
00:31:09qu'il faut s'en remettre
00:31:10à la voix des français
00:31:11on cherche des sujets
00:31:12de référendum
00:31:13moi j'en propose un
00:31:14dans quelle société
00:31:15voulez-vous vivre
00:31:15une société
00:31:16où les écoles
00:31:17sont sous vidéosurveillance
00:31:19ou une société
00:31:20où les écoles
00:31:21sont déménagées
00:31:22quand il y a des dealers
00:31:23à proximité
00:31:23comme on l'a vu récemment
00:31:24c'est un choix
00:31:25de société
00:31:26après si pour des raisons
00:31:27idéologiques
00:31:28les personnels
00:31:28de l'éducation nationale
00:31:29nous disent
00:31:30moi je préfère
00:31:30que les écoles
00:31:31déménagent
00:31:32pour s'adapter aux dealers
00:31:33plutôt que d'être
00:31:34sous surveillance
00:31:34surveillance de quoi
00:31:35c'est eux
00:31:36qu'on protège
00:31:37peut-être que
00:31:38Samuel Paty
00:31:39les choses se seraient
00:31:40passées autrement
00:31:41peut-être
00:31:41je n'en sais rien
00:31:42oui de toute façon
00:31:42ça aide au moins
00:31:43si ça n'enteste
00:31:44ça aide aussi
00:31:45à la suite de l'enquête
00:31:46malheureusement
00:31:46et voilà
00:31:47et ça protège
00:31:48les enfants
00:31:49qui devraient être
00:31:49la première préoccupation
00:31:51de l'école
00:31:51les instruire
00:31:52et les protéger
00:31:53écoutez moi je comprends pas
00:31:54ces argus-ci
00:31:55idéologiques
00:31:57faisons un référendum
00:31:58sur la question
00:31:58que j'ai posée
00:31:59je suis à peu près
00:32:00certain du résultat
00:32:00vous aurez l'acni
00:32:01la loi obsolète
00:32:05qu'on peut le dire
00:32:06de 1978
00:32:07mais vous voyez
00:32:07philosophiquement
00:32:08c'est très intéressant
00:32:08parce qu'il y a
00:32:10un conflit de plus en plus dur
00:32:12de plus en plus ouvert
00:32:13entre l'extension infinie
00:32:14des droits individuels
00:32:15et les droits de la communauté
00:32:17c'est-à-dire que les droits individuels
00:32:18maintenant sont en contradiction
00:32:20avec la communauté
00:32:21vous faites supprimer
00:32:22les caméras
00:32:23au nom des libertés individuelles
00:32:25et bien vous mettez en danger
00:32:26la communauté
00:32:27je crois qu'il faut
00:32:28une révolution copernicienne
00:32:29et inverser la logique
00:32:30pour terminer Bernard Conadat
00:32:31sur le sujet
00:32:32on ne pourra pas interdire
00:32:33toutes les armes
00:32:34par destination
00:32:35c'est un cutter
00:32:36demain ça peut être
00:32:37un autre outil
00:32:37qui sera utilisé
00:32:38puisque malheureusement
00:32:39dans les préconisations
00:32:40il y a aussi interdire
00:32:41la vente et le port d'armes
00:32:42mais alors
00:32:43vous allez dans la cuisine
00:32:44de chaque mineur
00:32:45a priori il y a un couteau
00:32:46tout outil peut être
00:32:47une arme par destination
00:32:48concernant l'école
00:32:49moi qui ai quand même
00:32:50pas mal fréquenté
00:32:50l'école et l'université
00:32:51y compris en enseignement
00:32:53avant de mettre des portiques
00:32:55qui vont coûter très cher
00:32:56et dont on ne va pas voir
00:32:58l'arrivée tout de suite
00:32:59mettons déjà
00:33:00des personnels
00:33:00de sécurité
00:33:02à l'entrée
00:33:02ou laissons
00:33:03ces personnels
00:33:04vérifier les sacs
00:33:06donnons des pouvoirs
00:33:07de sécurité
00:33:08d'injonction
00:33:09au directeur
00:33:11au proviseur
00:33:12mettons un peu d'ordre
00:33:13dans l'école
00:33:14même si
00:33:15aujourd'hui
00:33:16un certain nombre
00:33:16de parents sont réticents
00:33:17la sécurité
00:33:18des enfants
00:33:19des enseignants
00:33:20et de ceux
00:33:21qui travaillent
00:33:22c'est à dire
00:33:22les personnels de service
00:33:23c'est important aujourd'hui
00:33:24n'est pas assuré
00:33:26l'école est la mère
00:33:27de toutes les batailles
00:33:28l'école est cernée
00:33:29par la violence
00:33:30par l'islamisme
00:33:31par tout un tas
00:33:33d'idéologies
00:33:33on ne va pas
00:33:35réutiliser le mot
00:33:36de sanctuaire
00:33:37mais ça doit être
00:33:37un espace protégé
00:33:39tout ce qui va dans ce sens
00:33:40j'y suis favorable
00:33:40après en Angleterre
00:33:41je termine
00:33:42ils ont mis une mesure
00:33:44pour arrêter
00:33:44les couteaux ninja
00:33:45et ils avaient mis
00:33:45des poubelles anonymes
00:33:46pour que chacun
00:33:47puisse redéposer
00:33:48ses couteaux
00:33:48et ça a quand même
00:33:49été assez efficace
00:33:50ça n'a pas tout réglé
00:33:51mais c'est une mesure
00:33:51qui a été faite
00:33:52je crois en novembre
00:33:522024
00:33:53et en tout cas
00:33:54au moins quelque chose
00:33:55a été fait
00:33:55après la semaine de l'été
00:33:56on va continuer
00:33:58en parlant de sécurité
00:33:59avec cette idée
00:34:00du ministre de la justice
00:34:01Gérald Darmanin
00:34:02qui voudrait trouver
00:34:03un cadre légal
00:34:04pour autoriser
00:34:05la reconnaissance faciale
00:34:06dans l'espace public
00:34:07on rappelle que
00:34:08pour l'instant
00:34:08cette pratique
00:34:09n'est pas légale
00:34:10mais le maire de Nice
00:34:10Christian Estrosi
00:34:11y est favorable
00:34:12et justement
00:34:13c'est une ville
00:34:14où il y a déjà
00:34:14beaucoup
00:34:14notamment de caméras
00:34:15de vidéosurveillance
00:34:16on fait le point
00:34:16avec Franck Tribiot
00:34:17et Anaïs Baucher
00:34:18perché en haut
00:34:21des poteaux
00:34:22les caméras de surveillance
00:34:23se fondent dans le paysage
00:34:24pourtant la ville de Nice
00:34:26en compte plus de 4300
00:34:27avec des images
00:34:28transmises en temps réel
00:34:29face à ce dispositif
00:34:31de dissuasion massif
00:34:32locaux et touristes
00:34:33sont mitigés
00:34:34ils nous regardent
00:34:35tout le temps
00:34:36et ça fait peur
00:34:37je pense que ça permet
00:34:39aux niçois
00:34:40de se sentir
00:34:40un petit peu
00:34:41en sécurité
00:34:41mais le ministre
00:34:43de la justice
00:34:43Gérald Darmanin
00:34:44veut aller encore plus loin
00:34:45il souhaite mettre en place
00:34:46un cadre légal
00:34:47pour instaurer
00:34:48la reconnaissance faciale
00:34:49le maire de Nice
00:34:50Christian Estrosi
00:34:51a indiqué que la ville
00:34:52et la région
00:34:52avaient demandé
00:34:53à participer
00:34:54au groupe de réflexion
00:34:55une avancée technologique
00:34:56plutôt bien accueillie
00:34:57par les habitants
00:34:58un petit peu
00:34:59intrusif quand même
00:35:00comme modèle
00:35:02mais ça peut être
00:35:03quelque chose
00:35:03d'intéressant
00:35:04si ça aide
00:35:05les forces de l'ordre
00:35:06pour les forces de l'ordre
00:35:14ce serait une ressource
00:35:15supplémentaire
00:35:16dans le cadre
00:35:16de leurs enquêtes
00:35:17pourquoi encore
00:35:18ce verrou
00:35:18sur ce type d'outil
00:35:20je ne vous dis pas
00:35:21de signaler
00:35:24des personnes
00:35:24qui sont recherchées
00:35:24pour des amendes
00:35:26impayées
00:35:26là on cherche vraiment
00:35:27du terroriste
00:35:28des personnes fichées S
00:35:30des mineurs en fugue
00:35:32mais également
00:35:33des criminels
00:35:34mais pour plusieurs associations
00:35:35ce nouvel outil technologique
00:35:37serait une atteinte
00:35:37aux droits fondamentaux
00:35:38la ligue des droits
00:35:39de l'homme de Nice
00:35:40n'a pas souhaité
00:35:41s'exprimer
00:35:41Raphaël Saint-Ville
00:35:44on peut saisir
00:35:45le bon sens
00:35:45de cette idée
00:35:46mais on l'entend
00:35:47à la fin du sujet
00:35:48la ligue des droits
00:35:48de l'homme
00:35:49la CNIL
00:35:49tout le monde
00:35:49va tomber
00:35:50sur ces expérimentations
00:35:51en disant
00:35:51comme le rappelait
00:35:52Eric Nolot
00:35:53dans le sujet précédent
00:35:54c'est contraire
00:35:55aux libertés individuelles
00:35:56c'est trop intrusif
00:35:56je pense qu'il y a
00:35:57quand même
00:35:58deux sujets
00:35:59c'est-à-dire que
00:35:59d'un côté
00:36:00on est passé
00:36:00de la caméra
00:36:01de surveillance
00:36:02aux abords
00:36:04d'une école
00:36:04à la vidéosurveillance
00:36:06généralisée
00:36:06c'est quand même
00:36:07déjà autre chose
00:36:08quand on parle
00:36:10de vidéosurveillance
00:36:11généralisée
00:36:12très honnêtement
00:36:13ça fait quand même
00:36:13penser un petit peu
00:36:14au régime chinois
00:36:15et demain
00:36:16au contrôle social
00:36:17donc on a quand même
00:36:18quelques raisons
00:36:19de s'inquiéter
00:36:20ou en tout cas
00:36:21de poser le sujet
00:36:22sur la table
00:36:23et de réfléchir
00:36:23aux conséquences
00:36:24d'une société
00:36:25mise sous surveillance
00:36:27et sous caméra
00:36:2824h sur 24
00:36:29mais je pense que
00:36:30cette question
00:36:31finalement
00:36:32elle permet d'évacuer
00:36:33et on en revient
00:36:34quasiment à la discussion
00:36:35initiale
00:36:36le problème initial
00:36:36de l'ensauvagement
00:36:37de la société
00:36:38aujourd'hui
00:36:39on accepte
00:36:40pour se prémunir
00:36:40d'une société
00:36:41ensauvagée
00:36:43plein de mesures
00:36:44liberticides
00:36:45et d'une certaine manière
00:36:46on le comprend
00:36:48compte tenu
00:36:49du degré d'urgence
00:36:50et pour autant
00:36:51on n'aura pas traité
00:36:52les raisons
00:36:53qui font qu'aujourd'hui
00:36:54on en est
00:36:55à accepter
00:36:56acquiescer
00:36:57presque docilement
00:36:58de voir nos vies
00:37:00enregistrées
00:37:02mais sous surveillance
00:37:02de manière généralisée
00:37:04donc c'est précisément
00:37:06parce qu'on n'a pas
00:37:07traité à la cause
00:37:08la cause de cette violence
00:37:09qu'on accepte
00:37:09aujourd'hui
00:37:10de subir
00:37:11cette intrusion
00:37:13effectivement
00:37:14qu'on peut regretter
00:37:15Sarah Selman
00:37:16est-ce qu'effectivement
00:37:17c'est parce qu'on n'arrive
00:37:18pas à surveiller
00:37:19vraiment ce qu'il faudrait
00:37:20surveiller
00:37:20qu'il faudra aller
00:37:21surveiller demain
00:37:22tous les Niçois
00:37:22ou tous les Français
00:37:23Oui après c'est surtout
00:37:24idéologique
00:37:25parce que là
00:37:25c'est une bonne mesure
00:37:26en réalité
00:37:26mais vous avez la CNIL
00:37:27qui pour le confinement
00:37:29ne voyait pas de problème
00:37:30au QR code
00:37:30et qui là va voir un problème
00:37:31et vous avez la Ligue des droits
00:37:33de l'homme
00:37:33qui quand il voit
00:37:34de l'esclavage moderne
00:37:35par exemple
00:37:35ne dit rien
00:37:35mais là
00:37:36les caméras de surveillance
00:37:37ça va devenir
00:37:38un enjeu national
00:37:39de liberté individuelle
00:37:41donc je pense que
00:37:42c'est surtout idéologique
00:37:43mais Gérald Darmanin
00:37:44a raison de vouloir
00:37:45poursuivre cette expérimentation
00:37:47et je crois qu'on devrait
00:37:47passer du régime d'exception
00:37:48au droit commun
00:37:49compte tenu
00:37:50de l'augmentation
00:37:51de la délinquance
00:37:51en fait c'est qu'on n'a plus
00:37:52le choix en réalité
00:37:53c'est qu'on a trop attendu
00:37:54ça fait plaisir à personne
00:37:55mais je prends une ville
00:37:56alors on va me dire
00:37:56que c'est pas forcément
00:37:57le bon exemple
00:37:57à Monaco
00:37:58vous avez des caméras partout
00:37:59il n'y a personne
00:38:00qui bouge
00:38:00oui c'est vrai qu'effectivement
00:38:01la comparaison
00:38:02est peut-être
00:38:03comparaison n'est pas raison
00:38:05mais vous voyez le principe
00:38:06c'est-à-dire que
00:38:06quand vous savez
00:38:07qu'il y a une caméra
00:38:08et bien vous commettez
00:38:09moins de délits
00:38:10ou de crimes
00:38:11et Eric Noulot
00:38:11ce qu'on voit aussi
00:38:12on l'a entendu
00:38:12dans ce reportage
00:38:13c'est que les policiers
00:38:14la demande
00:38:15parce que c'est une aide
00:38:16incroyable pour eux
00:38:17de pouvoir avoir
00:38:18et la vidéoprotection
00:38:19et la reconnaissance faciale
00:38:21justement on parle souvent
00:38:21des enquêtes
00:38:22qui s'éternisent
00:38:23parce qu'on ne retrouve pas
00:38:23les délinquants
00:38:25les coupables
00:38:25et là on voit
00:38:27que la reconnaissance faciale
00:38:28effectivement
00:38:28pourrait leur permettre
00:38:29de gagner un temps
00:38:30très précieux
00:38:31mais la CNIL
00:38:32la Ligue des droits de l'homme
00:38:33et les autres
00:38:33ils devraient redescendre
00:38:34de leur cieux idéologique
00:38:35sur terre
00:38:36parce que qu'est-ce qui se passe
00:38:37sur terre
00:38:37pour voir ce que vivent
00:38:38vraiment les gens
00:38:38oui pour voir ce que vivent
00:38:39les gens
00:38:40par exemple
00:38:40que vivent les gens
00:38:41et bien les femmes notamment
00:38:42il y a quand même
00:38:43de plus en plus de femmes
00:38:44qui vous disent
00:38:44qu'elles ne veulent pas marcher
00:38:46à partir d'une certaine heure
00:38:47dans certains quartiers
00:38:48ah oui ça on vous confirme
00:38:49prendre des transports
00:38:49en commun vous confirmerez
00:38:50et vous n'êtes pas
00:38:51des cas isolés
00:38:52moi je me demande
00:38:53est-ce que là aussi
00:38:54c'est un choix de société
00:38:55est-ce que vraiment
00:38:56il faut pousser des hauts cris
00:38:57mon dieu je risque
00:38:58d'être reconnu
00:38:59ou vous voulez
00:39:00grâce à ces caméras
00:39:02reconnaissance faciale
00:39:03et d'autres mesures
00:39:03que des femmes
00:39:04se sentent plus en sécurité
00:39:05moi mon choix est vite fait
00:39:07je ne veux pas vivre
00:39:08dans une société
00:39:08où les femmes ont peur
00:39:10de sortir dans la rue
00:39:11il y a peut-être
00:39:11il y a peut-être d'autres choix
00:39:13il y a peut-être d'autres choix
00:39:14c'est-à-dire qu'en fait
00:39:15aujourd'hui
00:39:15mais là il n'y a pas d'autres choix
00:39:16vous écoutez la CNIL
00:39:17c'est non
00:39:17non c'est pour préserver
00:39:18pour préserver finalement
00:39:20le sans-frontierisme
00:39:21une société ouverte
00:39:22à tout vent
00:39:23et finalement accueillant
00:39:25une violence importée
00:39:26de l'extérieur
00:39:28on en est réduit
00:39:29finalement à reproduire
00:39:30d'autres frontières
00:39:31alors c'est des digicodes
00:39:33c'est des portails sécurisés
00:39:35c'est la reconnaissance faciale
00:39:38généralisée
00:39:38mais est-ce qu'on ne pourrait pas
00:39:40peut-être
00:39:41commencer par le début
00:39:42resécuriser nos frontières
00:39:44réapprendre
00:39:45à contrôler
00:39:46les flux migratoires
00:39:49on se condamne
00:39:50on se condamne
00:39:51à aller toujours plus loin
00:39:52dans l'ultra sécuritaire
00:39:53si on ne fait pas ça au début
00:39:53non mais le mal est profond
00:39:54et je pense que ce n'est pas
00:39:55contradictoire
00:39:56il faut faire les deux en même temps
00:39:57là il y a quand même
00:39:58des mesures d'urgence
00:39:59on est dans une société
00:40:00mais vous avez envie de vivre
00:40:01dans une société
00:40:01la décivilisation
00:40:03c'est pas un mot comme ça
00:40:04la décivilisation
00:40:05je la vois
00:40:06chaque jour en marche
00:40:07et gagner du terrain
00:40:07le temps qu'on sécurise
00:40:08les frontières
00:40:09qu'on règle les problèmes migratoires
00:40:10il se passera des temps
00:40:11moi je veux que les gens
00:40:12se sentent en sécurité
00:40:13aujourd'hui
00:40:14à partir d'aujourd'hui
00:40:15le débat sur faut-il pas
00:40:16moins de liberté
00:40:17pour plus de liberté
00:40:18dans l'espace public
00:40:19c'est aussi important
00:40:19et je crois que Raphaël
00:40:20a bien raison de le dire
00:40:21ceci étant aujourd'hui
00:40:22on est dans l'urgence
00:40:23on n'est pas à penser
00:40:25à une politique
00:40:26répressive pénale
00:40:27aujourd'hui
00:40:28si on peut effectivement
00:40:29faire en sorte
00:40:30de prémunir
00:40:31et de prévenir
00:40:32à travers la vidéoprotection
00:40:33et non pas la vidéosurveillance
00:40:35ce type d'événements
00:40:36parce que ça coûte aussi
00:40:37de l'argent
00:40:38c'est aux municipalités
00:40:40on parle pour reconnaissance faciale
00:40:42généralisée
00:40:42c'est bien pour ça
00:40:45qu'il appartient aux municipalités
00:40:47de vérifier l'utilisation
00:40:48des données
00:40:49qui seront utilisées
00:40:50c'est bien ça l'enjeu
00:40:51aussi Raphaël
00:40:52aucun problème
00:40:54à être reconnu facialement
00:40:55jusqu'au jour
00:40:57où il y aura un changement
00:40:58de régime
00:40:58voilà exactement
00:41:00c'est là-dessus
00:41:00on est d'accord
00:41:01voilà bien entendu
00:41:02c'est ça le problème
00:41:02pour l'instant
00:41:03peut-être que vous avez
00:41:05acquiescé
00:41:06à toutes les préconisations
00:41:07qui avaient été lancées
00:41:09pendant le confinement
00:41:10pour vous prémunir
00:41:13du virus
00:41:14et que vous avez
00:41:16c'est un autre débat
00:41:16non c'est la même chose
00:41:18c'est ce contrôle
00:41:19ce contrôle social
00:41:20permanent
00:41:21avec des mesures
00:41:23qui sont liberticides
00:41:24moi je trouve
00:41:24que c'est vraiment attentatoire
00:41:26vous voulez un changement
00:41:26de régime moi aussi
00:41:27moi je veux
00:41:28qu'on change de régime
00:41:29qu'on s'intéresse
00:41:30un peu plus
00:41:31aux victimes
00:41:32un peu moins aux coupables
00:41:33moi aussi
00:41:34parce que
00:41:34dès qu'il s'agit
00:41:35de délinquants
00:41:36il y a un luxe
00:41:38de précautions
00:41:38on en parlait
00:41:39sur une autre affaire
00:41:40l'excuse de minorité
00:41:41l'excuse d'abolition
00:41:43du discernement
00:41:44ou d'altération
00:41:44les libertés individuelles
00:41:47et les victimes
00:41:48on s'en occupe
00:41:49beaucoup moins
00:41:49moi je trouve
00:41:49qu'il faut changer les choses
00:41:50si ça passe
00:41:51par des mesures
00:41:52qui peuvent en effet
00:41:53paraître autoritaires
00:41:54moi j'y suis favorable
00:41:55parce que je veux
00:41:56un changement de régime
00:41:56je veux vivre dans un régime
00:41:58où les femmes puissent
00:41:59sortir librement
00:42:00dans la rue
00:42:00voilà ce que j'appelle
00:42:01de mes voeux
00:42:01pour les quelques minutes
00:42:02on va changer
00:42:02les femmes et les hommes
00:42:03bien sûr
00:42:04un dernier sujet
00:42:05vous le savez peut-être
00:42:05aujourd'hui
00:42:06c'est la journée mondiale
00:42:07de l'arrêt du tabac
00:42:08et un certain nombre
00:42:09d'interdictions
00:42:10seront mises en place
00:42:11à partir du 1er juillet
00:42:13interdites de fumer
00:42:13dans les parcs
00:42:14les plages
00:42:14et près des écoles
00:42:15mais peut-être
00:42:16que les autorités
00:42:17voudront un jour
00:42:18aller plus loin
00:42:18est-ce qu'on pourrait voir
00:42:19un jour des terrasses
00:42:20de cafés
00:42:21de restaurants
00:42:21interdites aux fumeurs
00:42:23les détails de Pierre Emco
00:42:24Kylian Salé
00:42:25et Clara Bouvier-Denot
00:42:27sur les terrasses parisiennes
00:42:29fumeurs et non-fumeurs
00:42:30sont attablés côte à côte
00:42:32et pour eux
00:42:33difficile d'imaginer
00:42:34que la cigarette
00:42:35y soit un jour interdite
00:42:36en terrasse
00:42:37ça fait partie
00:42:37de la vie parisienne
00:42:38on a toujours fumé
00:42:39en terrasse
00:42:40ça fait partie
00:42:41de notre culture
00:42:41ça peut gêner les gens
00:42:43il faut qu'il y ait
00:42:43un accord commun
00:42:44mais c'est bien aussi
00:42:45de laisser aux gens
00:42:45la liberté
00:42:46de pouvoir fumer
00:42:47où ils veulent
00:42:47à l'inverse
00:42:48certains clients non-fumeurs
00:42:49seraient favorables
00:42:50à l'interdiction
00:42:51de la cigarette
00:42:51sur les terrasses
00:42:53je ne fume pas
00:42:54mais c'est vrai
00:42:54que je peux être dérangée
00:42:55parfois par les odeurs
00:42:56de cigarette
00:42:56autour de moi
00:42:57c'est jamais très agréable
00:42:58surtout quand on mange
00:42:59etc
00:42:59je pense que ce serait
00:43:01très bien
00:43:01surtout pour les enfants
00:43:02c'est très nuisible
00:43:04pour eux
00:43:04dans ce pub anglais
00:43:06la terrasse est prisée
00:43:07des clients
00:43:08pour le gérant
00:43:08ce serait un coup dur
00:43:09si les consommateurs
00:43:10ne pouvaient plus fumer
00:43:11en extérieur
00:43:12je pense que ce qui est
00:43:13important surtout pour nous
00:43:14parce qu'on a une terrasse
00:43:16bien ensoleillée
00:43:16alors je pense que
00:43:18ça va effectuer
00:43:19notre business
00:43:20ça va changer
00:43:22le chiffre d'affaires
00:43:23ça va baisser
00:43:24notre chiffre
00:43:25je pense
00:43:25pour lutter
00:43:26contre le tabagisme
00:43:27certaines villes étrangères
00:43:29sont même allées plus loin
00:43:30à Milan en Italie
00:43:31il est interdit
00:43:32de fumer sur les terrasses
00:43:33mais aussi dans la rue
00:43:34interdire les fumeurs
00:43:37en terrasse
00:43:37qui est pour
00:43:38qui est contre
00:43:38moi je suis pour
00:43:39les condenser entre eux
00:43:41ça dépend jusqu'à quand
00:43:42les condenser entre eux
00:43:42c'est à dire
00:43:43on fait un parc à fumeurs
00:43:43en terrasse
00:43:44il va y avoir
00:43:45beaucoup de tabac
00:43:45au même endroit
00:43:45ça va aller sur les autres
00:43:46moi j'ai pas de problème
00:43:48avec la liberté
00:43:49de se mettre en danger
00:43:49soi-même
00:43:50vous n'avez aucun problème
00:43:51avec l'absence de liberté
00:43:53on peut soi-même
00:43:55se mettre en danger
00:43:55s'intoxiquer les poumons
00:43:56se bourrer
00:43:57se faire n'importe quoi
00:43:58mais on laisse tranquille
00:43:59les autres
00:43:59et je trouve qu'il n'y a
00:44:00rien de plus désagréable
00:44:01quand vous avez un fumeur
00:44:02qui vous empeste
00:44:02ça sent dans les vêtements
00:44:03ça sent dans les cheveux
00:44:04on n'a rien demandé
00:44:05donc il faut les condenser
00:44:06entre eux
00:44:06ou alors on met ceux
00:44:07qui ne fument pas
00:44:09à l'intérieur
00:44:09non non
00:44:10vous voulez parler
00:44:12de liberté
00:44:12moi j'ai subi
00:44:13toute ma vie
00:44:14la tyrannie des fumeurs
00:44:16les moins de 20 ans
00:44:16ne peuvent pas s'imaginer
00:44:17on a connu
00:44:17les trains fumeurs
00:44:18les métros
00:44:21moi je me rappelle
00:44:22d'une hôtesse de l'air
00:44:23qui apparaît
00:44:23qui dit
00:44:24écoutez
00:44:24la section fumeurs
00:44:25c'est là
00:44:25la section non fumeurs
00:44:26c'est là
00:44:26on était dans un foutage
00:44:27de gueule totale
00:44:27dans l'avion aussi
00:44:29dans la série Mad Men
00:44:31le premier épisode
00:44:32donc ça se passe
00:44:32dans le milieu de la publicité
00:44:33ils ont une réunion d'urgence
00:44:34et ils disent
00:44:35ils font une campagne
00:44:37pour je ne sais plus
00:44:38quelle campagne
00:44:38marque de cigarettes
00:44:39Marlboro je crois
00:44:40ils disent
00:44:41on a un coup dur
00:44:41on a interdiction maintenant
00:44:43de dire que fumer
00:44:43est bon pour la santé
00:44:44on part de là
00:44:45c'est à dire qu'il y avait
00:44:46des campagnes de publicité
00:44:47oui on partait loin
00:44:48écoutez
00:44:50on a nié le cancer
00:44:51on a nié ensuite
00:44:52le cancer passif
00:44:53c'est des dizaines
00:44:55de milliers de morts
00:44:56chaque année
00:44:56moi je suis sur la position
00:44:58de Sarah
00:44:58si les gens veulent
00:44:59moi je suis tout à fait d'accord
00:45:00il n'y a pas de problème
00:45:01simplement je ne veux pas subir
00:45:03tous leurs désagréments
00:45:04et en plus la fausse politesse
00:45:05ça ne vous dérange pas
00:45:06que je vous souffle
00:45:07la fumée à la gueule
00:45:07si ça me dérange
00:45:08on dit à la figure
00:45:10on ne dit pas à la gueule
00:45:11écoutez moi c'est comme ça
00:45:12je le ressens en tout cas
00:45:13quand on me souffle
00:45:13la fumée à la gueule
00:45:14Raphaël Saint-Ville
00:45:15je sens que vous n'avez pas
00:45:16forcément le maïs
00:45:17mais précisément
00:45:18parce que je mets
00:45:19la liberté au-dessus
00:45:20de tout ça
00:45:21mais en fait
00:45:23la vraie question
00:45:23et je la comprends
00:45:25c'est une question
00:45:25de santé publique
00:45:26et moi ce que je regrette
00:45:29dans ces dispositifs
00:45:29c'est cette espèce
00:45:31de supplice chinois
00:45:32alors d'un côté
00:45:33on va augmenter
00:45:34le paquet de cigarettes
00:45:35de l'autre
00:45:36on va réduire
00:45:38les possibilités
00:45:39de pouvoir fumer
00:45:40en extérieur
00:45:40mais à aucun moment
00:45:41l'État
00:45:42ne pose
00:45:43de manière
00:45:45claire
00:45:46ce débat
00:45:47de la santé publique
00:45:47parce que
00:45:48si c'est un enjeu
00:45:50de santé publique
00:45:51dans ce cas-là
00:45:52il faut peut-être même
00:45:52interdire
00:45:53tout bonnement
00:45:54et simplement
00:45:55la cigarette
00:45:56dans l'espace public
00:45:57plutôt que
00:45:57d'y aller
00:45:58par petites mesures
00:45:59par petites touches
00:45:59après ça représente
00:46:00beaucoup d'argent
00:46:01c'est là
00:46:03où il y a
00:46:04une hypocrisie
00:46:04absolue
00:46:05dans les politiques
00:46:07menées
00:46:08par les gouvernements
00:46:09successifs
00:46:10en manière
00:46:10de tabagisme
00:46:12et c'est pour ça
00:46:13que moi
00:46:13je suis très
00:46:14suspicieux
00:46:15à l'égard
00:46:16de cette mesure
00:46:16allez on va marquer
00:46:17une pause
00:46:18dans l'heure des pros
00:46:19et on se retrouve
00:46:19avec mes invités
00:46:20on parlera notamment
00:46:21de politique
00:46:22est-ce que
00:46:22le macronisme
00:46:23est fini
00:46:24et bien oui
00:46:24selon 82%
00:46:26des français
00:46:26à tout de suite
00:46:27de retour
00:46:32pour la dernière partie
00:46:32de l'heure des pros
00:46:33week-end
00:46:34on continue évidemment
00:46:35nos débats
00:46:35dans un instant
00:46:36mais on fait d'abord
00:46:36le point sur l'actualité
00:46:37avec Marine Sabourin
00:46:38rebonjour Marine
00:46:39rebonjour Elodie
00:46:40bonjour à tous
00:46:41l'agence de notation
00:46:42américaine
00:46:42S&P
00:46:43laisse un répit
00:46:44à la France
00:46:44elle n'a pas modifié
00:46:46la note de la dette
00:46:47française
00:46:47évaluée à
00:46:48AA-
00:46:49elle est assortie
00:46:50depuis février
00:46:50une perspective négative
00:46:51ce qui signifie
00:46:52qu'elle pourrait être
00:46:53rétrogradée
00:46:54l'agence évoque
00:46:55entre autres
00:46:56des finances publiques
00:46:56sous pression
00:46:57la cour suprême
00:46:59des Etats-Unis
00:46:59autorise provisoirement
00:47:00Donald Trump
00:47:01par évoquer
00:47:01le statut légal
00:47:02de plus de 500 000
00:47:03immigrés vénézuéliens
00:47:04cubains et haïtiens
00:47:06la sécurité intérieure
00:47:07avait mis fin
00:47:07au début du printemps
00:47:08à un programme
00:47:09institué par Joe Biden
00:47:10il autorisait
00:47:11les ressortissants
00:47:12de ces nationalités
00:47:12à résider aux Etats-Unis
00:47:13pour deux ans
00:47:14en raison de la situation
00:47:16des droits humains
00:47:16dans leurs pays respectifs
00:47:18et puis Bison Futé
00:47:19voie noire
00:47:20pour le pont de l'ascension
00:47:21sur les routes
00:47:21et c'est la première fois
00:47:22cette année
00:47:23des encombrements
00:47:24très importants
00:47:25sont prévus demain
00:47:25du milieu de la matinée
00:47:26jusque tard dans la soirée
00:47:28que ce soit au niveau
00:47:29des axes du quart nord-ouest
00:47:30dans le sud-ouest
00:47:31au départ de l'arc méditerranéen
00:47:33ou en Ile-de-France
00:47:34Merci beaucoup Marine
00:47:37et pour éviter
00:47:38les bouchons
00:47:38demain soir
00:47:39je vous suggère
00:47:40de regarder
00:47:40l'heure des pros
00:47:41jusqu'à 21h
00:47:42comme ça
00:47:42quand vous partez
00:47:43il y aura beaucoup
00:47:44moins de monde
00:47:44sur la route
00:47:45c'était mon petit conseil
00:47:45tous les moyens sont bons
00:47:47écoutez si ça marche
00:47:48je tente Eric
00:47:50je tente
00:47:50elle nous aura occupé
00:47:51toute la semaine
00:47:52cette gifle
00:47:53ou chamaillerie
00:47:54au moment de décontraction
00:47:55on ne sait plus
00:47:56comment il faut l'appeler
00:47:57en tout cas
00:47:57elle fait réagir
00:47:59très loin
00:47:59parce que même
00:48:00Donald Trump
00:48:01s'est exprimé
00:48:02sur ce moment
00:48:02on l'écoute
00:48:03Assure-toi que la porte
00:48:09est bien fermée
00:48:10ce n'était pas bien
00:48:11non je lui ai parlé
00:48:13il va bien
00:48:13ils vont bien
00:48:14je les connais bien
00:48:16ce sont vraiment
00:48:16deux bonnes personnes
00:48:17je ne sais pas
00:48:19de quoi il s'agissait
00:48:20mais je les connais
00:48:21très bien
00:48:22ce sont des gens bien
00:48:23on sent
00:48:25Sarah
00:48:26une légère ironie
00:48:28mais ça aurait été
00:48:28l'inverse
00:48:29personne ne rirait
00:48:30vous savez
00:48:30c'était Emmanuel Macron
00:48:31qui avait fait ça
00:48:32à son épouse
00:48:33là tout le monde
00:48:33crierait aux violences conjugales
00:48:35et toutes les féministes
00:48:35seraient vent debout
00:48:36c'est un moment
00:48:37de chamaillerie
00:48:38on rappelle
00:48:39de violences conjugales
00:48:40faisons attention
00:48:42puisque notre émission
00:48:43est placée
00:48:44sous le signe du football
00:48:45en partie
00:48:45Eric a vraiment besoin
00:48:47de rappeler
00:48:47qu'il y a de mal ce soir
00:48:48on va y revenir
00:48:48ne vous inquiétez pas
00:48:49il existe une théorie
00:48:50selon laquelle
00:48:51un joueur ne se blesse pas
00:48:52par hasard
00:48:53c'est qu'il n'était pas bien
00:48:54dans sa tête
00:48:54il n'a pas fait le bon geste
00:48:55ou alors il n'a pas eu le réflexe
00:48:56pour éviter un tacle
00:48:57moi je ne crois pas
00:48:58que cet incident
00:48:59je ne me prononce même pas
00:49:00sur la nature de l'incident
00:49:01je m'en fiche
00:49:02simplement je crois
00:49:04qu'il n'arrive pas par hasard
00:49:05je pense qu'Emmanuel Macron
00:49:07est passé déjà
00:49:07à autre chose
00:49:08lui il est déjà
00:49:09dans l'après lui-même
00:49:10dans l'après Macron
00:49:11parce que
00:49:12que la porte soit ouverte
00:49:14ou fermée
00:49:14ils étaient arrivés
00:49:15il y avait un petit risque
00:49:16il était quand même
00:49:18en représentation officielle
00:49:19un voyage
00:49:20dont on nous dit
00:49:21d'ailleurs
00:49:22qu'il avait quand même
00:49:22de l'importance
00:49:23économiquement
00:49:23qu'on puisse se livrer à ça
00:49:25quelle que soit d'ailleurs
00:49:26la signification du geste
00:49:27je trouve que c'est quelqu'un
00:49:28qui s'est déjà projeté
00:49:30dans l'après Macron
00:49:30donc lui il fait partie
00:49:31des 82%
00:49:32avec elle on va revenir
00:49:33il pense que le macronisme
00:49:35s'est terminé
00:49:35là c'était Madame
00:49:35qui a fait ce geste
00:49:36pareil
00:49:37pareil
00:49:37oui mais c'est une ambiance
00:49:39d'accord
00:49:39oui c'est pareil
00:49:41mais elle aussi
00:49:41elle fait partie aussi
00:49:42Madame Macron
00:49:43des 82%
00:49:43ça se trouve
00:49:44ils ont voté à sondage
00:49:45on ne le sait pas
00:49:46en tout cas
00:49:46Raphaël Steinville
00:49:47jusqu'à la Maison Blanche
00:49:48on a une réaction
00:49:49sur la gifle chamaillerie
00:49:52c'est sûr que cette chamaillerie
00:49:53a fait le tour du monde
00:49:53c'est ça qui est navrant
00:49:54c'est qu'aujourd'hui
00:49:55lorsqu'on parle de la France
00:49:56on commente les faits et gestes
00:49:59du couple Macron
00:50:00donc c'est un sujet
00:50:03de moquerie
00:50:04que le président des Etats-Unis
00:50:07accorde quelques secondes
00:50:10à évoquer cette affaire
00:50:12je trouve que pour la France
00:50:13c'est absolument ruineux
00:50:14une fois de plus
00:50:15et surtout Bernard Conadad
00:50:16c'est à dire qu'on se rappelle
00:50:18que l'Elysée
00:50:19a quand même
00:50:19certes à la demande
00:50:20des journalistes
00:50:21mais envoyé une réaction
00:50:22que le président de la République
00:50:23a répondu le même jour
00:50:25aux questions des journalistes
00:50:26assez longuement
00:50:26qu'ensuite il en a joué
00:50:28avec son épouse
00:50:29elle est à descendre d'avion
00:50:30d'après
00:50:30il a fait un petit signe
00:50:31aux journalistes
00:50:32ils sont descendus
00:50:32en se tenant le bras
00:50:33c'est à dire que
00:50:33l'Elysée parfois a tendance
00:50:34à dire les journalistes
00:50:35vous montez en épingle
00:50:36quelque chose
00:50:36ils ont bien joué le jeu aussi
00:50:37c'est à dire qu'ils nous ont donné
00:50:38du grain à boudre quand même
00:50:39oui parce qu'aujourd'hui
00:50:40il n'y a plus de frontières
00:50:41entre le privé et le public
00:50:42ça fait un certain
00:50:42politique
00:50:43ça fait un certain nombre d'années
00:50:45on est parlé
00:50:45vous savez
00:50:46de la politique spectacle
00:50:47de la politique des alcôves
00:50:49ce qui est inquiétant
00:50:50c'est ce qui a été dit à l'instant
00:50:51un événement
00:50:53censé être privé
00:50:54fait le tour du monde
00:50:55et décrédibilise
00:50:56la parole de la France
00:50:59c'est peut-être ça
00:50:59aujourd'hui
00:50:59qui nous inquiète
00:51:00après
00:51:01qui se chamaille
00:51:02c'est leur problème
00:51:02enfin moi
00:51:02ça m'empêche pas de dormir
00:51:04ce qui m'intéresse
00:51:05c'est comment on règle
00:51:05le problème des français
00:51:06mais cette vision
00:51:08d'un couple
00:51:09qui se chamaille
00:51:10dont on dit
00:51:11officiellement
00:51:12qu'il ne s'est pas chamaillé
00:51:13etc
00:51:13en fonction du côté
00:51:15où on est aujourd'hui
00:51:16de l'échiquier politique
00:51:17c'est pas très sérieux
00:51:18je pense pas que les français
00:51:19aient vraiment envie
00:51:20d'entendre que ça
00:51:21ils ont envie qu'on réponde
00:51:22à leur question
00:51:22la sécurité
00:51:23l'immigration
00:51:23le pouvoir d'achat
00:51:25et puis la capacité aussi
00:51:26de se projeter dans l'avenir
00:51:27en tout cas
00:51:28peut-être qu'Emmanuel Macron
00:51:29va écouter le conseil
00:51:29de Donald Trump
00:51:30attention à la porte
00:51:31dernier mot Eric Nolot
00:51:31c'est quand même
00:51:32au-delà de l'anecdotique
00:51:33c'est quand même
00:51:33un symbole de la décadence
00:51:34c'est l'abaissement
00:51:36de la fonction présidentielle
00:51:37c'est l'abaissement du pays
00:51:38ce serait un incident isolé
00:51:40bon mais enfin
00:51:41c'est dans un contexte général
00:51:42où on voit que
00:51:43c'est la chute
00:51:44de l'Empire romain
00:51:44donc degré par degré
00:51:46donc chaque fois
00:51:48on se dit
00:51:48on a touché le fond
00:51:48non
00:51:49on peut creuser encore deux
00:51:50à mon avis
00:51:51oui on aura d'autres
00:51:52on aura d'autres occasions
00:51:53de débat
00:51:55c'est un peu navrant
00:51:57et puis en effet
00:51:58je pense qu'on est
00:51:59la risée du monde entier
00:52:00pendant quelques jours
00:52:02ou au moins quelques heures
00:52:02on a autre chose
00:52:04à montrer je crois
00:52:05à l'étranger
00:52:05en France
00:52:06mais en fait
00:52:07on n'aurait pas parlé autant
00:52:08si l'Elysée
00:52:09n'avait pas fait
00:52:09une communication
00:52:10aussi hasardeuse
00:52:11parce qu'ils nous ont dit
00:52:12en réalité c'est l'intelligence
00:52:13artificielle
00:52:14puis c'est les Russes
00:52:15je crois
00:52:15c'est relayé
00:52:16c'est relayé par la Russie
00:52:17mais s'ils n'avaient pas dit ça
00:52:19je pense qu'on n'en aurait
00:52:19même pas parlé
00:52:20enfin c'est eux
00:52:21qui ont créé
00:52:21leur propre tombe
00:52:22et justement
00:52:23est-ce la fin du macronisme
00:52:25alors la porte-parole
00:52:26du gouvernement
00:52:26Sophie Prima
00:52:27issue d'LR
00:52:28elle a déjà annoncé
00:52:29il y a quelques semaines
00:52:30et je voudrais qu'on regarde
00:52:30ce sondage
00:52:31d'Oxa Blackbone
00:52:32pour le Figaro
00:52:33alors deux questions
00:52:34on va regarder d'abord
00:52:34la première
00:52:35diriez-vous que le macronisme
00:52:36représente un courant
00:52:38de pensée politique
00:52:40non à 59%
00:52:41on verra la question
00:52:42dans un second temps
00:52:43c'est finalement
00:52:44pas très étonnant
00:52:45ce résultat
00:52:47Raphaël Steinville
00:52:48parce que
00:52:48ce qu'on dit beaucoup
00:52:49c'est qu'aujourd'hui
00:52:50qu'est-ce qu'il restera
00:52:51de la macronie par exemple
00:52:52en termes de grandes idées
00:52:53de grands projets
00:52:54de grands axes politiques
00:52:55même nous
00:52:56qui sommes censés suivre
00:52:57ces sujets
00:52:58c'est pas évident
00:52:58de répondre à cette question
00:52:59et le macronisme
00:53:00se résume
00:53:02à ce
00:53:02et en même temps
00:53:03isme
00:53:04qui est une
00:53:04contradiction permanente
00:53:06et ça s'est traduit
00:53:07d'ailleurs
00:53:08très concrètement
00:53:08dans les actes
00:53:09pendant ces
00:53:11huit ans
00:53:12avec d'un côté
00:53:13des ministres
00:53:15de l'éducation
00:53:16qui se sont succédés
00:53:17par exemple
00:53:17qui se sont succédés
00:53:19avec des politiques
00:53:20totalement
00:53:21radicalement
00:53:21différentes
00:53:22quand vous passez
00:53:23de
00:53:23de
00:53:24papendiaï
00:53:25en passant par
00:53:25gabriel
00:53:26attal
00:53:27j'en passe
00:53:29et des meilleurs
00:53:30c'était à chaque fois
00:53:31des
00:53:31des
00:53:32des
00:53:32des
00:53:33des
00:53:33des
00:53:33des
00:53:33des
00:53:35changements
00:53:35de cars
00:53:35tellement
00:53:36tellement
00:53:37brutal
00:53:37que
00:53:38ça devient
00:53:39illisible
00:53:40prenez la politique
00:53:41énergétique de la France
00:53:43pendant
00:53:43des années
00:53:44ça a été d'abord
00:53:45la fin de
00:53:46la fin du nucléaire
00:53:47avant qu'en 2022
00:53:48le président
00:53:50consente à ouvrir
00:53:51les yeux
00:53:51et se dire que c'était
00:53:52peut-être une énergie
00:53:53d'avenir
00:53:54et qu'il fallait
00:53:55sauvegarder
00:53:55notre
00:53:56ce patrimoine là
00:53:57c'est vrai sur
00:53:58tous les sujets
00:53:59il y a quelque chose
00:54:00d'illisible
00:54:01si ce n'est que
00:54:02justement
00:54:02cette contradiction
00:54:03initiale du macronisme
00:54:04devient presque
00:54:05la matrice
00:54:06et l'idéologie
00:54:07même du
00:54:08macronisme
00:54:09Eric Nolot
00:54:09c'était une parenthèse
00:54:10de macronisme
00:54:11c'est à dire
00:54:12un parti
00:54:12qui est fondé
00:54:13pour mettre
00:54:14Emmanuel Macron
00:54:15à la tête du pays
00:54:16essayer de piocher
00:54:17à droite
00:54:18à gauche
00:54:18en nous promettant
00:54:19un nouveau monde
00:54:19on a surtout l'impression
00:54:20que le monde d'après
00:54:21sera exactement
00:54:22celui qu'on connaissait
00:54:22avant finalement
00:54:23non mais moi
00:54:24je crois beaucoup
00:54:24à l'avenir du macronisme
00:54:25à condition de s'entendre
00:54:26sur sa définition
00:54:27la définition du macronisme
00:54:28ça consiste à ne pas
00:54:29s'attaquer au vrai problème
00:54:30je pense que c'est une tradition
00:54:32qui peut tout à fait
00:54:32se perpétuer
00:54:33d'ailleurs
00:54:33favori des sondages
00:54:34chez Edouard Philippe
00:54:35qui a mis en musique
00:54:36quand même
00:54:36la politique voulue
00:54:38par Emmanuel Macron
00:54:39or Edouard Philippe
00:54:40dans mon esprit
00:54:40c'est comme un peu
00:54:41un épisode de Derrick
00:54:42vous savez par avance
00:54:43il ne se passera rien
00:54:44donc le macronisme
00:54:45peut se perpétuer
00:54:46dans la personne
00:54:48de son ancien premier ministre
00:54:49jusqu'à la catastrophe finale
00:54:50parce qu'un jour ou l'autre
00:54:51la réalité
00:54:51ne rattrapera
00:54:53économiquement
00:54:54le FMI va quand même dire
00:54:55un jour
00:54:55écoutez là vraiment
00:54:56ça ne va plus
00:54:57ça ne va pas du tout
00:54:58la sécurité
00:54:59il se passera un drame encore
00:55:00un nouveau bateau
00:55:01quelque chose comme ça
00:55:01parce qu'on ne prend pas
00:55:02les mesures
00:55:03donc le macronisme
00:55:04en tant que surplace
00:55:05politique
00:55:06en tant qu'évitement
00:55:07des vrais problèmes
00:55:08de volonté
00:55:09de non rupture
00:55:10selon moi
00:55:11hélas
00:55:12beaucoup trop d'avenir
00:55:13Sarah Salman
00:55:14ce qu'on voit aussi
00:55:15dans le sondage
00:55:16et on verra après
00:55:16sur le fait que le macronisme
00:55:18puisse survivre
00:55:18c'est que les français
00:55:19ont bien du mal
00:55:20finalement presque
00:55:21à le définir ce macronisme
00:55:22c'est quoi être macroniste
00:55:23c'est quelle idée on porte
00:55:24moi je suis assez d'accord
00:55:25avec Eric Nolo
00:55:25c'est oui mais en même temps
00:55:27et on ne fait rien
00:55:27il y a un immobilisme
00:55:28ce qui fait que par définition
00:55:29on n'arrive plus du coup
00:55:30à savoir
00:55:30c'est ce qui a séduit aussi
00:55:32beaucoup de français
00:55:32moi la première
00:55:33moi quand Emmanuel Macron
00:55:34est arrivé en 2017
00:55:35je trouvais ça absolument formidable
00:55:36un peu moins en 2022
00:55:37et beaucoup moins aujourd'hui
00:55:39mais en réalité
00:55:39c'était nouveau
00:55:40ça sortait du droit de gauche
00:55:42traditionnel
00:55:42de son clivage originel
00:55:44et c'est ça qui séduisait
00:55:45c'était rassemblé de partout
00:55:47alors que là
00:55:47c'est l'inverse
00:55:48c'est à dire que ça exclut
00:55:49tout le monde
00:55:49puisque plus personne
00:55:50ou presse
00:55:51ne se reconnaît réellement
00:55:52dans le macronisme
00:55:53et on le voit
00:55:53la porte-parole
00:55:55je ne sais plus
00:55:56ce qu'elle a dit exactement
00:55:56Sophie Prima
00:55:57elle disait que
00:55:57c'était la fin du macronisme
00:55:59c'est à dire que
00:56:00les membres du gouvernement
00:56:01ont un tel manque
00:56:02de loyauté
00:56:03moi c'est ça qui me surprend
00:56:04Sophie Prima
00:56:05on rappelle
00:56:05elle vient des LR
00:56:06et alors elle est très contente
00:56:07d'avoir son poste
00:56:08ah oui mais maintenant
00:56:08c'est le malin plaisir
00:56:09depuis que Bruno Rotaillot
00:56:10a gagné la droite
00:56:11de montrer qu'elle est là
00:56:11je vois bien qu'on dise
00:56:12qu'on est contre
00:56:12mais dans ce cas là
00:56:13il faut qu'on ait le poste
00:56:14quand vous prenez le poste
00:56:15et que vous adhérez quand même
00:56:16à l'idée de dire
00:56:16je prends le poste
00:56:17pour montrer ma rupture
00:56:18non vous voulez le poste
00:56:19à tout prix
00:56:19donc vous acceptez
00:56:20Emmanuel Macron ne peut pas
00:56:20se représenter
00:56:21c'est fini
00:56:21c'est open bar
00:56:23il pourrait faire une pause
00:56:25de 5 ans
00:56:26et se représenter ensuite
00:56:27oui mais c'est pas sûr
00:56:29que Sophie Prima
00:56:30il y a déjà des sondages
00:56:31qui évoquent
00:56:32et avec un résultat
00:56:34assez calamiteux
00:56:35pour Emmanuel Macron
00:56:37je crois que c'était
00:56:3782% des français
00:56:38qui ne souhaitent pas
00:56:39qu'Emmanuel Macron
00:56:39se représente en 2022
00:56:41je veux parler aux 18%
00:56:43écoutez si vous êtes
00:56:45dans les 18%
00:56:46qui souhaiteraient
00:56:47qu'Emmanuel Macron
00:56:47se représente
00:56:48on vous donnera
00:56:49le numéro d'Éric Nolo
00:56:50dans la foulée
00:56:51deuxième question
00:56:51du sondage
00:56:52vous l'avez vu tout à l'heure
00:56:53mais on va s'arrêter
00:56:54un peu plus longuement dessus
00:56:55est-ce que vous pensez
00:56:56que le macronisme
00:56:58peut survivre
00:56:59au départ d'Emmanuel Macron
00:57:00de l'Elysée
00:57:01là c'est extrêmement clair
00:57:0382% de non
00:57:05Bernard Kwanadad
00:57:06est-ce que c'est simplement
00:57:07j'allais dire
00:57:08parce que le macronisme
00:57:09est la créature
00:57:10finalement d'Emmanuel Macron
00:57:11ou c'est plus profond
00:57:13ça rejoint ce qu'on disait
00:57:14à l'instant
00:57:14ça ne peut pas survivre
00:57:15parce qu'il n'y a pas vraiment
00:57:16d'idée à faire survivre
00:57:17parce qu'il n'y a pas vraiment
00:57:18de figure qui va émerger
00:57:19et dans celle qui émerge
00:57:20on se rappelle que
00:57:21si on cite un Gérald Darmanin
00:57:22il était quand même déjà là avant
00:57:23qu'est-ce qui explique
00:57:24selon vous ce résultat ?
00:57:25Mais que reste-t-il
00:57:26Elodie Huchard
00:57:27du mitterrandisme
00:57:28quand on voit
00:57:29l'état de la gauche aujourd'hui
00:57:31qui est...
00:57:31Oui mais on est beaucoup
00:57:32plus longtemps après
00:57:32Oui mais c'est quand même
00:57:3314 ans
00:57:35c'est deux septennats
00:57:36pour que ce soit
00:57:37non pas le PS
00:57:38mais LFI
00:57:39qui soit à la tête
00:57:40de la gauche aujourd'hui
00:57:40Vous voyez l'inversement
00:57:41de tendance un peu ?
00:57:43Que reste-t-il
00:57:44du sarkozisme ?
00:57:45Un président de la République
00:57:46qui n'est même pas aimé
00:57:48par son parti
00:57:48les LR
00:57:49ne l'oublions
00:57:50que reste-t-il
00:57:51du hollandisme ?
00:57:52Un candidat
00:57:52qui n'a même pas pu
00:57:53se représenter
00:57:54pour un deuxième mandat
00:57:55Donc forcément
00:57:57il y a une sorte
00:57:58d'usure
00:57:58je ne parle pas
00:57:59du shirakisme
00:57:59le roi fainéant
00:58:00Revenons un peu
00:58:02à la politique
00:58:03Moi ce qui m'inquiète
00:58:04c'est quelle politique économique
00:58:06parce que c'est ça
00:58:06parce que Macron
00:58:07ça a été dit
00:58:08et justement
00:58:09par Sarah Salman
00:58:10Macron il est arrivé
00:58:11par un espoir
00:58:12peut-être par défaut
00:58:13Il y avait cette problématique
00:58:14de tout changer
00:58:15C'était le patron
00:58:17enfin le président
00:58:18banquier
00:58:19qui voulait changer
00:58:20notre économie
00:58:21rebattre un certain nombre de cas
00:58:22Vous avez changé
00:58:22beaucoup de choses
00:58:23Oui après depuis 2000
00:58:25après Covid
00:58:26on n'a pas changé grand chose
00:58:27mais l'enjeu il est là
00:58:28Qu'est-ce qui va rester
00:58:30de cette politique économique
00:58:31qui est aujourd'hui
00:58:32Medzovoche
00:58:32puisqu'on parle
00:58:33de taxer les patrons
00:58:35Moi j'ai terminé
00:58:36par une formule
00:58:37de Shankalevich
00:58:38qui disait
00:58:38des mots
00:58:39des mots
00:58:39vous savez
00:58:39sur les isms
00:58:40les points d'absolu
00:58:41c'est vrai
00:58:42il n'y a pas de projet absolu
00:58:43alors demain
00:58:44que ce soit Édouard Philippe
00:58:45que ce soit quelqu'un d'autre
00:58:46s'il n'y a pas l'envie
00:58:47de réformer profondément
00:58:49la France
00:58:50sur un certain nombre
00:58:51de valeurs
00:58:51de remettre la paix publique
00:58:53de remettre un certain nombre
00:58:54comme on dit
00:58:55l'église au centre du village
00:58:57et non pas
00:58:58d'autres valeurs
00:58:59il y a un vrai enjeu
00:59:00de société
00:59:00plus de démocratie
00:59:01moins de contraites
00:59:02une liberté
00:59:03le combat
00:59:04je reviens sur l'immigration
00:59:05sur l'égalité
00:59:06la capacité d'avoir
00:59:07des écoles
00:59:08qui soient des vraies écoles
00:59:09de la République
00:59:10y compris l'enseignement privé
00:59:11qui aujourd'hui
00:59:12n'est pas sécurisé
00:59:12la capacité d'avoir
00:59:14moins de normes
00:59:15y compris européennes
00:59:16avec ce palais
00:59:17de dames tartines
00:59:18il y a un vrai enjeu
00:59:19de société
00:59:19alors je ne sais pas
00:59:20si c'est le macronisme
00:59:22le je ne sais pas quoi
00:59:23on a besoin
00:59:24d'une autre société
00:59:25et d'un accord
00:59:26et surtout
00:59:26d'un inversement de tendance
00:59:28et aujourd'hui
00:59:28c'est mal barré
00:59:28Raphaël Saint-Ville
00:59:29je serais beaucoup plus court
00:59:31que Bernard
00:59:32petit acte
00:59:33non non non
00:59:35mais c'était
00:59:36parce que
00:59:37je voudrais rebondir
00:59:38sur ce que vous avez pu dire
00:59:40Emmanuel Macron
00:59:42il a voulu transformer
00:59:43la France
00:59:43et je pense que c'est presque
00:59:44une erreur fondamentale
00:59:46et l'erreur originelle
00:59:47c'est qu'en fait
00:59:47il ne s'agit pas
00:59:48de transformer
00:59:49la France
00:59:50il s'agit
00:59:51de la préserver
00:59:51il s'agit
00:59:52de transmettre
00:59:54quelque chose
00:59:54on a vu
00:59:56dans l'ambition
00:59:58voire même
00:59:58l'hubris
00:59:59d'Emmanuel Macron
01:00:00la volonté
01:00:01de laisser une empreinte
01:00:02la vérité
01:00:02c'est que
01:00:03il n'aura rien fait
01:00:05tout cassé
01:00:07ou en tout cas
01:00:08une grande partie
01:00:08et les attentes
01:00:10de ceux
01:00:11qui ont cru
01:00:12en Emmanuel Macron
01:00:13elles ont été déçues
01:00:14parce que
01:00:15je pense que
01:00:15les aspirations profondes
01:00:17de la société
01:00:17c'est vraiment
01:00:18que la société
01:00:18demeure
01:00:19que la France
01:00:21perdure
01:00:21il ne s'agit pas
01:00:22de la transformer
01:00:24dans un grand tout
01:00:25et ça commence
01:00:26avec sa phrase initiale
01:00:27sur l'absence
01:00:28de culture française
01:00:29moi je pense
01:00:30qu'on en est là
01:00:32et c'est difficile
01:00:33de vouloir
01:00:34ne serait-ce que
01:00:35faire vivre
01:00:36l'héritage du macronisme
01:00:37parce qu'il n'y a pas
01:00:38d'héritage
01:00:38Eric Nolot
01:00:39est-ce que finalement
01:00:40la promesse initiale
01:00:41n'était pas un petit peu
01:00:42déconnectée
01:00:43c'est facile à dire
01:00:44c'est-à-dire
01:00:44qu'on a fait
01:00:45un petit peu
01:00:46l'état de la société
01:00:47en termes d'insécurité
01:00:48notre économie
01:00:49etc
01:00:49se dire
01:00:50comme le disait
01:00:51Raphaël Saint-Ville
01:00:51je vais tout changer
01:00:52il faut une nouvelle société
01:00:53il faut tout repenser
01:00:54en politique
01:00:54en fait
01:00:55est-ce que c'est vraiment
01:00:55ça l'urgence ?
01:00:57son livre programme
01:00:58s'intitule
01:00:58les révolutions
01:00:59c'est assez cruel
01:01:01de le rappeler
01:01:02et puis
01:01:03il y a un projet
01:01:05macroniste
01:01:05qui malheureusement
01:01:07se dit en anglais
01:01:08donc ça dit déjà
01:01:09beaucoup de choses
01:01:09la start-up nation
01:01:10c'est-à-dire que la start-up nation
01:01:12ça consiste à considérer
01:01:14qu'en réalité
01:01:15le français n'existe pas vraiment
01:01:17c'est un homo economicus
01:01:19qui n'existe que par là
01:01:20donc c'est un consommateur
01:01:21un investisseur
01:01:22mais pas un français
01:01:23avec
01:01:24voilà
01:01:24il n'y a pas de culture
01:01:25il n'y a pas de racines
01:01:26il n'est pas porteur du culture
01:01:28ben c'est pas ça
01:01:28moi j'irais plus loin que vous
01:01:29Raphaël
01:01:30je ne dirais pas que c'est
01:01:30demeuré
01:01:31je pense qu'il y a même
01:01:32un projet de restauration
01:01:33à faire
01:01:34de restauration
01:01:35de certaines valeurs
01:01:36qui ont été vraiment
01:01:37jetés aux orties
01:01:38tout ça et ringard
01:01:39et regardez ce qui se passe
01:01:40maintenant
01:01:40on en est à un point
01:01:42où Mathieu Kassovitz
01:01:43traite les français de souche
01:01:44de fin de race
01:01:45c'est-à-dire qu'il y a un projet
01:01:47qui est porté à la fois
01:01:49par les technocrates
01:01:50comme Emmanuel Macron
01:01:50et les idéologues
01:01:52un peu bébêtes
01:01:52comme Kassovitz
01:01:53de liquidation
01:01:54je ne sais pas combien de temps
01:01:55les français ont supporté ça
01:01:56vous voyez
01:01:57qu'on leur dise
01:01:57qu'on leur explique
01:01:58que ce sont des fins de race
01:01:59que vous êtes des fins de race
01:02:00que Moustapha et la Tracy
01:02:03utilisent des mots
01:02:05péjoratifs
01:02:05qui est l'équivalent
01:02:06de Bounioul
01:02:06pour un non-arabe
01:02:08de faire un sketch
01:02:09où ils traiteraient
01:02:10les arabes de Bounioul
01:02:11avec un autre
01:02:13qui vous dit
01:02:13écoutez tout ça
01:02:13c'est ringard
01:02:14maintenant c'est
01:02:14start-up nation
01:02:15c'est pas la France
01:02:16c'est pas la Gaule
01:02:18c'est pas le royaume de France
01:02:19la République de France
01:02:20c'est start-up nation
01:02:20cette ambiance de liquidation
01:02:22je pense que c'est à ça
01:02:24que doit
01:02:24que tout ça
01:02:25que doit contrecarrer
01:02:26le prochain locataire
01:02:28de l'Elysée
01:02:29parce que
01:02:30on ne peut pas
01:02:31je pense
01:02:32acquiescer à notre propre
01:02:33effacement
01:02:34à notre propre
01:02:35éradication
01:02:36mais quelles sont
01:02:36les alternatives
01:02:37parce qu'une fois
01:02:39qu'on a dit ça
01:02:39le macronisme
01:02:40c'est terminé
01:02:41moi je vois pas bien
01:02:41quelles sont
01:02:42les alternatives
01:02:43actuellement
01:02:44moi je crois
01:02:45je pense
01:02:46je monopoisse la parole
01:02:48mais je crois
01:02:49que ce qu'on attend
01:02:50c'est quelqu'un
01:02:51qui soit porteur
01:02:52d'un projet de rupture
01:02:53je ne vois pas
01:02:54le macronisme
01:02:55comme un projet
01:02:55de rupture
01:02:56sinon dans le sens
01:02:57négatif
01:02:57donc moi par exemple
01:02:58Edouard Philippe
01:02:59je n'attends rien
01:03:00d'Edouard Philippe
01:03:01en plus
01:03:01il essaie de se refaire
01:03:03une virginité
01:03:03nous nous sommes gourés
01:03:04sur tout
01:03:04nous avons menti
01:03:05sur tout
01:03:06mais là j'ai compris
01:03:06votez pour moi
01:03:08bon ben voilà
01:03:08allez évidemment
01:03:09pour les quelques minutes
01:03:10qui nous restent
01:03:11on va reparler
01:03:12du match
01:03:12de ce soir
01:03:13on va se rendre
01:03:14d'ailleurs sur place
01:03:15dans un instant
01:03:15mais d'abord
01:03:16je voudrais
01:03:16vous montrer
01:03:17cette séquence
01:03:18Fabrice Elsner
01:03:19notre journaliste
01:03:20était à bord
01:03:21de l'avion
01:03:21qu'il a mené
01:03:22à Munich
01:03:23et le moins
01:03:23que l'on puisse dire
01:03:24c'est qu'il était
01:03:24déjà dans l'ambiance
01:03:25regardez
01:03:26je tiens à souhaiter
01:03:29une très bonne finale
01:03:30à tous les supporters
01:03:31présents à bord
01:03:31une dernière pour la route
01:03:38ou pas ?
01:03:38Henri et J
01:03:40deux euros pour qui ?
01:03:41il faut préciser
01:03:41nous c'est toujours
01:03:42tous ensemble on chante
01:03:43c'est un vilain
01:03:44c'est un vilain
01:03:44c'est ça ?
01:03:45cet amour qu'on a pour pas
01:03:47qui ne cessera jamais
01:03:50après tant d'années
01:03:54de galères et de combats
01:03:57Paris
01:03:58voilà pour l'ambiance
01:04:09dans l'avion
01:04:10vous connaissiez
01:04:11cette chanson ça va ?
01:04:12non et vous ?
01:04:13j'ai l'impression
01:04:13que c'est eux
01:04:14qui l'ont inventée
01:04:14parce que même
01:04:14Eric Nolo
01:04:15qui est fan
01:04:15ne connait pas la chanson
01:04:16ils ont dû inventer ça
01:04:17dans l'avion
01:04:18on va se rendre justement
01:04:19à Munich
01:04:19on rejoint Louis Vix
01:04:21et Bertrand Oscar
01:04:22vous êtes déjà
01:04:23évidemment sur place
01:04:24rappelez-nous
01:04:25les enjeux de ce match
01:04:26pour info déjà
01:04:31c'est une chanson
01:04:31c'est un classique
01:04:32c'est pas inventé
01:04:34dans l'avion
01:04:35sur la séquence
01:04:37il y a quelques secondes
01:04:38l'enjeu il est simple
01:04:40c'est d'avoir un deuxième
01:04:41club français
01:04:41qui soulève la plus
01:04:42prestigieuse des compétitions
01:04:43de club
01:04:44après l'Olympique de Marseille
01:04:45en 1993
01:04:46ce n'est pas normal
01:04:47pour une nation
01:04:48comme la France
01:04:49qui est des quatre
01:04:50des sept dernières
01:04:50finales de coupe du monde
01:04:51d'avoir aussi peu
01:04:52de représentants
01:04:53en finale de la Ligue
01:04:54des champions
01:04:55c'est seulement la huitième fois
01:04:56de l'histoire
01:04:56que ça arrive
01:04:57pour le moment
01:04:58le bilan il est mauvais
01:04:58six défaites
01:04:59et donc une seule victoire
01:05:00Marseille en 1993
01:05:02pourquoi on y croit
01:05:03ce soir pour le Paris Saint-Germain
01:05:04parce qu'en 1993
01:05:05c'était déjà ici à Munich
01:05:07face à l'autre équipe
01:05:08de Milan
01:05:08et que donc le Paris Saint-Germain
01:05:10qui affronte l'Inter
01:05:11ce soir
01:05:12à travers sa formidable épopée
01:05:13sa formidable campagne
01:05:15qui nous a fait frissonner
01:05:16avec Ousmane Dembélé
01:05:17et tous ses joueurs
01:05:18avec une force collective
01:05:19qui se dégage
01:05:20à l'opportunité
01:05:21de marquer l'histoire
01:05:22du football
01:05:22le football qui a
01:05:23ce formidable pouvoir
01:05:25de réunir les peuples
01:05:26autour d'un socle commun
01:05:27et ça ça fait du bien
01:05:29à l'heure où l'on se parle
01:05:30et puis surtout
01:05:31les supporters du Paris Saint-Germain
01:05:33qui vont envahir
01:05:34et qui ont déjà commencé
01:05:35à envahir
01:05:36la capitale de la Bavière
01:05:37avec une formidable ambiance
01:05:39qui va nous porter
01:05:39jusqu'au coup d'envoi
01:05:40ce soir à 21h
01:05:41bien entendu sur Cannes
01:05:43merci beaucoup
01:05:43et merci
01:05:44c'est pour ça
01:05:45que c'est important
01:05:45de vous avoir
01:05:45pour ces précisions
01:05:46sur cette chanson
01:05:47qu'on ne connaissait pas
01:05:48mais
01:05:49pour le socle commun
01:05:51il y a quand même
01:05:52quelques territoires perdus
01:05:55par exemple
01:05:56du côté de Marseille
01:05:57ce qui se vend très très bien
01:05:58en ce moment
01:05:58c'est les maillots
01:05:59de l'Inter de Milan
01:05:59pour vous dire
01:06:00qui sont
01:06:00très supporters du PSG
01:06:02mais sinon
01:06:03en effet
01:06:04la France est plutôt
01:06:05derrière le PSG
01:06:05parce que
01:06:05c'est pas seulement le PSG
01:06:06c'est qu'en effet
01:06:07ça a été très justement rappelé
01:06:08le bilan en Coupe d'Europe
01:06:09c'est vraiment misérable
01:06:10pour un grand pays de football
01:06:11c'est vraiment misérable
01:06:12donc ce serait
01:06:13une manière de redorer
01:06:14un peu notre blason
01:06:15on a envie
01:06:16Bernard Conada
01:06:17d'être un peu chauvin
01:06:18même si on ne supporte pas
01:06:19forcément Paris
01:06:20de se dire que
01:06:21cette victoire
01:06:22elle serait quand même belle
01:06:23écoutez moi
01:06:23je ne suis pas un spécialiste de foot
01:06:25moi non plus
01:06:25c'est pour ça
01:06:26je ne vais pas voir
01:06:26j'ai vraiment envie
01:06:27que le PSG gagne
01:06:28parce que je crois
01:06:29que c'est bien pour Paris
01:06:30c'est bien pour les supporters
01:06:32c'est bien
01:06:32regardez la joie
01:06:33des supporters
01:06:34dans cet avion quand même
01:06:35ça change
01:06:36épice froid
01:06:37que l'on voit d'habitude
01:06:38c'est pas ceci
01:06:39c'est pas cela
01:06:40donc il y a un peu d'espoir
01:06:41ce sport
01:06:42bravo quoi
01:06:44bravo
01:06:44et puis on verra demain
01:06:45et après demain
01:06:45et pour l'instant
01:06:46si on peut gagner cette coupe
01:06:47c'est un beau parcours
01:06:49ça va ravir un certain nombre de monde
01:06:51ça valorise les sportifs
01:06:53qui ont travaillé depuis des années
01:06:54donc moi je vais regarder ce soir
01:06:55et je ne regarde pas souvent
01:06:56les balles de foot
01:06:57et bien très bien
01:06:58soyez nombreux
01:06:59effectivement
01:07:00un match à suivre sur Canal
01:07:02c'est la fin de cette émission
01:07:03je remercie d'abord
01:07:03évidemment mes quatre invités
01:07:05de m'avoir accompagné
01:07:06pendant cette heure et demie
01:07:07tout de suite
01:07:08et comme chaque samedi
01:07:09vous retrouvez
01:07:10bonjour docteur Milleau
01:07:11je vous le disais tout à l'heure
01:07:12on est sur la journée mondiale
01:07:13d'arrêt du tabac
01:07:14et donc Brigitte va vous donner
01:07:15les bonnes raisons
01:07:17d'arrêter de fumer
01:07:17quant à moi
01:07:18je vous retrouve à 19h
01:07:19dans Face à Boc Côté
01:07:21bonne journée sur CNews
01:07:211
01:07:221
01:07:241
01:07:261
01:07:271
01:07:281
01:07:281
01:07:291
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