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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00:00Je suis top.
00:00:01Bienvenue dans l'heure des pro week-end.
00:00:04On est ensemble jusqu'à 10h30 sur l'antenne de CNews.
00:00:07C'est une information qui n'a pas vraiment fait les gros titres en France.
00:00:11L'Allemagne a voté hier la suspension pour au moins deux ans du regroupement familial.
00:00:16La mesure a été adoptée largement au Bundestag, le Parlement allemand.
00:00:20L'Allemagne a aussi décidé il y a quelques mois de reprendre les contrôles à ses frontières
00:00:24et de refouler les demandeurs d'asile.
00:00:26Qu'apprange, il serait donc possible de prendre des mesures fermes en matière d'immigration
00:00:30malgré le cadre européen, sans mettre à mal le sacro-saint état de droit.
00:00:35Il serait possible d'avancer en dépit des clivages politiques au nom de l'intérêt du pays.
00:00:39Je rappelle que l'Allemagne est gouvernée par une coalition composée du Parti conservateur de droite
00:00:44et des sociodémocrates de gauche.
00:00:46Tous ont voté pour ce texte au nom du principe de réalité.
00:00:49Le ministre de l'Intérieur allemand affirme que les capacités d'intégration ont une limite
00:00:54et qu'il faut désormais dissuader les nouvelles arrivées.
00:00:57Pendant ce temps-là, en France, nous ne sommes même pas capables d'interdire les mariages aux OQTF.
00:01:02La journée de jeudi a montré un spectacle absolument désolant.
00:01:05Une proposition du groupe d'Éric Ciotti, débattue pendant des heures, n'aura accouché d'aucun vote.
00:01:11La gauche a fait de l'obstruction pendant que les LR étaient tout simplement absents.
00:01:15Nous sommes donc condamnés à ne rien faire.
00:01:17Un pays plongé dans le formol en attendant en 2027,
00:01:20pendant que nos voisins, eux, prennent conscience de la situation.
00:01:23Et en France, même quand nos députés arrivent à mettre leur querelle politicienne de côté,
00:01:27c'est le Conseil constitutionnel qui vient mettre son grain de sel,
00:01:31notamment sur la loi pour la justice des mineurs.
00:01:35Il est 9h, le point sur l'information avec vous, Michael Dorian.
00:01:38Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:01:40Six personnes ont été blessées lors d'une fusillade à Nîmes.
00:01:43Ça s'est passé dans le quartier Pisse-Vin-Val-de-Gour.
00:01:45Le pronostic vital d'une des victimes est engagé.
00:01:47L'auteur présumé muni d'une arme longue et toujours en fuite,
00:01:51des CRS ont été déployés en renfort dans la zone.
00:01:55L'Iran organise ce matin des funérailles nationales
00:01:58pour une soixantaine de haut-gradés et de scientifiques nucléaires
00:02:02tués pendant la guerre de 12 jours contre Israël.
00:02:04La cérémonie d'hommage a commencé.
00:02:06La télévision d'État précise que le président iranien Massoud,
00:02:09Pézekiel, participe à ces funérailles.
00:02:11Et puis c'est probablement l'événement People de l'année,
00:02:14le mariage du patron d'Amazon Jeff Bezos
00:02:17et de l'ancienne présentatrice de la chaîne américaine Fox News,
00:02:20Lorraine Sanchez.
00:02:22Trois jours de festivité à Venise
00:02:23pour un coût total estimé à 10 millions de dollars.
00:02:26La fille du président américain, Yvanka Trump,
00:02:28les sœurs Kardashian ou encore Leonardo DiCaprio
00:02:31font partie des invités.
00:02:34Merci Michael, à tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:37Je salue mes invités ce matin.
00:02:38Charlotte Dornelas, bonjour.
00:02:39Céline Pina, Sabrina Medjeber est avec nous.
00:02:42Jules Torres également, Axel Ronde.
00:02:44Et Pierre Lelouch, bonjour à tous les six.
00:02:46Alors on voit, il est possible d'agir en matière d'immigration.
00:02:49Mais quelle surprise !
00:02:50Malgré tous les cadres, malgré...
00:02:52C'est possible, qu'apprège !
00:02:54Le regroupement familial va être suspendu en Allemagne pour deux ans.
00:02:56Alors ça concerne un peu plus de 10 000 personnes.
00:02:58Mais c'est surtout pour dissuader.
00:03:00Ça montre quand même qu'il y a des pays qui sont en train d'avancer
00:03:02pendant que nous, on est plongés dans les débats politiques.
00:03:05Et vous avez suivi, Jules, cette semaine, les débats à l'Assemblée jeudi.
00:03:08On n'a pas pu avancer sur aucun point.
00:03:10On voit dans tous les pays, quasiment tous les pays européens,
00:03:13qu'il y a un durcissement des conditions, en tout cas de la fermeté
00:03:17quant à l'immigration et à l'immigration massive.
00:03:20On a la Pologne, on a même les Pays-Bas qui voulaient sortir,
00:03:24souvenez-vous, de cette fameuse loi immigration
00:03:26qui a été votée par le Parlement européen,
00:03:29que nous en France, on essaye de retranscrire.
00:03:31Et encore, même ça, on sait qu'on est très loin de toutes ces choses-là.
00:03:35Même les Anglais, qui ont une histoire particulière avec l'immigration,
00:03:38ont décidé quasiment de fermer les vannes.
00:03:40Et il y a aussi le régime danois, social-démocrate,
00:03:45qui a fermé et qui a une position extrêmement large.
00:03:49Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas voté Maastricht.
00:03:50Et c'est vrai qu'il n'y a qu'en France,
00:03:52et j'ajouterais le régime espagnol,
00:03:54qui décide d'ouvrir encore les vannes.
00:03:56En France, il y a par idéologie socialiste plus que par réalité,
00:04:00mais ils pèleront évidemment le prix de cette immigration massive pendant des années.
00:04:04Et en France, on a le sentiment que notre classe politique
00:04:07est en train de faire le constat,
00:04:08mais que jamais on passe aux actes,
00:04:10puisque quand il faut passer aux actes,
00:04:12et c'était le cas avec la loi immigration,
00:04:13et vous l'avez dit dans votre édito,
00:04:15il y a les juges et le Conseil constitutionnel qui vous censurent 35 articles répressifs.
00:04:19En Allemagne, ils arrivent à dépasser les clivages pour s'entendre
00:04:21et dire, bon, là, il y a un principe de réalité.
00:04:23La situation, elle est en train de nous échapper.
00:04:24On a accueilli trop de réfugiés, notamment en 2015.
00:04:28Les temps de dire stop.
00:04:29Là-bas, ils sont capables de s'entendre.
00:04:31En France, visiblement, on n'en est pas encore à ce niveau-là de maturité politique.
00:04:34Oui, c'est consternant, parce que les chiffres,
00:04:37je crois que maintenant tout le monde les connaît,
00:04:39on en est à plus de 500 000 entrées légales.
00:04:41On en est record en 2024.
00:04:42Légales en France.
00:04:43500 000 entrées légales par an en France,
00:04:46dont 90 000 droits au point familial,
00:04:49150 000 demandeurs d'asile.
00:04:51L'asile est complètement dévoyé.
00:04:52C'est devenu une piste d'immigration.
00:04:54Les gens qui rentrent pour se faire soigner,
00:04:56parce que ça aussi, c'est une piste d'immigration.
00:04:58Bref, c'est une pétodière absolue.
00:05:00La France ne contrôle absolument plus ses frontières.
00:05:03Et elle a même abdiqué avec un tas de gens
00:05:06qui sont dans des couverts d'honneur.
00:05:08Je pense à M. François Héran, par exemple,
00:05:10qui se proclame démographe,
00:05:12alors que c'est un sociologue de gauche,
00:05:14voire d'extrême gauche,
00:05:15qui vous explique que tout ça, c'est bien.
00:05:17D'ailleurs, ils reconnaissent le grand remplacement.
00:05:19Le plus drôle, c'est que beaucoup de ces intellectuels de gauche
00:05:22reconnaissent qu'on est dans un grand remplacement.
00:05:24Mais c'est bien.
00:05:25C'est bon pour la France, la créolisation, comme dit Mélenchon.
00:05:29Et puis, de toute façon, autrement, on ne pourrait pas.
00:05:31Donc, il faut encourager l'immigration.
00:05:33Donc, cette école d'extrême gauche
00:05:35qui a complètement corrompu toute étude démographique en France
00:05:38est à l'origine de ça.
00:05:39Deuxièmement, il y a quand même la justice administrative.
00:05:42Je rappelle que, parce que j'ai beaucoup, beaucoup travaillé là-dessus
00:05:46depuis très longtemps,
00:05:48le regroupement familial, c'est 1996.
00:05:52Et à l'époque, j'avais posé la question,
00:05:55après, à Chirac comme à Balladur,
00:06:01qui a fait le regroupement familial ?
00:06:03Et chacun m'a dit, c'est pas moi.
00:06:04C'est Giscard.
00:06:05C'est Giscard, pardon.
00:06:06J'ai posé la question à Giscard.
00:06:08Giscard a dit, c'est pas moi, c'est Chirac.
00:06:09Chirac m'a dit, c'est Giscard.
00:06:12Donc, personne ne reconnaît la paternité de cette décision ?
00:06:15Absolument.
00:06:16La vérité, c'est que Raymond Barr,
00:06:17quand il a été nommé Premier ministre,
00:06:18a essayé de stopper le regroupement familial.
00:06:21Mais entre-temps, le Conseil d'État a validé la chose.
00:06:26Et depuis, c'est devenu une directive européenne.
00:06:28Donc, une loi européenne.
00:06:29Et donc, en vérité, le regroupement familial
00:06:32a changé complètement la donne de l'immigration en France.
00:06:35Puisque avant, vous aviez une immigration de travail temporaire.
00:06:38Et à partir du moment où vous rentrez avec la famille,
00:06:41vous êtes dans une immigration de peuplement.
00:06:45Et c'est ce qui se passe.
00:06:46Nous sommes dans une immigration de peuplement
00:06:48avec le résultat qui est que, en gros,
00:06:50un tiers du pays a maintenant des origines immigrées.
00:06:54Donc, on a changé profondément...
00:06:56Vous dites un tiers, je crois que Mélenchon dit un quart.
00:06:58Oui, enfin, c'est entre le quart et le tiers.
00:06:59Non, ça dépend des études.
00:07:01Vous verrez tout à l'heure Mélenchon qui en a parlé, justement.
00:07:02Mais on est à des proportions de populations immigrées
00:07:05tout à fait considérables,
00:07:07qui ont changé le peuple de France,
00:07:09qui ont changé la donne politique aussi,
00:07:11qui ont changé la géographie urbaine de ce pays.
00:07:15C'est tout à fait important.
00:07:16Donc, plutôt que de l'ignorer ou de le passer sous silence,
00:07:19autant regarder le problème en face,
00:07:20dire est-ce qu'on veut continuer comme ça ou pas ?
00:07:23Est-ce qu'on veut ou pas, si on a besoin d'immigration,
00:07:26c'est l'exceler...
00:07:27À qui vous posez la question ?
00:07:27Parce que les Français, je pense que la réponse, elle est claire.
00:07:30Si vous posez les questions que vous venez de poser,
00:07:31vous les posez aux Français, la réponse est très claire.
00:07:33Le problème, c'est que...
00:07:33La question, c'est maintenant comment, politiquement,
00:07:35on applique l'aspiration des Français.
00:07:37Politiquement, rien ne sera fait dans ce pays,
00:07:39dans ce domaine comme dans d'autres,
00:07:40dans les deux ans qui viennent.
00:07:41Donc, c'est une catastrophe annoncée.
00:07:43Ça va continuer comme avant,
00:07:44parce que le système est totalement paralysé
00:07:46par la décision de M. Macron de rester au pouvoir.
00:07:49Justement, c'est intéressant,
00:07:50parce que l'information qui nous vient d'Allemagne,
00:07:52elle télescope un peu l'actualité en France.
00:07:54On a appris ces dernières heures...
00:07:55Mais Thomas, l'information qui vient d'Allemagne,
00:07:59nous sommes allés à l'OTAN il y a trois jours
00:08:01pour dire qu'on allait passer à 5% du PIB pour la défense.
00:08:05L'Allemagne le fait, la France ne le fait pas.
00:08:06Donc, on va à une réunion internationale,
00:08:08on engage la parole de la France,
00:08:10et c'est pipo, parce que derrière, on ne va pas le faire.
00:08:13Les Allemands le font.
00:08:14Mais sur la question de l'immigration,
00:08:16ce qui m'intéresse,
00:08:16on va voir le tweet de Jordan Bardella
00:08:17qui a réagi aux chiffres records de l'immigration,
00:08:20en 2024, avec des records absolus,
00:08:24des titres de séjour accordés,
00:08:25notamment à des Algériens,
00:08:26la hausse des naturalisations,
00:08:28droit d'asile dévoyé.
00:08:29Il n'y a aucun effet Retailleau,
00:08:30dit Jordan Bardella,
00:08:31aucune reprise de contrôle,
00:08:33la submersion continue.
00:08:34On a vu Bruno Retailleau, en plus,
00:08:35dans la semaine, aller voir justement
00:08:36son homologue allemand.
00:08:38C'est vrai qu'on est obligé de constater
00:08:39que Bruno Retailleau seul
00:08:40ne pourra pas dépasser la situation politique.
00:08:43Ça n'étonne personne.
00:08:45Que peut un homme seul ?
00:08:46Il n'a pas de baguette magique.
00:08:48Bruno Retailleau, il n'y a pas de majorité.
00:08:49Donc vous n'avez pas de possibilité
00:08:51de faire passer des lois.
00:08:53Il n'y a pas de majorité.
00:08:54Vous n'allez pas changer la Constitution.
00:08:55Vous n'avez même pas les moyens de le faire.
00:08:57Et en plus, quand vous agissez aujourd'hui,
00:09:00le gouvernement est quand même sous le coup
00:09:03d'une possible motion de censure,
00:09:05qui pour l'instant ne devrait pas passer
00:09:07parce que ce n'est pas dans l'intérêt du RN.
00:09:09Mais en plus, vous avez un gouvernement
00:09:10qui n'est même pas maître de son calendrier,
00:09:13qui ne sait même pas quelle est sa durée de vie.
00:09:15Voilà, c'est déjà presque une matière...
00:09:16La date de péremption est déjà dépassée.
00:09:20La seule chose qu'on ne sait pas,
00:09:21c'est quand est-ce qu'on va vider le frigo.
00:09:23Voilà où on en est.
00:09:24Et le problème, c'est qu'on n'a aucun espoir
00:09:26à proposer aux Français.
00:09:28Donc l'agacement et l'énervement montent.
00:09:30Et ils montent d'autant plus
00:09:31que les mensonges de la classe politique ressortent.
00:09:35Parce que qu'est-ce que nous dit
00:09:36cette information de l'Allemagne ?
00:09:38Elle nous dit que tout ce qu'on nous a raconté
00:09:40n'est que mensonge.
00:09:40Les mensonges, puisqu'on avait le sentiment
00:09:43que simplement agir en matière d'immigration,
00:09:46c'était quasiment rompre avec l'Europe.
00:09:48Que si on se mettait à remettre en cause
00:09:50certains traités en les rediscutant,
00:09:53c'était une rupture avec l'Europe.
00:09:55On ne pouvait pas bouger,
00:09:57y compris face à la réalité
00:09:59ou face à nos erreurs
00:10:00ou aux choses qu'on aurait signées
00:10:01de façon un peu trop rapide,
00:10:03tout simplement parce qu'on était accusé
00:10:05de vouloir la rupture avec l'Europe.
00:10:07Le président s'est lié les mains lui-même.
00:10:11Sa faiblesse politique fait qu'aujourd'hui,
00:10:13de toute façon, il n'a plus aucun levier.
00:10:15Que voulez-vous qu'on fasse
00:10:17à part attente de 2027
00:10:18en espérant qu'en 2027,
00:10:20on ne refera pas le coup des castors
00:10:22pour qu'on se retrouve dans l'impuissance
00:10:24et l'immobilité pour à nouveau 5 ans ?
00:10:27Ce qui serait dramatique.
00:10:28Là, on n'est déjà quand même pas loin
00:10:29d'être dans une situation vraiment critique.
00:10:31Je note aussi au passage
00:10:32que souvent on nous parle du modèle allemand,
00:10:34il faut s'inspirer de l'Allemagne
00:10:35pour tout un tas de choses.
00:10:36Pour l'immigration, par contre, jamais.
00:10:38Là, ça ne nous intéresse pas
00:10:39de regarder ce qui se fait en Allemagne.
00:10:40D'ailleurs, pas que en Italie, au Royaume-Uni.
00:10:42L'immigration, en tout cas,
00:10:43c'est un concept évidemment
00:10:44que Jean-Luc Mélenchon a repris à son compte.
00:10:47Il a donné hier une interview de 3 heures,
00:10:48un long interview du leader de la France insoumise.
00:10:51Très instructif, cette interview,
00:10:52parce qu'il avance vraiment à visage démasqué.
00:10:54Maintenant, Jean-Luc Mélenchon,
00:10:55il dit très clairement
00:10:56ce qu'il n'osait peut-être pas dire avant,
00:10:58notamment sur la question migratoire.
00:11:00Il appelle clairement les réfugiés
00:11:03à venir épouser nos fils et nos filles.
00:11:06Voilà ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.
00:11:07On l'écoute.
00:11:09La question qui se posera à ce moment-là,
00:11:12de toute façon, ça se fera,
00:11:13qu'ils le veuillent ou non.
00:11:14D'ailleurs, ça se fait déjà.
00:11:16Ça va être plutôt de se demander
00:11:17comment on fait un peuple
00:11:18et pas une addition de ghetto.
00:11:21Il va y avoir ce débat.
00:11:22Et puis, on portera notre position,
00:11:24qui n'est pas une position.
00:11:25Nos bordures, les frontières n'existent pas,
00:11:28et tout ça, parce que ça, c'est pas possible.
00:11:31Mais pour plein de raisons.
00:11:33Mais en tout cas, on va pas dire aux gens
00:11:35mourraient dans la Méditerranée.
00:11:36Moi, je préfère qu'ils soient vivants
00:11:37et qu'ils viennent ici avec nous
00:11:38épouser nos filles et nos gars
00:11:40et que, bon, nos familles prospèrent.
00:11:44Moi, aujourd'hui, on a établi la statistique.
00:11:46Un Français sur quatre.
00:11:48Dans ma jeunesse, c'était un sur dix
00:11:49à un grand-père étranger.
00:11:50Tu t'imagines ?
00:11:51Quand Claude a dit qu'il y avait un risque
00:11:52de submersion migratoire,
00:11:54moi, je suis un agent de submersion migratoire,
00:11:56s'il vous plaît.
00:11:57Épouser nos fils, nos filles et nos gars,
00:11:59dit Jean-Luc Mélenchon, Charlotte.
00:12:01Là, la vision, elle est vraiment claire.
00:12:02On avait déjà le concept de créolisation,
00:12:04de Nouvelle-France.
00:12:04Bon, chaque fois, c'est un peu détaillé.
00:12:06C'est la même idée.
00:12:08C'est la même.
00:12:08Mais Jean-Luc Mélenchon met des mots
00:12:10un peu radicaux, en tout cas,
00:12:11qui nous réveillent sur une réalité
00:12:13que Jean-Luc Mélenchon n'a pas décidée.
00:12:14Si je puis me permettre.
00:12:15Il est en train de décrire une situation
00:12:17qu'il appelle de ses voeux.
00:12:18Mais je note que tous les gens
00:12:19qui ont été au pouvoir
00:12:20ont créé cette situation
00:12:21sans jamais tenter de l'inverser.
00:12:24Et là, en l'occurrence,
00:12:25il pose la question
00:12:26de comment on va faire un peuple.
00:12:28C'est une question qui n'est pas idiote.
00:12:30Honnêtement, il pose la question
00:12:31de comment on va vivre ensemble, en fait.
00:12:34Question qu'on se pose depuis des années.
00:12:35Alors, lui, il dit que ça va bien se passer.
00:12:36On va tous se marier.
00:12:37Apparemment, il a un peu de mal
00:12:40à concevoir ou à prendre en compte
00:12:42la réalité déjà aujourd'hui.
00:12:45Objectivement, quoi qu'on pense
00:12:46de la question migratoire,
00:12:47de est-ce qu'il faut la poursuivre,
00:12:48dans quelle mesure, avec qui, etc.
00:12:51Objectivement, aujourd'hui,
00:12:51il est impossible de dire
00:12:52que ça se passe correctement.
00:12:53C'est impossible de le dire.
00:12:55On peut le déplorer,
00:12:55on peut être très triste,
00:12:56on peut s'engueuler sur les causes,
00:12:58on peut se débattre à l'infini
00:13:00sur la réponse à y apporter.
00:13:02Mais c'est quand même assez dingue
00:13:04de faire comme si tout allait bien
00:13:05et qu'on allait poursuivre ça
00:13:06et que ça allait être merveilleux.
00:13:07Jean-Luc Mélenchon, ça fait très longtemps
00:13:09qu'il dit que tout ça va se dissoudre
00:13:10dans le camembert, l'universalisme
00:13:13et la République.
00:13:13Ça fait très longtemps qu'il a ce discours-là,
00:13:15il n'est pas le seul du tout.
00:13:16Il continue à l'avoir
00:13:17comme si la réalité vraiment n'existait pas.
00:13:20Mais il y a une chose qui est intéressante
00:13:21dans ce qu'il dit,
00:13:22c'est qu'il dit
00:13:23qu'on ne va pas les laisser se noyer
00:13:24en Méditerranée.
00:13:26Mais ça, on est tous d'accord.
00:13:27Ce n'est vraiment pas une solution pour personne.
00:13:28Il n'y a pas les gens
00:13:29dans la classe politique
00:13:30qui disent qu'on va les laisser se noyer
00:13:31et les autres qui disent
00:13:32qu'on ne va pas les laisser se noyer.
00:13:33Simplement, la question est de dire
00:13:34est-ce que le levier politique,
00:13:37c'est d'empêcher les départs
00:13:38et de dissuader les départs,
00:13:40ce qui sauve aussi des vies en Méditerranée,
00:13:42je le précise,
00:13:43ou alors de dire
00:13:43on va aller chercher tous les candidats au départ
00:13:45et les amener en Europe.
00:13:47C'est par exemple
00:13:47ce que prônent les associations
00:13:49à qui l'Allemagne vient de couper les subventions également.
00:13:52Donc là, Jean-Luc Mélenchon nous dit clairement
00:13:54on va faire des routes sûres,
00:13:55on va aller les chercher.
00:13:57Et pourquoi je dis que c'est intéressant ?
00:13:59Parce que là, on voit deux visions
00:14:01qu'on connaît déjà,
00:14:03mais qui s'appliquent dans les faits.
00:14:05Le fait d'aller les chercher,
00:14:06c'est ce qu'on voit depuis des années,
00:14:07c'est ce dont sont accusés les ONG notamment,
00:14:10le fait d'accompagner ce voyage-là.
00:14:11On a vu une augmentation considérable
00:14:13des traversées notamment en Méditerranée.
00:14:15Et l'autre versant, c'est Georgia Meloni
00:14:17qui, il y a deux ans,
00:14:19prend un décret qui vise précisément
00:14:20le travail des ONG en Méditerranée
00:14:22en les contraignant énormément
00:14:24et le résultat, c'est moins 60%
00:14:27de traversées vers l'Italie en un an.
00:14:29Donc, en l'occurrence,
00:14:32que vous les sauviez,
00:14:32que vous preniez en charge les bateaux
00:14:33ou que vous les empêchiez de partir,
00:14:35il y a moins de morts en Méditerranée.
00:14:36Donc l'un n'est pas plus humain
00:14:38ou plus vertueux que l'autre.
00:14:39Il y a simplement une différence
00:14:40de stratégie.
00:14:43Et je pense qu'en effet,
00:14:44si on demande aux Français,
00:14:46ils opteront plus pour l'option en Mélanie.
00:14:48Et c'est justement tout le problème
00:14:49de la rhétorique Mélenchonienne,
00:14:50c'est qu'il fait fi de deux données majeures.
00:14:53D'abord, le consentement de la population.
00:14:54Je pense que si sa proposition,
00:14:57je pense qu'elle n'est pas partagée
00:14:58par une majorité de Français.
00:14:59D'où l'intérêt de la changer.
00:15:00D'où l'intérêt de la changer
00:15:01et de poursuivre cela.
00:15:03Et puis surtout, il oublie
00:15:03que l'immigration massive,
00:15:05aujourd'hui,
00:15:06rend quasiment tout hors de contrôle.
00:15:08C'est-à-dire qu'on voit
00:15:09que nos services publics sont affectés,
00:15:11que nos écoles sont affectées.
00:15:13Quand vous allez dans certaines écoles,
00:15:14notamment en Seine-Saint-Denis,
00:15:16où dans les Bouches-du-Rhône,
00:15:17vous avez un tiers des élèves
00:15:18qui ne parlent pas français.
00:15:19Ça, c'est une réalité.
00:15:20Alors, je sais qu'il veut inventer
00:15:21une langue créolisée,
00:15:23mais du reste,
00:15:24on a encore dans l'école de la République,
00:15:25dans l'école française,
00:15:26la langue française qui est enseignée.
00:15:28On ne sait même plus
00:15:29si on se comprend absolument.
00:15:31Et surtout, il y a le coût,
00:15:32si je puis dire, immatériel
00:15:34aujourd'hui de l'immigration.
00:15:35On sait que le coût, par exemple,
00:15:36sur l'insécurité
00:15:37et sur le manque de cohésion nationale,
00:15:39ce n'est pas quelque chose
00:15:40qu'on peut percevoir
00:15:41dans l'économie
00:15:42ou dans l'aspect des flux,
00:15:45mais c'est quelque chose
00:15:46que les Français ressentent.
00:15:47Et c'est pour ça
00:15:48qu'ils sont opposés
00:15:49à cette immigration massive.
00:15:50Il y a un problème basique,
00:15:51c'est que dans une logique communautariste,
00:15:54vous ne partagez ni la table
00:15:55ni le lit.
00:15:57Il n'y a pas d'alliance possible
00:15:58parce que vous ne pouvez pas
00:15:59partager la même nourriture
00:16:00puisque celle des autres
00:16:01est impure.
00:16:03Et que la femme
00:16:04est une clôture communautaire,
00:16:06c'est-à-dire que la femme,
00:16:07elle est là,
00:16:08c'est un ventre qui est là
00:16:10parce que la communauté,
00:16:11c'est la loi du nombre.
00:16:12Si vous êtes plus nombreux,
00:16:13c'est vous le dominant.
00:16:15La femme est le ventre
00:16:16qui vous permet d'être dominant
00:16:17grâce à son atout démographique.
00:16:21Donc là,
00:16:21vous,
00:16:22vous devez prendre la femme
00:16:23des autres groupes,
00:16:24mais vos femmes
00:16:26doivent rester pour vous.
00:16:28Donc,
00:16:28vous avez une logique
00:16:29de gestion,
00:16:30en fait,
00:16:31du mariage
00:16:32et de ce type de lien
00:16:33qui est totalement inverse
00:16:35par rapport à ce que raconte
00:16:37Jean-Luc Mélenchon.
00:16:38Et dans ces logiques
00:16:39communautaristes-là,
00:16:40vous ne formez pas de peuple,
00:16:42vous essayez de savoir
00:16:43quel groupe ethnique
00:16:44est dominant.
00:16:45donc,
00:16:46il se moque de nous
00:16:47parce que ces réalités-là,
00:16:48elles sont anthropologiques
00:16:49et il les connaît parfaitement.
00:16:51Et pire que ça,
00:16:52je voudrais dire...
00:16:53Axel et puis Pierre,
00:16:54après.
00:16:54Et pire que ça,
00:16:54finalement,
00:16:55il attaque frontalement
00:16:56la République,
00:16:57nos valeurs.
00:16:58En fait,
00:16:58c'est peut-être ça,
00:16:58sa VIème République,
00:16:59faire disparaître
00:17:00la République française.
00:17:01C'est tout simplement
00:17:02puisque,
00:17:03comme vous avez bien dit,
00:17:05effectivement,
00:17:06il y aura une personne
00:17:08qui va,
00:17:08un groupe ethnique
00:17:09va dominer forcément
00:17:11une autre...
00:17:12C'est dans la nature
00:17:13des choses.
00:17:13Vous savez,
00:17:14on le voit déjà,
00:17:15nous,
00:17:16policiers,
00:17:17dans certaines zones
00:17:18où il y a des communautés
00:17:21qui vont faire la loi,
00:17:24que ce soit sur le trafic de grogues,
00:17:26que ce soit sur le trafic de cigarettes
00:17:28et tout genre de type de trafic.
00:17:30on voit bien que dans certains endroits,
00:17:32ce sont des communautés
00:17:33bien particulières
00:17:34qui dominent cela.
00:17:35Donc,
00:17:36penser que ça va bien se passer,
00:17:38que tout ça,
00:17:39ça va être un monde
00:17:40de bisounours,
00:17:41je pense que c'est une grave erreur
00:17:42que fait M. Mélenchon.
00:17:43En tous les cas,
00:17:44il essaye de récupérer
00:17:45un certain clientélisme électoral.
00:17:49Je voudrais qu'on écoute
00:17:52un autre extrait
00:17:52de l'interview de Jean-Luc Mélenchon
00:17:53et Sabrina,
00:17:54je vous fais réagir aussi
00:17:54sur la question du voile
00:17:55parce qu'il a parlé du voile islamique
00:17:57en comparaison au voile chrétien
00:17:58et Jean-Luc Mélenchon
00:18:00voit tous les revirements.
00:18:01Il est couturier lui aussi peut-être.
00:18:02Alors voilà,
00:18:03vous faites référence
00:18:04au propos de Dominique de Villepin
00:18:05qui a dit
00:18:05qu'il n'était pas couturier
00:18:06pour botter en touche
00:18:07sur la question du voile.
00:18:08Écoutez ce que dit
00:18:09Jean-Luc Mélenchon,
00:18:10là aussi c'est absolument frappant,
00:18:11notamment quand on se souvient
00:18:12à ce qu'il disait il y a dix ans.
00:18:14Quand on dit
00:18:14le voile est un geste
00:18:17de soumission des femmes à l'homme,
00:18:20le seul texte qu'on ait
00:18:21sur le voile
00:18:22en tant que soumission
00:18:23de la femme à l'homme,
00:18:24il est chrétien.
00:18:25C'est Saint-Paul qui le tient
00:18:26et qui oblige les femmes
00:18:28à se couvrir
00:18:28pour se soumettre à l'homme.
00:18:31Dans l'islam,
00:18:32j'ai posé la question
00:18:33à des copines
00:18:34soit qui étaient voilées
00:18:37soit qui ne l'étaient pas.
00:18:38À toutes,
00:18:39j'ai commencé de manière provocatrice
00:18:40en disant alors
00:18:41tu te soumets à l'homme
00:18:42maintenant,
00:18:42alors ça ne correspond pas
00:18:43à ce que tu m'as dit
00:18:43tout à l'heure et tout,
00:18:44machin,
00:18:45elles me disent
00:18:46mais tu n'as rien compris,
00:18:46je ne me soumets pas à l'homme,
00:18:47je me soumets à Dieu.
00:18:50Et j'attends de,
00:18:51tu sais,
00:18:52mon homme
00:18:52qui se soumette
00:18:53aux consignes
00:18:54que Dieu lui a données
00:18:55me concernant
00:18:55de respect,
00:18:56de ceci,
00:18:57de cela,
00:18:57etc.
00:18:58Tu vois que ce sont
00:18:59des discussions,
00:18:59bon,
00:19:00ce n'est pas des discussions
00:19:00théologiques,
00:19:01c'est des discussions
00:19:02de la vie.
00:19:03Mais moi,
00:19:03qui a changé mon regard
00:19:04et je me suis dit
00:19:06que c'était des arguments
00:19:08que je pouvais entendre.
00:19:09Je voudrais insister
00:19:12sur deux choses.
00:19:13La première,
00:19:14c'est que toute cette rhétorique
00:19:15est basée sur l'idée
00:19:16que les peuples
00:19:18sont interchangeables.
00:19:20C'est-à-dire qu'on peut
00:19:20prendre des gens
00:19:21qui arrivent du Sri Lanka,
00:19:23du Kenya,
00:19:24de France,
00:19:25du Canada,
00:19:26vous mélangez tout ça
00:19:27et ça se passe très bien
00:19:28et ça fabrique,
00:19:30comme il dit,
00:19:31un autre peuple.
00:19:32Sauf que ce n'est pas ça
00:19:33la réalité anthropologique
00:19:35de l'espèce humaine,
00:19:36c'est que chaque peuple
00:19:37arrive avec son histoire,
00:19:40avec sa religion,
00:19:41avec sa nourriture,
00:19:42avec son mode de vie,
00:19:43surtout dans la religion islamique
00:19:44qui est une religion
00:19:45qui couvre la totalité
00:19:47de la vie,
00:19:48jour, nuit,
00:19:50tout le long de la vie,
00:19:51qui est bien plus globalisante
00:19:53que toutes les autres religions,
00:19:54quelque part,
00:19:56et qui ne reconnaît pas
00:19:58de pouvoir politique
00:19:58à côté d'elle.
00:20:00En Iran,
00:20:00c'est l'ayatollah
00:20:01Khamenei
00:20:02qui est le patron
00:20:03de la totalité du pays,
00:20:05y compris de l'État
00:20:06qui est en dessous,
00:20:06avec un président élu.
00:20:08Donc,
00:20:09l'idée sans laquelle
00:20:09l'immigration
00:20:11est une sorte
00:20:12de phénomène naturel
00:20:13de toute façon imposée
00:20:14par la démographie mondiale
00:20:15et que ça se passera
00:20:16sans problème,
00:20:17c'est une tartufferie.
00:20:19La vérité,
00:20:20c'est que
00:20:20quelqu'un qui arrive
00:20:22de l'étranger,
00:20:23arrive,
00:20:24l'histoire de France,
00:20:25il ne la connaît pas.
00:20:26Ce qu'il connaît,
00:20:27c'est que l'histoire de France
00:20:28commence le jour
00:20:29de son arrivée
00:20:30avec ses traditions,
00:20:32sa nourriture,
00:20:33sa diaspora
00:20:33qu'il rejoint.
00:20:34C'est ça la France
00:20:35qui le rejoint.
00:20:36Je connais des gens
00:20:37qui sont venus,
00:20:38par exemple,
00:20:38réfugiés de Syrie,
00:20:40qui pendant des années
00:20:41se sont installés
00:20:41en Seine-Saint-Denis,
00:20:42ne parlaient pas le français
00:20:43parce que tout le monde
00:20:44parlait arabe.
00:20:46Alors,
00:20:47ce qui me mène
00:20:47à mon point suivant,
00:20:48c'est que nous sommes
00:20:49en train d'aller
00:20:50vers quelque chose
00:20:51qui ressemblera
00:20:52à la libanisation
00:20:53ou à la balkanisation
00:20:55de notre pays
00:20:55avec des zones
00:20:56ethniquement épurées,
00:20:58parce que c'est ça
00:20:59qui se passe.
00:21:00Vous avez de l'épuration
00:21:01ethnique parce que
00:21:01les Blancs sont poussés dehors,
00:21:03ceux qui mangent du cochon
00:21:04sont déjà poussés dehors
00:21:05et donc vous avez
00:21:06des zones qui sont
00:21:07ethniquement et sociologiquement
00:21:09épurées,
00:21:10qui vivent les unes
00:21:11à côté des autres
00:21:12et parfois les unes
00:21:13contre les autres
00:21:14le jour où ça dérape
00:21:15dans la violence.
00:21:16C'est ça la situation
00:21:17dans laquelle nous sommes
00:21:18en train d'entrer,
00:21:19qui est extrêmement grave,
00:21:21qui va vers une balkanisation
00:21:22et ceux qui parlent
00:21:24de République
00:21:25comme une espèce
00:21:26de sparadrap
00:21:26qui efface
00:21:28toutes ces ruptures,
00:21:29se trompent
00:21:30parce que les réalités
00:21:31humaines sont plus fortes
00:21:32que les mots.
00:21:33C'est ça l'histoire.
00:21:34C'est intéressant
00:21:35qu'il fasse des parallèles
00:21:37avec l'histoire
00:21:38qui nous parle
00:21:39de l'épître de Saint-Paul
00:21:41au Corinthien.
00:21:41Il aurait pu même
00:21:42remonter au code
00:21:43d'Amourabi
00:21:43puisque c'est dans ces années-là
00:21:45que le voilement
00:21:46a été au départ imposé
00:21:48sauf qu'il oublie
00:21:49que la religion chrétienne
00:21:50elle a fait un travail.
00:21:51Elle a fait un travail
00:21:52de scolastique
00:21:52et elle a fait surtout
00:21:53un travail de différenciation
00:21:55entre le spirituel
00:21:56et le temporel.
00:21:57Ce qui n'existe pas
00:21:58dans la culture arabo-musulmane
00:22:00où il n'y a pas
00:22:01de frontière
00:22:01entre l'intime
00:22:02et l'extime.
00:22:03Le voilement
00:22:04c'est le prolongement
00:22:05précisément
00:22:05de ce qui se passe
00:22:06à l'intérieur du foyer
00:22:07et de ce qui se montre
00:22:08dans l'espace public
00:22:10précisément
00:22:11pour démarquer
00:22:12son identitarisme.
00:22:14Mais lorsque vous disiez
00:22:15qu'il considère
00:22:16que les peuples
00:22:17sont interchangeables
00:22:17je crois que lui
00:22:18considère
00:22:19qu'il doit les changer.
00:22:21Et là où il se trompe
00:22:22c'est qu'il va
00:22:22malheureusement pour lui
00:22:23s'affronter
00:22:24à une pierre d'achoppement
00:22:25parce que Céline
00:22:26le soulignait très bien
00:22:27quand il part
00:22:28de mariage
00:22:28il oublie
00:22:29simplement par exemple
00:22:30qu'une des souches
00:22:31anthropologiques
00:22:32de la culture islamique
00:22:33c'est l'endogamie.
00:22:35L'endogamie
00:22:35elle est signée
00:22:36par un texte
00:22:38un texte qui
00:22:38comment dire
00:22:40œuvre
00:22:40d'une injonction
00:22:41qui est celle
00:22:42justement
00:22:42de la conversion
00:22:43à l'islam
00:22:44pour pouvoir se marier
00:22:45avec une musulmane.
00:22:46Et le voilement
00:22:47par exemple
00:22:47signe une fin
00:22:48de non recevoir
00:22:49pour la soi-disant
00:22:50société
00:22:51inclusive
00:22:52tolérante
00:22:53et encore
00:22:54d'autres aphorismes
00:22:55qu'il espère
00:22:56de ses voeux
00:22:56une société créolisée
00:22:58comme il l'entend
00:22:58qui n'aboutira jamais
00:23:00puisque dans les faits
00:23:01dans les fêtes
00:23:02dans les souches
00:23:02anthropologiques
00:23:03dans la reproduction
00:23:04de normes socioculturelles
00:23:05ça n'arrivera pas.
00:23:07Juste avant de faire
00:23:08la pause
00:23:08je voulais vous montrer
00:23:09parce que vous avez
00:23:09fait référence tout à l'heure
00:23:10au propos de Dominique
00:23:10de Villepin
00:23:11qui a été interrogé
00:23:12sur l'interdiction
00:23:13du voile
00:23:14pour les mineurs
00:23:15de moins de 15 ans
00:23:16c'est la proposition
00:23:16de Gabriel Attal
00:23:17on parle vraiment
00:23:17du voile
00:23:18pour les fillettes
00:23:18de moins de 15 ans
00:23:19et la réponse
00:23:20de Dominique de Villepin
00:23:21c'est
00:23:21ce n'est pas à moi
00:23:22d'apprécier
00:23:23si le voile
00:23:24est trop long
00:23:25je ne suis pas couturier
00:23:26voilà la phrase
00:23:27de Dominique de Villepin
00:23:29qui va se mettre
00:23:32sur la ligne
00:23:32de Jean-Luc Mélenchon
00:23:33Je voudrais rajouter
00:23:33à cette espèce
00:23:35de reculade
00:23:36de l'acheter
00:23:37bien sûr
00:23:38qui sait très bien
00:23:38qu'il doit prendre position
00:23:40il ne veut pas
00:23:40je voudrais rajouter
00:23:41à ce que vous venez de dire
00:23:42quelque chose
00:23:43à mon avis
00:23:44de très important
00:23:44en France
00:23:46nous avons eu
00:23:46ce qu'on appelle
00:23:47la loi de 1905
00:23:48qui était le produit
00:23:49d'un siècle
00:23:51de guerre
00:23:51entre l'Etat
00:23:52et la religion catholique
00:23:53qui a été
00:23:54extrêmement violente
00:23:56il faut savoir
00:23:57que dans les églises
00:23:58dans les monastères
00:23:59on sortait
00:24:00les moines
00:24:00Manu Minitari
00:24:02la gendarmerie
00:24:03c'était son boulot
00:24:04de remettre au pas
00:24:06l'église catholique
00:24:07de France
00:24:07et donc supprimer
00:24:08le voile
00:24:09les traditions
00:24:09etc
00:24:10par la force
00:24:11c'est comme ça
00:24:12qu'on y est arrivé
00:24:12si je regarde
00:24:14la façon
00:24:14dont on gère
00:24:15l'islam en France
00:24:16par rapport
00:24:17à la façon
00:24:17dont on a remis
00:24:18l'église catholique
00:24:20sous contrôle
00:24:21de l'état
00:24:21il y a 100 ans
00:24:22on est dans un autre monde
00:24:23ce qui était impossible
00:24:25pour l'un
00:24:25et totalement toléré
00:24:26pour l'autre
00:24:27et même revendiqué
00:24:28au nom des valeurs républicaines
00:24:30quand on a tout déconstruit
00:24:32cher Pierre
00:24:33je veux dire
00:24:33l'islam
00:24:34elle a une très forte
00:24:35vitalité démographique
00:24:36et lorsqu'elle s'implante
00:24:37il n'est pas question
00:24:38pour l'islam
00:24:39de modifier
00:24:40ses choix
00:24:41socioculturels
00:24:42et quel est le contre-modèle
00:24:44malheureusement
00:24:44en France
00:24:45que l'on a à proposer
00:24:47je veux dire
00:24:47en tout cas
00:24:48on va marquer une pause
00:24:49on reviendra
00:24:50sur la mobilisation
00:24:51qu'il y a eu hier
00:24:52pour Naël
00:24:53on verra ça
00:24:53notamment avec vous
00:24:54Axel Ronde
00:24:54il y a eu
00:24:55une petite centaine
00:24:56de personnes
00:24:56réunies à Nanterre
00:24:57et c'était très intéressant
00:24:58de voir les banderoles
00:24:58notamment parce que finalement
00:25:00ça rejoint énormément de choses
00:25:01qui ont été exposées
00:25:02par Jean-Luc Mélenchon
00:25:03on marque une pause
00:25:03on revient dans l'heure des pros
00:25:04tout de suite
00:25:04L'heure des pros week-end
00:25:09on est de retour
00:25:10avec mes invités
00:25:11petit correctif
00:25:11tout à l'heure
00:25:12on a dit
00:25:12vous n'étiez pas tout à fait réveillé
00:25:14Pierre Lelouch
00:25:14j'avais dit
00:25:15regroupement familial
00:25:151996
00:25:16évidemment il fallait entendre
00:25:181976
00:25:19et après je me suis emmêlé
00:25:21entre Baladur
00:25:22Giscard
00:25:22je crois qu'on avait compris
00:25:23l'idée quand même
00:25:24que vous aviez développé
00:25:25il y a eu Giscard
00:25:26je voulais vous
00:25:27les décennies pas
00:25:28le temps passe à une vitesse
00:25:30la vérité c'est que ça s'est produit
00:25:32en 1976
00:25:33dans le regroupement familial
00:25:34jamais revenu dessus
00:25:35voilà
00:25:35et que ça a été confirmé
00:25:37par le conseil d'état
00:25:38et que dans des conversations
00:25:40ultérieures
00:25:40aussi bien avec le président
00:25:41Chirac
00:25:42qu'avec le président
00:25:43Giscard d'Estaing
00:25:44bien après
00:25:44qui l'a fait
00:25:46c'est vous qui l'avez fait
00:25:47ah non c'est Chirac
00:25:48qui l'a fait
00:25:48non c'est Giscard
00:25:49personne ne voulait assumer
00:25:50la responsabilité
00:25:51mais la responsabilité
00:25:52du conseil d'état
00:25:53est majeure
00:25:54quand même
00:25:54également
00:25:55alors on va parler maintenant
00:25:57du rassemblement
00:25:57qui avait lieu hier
00:25:58à Nanterre
00:25:59on était deux ans
00:26:00jour pour jour
00:26:00après la mort de Naël
00:26:01tué dans les circonstances
00:26:03qu'on connaît
00:26:04manifestation
00:26:05rassemblement
00:26:06à l'appel
00:26:06de nombreux élus locaux
00:26:08notamment évidemment
00:26:09de la France insoumise
00:26:10il y avait assez peu de monde
00:26:11une petite centaine
00:26:12de personnes
00:26:13je le tourne vers vous
00:26:14évidemment Axel Ronde
00:26:14vous êtes policier
00:26:15comment vous voyez
00:26:16cet appel à rassemblement
00:26:19le fait qu'il y aura
00:26:19sans doute une plaque
00:26:20commémorative
00:26:21qui va être apposée
00:26:22pour Naël
00:26:23et puis surtout
00:26:23le sentiment des policiers
00:26:25par rapport à cette affaire
00:26:26on sait que
00:26:27l'auteur présumé du tir
00:26:29va être poursuivi
00:26:30pour meurtre
00:26:30ça a évidemment
00:26:31provoqué un émoi
00:26:34dans la corporation
00:26:36un malaise
00:26:36voilà comment vous avez
00:26:37observé cette commémoration
00:26:39hier
00:26:39on est un peu rassuré
00:26:41puisque finalement
00:26:42c'est tout le gratin
00:26:44anti-flic
00:26:45qui était présent
00:26:46à cette commémoration
00:26:48donc
00:26:49on est
00:26:50vous savez
00:26:52on a vu des banderoles
00:26:53un peu sur
00:26:53avec la Palestine
00:26:55alors justement
00:26:55on va voir l'image
00:26:56parce que vous avez raison
00:26:56sur la banderole
00:26:57c'est ce qui moi
00:26:58m'a marqué
00:26:58quand j'ai vu
00:26:58les images
00:26:59de ce rassemblement
00:27:00vous avez une banderole
00:27:00pour rendre hommage
00:27:02à Naël
00:27:02c'est ça
00:27:03et sur laquelle figure
00:27:04vous voyez
00:27:04Free
00:27:05avec le drapeau
00:27:06de la Palestine
00:27:07donc il mélange
00:27:07un petit peu tout
00:27:08donc ça nous rassure
00:27:10et bon
00:27:11on a quand même
00:27:11confiance en la justice
00:27:13pour cette affaire
00:27:14même si c'est vrai
00:27:15que le qualificatif
00:27:17nous choque profondément
00:27:20parce qu'un fonctionnaire
00:27:21de police
00:27:22ne s'élève pas le matin
00:27:22pour aller tuer
00:27:23quelqu'un gratuitement
00:27:24comme cela
00:27:25de sang-froid
00:27:26comme on a l'impression
00:27:27de tous les cas
00:27:28de ce qui a été mis
00:27:30en place
00:27:31pour l'instant
00:27:31avec la justice
00:27:32mais voilà
00:27:34donc nous
00:27:35on est dans une situation
00:27:37où on travaille
00:27:38dans des conditions
00:27:39extrêmement dégradées
00:27:40avec une violence
00:27:41inouïe dans nos rues
00:27:43et encore une fois
00:27:44on a l'impression
00:27:44qu'on n'est pas soutenu
00:27:45parce que finalement
00:27:47on va essayer
00:27:49d'acheter une certaine
00:27:50paix sociale
00:27:51quand vous entendez
00:27:51un maire
00:27:52qui veut poser
00:27:53une plaque commémorative
00:27:54alors même
00:27:55qu'il n'y a pas eu
00:27:55de procès
00:27:56alors même
00:27:56qu'on ne sait pas
00:27:57ce qui s'est passé
00:27:58on va quand même
00:27:59se dire
00:28:00il faut mettre une plaque
00:28:01pour
00:28:01en sa mémoire
00:28:03et c'est ça le message
00:28:04qu'on veut faire passer
00:28:05finalement
00:28:05allez-y
00:28:06basculer dans la délinquance
00:28:09c'est un multi-récidiviste
00:28:10et puis finalement
00:28:11si vous vous faites tuer
00:28:12on va vous honorer
00:28:14on va vous glorifier
00:28:15on marche complètement
00:28:16sur la tête
00:28:17dans notre pays
00:28:18ça suffit
00:28:19on est dans une situation
00:28:21extrêmement critique
00:28:22on a des jeunes
00:28:23qui sont
00:28:24qui basculent
00:28:26dans la délinquance
00:28:27très jeunes
00:28:2710, 12 ans
00:28:2813 ans
00:28:29nous avons affaire
00:28:31à cela
00:28:31sur la voie publique
00:28:33on a une violence inouïe
00:28:34on a à peu près
00:28:3540 policiers
00:28:36qui sont blessés
00:28:36chaque jour
00:28:37dans notre pays
00:28:38et le message
00:28:39qu'on est en train
00:28:40d'essayer
00:28:40de faire passer
00:28:41c'est finalement
00:28:43continuer
00:28:44continuer
00:28:45au lieu d'expliquer
00:28:46que
00:28:47non il y a eu
00:28:48un comportement
00:28:49qui est problématique
00:28:50cet individu
00:28:51roulé à plus de 100 km
00:28:52dans les rues
00:28:53a failli shooter
00:28:54deux personnes
00:28:54elle n'avait pas
00:28:55le permis de conduire
00:28:57sa mort est évidemment
00:28:58un drame
00:28:58mais il y a un contexte
00:28:59il y a un procès
00:29:00dire clairement
00:29:00oui c'est un drame
00:29:02c'est triste que ce jeune
00:29:03homme soit mort
00:29:04mais il est mort
00:29:05parce que finalement
00:29:06il y a des lois
00:29:07dans notre pays
00:29:08il y a un cadre
00:29:09à respecter
00:29:10il ne l'a pas respecté
00:29:12il faut travailler
00:29:13là-dessus
00:29:14il faut que nos enfants
00:29:16qui sont dans la délinquance
00:29:17comprennent
00:29:18ils ne peuvent pas
00:29:19continuer comme cela
00:29:20et il faut que l'Etat
00:29:21et la justice
00:29:22apportent une réponse
00:29:24quand vous avez
00:29:24des multirécidivistes
00:29:25qui sont jeunes
00:29:26et qui ne sont pas
00:29:27sanctionnés
00:29:28en tous les cas
00:29:29qui n'ont pas
00:29:29une sanction immédiate
00:29:30ils continuent
00:29:31la question que je me pose
00:29:32évidemment
00:29:32et c'est d'ailleurs
00:29:33ce que vous pouvez lire
00:29:33en bas de votre écran
00:29:34qu'est-ce qu'on a fait
00:29:35depuis les émeutes
00:29:36qui ont suivi la mort de Naël
00:29:37on voit qu'il y a eu
00:29:38de nouveau des émeutes
00:29:39après le match
00:29:40du Paris Saint-Germain
00:29:41après la fête de la musique
00:29:42on redoute déjà
00:29:42le 14 juillet
00:29:43et une question
00:29:44que je me pose
00:29:44que j'ai vu passer
00:29:45sur les réseaux sociaux
00:29:46et que je trouve
00:29:46particulièrement pertinente
00:29:47est-ce qu'il y a
00:29:49le moindre émeutier
00:29:50de 2023
00:29:50qui est encore actuellement
00:29:51derrière les barreaux
00:29:52est-ce que quelqu'un
00:29:53sait si quelqu'un
00:29:54a pris une peine
00:29:55de plus d'un an
00:29:56deux ans
00:29:56la réponse pénale
00:29:57passe par là aussi
00:29:58il y a eu une réponse
00:29:59assez ferme
00:30:00il y avait la fameuse
00:30:01circulaire d'Éric Dupont-Moretti
00:30:02mais est-ce qu'ils sont
00:30:03toujours en prison
00:30:04j'ai des doutes
00:30:05ça pose quand même
00:30:06un problème
00:30:07certains qui ont pu
00:30:09s'attaquer à des policiers
00:30:09sont sortis au bout
00:30:10de quelques mois
00:30:11ou quelques semaines
00:30:12de détention
00:30:12si jamais ils sont
00:30:13allés en détention
00:30:14ça pose quand même
00:30:15la question de la réponse
00:30:15de l'État
00:30:16face à ces phénomènes
00:30:17de violence
00:30:17on a eu 500 villes
00:30:18de France attaquées
00:30:19on a eu des dizaines
00:30:21de mairies
00:30:22des dizaines de commissariats
00:30:23des dizaines d'écoles
00:30:25il y a eu des pillages
00:30:27dans toute la France
00:30:28pendant une semaine
00:30:29vous avez entendu
00:30:30un retour d'expérience
00:30:32comme on dit dans l'armée
00:30:33quelqu'un au niveau
00:30:35président de la république
00:30:36premier ministre
00:30:37pour dire
00:30:37attendez
00:30:38le président a dit
00:30:39que c'était l'oisiveté
00:30:40qui était responsable
00:30:40vous vous rendez compte
00:30:42qu'on en est aujourd'hui
00:30:44à condamner pour meurtre
00:30:45le policier
00:30:46qui a fait
00:30:47poursuivre
00:30:47il n'est pas encore condamné
00:30:48il est condamné
00:30:50au niveau de l'opinion publique
00:30:51puisqu'on le traîne
00:30:52dans le procès
00:30:53il n'est pas encore
00:30:54le président de la république
00:30:55lui-même
00:30:55je veux dire
00:30:56on marche sur la tête
00:30:57il y a des pays
00:30:58où c'est absolument impensable
00:30:59de laisser se produire
00:31:01des choses de ce genre
00:31:03en France
00:31:03c'est les policiers
00:31:04qui sont poursuivis
00:31:05et il n'y a pas eu
00:31:06un retour d'expérience
00:31:07une explication
00:31:08devant les français
00:31:09pour dire
00:31:09attendez
00:31:09on est dans un moment grave
00:31:11de notre histoire
00:31:11personne ne respecte plus rien
00:31:13les villes moyennes
00:31:14sont attaquées
00:31:15et on ne tire
00:31:17aucune conséquence
00:31:19mais bien qu'on en arrive
00:31:20on en arrive à l'inverse
00:31:21c'est terrifiant
00:31:22on en arrive même à l'inverse
00:31:23c'est à dire qu'aujourd'hui
00:31:24la notion d'ordre public
00:31:26est brandie
00:31:27pour laisser la rue
00:31:28au plus dangereux
00:31:29je vais vous raconter
00:31:30une anecdote
00:31:31il devait y avoir
00:31:32une marche
00:31:33contre l'antisémitisme
00:31:34le 26
00:31:36et elle a été annulée
00:31:38elle devait partir
00:31:38de la place de la république
00:31:39jusqu'à la place de la Bastille
00:31:40voilà
00:31:41et qui était en fait
00:31:42pour réclamer
00:31:43la libération des otages
00:31:44pour marcher contre
00:31:45les violentes antisémites
00:31:46qui se déchaînent en France
00:31:47etc
00:31:48donc des mots d'ordre
00:31:49tout à fait pacifiques
00:31:50et des gens dont on sait
00:31:51qu'avec eux
00:31:51on n'a aucun souci
00:31:53quand ils manifestent
00:31:54et quand ils défilent
00:31:56la manifestation a été empêchée
00:31:58pourquoi ?
00:31:59quel a été l'argument
00:32:00pour eux ?
00:32:01on a dit
00:32:01on n'est pas en mesure
00:32:03de protéger les gens
00:32:04qui vont faire cette marche
00:32:05il faut entendre
00:32:06on n'est pas aujourd'hui
00:32:07en mesure de protéger
00:32:09les juifs en France
00:32:10pourquoi ?
00:32:11parce qu'ils redoutent
00:32:12des attaques
00:32:13de gauchistes
00:32:14de LFistes
00:32:15d'islamistes
00:32:16tout ça rassemblés
00:32:17et qu'aujourd'hui
00:32:17ils pensent ne plus pouvoir
00:32:18y faire face
00:32:19en revanche
00:32:20pour que la place
00:32:21de la république fleurisse
00:32:22de drapeaux
00:32:23free Palestine
00:32:24pour qu'on puisse hurler
00:32:26mort aux juifs
00:32:27dans les rues de Paris
00:32:28là personne ne s'interpose
00:32:30parce que pour le coup
00:32:32là il y a du désordre
00:32:33dans la rue
00:32:33les gens sont puissants
00:32:35il y a du nombre
00:32:36ils font peur
00:32:37ils ont l'air radicalisés
00:32:38ils sont prêts
00:32:38à passer à l'acte
00:32:40donc on les laisse faire
00:32:41résultat
00:32:41on brandit la notion
00:32:42d'ordre public
00:32:43pour empêcher
00:32:44une manifestation républicaine
00:32:46et quand il s'agit
00:32:48de gens qui sont dangereux
00:32:50et qui mettent du désordre
00:32:51dans les rues
00:32:52là on les laisse faire
00:32:53quand vous utilisez
00:32:54l'ordre public
00:32:55de cette manière là
00:32:56à quel état de décomposition
00:32:58votre état est-il ?
00:33:00c'est effrayant
00:33:01ça fait très longtemps
00:33:02que ça existe malheureusement
00:33:03parce que toutes les
00:33:04toutes les conférences
00:33:06qui ont été annulées
00:33:07dans les universités
00:33:08ont toujours été
00:33:08au nom du risque
00:33:10de trouble à l'ordre public
00:33:10non pas que faisait peser
00:33:12la conférence
00:33:12mais les gens qui risquaient
00:33:13de l'attaquer
00:33:14donc c'est en effet
00:33:15une lâcheté
00:33:16qui existe depuis longtemps
00:33:17qu'on a laissé faire
00:33:18mais comme le reste
00:33:18pourquoi on n'a rien
00:33:19sur les émeutes
00:33:20pourquoi personne ne dit rien
00:33:21parce que tout le modèle
00:33:23prôné depuis des années
00:33:25s'effondre
00:33:26le modèle
00:33:27évidemment d'immigration
00:33:28le modèle
00:33:29de déconstruction
00:33:30du rapport à l'autorité
00:33:31dans la justice
00:33:32à l'école
00:33:33dans la famille
00:33:34parce que
00:33:35on a l'air de dire
00:33:36oui les parents
00:33:37non pas mais les parents
00:33:38sont le fruit eux-mêmes
00:33:39les parents ont été
00:33:39des enfants
00:33:40qui sont passés par une école
00:33:42qui a expliqué
00:33:43que tout devait désormais
00:33:44être horizontal
00:33:44et on se dit
00:33:45oui maintenant
00:33:45ils n'arrivent plus
00:33:46à imposer l'autorité
00:33:47forcément tu leur as expliqué
00:33:48pendant 20 ans
00:33:48que c'était de la merde
00:33:49il ne faut pas s'étonner
00:33:50c'est pour ça que ça concerne
00:33:52toute la société en entier
00:33:54et non pas malheureusement
00:33:55je préférais que ce soit
00:33:56alors il y a des familles
00:33:57qui sont beaucoup
00:33:58avec des problèmes
00:33:59encore plus grands
00:34:00que la société elle-même
00:34:01je ne suis pas aveugle
00:34:02mais simplement
00:34:03de manière générale
00:34:04quand on a une jeunesse
00:34:05une partie de la jeunesse
00:34:07qui bascule à ce point
00:34:08il faut reconnaître
00:34:09que les enfants
00:34:10vraiment bien élevés
00:34:11qui ont un rapport sain
00:34:12à l'autorité
00:34:13celle de leurs parents
00:34:14celle de la justice
00:34:15celle de la police
00:34:15celle de leurs professeurs
00:34:16celle de la parole politique
00:34:18sont en fait eux-mêmes
00:34:20les exceptions
00:34:20c'est des parents
00:34:21qui râment à contre-courant
00:34:22depuis des années
00:34:23pour élever correctement
00:34:24leurs enfants
00:34:24notamment à cause de l'école
00:34:26donc c'est sûr que la remise en cause
00:34:27elle est un peu violente
00:34:28et puis les mineurs délinquants
00:34:30d'aujourd'hui
00:34:30sont les parents de demain
00:34:32donc vous imaginez bien
00:34:34le modèle
00:34:34que ça va faire
00:34:36et pour revenir sur les émeutes
00:34:37vous savez
00:34:38on a des mini émeutes
00:34:39chaque jour dans notre pays
00:34:40on est à 11%
00:34:42depuis le début de l'année
00:34:44sur les violences urbaines
00:34:45en augmentation
00:34:47dans notre pays
00:34:48donc on voit bien
00:34:49que ça peut craquer
00:34:49à tout moment
00:34:50et ça peut s'embraser
00:34:51généraliser
00:34:53ces émeutes
00:34:54n'importe quand
00:34:55et on a extrêmement peur
00:34:56pour la nuit
00:34:57du 13 au 14 juillet
00:34:58parce qu'on sait très bien
00:34:59que c'est propice
00:35:01à faire des émeutes
00:35:02tout est propice
00:35:03Halloween est propice
00:35:05la fête de la musique est propice
00:35:06un match de foot est propice
00:35:07une manifestation pacifique
00:35:09est propice aussi
00:35:10à des débordements
00:35:11malheureusement
00:35:12on le sait
00:35:12et il y a un problème
00:35:14d'autorité dans notre pays
00:35:15et il y a un problème
00:35:16finalement de justice
00:35:18qui elle-même
00:35:19est débordée
00:35:19elle-même manque de moyens
00:35:21il faut le dire
00:35:21il n'y a plus de place
00:35:23en prison
00:35:23il n'y a pas de
00:35:24les prisons
00:35:25on achète la paix sociale
00:35:26à l'intérieur
00:35:27parce qu'on ne peut pas
00:35:28les gérer
00:35:28ce sont des véritables passoires
00:35:30on voit bien
00:35:31qu'il y a des téléphones portables
00:35:32les trafiquants
00:35:34peuvent continuer leur trafic
00:35:35donc tout part à volo
00:35:37et encore une fois
00:35:37ça repose sur les épaules
00:35:39de ces courageux policiers
00:35:41qui finalement
00:35:43essayent tant bien que mal
00:35:45de maintenir
00:35:46un semblant d'autorité
00:35:47et dès que finalement
00:35:48il y a
00:35:49on va dire
00:35:51des mauvaises images
00:35:52et bien on va les accuser
00:35:53tout de suite
00:35:53de bavures policières
00:35:54et j'en passe
00:35:55et malheureusement
00:35:56c'est compliqué pour nous
00:35:58mais la grande majorité
00:36:00des français
00:36:00ont une bonne image
00:36:01de nos forces de l'ordre
00:36:02c'est l'occasion de les saluer
00:36:03encore ce matin
00:36:03mais effectivement
00:36:04dans l'opinion
00:36:05il y a vraiment
00:36:05un décalage
00:36:06entre le traitement médiatique
00:36:07parfois certaines affaires
00:36:08et comme on s'est perçu
00:36:09par les...
00:36:09c'est vrai
00:36:10mais il y a des événements
00:36:11qui se déroulent assez bien
00:36:12l'Union Bordeaux-Blaigle
00:36:12en rugby a gagné
00:36:13la Coupe d'Europe
00:36:14il y a quelques semaines
00:36:15il y a eu
00:36:16un sacre
00:36:17qui a été organisé
00:36:18à Bordeaux
00:36:19pas une arrestation
00:36:20pas un seul heure
00:36:22ce soir
00:36:22il y a la finale
00:36:23du top 14
00:36:23entre l'Union Bordeaux-Blaigle
00:36:25justement
00:36:25et Toulouse
00:36:26je ne suis pas
00:36:26Madame Nirmat
00:36:27donc je ne sais pas
00:36:27qui va gagner
00:36:28mais je peux vous assurer
00:36:29aujourd'hui sur ce plateau
00:36:31qu'il n'y aura pas d'heures
00:36:32je pense que Toulouse
00:36:33va gagner mon cher Thomas
00:36:34mais voilà
00:36:35je pense qu'il n'y aura
00:36:36pas d'heures
00:36:37et pour répondre
00:36:37à la question
00:36:37que vous avez posée
00:36:38qu'a-t-on fait
00:36:39depuis les émeutes de 2023
00:36:40bon certes
00:36:42on a eu des émeutes depuis
00:36:43on a eu des heures
00:36:44aujourd'hui
00:36:45tout le monde
00:36:46enfin personne
00:36:47quand ils sortent
00:36:48dans la rue
00:36:48pense qu'ils vont aller en prison
00:36:49du reste il y a quand même
00:36:50un émeutier
00:36:52qui avait été condamné
00:36:53à 5 ans de prison
00:36:53et pour avoir brûlé
00:36:55un tribunal
00:36:57dans les Hauts-de-Seine
00:36:58qui est toujours en prison
00:36:59parce qu'il a fait 5 ans
00:37:00il y avait eu
00:37:001800 condamnés
00:37:02pour la moitié
00:37:03d'incarcérés
00:37:04après les émeutes
00:37:05mais c'est vrai que
00:37:06la plupart
00:37:06et la grande majorité
00:37:07ne sont actuellement
00:37:08plus en prison
00:37:10bien souvent
00:37:10on le sait
00:37:11qu'il y a assez peu de fermes
00:37:13quand on est à moins
00:37:13de 2 ans de prison
00:37:14donc c'est sûr
00:37:15que depuis 2023
00:37:16voilà
00:37:16ces personnes qui ont été condamnées
00:37:18sont sans doute
00:37:19aussi libres que vous et moi
00:37:20il y a un truc
00:37:21qui est intéressant
00:37:21anthropologiquement
00:37:22c'est que la fête
00:37:23contrairement à ce qu'on croit
00:37:25c'est un moment
00:37:26qui peut être un moment
00:37:27de violence
00:37:28et c'est un moment de violence
00:37:29à partir du moment
00:37:30où vous rassemblez
00:37:31deux communautés
00:37:32différentes
00:37:33et éloignées
00:37:34parce que la fête
00:37:35c'est un moment
00:37:36où vos inhibitions tombent
00:37:37donc où les gens
00:37:38vont plus les uns
00:37:39vers les autres
00:37:40il y a de l'appétit sexuel
00:37:41il y a des envies de bagarres
00:37:43il y a de l'alcool
00:37:44souvent
00:37:44il y a des drogues
00:37:45etc
00:37:45et donc
00:37:46vous vous retrouvez
00:37:47quand vous mettez
00:37:48des gens trop différents
00:37:49dans le même espace
00:37:51dans ce moment
00:37:52de décompensation
00:37:53et de décompression
00:37:54en fait
00:37:55les risques de conflit
00:37:56et de violence
00:37:57augmentent
00:37:58donc il n'est pas étonnant
00:38:00qu'un certain type
00:38:01de fait
00:38:02dans un pays
00:38:03qui est fracturé
00:38:04déclenche
00:38:05des violences sociales
00:38:06et c'est là-dessus
00:38:06on peut aller même plus loin
00:38:09puisque Céline
00:38:10lorsque vous parliez
00:38:11de l'anthropologie
00:38:12on peut aussi
00:38:14comment dire
00:38:15indiquer
00:38:16que les modalités
00:38:17du deuil
00:38:18ne sont pas vécues
00:38:19de la même manière
00:38:20selon certaines souches
00:38:21de la société
00:38:22il y en a qui considèrent
00:38:23le deuil
00:38:23comme étant
00:38:24un moment de dignité
00:38:25de tristesse
00:38:26et d'humilité
00:38:28et d'autres
00:38:28qui le considèrent
00:38:29comme étant
00:38:30un moment de colère
00:38:31de vengeance
00:38:32et d'humiliation
00:38:32vis-à-vis
00:38:33de ceux
00:38:34qui ont attaqué
00:38:35l'un des leurs
00:38:36puisque la logique
00:38:37de l'organisation sociale
00:38:38elle est clannique
00:38:39la preuve en est
00:38:39c'est que
00:38:40selon un rapport ministériel
00:38:41ce n'est pas moi
00:38:42qui le dit
00:38:4292% des émeutiers
00:38:44ne connaissaient pas Naël
00:38:45d'ailleurs on voit
00:38:45la différence notable
00:38:46entre le nombre
00:38:47d'émeutiers
00:38:48qui ont commis
00:38:49tous les pillages
00:38:51toutes les attaques
00:38:54toutes les exactions
00:38:55sur les 533 villes
00:38:56qui ont été touchées
00:38:57par ce rapport
00:38:58et bien là
00:38:59pour rendre hommage à Naël
00:39:00ils ne sont pas là
00:39:01et d'ailleurs
00:39:03une chose intéressante
00:39:04à noter
00:39:05c'est que
00:39:05vous prenez
00:39:06l'exemple de Reims
00:39:07par exemple
00:39:07il y a toute une rue
00:39:09où des commerces tchétchènes
00:39:11y figurent
00:39:12aucun de ces commerces tchétchènes
00:39:13n'a été
00:39:14comment dire
00:39:15touché par les émeutiers
00:39:16donc vengé Naël
00:39:17mais avec
00:39:18avec prudence quand même
00:39:20et pour répondre
00:39:20à la question
00:39:21de savoir
00:39:21quelle réponse apporter
00:39:23mais aucune
00:39:24tant que la politique
00:39:25de la ville
00:39:26continuera d'injecter
00:39:28des dizaines
00:39:28de milliards d'euros
00:39:29pour ripolliner
00:39:31les quartiers
00:39:31ça dure depuis
00:39:3283
00:39:33et à l'époque
00:39:33il y en avait 22
00:39:34aujourd'hui
00:39:34ils sont 1514
00:39:36et bien on ne s'en sortira jamais
00:39:37et je ne parle même pas
00:39:38encore une fois
00:39:38de la justice
00:39:39et de la réponse judiciaire
00:39:41à apporter aux émeutiers
00:39:42donc tant qu'on continuera
00:39:43avec cette sinistre
00:39:44cette gabgique
00:39:45cette sanglante politique
00:39:46de la ville
00:39:46on ne s'en sortira jamais
00:39:47on a revu l'image
00:39:48de la banderole
00:39:49parce que moi
00:39:49ça m'intéresse quand même
00:39:50ça m'a frappé
00:39:51de voir ce drapeau palestinien
00:39:52sur cette banderole
00:39:52pour Naël
00:39:53parce que de prime abord
00:39:54je ne vois pas le rapport
00:39:55entre les deux causes
00:39:56mais ce rapport-là
00:39:57il a été théorisé à nouveau
00:39:59j'ai envie de dire
00:39:59par Rima Hassan
00:40:00qui était à Rennes hier
00:40:01l'eurodéputée
00:40:03de la France insoumise
00:40:04qui est venue parler
00:40:06notamment de la situation internationale
00:40:07de toute manière
00:40:07elle ne parle que
00:40:08de la situation internationale
00:40:09mais elle a quand même
00:40:10fait le lien
00:40:10avec la situation
00:40:11dans les quartiers
00:40:12et je trouvais ça vraiment
00:40:13là aussi très frappant
00:40:14ce que dit Rima Hassan
00:40:15on l'écoute en longueur
00:40:16et on en parle après
00:40:17Le racisme
00:40:19qu'on vit actuellement
00:40:20et qui est
00:40:21plus que jamais
00:40:22porté et incarné
00:40:23en une politique
00:40:24par Rotaillot
00:40:25c'est les restes
00:40:26du colonialisme
00:40:27et ça
00:40:28oublier ce qu'il y a
00:40:30de structurant
00:40:30entre l'histoire
00:40:32coloniale française
00:40:33et le traitement
00:40:35qui est réservé
00:40:35aujourd'hui
00:40:36que ça soit
00:40:36aux femmes voilées
00:40:37aux personnes issues
00:40:38de l'immigration
00:40:39on a entendu parler
00:40:40récemment des rafles
00:40:41contre les personnes
00:40:41sans papier
00:40:42dans des gares
00:40:44et tout le discours
00:40:45néocolonial
00:40:47fasciste
00:40:47qui est tenu
00:40:48par Rotaillot
00:40:49dont le père
00:40:50a combattu
00:40:50en Algérie
00:40:52d'où l'obsession
00:40:53entre le peuple algérien
00:40:55et l'Algérie
00:40:56tout le monde a été témoin
00:40:57ces derniers mois
00:40:58voilà on ne peut pas
00:41:00dissocier
00:41:01ces deux questions
00:41:02et le peuple palestinien
00:41:04alors on nous a fait
00:41:04pendant la campagne
00:41:05le reproche
00:41:07de pourquoi
00:41:08vous allez
00:41:08dans certains quartiers
00:41:10c'est au nom
00:41:12de l'islamisme
00:41:13c'est pour récupérer
00:41:14des voix
00:41:14de musulmans
00:41:15en réalité
00:41:17c'est omettre
00:41:17deux choses
00:41:19qui vous lient
00:41:20au peuple palestinien
00:41:21c'est la lutte
00:41:23contre un ordre
00:41:24capitaliste
00:41:25et néocolonial
00:41:27c'est un globi
00:41:29boulgare
00:41:29c'est une sorte de chakchouka
00:41:36pour ramener ça
00:41:39à madame Hassan
00:41:39j'aime bien la chakchouka
00:41:40d'ailleurs
00:41:41elle le fait très mal
00:41:42mais le fond de son truc
00:41:44c'est quand même
00:41:44de dire
00:41:45que
00:41:46la Palestine
00:41:48et la France
00:41:49c'est pareil
00:41:49et que donc
00:41:50il faut faire
00:41:51l'intifada
00:41:51c'est ce qui s'est passé
00:41:52en 2023
00:41:54c'était une difada générale
00:41:55500 villes de France
00:41:57attaquées
00:41:57là vous allez pouvoir
00:41:58attaquer
00:41:58parce que
00:41:59d'abord
00:41:59Rotaio
00:42:00c'est un facho
00:42:00et son père
00:42:01était un facho
00:42:01deuxièmement
00:42:02la France
00:42:03est consubstantiellement
00:42:04un pays
00:42:04corrigé sur le terme
00:42:05de chakchouka
00:42:06je vous corrige
00:42:09sur le terme de chakchouka
00:42:10je ne suis pas certain
00:42:10que c'était parfaitement
00:42:11adapté
00:42:12au propos
00:42:13la chakchouka
00:42:14c'est une salade
00:42:17mélangée
00:42:18provençale
00:42:19cuite
00:42:20mais de l'autre côté
00:42:21de la Méditerranée
00:42:21donc c'est un mélange
00:42:23on pourrait dire aussi
00:42:24Macédoine
00:42:25si vous préférez
00:42:27la Macédoine
00:42:28on fait Macédoine
00:42:29c'est pareil
00:42:30on mélange tout ça
00:42:31l'idée c'est de dire
00:42:32qu'elle mélange
00:42:32toutes les deux
00:42:33une salade mélangée
00:42:34avec plein de causes
00:42:34à l'intérieur
00:42:35elle aura parfaitement
00:42:37compris ce que je veux dire
00:42:38d'accord
00:42:39ce qui m'intéresse
00:42:40c'est plutôt le fond
00:42:41de ce qu'elle dit
00:42:41parce que je pense
00:42:42que ça rentre
00:42:42dans les esprits
00:42:43de certains aujourd'hui
00:42:44le fond de ce qu'elle dit
00:42:45c'est qu'il faut importer
00:42:46en France
00:42:47une tifada
00:42:47de la Palestine
00:42:49qu'elle connaît bien
00:42:49puisqu'elle n'en est issue
00:42:50et elle dit que l'armée
00:42:51de réserve
00:42:52est dans les quartiers
00:42:53en fait ce qu'elle invite
00:42:55à faire
00:42:55c'est la fin
00:42:56de la libanisation
00:42:57de la société
00:42:58la libanisation
00:42:59ça passe par la guerre civile
00:43:00ou ça aboutit
00:43:00à la guerre civile
00:43:01autrement dit
00:43:02quand vous vivez
00:43:03de côte à côte
00:43:04à face à face
00:43:05à un moment donné
00:43:06il faut bien déterminer
00:43:07quel est le groupe ethnique
00:43:08qui doit dominer les autres
00:43:09puisque les liens
00:43:10entre ces groupes
00:43:11ne peuvent être que des liens
00:43:12de domination
00:43:13et d'affrontement
00:43:14et ce qu'elle est en train
00:43:15de dire finalement
00:43:16c'est vous quartier
00:43:18prenez le pouvoir
00:43:19mais elle est dans sa logique
00:43:20gauchiste révolutionnaire
00:43:22dans lequel la minorité agissante
00:43:24est celle qui fait l'histoire
00:43:26donc elle leur donne
00:43:27un récit
00:43:28dans lequel s'inscrire
00:43:29et ce récit
00:43:30pour le sublimer
00:43:31c'est pas que révolutionnaire
00:43:33c'est aussi ancré
00:43:35dans le monde
00:43:36arabo-islamique
00:43:37ça a été utilisé
00:43:39notamment en Iran
00:43:40en Iran
00:43:41la convergence des luttes
00:43:42elle finit par unir
00:43:44les communistes
00:43:45et les islamistes
00:43:46et une fois que
00:43:47le groupe a le pouvoir
00:43:48les islamistes
00:43:49liquident les communistes
00:43:50mais là
00:43:51ils n'en sont pas
00:43:51à la phase de liquidation
00:43:53ils sont à la phase
00:43:54d'agrégation
00:43:55pour créer leur armée
00:43:56de réserve
00:43:56voilà
00:43:57donc tout ça
00:43:58nous apparaît délirant
00:43:59dans la logique de Rima Hassan
00:44:02et de Jean-Luc Mélenchon
00:44:03parce qu'en fait
00:44:03on retombe sur ce qu'on a entendu dire
00:44:05de Jean-Luc Mélenchon
00:44:06en fait
00:44:07c'est parfaitement cohérent
00:44:09c'est le programme
00:44:10qu'ils veulent pour la France
00:44:11la libanisation
00:44:12au prix de la guerre civile
00:44:13ça ne les dérange pas
00:44:14parce qu'ils pensent
00:44:15qu'ils ont les moyens
00:44:16de la garder
00:44:16de la gagner
00:44:17parce qu'ils ont à la fois
00:44:18les plus radicalisés
00:44:20et comme ceux-ci sont en lien
00:44:21avec ceux qui dirigent
00:44:22le narcotrafic
00:44:23les armes sont aussi
00:44:24dans les banlieues
00:44:24donc tout ce fantasme là
00:44:26elle nous l'explique
00:44:27sans phare
00:44:28et comme au Liban
00:44:29l'état était faible
00:44:30la police était faible
00:44:31l'armée libanaise était faible
00:44:33et finalement
00:44:34il y a eu cette guerre civile
00:44:35c'est bien
00:44:35moi ce qui me frappe
00:44:36c'est qu'aujourd'hui
00:44:36le sujet fédérateur
00:44:37et d'ailleurs ça se voit
00:44:38dans tous les sondages
00:44:39où vous interrogez
00:44:39les sympathisants
00:44:40de la France Insoumise
00:44:40le sujet fédérateur
00:44:42c'est Gaza
00:44:42il n'y a rien d'autre
00:44:43et d'ailleurs
00:44:43Rima Hassan a été élue
00:44:45uniquement sur ce volet là
00:44:46donc là elle essaye
00:44:47tant bien que mal
00:44:47de faire un lien
00:44:48entre les personnes
00:44:49auxquelles elle s'adresse
00:44:50c'est à Rennes en l'occurrence
00:44:51et la cause internationale
00:44:52et c'est vraiment
00:44:53tiré par les cheveux
00:44:54pour le moins
00:44:54elle n'a pas été élue
00:44:56c'est sa liste
00:44:56qui a été élue
00:44:57elle a été élue
00:44:59il se trouve qu'elle est
00:44:59eurodéputée
00:45:00il y a une liste
00:45:00ça vaut ce que ça vaut
00:45:02une liste au Parlement européen
00:45:04elle est eurodéputée
00:45:05Rima Hassan
00:45:06elle est au siège
00:45:07au Parlement européen
00:45:08je ne suis pas sûre
00:45:08qu'elle ait été élue
00:45:09sur son nom
00:45:09ou alors il faudrait
00:45:10qu'elle se fasse élire
00:45:11en Seine-Saint-Denis
00:45:12il se trouve que j'étais
00:45:13à la soirée électorale
00:45:14de LFI
00:45:20c'était Rima Hassan
00:45:21officieusement
00:45:22donc effectivement
00:45:23il y a eu un aspect
00:45:24fédérateur je pense
00:45:25de sa personnalité
00:45:26et vu le grand boom
00:45:27qu'a fait la France Insoumise
00:45:28au dernier législatif
00:45:29en Seine-Saint-Denis
00:45:29à mon avis
00:45:30elle serait élue
00:45:30voire même au premier tour
00:45:31oui parce qu'on dit
00:45:32qu'elle pourrait être
00:45:33c'est ce que je dis
00:45:34c'est ce que je dis
00:45:35au-delà de sa personne
00:45:35ce qui m'intéresse
00:45:36c'est le raisonnement
00:45:37qu'elle développe
00:45:37et qui prend dans les esprits
00:45:38c'est des incendies
00:45:39qu'elle allume dans les esprits
00:45:40oui avec maintenant
00:45:41l'inflation
00:45:43des annulations
00:45:44de jumelages
00:45:45avec Israël
00:45:45beaucoup de communes
00:45:46de France
00:45:47et deux humelages
00:45:48avec des camps palestiniens
00:45:49à commencer par des vides
00:45:50notamment avec Mme Barthé
00:45:51qui est la maire de Strasbourg
00:45:52elle se fait passer
00:45:53pour le parangon
00:45:55des luttes universalistes
00:45:57en nous rappelant
00:45:57un passé
00:45:58et d'ailleurs
00:45:59elle omet un autre passé
00:46:01celui de la conquête
00:46:02arabo-musulmane
00:46:03par exemple
00:46:03qui a duré plus de 13 siècles
00:46:04qui a fait des dizaines
00:46:06de millions de morts
00:46:07c'est relaté par un livre
00:46:08de Tidiane Ndiaye
00:46:09un anthropologue sénégalais
00:46:10un anthropologue
00:46:11pardon sénégalais
00:46:12donc je l'invite à lire aussi
00:46:13ce qui s'est passé
00:46:14dans le passé
00:46:14réellement
00:46:15pour pouvoir justement
00:46:16avoir un discours
00:46:17à peu près cohérent
00:46:18mais elle
00:46:18elle s'en fiche
00:46:19elle ce qu'elle veut
00:46:20c'est encore une fois
00:46:21agiter toutes les passions
00:46:22identitaires
00:46:23et faire passer
00:46:24la lutte
00:46:26universaliste
00:46:27pour
00:46:28comment dire
00:46:29un gage
00:46:29de fédération
00:46:31légitime
00:46:32parce que
00:46:32il faut combattre
00:46:34l'état
00:46:35colonial
00:46:35donc la France
00:46:36ontologiquement coupable
00:46:38colonialiste
00:46:40esclavagiste
00:46:41en reprenant
00:46:41toute la rhétorique
00:46:42tiers-mondiste
00:46:43et révolutionnaire
00:46:45en espérant justement
00:46:47comme le disait Céline
00:46:47agiter
00:46:48les armées de réserve
00:46:50que constitue malheureusement
00:46:51le poids démographique
00:46:52de certaines banlieues
00:46:52mais malheureusement pour elle
00:46:54je crois qu'elle n'arrive pas
00:46:55non plus à comprendre
00:46:56comment ça fonctionne
00:46:57en banlieue
00:46:57parce que
00:46:58les économies parallèles
00:47:00puisqu'elle parle de capitalisme
00:47:01on peut aussi parler
00:47:01du commerce de drogue
00:47:02on peut également
00:47:03par exemple qualifier
00:47:04le commerce de la drogue
00:47:06comme étant une forme
00:47:06de néolibéralisme
00:47:08de base
00:47:08avec le même modèle
00:47:09vertical
00:47:10enfin encore une fois
00:47:10mais ça
00:47:11elle semble l'ignorer
00:47:12ou elle fait l'ignorer
00:47:13pour essayer peut-être
00:47:14d'espérer
00:47:15d'agiter
00:47:16et de fédérer
00:47:17à son compte
00:47:18encore une fois
00:47:19les plus dangereux
00:47:21les plus criminologiques
00:47:22la limite de ça aussi
00:47:22c'est la fameuse intersectionnalité
00:47:24c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:47:25il va y avoir un problème
00:47:26de cohabitation
00:47:27entre certaines minorités
00:47:28c'est pas une limite
00:47:29c'est-à-dire que vous coagulez
00:47:31les haines
00:47:32parce que c'est comme ça
00:47:33que vous allez soulever
00:47:34les personnes et les gens
00:47:35ils vont mener votre guerre
00:47:37au nom de chacun
00:47:38ces mots d'ordre
00:47:39une fois que la guerre
00:47:40est remportée
00:47:40vous liquidez
00:47:41le plus fort
00:47:42le plus structuré
00:47:43liquide les autres
00:47:44et impose son idéologie
00:47:46ça s'est passé comme ça
00:47:48au moment où les communistes
00:47:49prennent le pouvoir en Russie
00:47:51ça s'est passé comme ça
00:47:52en Iran
00:47:53c'est de la logique politique
00:47:55et en fait
00:47:56il est beaucoup plus facile
00:47:57de coaguler les gens
00:47:58en leur désignant un ennemi
00:47:59et en alimentant leur haine
00:48:02qu'en leur proposant un projet
00:48:03et d'ailleurs
00:48:04ce qui est intéressant
00:48:05c'est que jamais
00:48:06aucune de ces personnes
00:48:08aucun des personnes de LFI
00:48:09ne vous parle du projet d'avenir
00:48:11de la France
00:48:12ils n'en ont pas d'autre
00:48:13que la conquête
00:48:14par les quartiers
00:48:15la Nouvelle-France
00:48:16la Nouvelle-France
00:48:17c'est quand même assez théorisé
00:48:18mais dans un sens
00:48:19qui est assez...
00:48:20mais il n'y a pas de projet
00:48:21de société partagée
00:48:22c'est générique
00:48:23c'est des...
00:48:24enfin moi on en a...
00:48:25vous savez
00:48:26quand vous êtes en politique
00:48:27vous savez à quel moment
00:48:28votre parti a un véritable projet
00:48:30a de véritables objectifs
00:48:31et vous savez à quel moment
00:48:33vous écrivez n'importe quoi
00:48:35pour limiter...
00:48:37pour donner des informations
00:48:39ils n'ont pas de projet politique
00:48:41ils sont dans la bordélisation
00:48:42du système politique
00:48:43pour arriver au pouvoir
00:48:44c'est ça
00:48:44ils ne sont pas dans le projet
00:48:45ils ne sont pas dans le projet
00:48:45ils ne sont pas dans le projet
00:48:46les fameuses 400 000 voix manquantes
00:48:47ils vous parlent de Palestine
00:48:48au lieu de vous parler de la France
00:48:50parce qu'ils n'ont rien à dire
00:48:51sur la France
00:48:52et d'ailleurs sur la Palestine
00:48:53tout le monde a oublié
00:48:54que si le Hamas arrête la guerre
00:48:57et libère les otages
00:48:58il n'y a plus de guerre
00:48:58vous avez raison de le rappeler
00:48:59on ne parle que des crimes
00:49:02entre guillemets israéliens
00:49:03mais on a juste oublié de dire
00:49:05que quand même
00:49:06le Hamas est toujours en charge
00:49:08de Gaza
00:49:09et détient toujours des otages
00:49:10le jour où ils partent
00:49:11ça s'arrête
00:49:12on va marquer une pause
00:49:13mais on parlera tout à l'heure
00:49:13des déclarations de Trump
00:49:14sur un possible cessez-le-feu à Gaza
00:49:16on parlera aussi
00:49:17de la mobilisation des pêcheurs
00:49:18les pêcheurs sont mobilisés
00:49:19aujourd'hui contre les éoliennes en mer
00:49:21on en a beaucoup parlé
00:49:22cette semaine
00:49:23avec notamment le combat
00:49:24d'Alexandre Jardin
00:49:25d'un certain nombre de pêcheurs
00:49:26les gueux évidemment
00:49:27c'est la bagneur des gueux
00:49:28on sera en direct
00:49:29avec un pêcheur
00:49:30qui se mobilise en Bretagne
00:49:31et vous verrez
00:49:32le combat qu'il mène
00:49:33contre ces éoliennes
00:49:35qui ont pris
00:49:36un pognon de dingue
00:49:37comme dirait l'autre
00:49:38pour un résultat
00:49:39qui est très très contestable
00:49:40c'est notre pognon
00:49:41puisque tout ça est subventionné
00:49:42c'est notre argent
00:49:44c'est archi subventionné
00:49:46on fait le débat
00:49:47dans quelques instants
00:49:47on sera donc en direct
00:49:48avec un pêcheur
00:49:49à tout de suite
00:49:4910h sur CNews
00:49:54dans quelques instants
00:49:55on sera en direct
00:49:56avec un pêcheur
00:49:56mobilisé aujourd'hui
00:49:58contre les éoliennes
00:49:59en mer
00:50:00mais d'abord un point complet
00:50:01sur l'actualité
00:50:02avec vous
00:50:03Michael Dorian
00:50:033 personnes
00:50:04dont 2 hommes
00:50:05et une femme
00:50:06ont perdu la vie
00:50:06dans un accident d'aéronef
00:50:08hier à Champolle
00:50:09les faits se sont déroulés
00:50:10peu avant 16h
00:50:11dans un quartier résidentiel
00:50:13mais aucune habitation
00:50:14n'a été touchée
00:50:15les victimes sont
00:50:16le pilote de 77 ans
00:50:17ancien général
00:50:18de l'armée de terre
00:50:19et un couple d'amis
00:50:20à la retraite
00:50:21qui l'accompagnait
00:50:22les raisons du crash
00:50:23sont encore inconnues
00:50:24la république islamique
00:50:26d'Iran
00:50:26juge les propos
00:50:27de Donald Trump
00:50:28irrespectueux
00:50:29et inacceptables
00:50:30c'est ce qu'a écrit
00:50:31le ministre des affaires
00:50:32étrangères
00:50:33iranien
00:50:34sur son compte X
00:50:35le président américain
00:50:36avait affirmé
00:50:36avoir mis
00:50:37je cite
00:50:37une raclée
00:50:38à l'Iran
00:50:38et évité
00:50:39à son guide suprême
00:50:40Ali Khamenei
00:50:41une mort affreuse
00:50:42et ignominieuse
00:50:43et puis près de
00:50:443,5 tonnes de cocaïne
00:50:46saisie au large
00:50:47du Pacifique
00:50:47par la marine mexicaine
00:50:48la drogue
00:50:49était dissimulée
00:50:51dans un navire
00:50:52semi-submersible
00:50:53le Mexique
00:50:53qui a fortement
00:50:55augmenté
00:50:55les saisies de drogue
00:50:56et les arrestations
00:50:57de narcotrafiquants
00:50:58face à la menace
00:50:59de Donald Trump
00:51:00qui avait promis
00:51:01de lui imposer
00:51:01des droits de douane
00:51:02si sa lutte
00:51:03contre le trafic de drogue
00:51:04ne s'intensifiait pas
00:51:05merci beaucoup
00:51:07Michael
00:51:08alors on a passé
00:51:08une semaine absolument
00:51:09fascinante
00:51:10sur la question
00:51:10de l'énergie
00:51:11ça a démarré
00:51:12si je peux dire
00:51:13avec la une du JDD
00:51:14la semaine dernière
00:51:15notamment sur les dépenses
00:51:16évidemment
00:51:17on peut dire
00:51:18avec ces dépenses
00:51:19gigantesques
00:51:20de l'état
00:51:21pour des énergies
00:51:22renouvelables
00:51:22qui on le voit
00:51:23ne sont pas très efficaces
00:51:24ne sont pas très renouvelables
00:51:26qui sont même intermittentes
00:51:27et il y a eu donc
00:51:28ce débat
00:51:28à l'Assemblée Nationale
00:51:29cette semaine
00:51:30la fameuse PPE 3
00:51:31il y a eu des petits jeux politiques
00:51:33on ne va pas revenir dessus
00:51:34je pense que ça n'intéresse
00:51:34pas tellement
00:51:35les Français
00:51:36ce qui intéresse
00:51:36les Français
00:51:37c'est est-ce que
00:51:37leurs factures
00:51:38d'électricité
00:51:39vont augmenter
00:51:40et est-ce qu'il y a
00:51:41un problème
00:51:41avec les énergies
00:51:43renouvelables
00:51:43est-ce que c'est
00:51:44réellement efficace
00:51:45alors à cette question
00:51:46certains semblent
00:51:47avoir la réponse
00:51:47ce sont les pêcheurs
00:51:49qui se mobilisent
00:51:49aujourd'hui
00:51:50autour d'Alexandre Jardin
00:51:51Alexandre Jardin
00:51:52je vous rappelle
00:51:53c'est cet écrivain
00:51:54déjà qui avait mobilisé
00:51:54autour de la question
00:51:55des ZFE
00:51:56avec la bannière
00:51:57les gueux
00:51:58les gueux
00:51:58c'est ces Français
00:51:59à qui on interdit
00:52:00d'entrer dans certaines villes
00:52:02parce qu'ils ne possèdent pas
00:52:02des voitures dernier cri
00:52:04et donc là
00:52:04le nouveau combat
00:52:05c'est notamment
00:52:06la question des éoliennes
00:52:07la question des éoliennes
00:52:08en mer
00:52:08et pour en parler
00:52:09on est en direct
00:52:09avec David Le Quintrec
00:52:10qui est président
00:52:11de l'Union française
00:52:12des pêcheurs artisans
00:52:13bonjour
00:52:14Monsieur Le Quintrec
00:52:15merci d'être en direct
00:52:16avec nous
00:52:16vous êtes en direct
00:52:17de Bretagne
00:52:18où il y a une mobilisation
00:52:19aujourd'hui
00:52:20est-ce que vous pouvez nous dire
00:52:21quel est le message
00:52:21que vous allez porter
00:52:22lors de cette journée
00:52:23de mobilisation ?
00:52:25le message est clair
00:52:26on ne veut pas
00:52:27de cette PPE 3
00:52:28tout simplement
00:52:28le gouvernement Macron
00:52:30veut dépenser
00:52:30300 milliards d'euros
00:52:32dans l'éolien
00:52:33terrestre et maritime
00:52:35mais il faut bien
00:52:36signifier une chose
00:52:37c'est que c'est
00:52:37le portefeuille du français
00:52:39qui va compatir
00:52:40de tout ça
00:52:41pour les intérêts
00:52:42encore une fois de plus
00:52:43pour les groupes industriels
00:52:44les actionnaires
00:52:45et les copains
00:52:46tout simplement
00:52:47nous on a la triple peine
00:52:50avec ces éoliennes
00:52:50on perd nos zones
00:52:51de pêche traditionnelles
00:52:52donc ça nous fait
00:52:53aller beaucoup plus loin
00:52:54donc on consomme
00:52:55plus d'énergie fossile
00:52:56et encore en plus
00:52:57comme tout foyer français
00:52:58on va subir
00:52:58également
00:52:59les augmentations
00:53:01tout simplement
00:53:01donc voilà pourquoi
00:53:03nous sommes tout à fait opposés
00:53:04à toute éolienne
00:53:05de toute façon
00:53:06comment ça va se passer
00:53:07concrètement aujourd'hui
00:53:08votre action
00:53:09vous allez vous rassembler
00:53:10dans différents ports
00:53:11de France
00:53:11c'est ça ?
00:53:13oui c'est ça
00:53:13donc il y a plusieurs
00:53:14il y a plusieurs ports
00:53:16qui se mobilisent
00:53:17sous l'hashtag de l'Aigueux
00:53:18des associations également
00:53:20et là
00:53:21moi je suis actuellement
00:53:22à R2VN
00:53:23il y a quand même
00:53:24une affluence de personnes
00:53:25qui arrivent
00:53:26et en attendant
00:53:27la venue d'Alexandre
00:53:28tout à l'heure
00:53:29sur les coups d'11R
00:53:30donc voilà
00:53:31pour le moment
00:53:31on va expliquer
00:53:33au public
00:53:34pourquoi
00:53:35cette mobilisation
00:53:36et pourquoi
00:53:37on est opposé
00:53:38justement
00:53:39à ces éoliennes
00:53:40qui vont rapporter
00:53:41du financier
00:53:42qu'à cette mafia
00:53:43organisée
00:53:43de toute façon
00:53:44donc voilà
00:53:44Très concrètement
00:53:46pour les pêcheurs
00:53:47que vous représentez
00:53:48quel est l'impact
00:53:49de ces éoliennes
00:53:50en mer
00:53:51sur votre activité
00:53:52au quotidien
00:53:53en quoi
00:53:53c'est un problème
00:53:54pour vous ?
00:53:56C'est un impact
00:53:56économique
00:53:57tout simplement
00:53:58parce que déjà
00:53:58d'une
00:53:59on ne peut plus
00:53:59aller pêcher
00:54:00sur ces zones-là
00:54:01donc ce qui nous fait
00:54:02aller dans d'autres zones
00:54:03avec d'autres pêcheurs
00:54:05avec lesquels
00:54:06on n'avait pas l'habitude
00:54:07de se rencontrer
00:54:07donc l'effort de pêche
00:54:09va se faire
00:54:09beaucoup plus vite
00:54:10sur ces zones-là
00:54:11et puis ça nous fait
00:54:12consommer beaucoup
00:54:13plus de carburant
00:54:14donc voilà
00:54:15dans tous les cas
00:54:16économiquement parlant
00:54:18on va en pâtir
00:54:20tout simplement
00:54:21Merci beaucoup
00:54:22David Le Quintrec
00:54:23évidemment on va suivre
00:54:24tout au long de la journée
00:54:25votre mobilisation
00:54:26contre ces éoliennes
00:54:28qui en plus
00:54:28d'être sans doute
00:54:29un scandale écologique
00:54:31parce qu'on sait
00:54:31qu'il faut couler
00:54:32des litres de béton
00:54:33dans le sol
00:54:33il y a également
00:54:35un impact sur la faune
00:54:36économique
00:54:37il ne faut pas oublier
00:54:39que nos parlementaires
00:54:40sont constamment
00:54:41en train de dire
00:54:41aux français
00:54:42qu'ils font tout
00:54:42pour préserver
00:54:43leur pouvoir d'achat
00:54:44mais c'est entièrement faux
00:54:46ils veulent seulement
00:54:47préserver les intérêts
00:54:48justement
00:54:49de ces actionnaires
00:54:51industriels
00:54:52voilà c'est tout
00:54:52Merci beaucoup
00:54:53David Le Quintrec
00:54:54d'avoir été en direct
00:54:55avec nous ce matin
00:54:56et il y a aussi
00:54:57un scandale
00:54:58j'ajouterai à titre personnel
00:54:59un scandale esthétique
00:55:00ça défigure évidemment
00:55:01les pédages maritimes
00:55:03mais aussi
00:55:04dans la campagne
00:55:05Je ne vais pas à la boule
00:55:06je sais que certains
00:55:07ils vont à la boule
00:55:08Il y a un projet
00:55:10notamment au Cap Fréel
00:55:12par exemple
00:55:12où il y a une très très belle vue
00:55:14C'est épouvantable
00:55:15En tout cas la question
00:55:16de l'énergie
00:55:16elle a agité vraiment
00:55:17toute la semaine
00:55:18et on voit que c'est aujourd'hui
00:55:19un sujet mobilisateur
00:55:20pour les français
00:55:21et pour les politiques
00:55:22j'aimerais dire
00:55:23j'aurais aimé
00:55:23que ce soit mobilisateur
00:55:24pour les politiques
00:55:24on a vu qu'il y a eu
00:55:25des calculs
00:55:26mais ça a vraiment été
00:55:27le sujet de la semaine
00:55:27Sabrina
00:55:28Oui ça a été le sujet
00:55:29de la semaine
00:55:30et je voulais également
00:55:32profiter de cette émission
00:55:33et de mon passage
00:55:34pour dire quelque chose
00:55:36et je vais vous le dire
00:55:38de façon très récitative
00:55:39bien évidemment
00:55:40Donc récemment
00:55:41j'ai repris à mon compte
00:55:43un tweet du Média Frontière
00:55:46affirmant que
00:55:47Madame Delphine Ernot
00:55:48présidente de France Télévisions
00:55:50était membre du conseil
00:55:51d'administration
00:55:53de Veolia
00:55:53je tenais donc
00:55:55aujourd'hui
00:55:56à apporter
00:55:56un correctif
00:55:58cette information
00:55:59était erronée
00:56:00et je m'en excuse
00:56:01en réalité
00:56:02Madame Ernot
00:56:03a siégé
00:56:05au conseil d'administration
00:56:06du groupe Suez
00:56:07alors distinct
00:56:08du groupe Veolia
00:56:10donc je tenais
00:56:11à m'excuser
00:56:12pour cette information
00:56:13erronée
00:56:14que j'ai relayée
00:56:15d'un autre média
00:56:15Le message est passé
00:56:16on va écouter
00:56:17Fabien Bouglet
00:56:18qui était ce matin
00:56:19dans l'invité de la matinale
00:56:20de CNews
00:56:20il est venu aussi
00:56:21cette semaine en plateau
00:56:22c'était absolument passionnant
00:56:23de l'entendre
00:56:24il parle évidemment
00:56:25du coup
00:56:25de l'impact financier
00:56:27il est absolument passionnant
00:56:28il était donc invité
00:56:29ce matin
00:56:30Toutes ces nouvelles installations
00:56:33d'ici 10 ans
00:56:34vont avoir un impact
00:56:36considérable
00:56:37sur la facture des français
00:56:38puisqu'on évalue
00:56:40à peu près
00:56:40au doublement
00:56:41de la facture des français
00:56:42ce qui représente
00:56:43300 milliards d'euros
00:56:45je ne sais pas
00:56:45si vous imaginez
00:56:46300 milliards d'euros
00:56:48de coûts
00:56:49ça représente
00:56:4910% de la dette française
00:56:51donc en réalité
00:56:52le gouvernement
00:56:53voulait passer en force
00:56:54avec un décret
00:56:56sans passer
00:56:57par le travail parlementaire
00:56:58avec 10 anciens dirigeants
00:57:00de la filière énergétique
00:57:01nous avons publié
00:57:02une tribune
00:57:02dans le point
00:57:03le 1er décembre 2024
00:57:05disant
00:57:06nous dénonçons
00:57:07nous dénonçons
00:57:08cette programmation
00:57:09pluriannuelle
00:57:09de l'énergie
00:57:10et depuis
00:57:11la gronde
00:57:12ne fait que s'étoffer
00:57:13c'est parfois ici
00:57:16quand vous ouvrez le capot
00:57:17vous vous rendez compte
00:57:17vraiment
00:57:18qu'il y a beaucoup
00:57:19beaucoup de problèmes
00:57:19il y a quand même
00:57:22une réalité
00:57:23c'est à dire
00:57:23qu'on nous pousse
00:57:25il n'y a pas d'autres mots
00:57:26à se diriger
00:57:27vers des énergies renouvelables
00:57:28sans qu'on ait vraiment
00:57:29pris la peine
00:57:30de réaliser une étude
00:57:30pour dire
00:57:31bon
00:57:31on a le nucléaire
00:57:32qui est quand même
00:57:33l'un des plus développés
00:57:33en France
00:57:34et encore
00:57:34on a failli
00:57:35revenir en arrière
00:57:36là-dessus
00:57:36Dieu merci
00:57:37on est revenu maintenant
00:57:38dans le droit chemin
00:57:38et on poursuit
00:57:39le développement du nucléaire
00:57:40sur les énergies renouvelables
00:57:42quand vous écoutez
00:57:42les experts
00:57:43quand vous écoutez
00:57:43Bernard Acquoyer
00:57:44quand vous écoutez
00:57:44M. Moreno
00:57:45M. Bouglet
00:57:46qu'on vient d'entendre
00:57:47tous vous disent
00:57:48il y a un scandale
00:57:49vraiment financier
00:57:50mais aussi
00:57:51d'efficacité
00:57:53et politique
00:57:54en plus évidemment
00:57:55c'est pour ça que ça ne sort pas
00:57:56cette affaire
00:57:56est une véritable tragédie
00:57:57pour notre pays
00:57:58parce que
00:57:59grâce à De Gaulle
00:58:00et Pompidou
00:58:01nous avions
00:58:01un programme électronucléaire
00:58:03formidable
00:58:0553 centrales
00:58:06qui ont construit
00:58:07une dizaine d'années
00:58:08qui assurait
00:58:09l'indépendance énergétique
00:58:10de la France
00:58:11et en plus
00:58:11un bilan carbone
00:58:12remarquable
00:58:13par rapport à tous les autres
00:58:14nous avons cassé
00:58:16nous-mêmes ce modèle
00:58:17c'est-à-dire qu'à partir
00:58:17de Mitterrand
00:58:18on a cessé
00:58:19d'investir
00:58:20dans la filière nucléaire
00:58:21et aujourd'hui
00:58:22toutes les équipes
00:58:23de soudeurs
00:58:24d'ingénieurs
00:58:24etc.
00:58:25ont été mis à la retraite
00:58:26on a la plus grande
00:58:27difficulté aujourd'hui
00:58:28à relancer ce programme nucléaire
00:58:29c'est pour ça
00:58:30que ça patine
00:58:31sur le PR
00:58:31en plus
00:58:32on a changé de modèle
00:58:33de réacteur
00:58:33on a été chercher
00:58:34la complexité
00:58:35la difficulté
00:58:37les règles de sûreté
00:58:38supplémentaires
00:58:39etc.
00:58:40donc on a noyé
00:58:40nous-mêmes
00:58:41notre supériorité
00:58:42alors que
00:58:43d'autres
00:58:43les sud-coréens
00:58:44ont pris
00:58:45les réacteurs français
00:58:46pour ensuite
00:58:46les exporter
00:58:47sous notre nez
00:58:48j'étais au commerce extérieur
00:58:49on s'est fait
00:58:50rouler par des gens
00:58:51qu'on a proprement aidés
00:58:53eux ils ont maintenu
00:58:54la filière
00:58:54ils l'exportent
00:58:55dans le monde arabe
00:58:56dans le Gol
00:58:57et nous on n'est pas foutus
00:58:58de le faire
00:58:59donc un
00:58:59on a fusillé
00:59:00notre centrale
00:59:01nos programmes nucléaires
00:59:02Macron lui-même
00:59:03voulait fermer
00:59:04et c'est lui
00:59:06qui a fermé
00:59:06Fessenheim
00:59:07deuxièmement
00:59:08on a pris
00:59:08c'est François Hollande
00:59:09je crois
00:59:10c'est François Hollande
00:59:11mais Emmanuel Macron
00:59:12a permis
00:59:12M. Bonnet
00:59:14celui qui a fermé
00:59:14Fessenheim
00:59:15s'appelle
00:59:16Emmanuel Macron
00:59:18vous précisez simplement
00:59:18que ça avait été
00:59:19enclenché
00:59:19sous François Hollande
00:59:20lors de son alliance
00:59:20avec les écologistes
00:59:21de toute façon
00:59:21ils ont des liens
00:59:22quand même
00:59:23M. Bonnet
00:59:23ça a été enclenché
00:59:25il ne s'agit pas pour moi
00:59:26de dédouaner
00:59:26la responsabilité
00:59:26de Macron
00:59:27c'est simplement
00:59:28précisé
00:59:28pardonnez-moi
00:59:29j'ai juste vécu
00:59:30cette situation
00:59:30avec François Fignon
00:59:3210 jours après
00:59:33Fukushima
00:59:34lors d'un dîner
00:59:34avec Angela Merkel
00:59:36Angela Merkel
00:59:37a dit François
00:59:38je sors du nucléaire
00:59:39lundi
00:59:40je l'annonce lundi
00:59:41et naturellement
00:59:42vous allez fermer
00:59:44Fessenheim
00:59:45parce que c'est tout près
00:59:47de notre frontière
00:59:47et là j'ai dit
00:59:49à la chancelière
00:59:50le Premier ministre
00:59:51a été à un moment
00:59:52de recul
00:59:53j'ai dit à la chancelière
00:59:54madame
00:59:55nous sommes encore
00:59:56un pays souverain
00:59:57Pipo
00:59:58l'affaire a été
01:00:00alors qu'on venait
01:00:00d'investir
01:00:01400 millions
01:00:02pour moderniser
01:00:03Fessenheim
01:00:04Hollande
01:00:05ferme Fessenheim
01:00:06et depuis
01:00:07on est dans ce
01:00:08aller-retour
01:00:09là le programme
01:00:10est soi-disant lancé
01:00:11mais ce qu'on a lancé
01:00:12surtout c'est du renouvelable
01:00:13financé par le contribuable
01:00:15parce que tous ces prix
01:00:16du renouvelable
01:00:17sont en effet
01:00:18artificiels
01:00:19et c'est là
01:00:20qu'on tombe sur
01:00:20ces chiffres extravagants
01:00:22qui vont amener
01:00:23à l'explosion
01:00:24des factures d'électricité
01:00:25alors même
01:00:26qu'à chaque fois
01:00:27que vous faites
01:00:27des éoliennes
01:00:28ou du solaire
01:00:28il vous faut une centrale
01:00:30thermique à côté
01:00:30parce que c'est intermittent
01:00:31donc ça ne marche pas
01:00:33par exemple l'hiver
01:00:33donc il va falloir avoir
01:00:35du gaz
01:00:35ou du nucléaire
01:00:36il y a quand même
01:00:37un sujet politique
01:00:38parce qu'on sait
01:00:39qu'on ne va pas rentrer
01:00:40dans la politique politicienne
01:00:40mais le rassemblement national
01:00:42pourrait voter
01:00:43une motion de censure
01:00:43sur ce sujet là
01:00:44il serait bien seul
01:00:45malheureusement
01:00:45oui alors il faut voir
01:00:47si la gauche les suivrait
01:00:47vous avez raison
01:00:48non la gauche
01:00:48ne les suivrait pas
01:00:49sur cette question là
01:00:50parce que le vrai problème
01:00:51c'est en réalité
01:00:52sur cette question là
01:00:52c'est le mensonge du politique
01:00:53on ne va pas rentrer
01:00:54dans un débat très technique
01:00:55sur l'équivalence
01:00:56entre un réacteur nucléaire
01:00:57et 45 éoliennes
01:00:59même si on a entendu
01:00:59monsieur Moreno cette semaine
01:01:00sur la dépendance étrangère
01:01:03puisqu'on sait bien
01:01:03que les éoliennes
01:01:04sont plutôt fabriquées
01:01:05en Chine ou au Danemark
01:01:06et qu'on n'a pas
01:01:06d'industrie française
01:01:07les parcs éoliens
01:01:08mais le vrai problème
01:01:10c'est le mensonge
01:01:10d'une partie de la gauche
01:01:13qui a fait du combat
01:01:15anti-nucléaire
01:01:16l'un de ses chevalles
01:01:17de bataille
01:01:18et qui donc fait fi
01:01:19de la raison énergétique
01:01:21et de la raison économique
01:01:22puisqu'on sait
01:01:23que c'est très coûteux
01:01:24le mensonge aussi
01:01:25du centre
01:01:26qui
01:01:26monsieur Lelouch l'a dit
01:01:29François Hollande
01:01:30Emmanuel Macron
01:01:31tous ses ministres
01:01:32aujourd'hui
01:01:33ne participent pas
01:01:34à l'élévation
01:01:35du niveau du débat
01:01:35sur cette question là
01:01:36et donc Dominique Vouanet
01:01:38par exemple
01:01:38qui a fait son retour
01:01:39à l'Assemblée
01:01:40et je serais même
01:01:42tenté
01:01:42le mensonge
01:01:45aussi parfois
01:01:46d'une certaine droite
01:01:47qui par exemple
01:01:48refuse d'aller voter
01:01:49sur le moratoire
01:01:50ou même
01:01:50qui a des positions
01:01:52qui parfois
01:01:52peuvent être caricaturales
01:01:53par exemple en disant
01:01:54les énergies redoublables
01:01:56il faut tout arrêter
01:01:57l'éolien
01:01:57il faut tout arrêter
01:01:58est-ce que c'est une posture
01:01:59qui est utile
01:02:00au débat
01:02:01alors que finalement
01:02:02vous ne faites que donner
01:02:03des éléments
01:02:03à la gauche
01:02:04pour dire vous voyez
01:02:05vous êtes complètement
01:02:06anti-éolien
01:02:06vous n'avez pas aussi
01:02:07vous n'êtes pas raisonnable
01:02:08alors qu'on peut complètement
01:02:09faire une sorte de mix énergétique
01:02:11qui pourrait fonctionner
01:02:12et le dernier mensonge
01:02:13c'est celui
01:02:14aux français
01:02:15il n'y a pas un seul ministre
01:02:16qui va vous dire aujourd'hui
01:02:17que l'année prochaine
01:02:19leur électricité va être plus chère
01:02:20ils vont même vous jurer l'inverse
01:02:21alors que l'électricité
01:02:22avec l'énergie
01:02:23enfin la politique énergétique
01:02:25de la France
01:02:25l'électricité sera plus chère
01:02:26d'année en année
01:02:27et il faut voir l'explosion
01:02:28ces 30 dernières années
01:02:30du prix de l'électricité
01:02:31ça c'est quelque chose
01:02:32de factuel
01:02:32et ce sont des chiffres
01:02:33ce qui est grave
01:02:35c'est que tout notre modèle
01:02:36social repose sur une énergie
01:02:38accessible et peu chère
01:02:40qu'aujourd'hui
01:02:40c'est absolument pas
01:02:41l'éolien
01:02:42qui va nous permettre
01:02:43de continuer à soutenir
01:02:44une forme de croissance
01:02:45et de développement
01:02:46et que même l'histoire
01:02:47des mix énergétiques
01:02:49c'est du pipeau
01:02:50et qu'aujourd'hui
01:02:51on est en train de vendre
01:02:52à des gens n'importe quoi
01:02:54et quand vous essayez
01:02:55de dire ce qui se passe
01:02:56sur l'éolien
01:02:57est un scandale
01:02:57et un scandale politique
01:02:58vous avez une Sandrine Rousseau
01:03:00qui vous dit
01:03:00ah oui vous voulez tuer vos enfants
01:03:02vous voulez n'offrir
01:03:03aucun autre avenir
01:03:03à vos enfants
01:03:04comment voulez-vous
01:03:05avoir un débat cohérent
01:03:06quand on vous accuse de ça
01:03:08on est dans la culpabilisation
01:03:10tout simplement
01:03:11parce qu'il y a un vrai
01:03:12scandale politique
01:03:13et qu'il y a un vrai
01:03:13mensonge politique
01:03:14il nous reste un peu moins
01:03:15de 4 minutes
01:03:15j'ai encore deux petits sujets
01:03:16que je voudrais qu'on aborde
01:03:17d'abord ce sont les déclarations
01:03:18de Jean-Pascal Zaddy
01:03:19est-ce que vous avez vu
01:03:20ce qu'a dit le réalisateur
01:03:21Jean-Pascal Zaddy
01:03:22qui est invité du service public
01:03:23hier
01:03:24on va d'abord voir
01:03:26ce qu'il dit
01:03:26il fait la promotion
01:03:27d'un film
01:03:28qui s'appelle
01:03:29Le Grand Déplacement
01:03:29qui est un vide d'ailleurs
01:03:31voilà
01:03:31je ne l'ai pas vu
01:03:32pour vous dire
01:03:33il y a eu 7000 entrées
01:03:34voilà ce qu'il dit
01:03:35on l'interroge
01:03:35sur le racisme anti-blanc
01:03:36il faut faire la différence
01:03:37entre le racisme
01:03:38qui est un concept sociétal
01:03:39et à prendre en globalité
01:03:40et des hostilités
01:03:40donc il recouvre
01:03:42derrière le terme
01:03:42hostilité
01:03:43une réalité
01:03:44que vivent un certain nombre
01:03:45de nos concitoyens
01:03:46un blanc dans la société
01:03:47je ne pense pas
01:03:47qu'il est un frein
01:03:48pour avoir un appartement
01:03:49ou pour rentrer en boîte de nuit
01:03:50ou pour avoir un travail
01:03:51voilà ce que nous dit
01:03:53Jean-Pascal Zaddy
01:03:55qui dit
01:03:55c'est inhérent à l'être humain
01:03:56il y a un humain
01:03:56qui peut dire des bêtises
01:03:57ou même agresser à quelqu'un
01:03:58juste parce qu'il est blanc
01:03:59mais ce n'est pas du racisme
01:04:00Charlotte c'est assez conforme
01:04:01désolé de vous faire agir
01:04:04je sais que ça veut
01:04:04c'est déplorable
01:04:06c'est déplorable
01:04:06mais il y a cette idéologie là
01:04:10moi j'aimerais juste
01:04:11leur poser une question
01:04:12il y a désormais des quartiers
01:04:13dans lesquels les blancs
01:04:13sont minoritaires
01:04:14là-bas le racisme anti-blanc
01:04:15peut exister ou pas ?
01:04:17non c'est une hostilité
01:04:18c'est tout
01:04:18en fait la véritable question
01:04:20c'est que
01:04:21ça rejoint d'ailleurs
01:04:22le discours tout à l'heure
01:04:24de Rima Hassan
01:04:25ils ont fait
01:04:26de leur idéologie
01:04:27en effet des minorités
01:04:29de la prise de pouvoir
01:04:29des minorités
01:04:30mais ça dépasse de loin
01:04:31Rima Hassan
01:04:32Rima Hassan
01:04:32on a un peu le même sujet
01:04:33qu'avec Jean-Luc Mélenchon
01:04:34au début de l'émission
01:04:34ils disent
01:04:36dans des termes
01:04:37tellement transparents
01:04:39ils décrivent le modèle
01:04:40que nous subissons
01:04:41depuis des années
01:04:42et qui n'a pas été mis en place
01:04:43ni par Jean-Luc Mélenchon
01:04:44ni par Rima Hassan
01:04:45quand vous avez quelqu'un
01:04:46issu d'une minorité
01:04:47et que par principe
01:04:48tout le système
01:04:49politique, médiatique
01:04:51lui donne raison
01:04:51dans le doute
01:04:52en attendant de vérifier
01:04:53quoi que ce soit
01:04:53c'est tout à l'heure
01:04:54quand on parlait de Naël
01:04:55le président de la république
01:04:56qui sort deux heures après
01:04:57en disant que le geste
01:04:58est inexcusable
01:04:59c'est à dire
01:05:00qu'il condamne le policier
01:05:01avant même d'avoir
01:05:01le début du quart
01:05:02de la situation
01:05:04qui se passe
01:05:04c'est une mentalité
01:05:06qu'on subit
01:05:07bien au-delà
01:05:08des frontières
01:05:09de la France insoumise
01:05:10là Jean-Pascal Zaddy
01:05:11dit ce que tout le monde répète
01:05:13depuis des années
01:05:14dans une partie
01:05:14de l'échec
01:05:15qui est médiatique
01:05:16politique
01:05:16c'est à dire
01:05:17le racisme
01:05:20ne peut être associé
01:05:22qu'au dominant
01:05:23le monde entier
01:05:25est fait de dominants
01:05:26et de dominés
01:05:26c'est ontologique
01:05:27c'est comme ça
01:05:28d'où la question
01:05:29est-ce qu'il est possible
01:05:31que le racisme anti-blanc
01:05:33existe
01:05:33ailleurs
01:05:34où les blancs
01:05:35sont minoritaires
01:05:35est-ce que c'est possible
01:05:37ils vous répondront non
01:05:37ils trouveront
01:05:38je ne sais pas
01:05:38quel moyen de répondre non
01:05:40mais ils répondront non
01:05:41donc c'est simplement
01:05:43que
01:05:43et par ailleurs
01:05:44cette phrase
01:05:45est raciste
01:05:46autre question
01:05:50c'est une hostilité
01:05:52c'est à dire que
01:05:53le système est forcément
01:05:54il faut un système
01:05:56pour que ce soit raciste
01:05:57très bien
01:05:57et si quelqu'un est tué
01:05:59parce qu'il est blanc
01:05:59ou agressé
01:06:01parce qu'il est blanc
01:06:01c'est quoi
01:06:02c'est moins grave
01:06:03c'est pas du racisme
01:06:04c'est quoi en fait
01:06:05mais surtout
01:06:06mettez noir
01:06:07à la place
01:06:08ou même agresser
01:06:09quelqu'un
01:06:10parce qu'il est noir
01:06:11n'est pas du racisme
01:06:12c'est ce qu'il dit
01:06:13entendez cette phrase
01:06:15non agresser quelqu'un
01:06:16parce qu'il est noir
01:06:17c'est la définition même
01:06:19du racisme
01:06:20tout comme agresser
01:06:21quelqu'un parce qu'il est blanc
01:06:22est la définition du racisme
01:06:23donc sa phrase
01:06:24est raciste
01:06:25et pire que ça
01:06:27elle nie en fait
01:06:29la définition même
01:06:30du racisme
01:06:31tout ça
01:06:32pour pouvoir
01:06:32effectivement
01:06:33justifier
01:06:34la logique du dominant
01:06:35on arrive au bout
01:06:36de cette émission
01:06:37merci à tous les six
01:06:38de m'avoir accompagné
01:06:39j'aurais aimé
01:06:39qu'on puisse parler
01:06:40on aura peut-être l'occasion
01:06:40dans les heures qui viennent
01:06:41de cette interdiction de fumer
01:06:42qui va prendre effet
01:06:43à partir de demain
01:06:44donc on est incapable
01:06:45de gérer les problèmes
01:06:46importants
01:06:47mais en revanche
01:06:47on va aller chasser
01:06:48les fumeurs
01:06:49monsieur Axelron
01:06:50vous allez désormais
01:06:51être tâché
01:06:52d'aller interdire
01:06:52et d'aller contrôler
01:06:53les fumeurs
01:06:54sur les plages
01:06:54alors qu'on n'arrive pas
01:06:56à interdire le trafic de drogue
01:06:57alors qu'on a des délinquants
01:06:58et des agressions
01:07:00enfin on marche
01:07:01encore une fois
01:07:01sur la tête
01:07:02c'est hallucinant
01:07:03un petit conseil
01:07:05à monsieur Zaddy
01:07:05qu'il lise l'enquête
01:07:07extraordinaire
01:07:07de François Bousquet
01:07:08sur le racisme anti-blanc
01:07:10qui était d'ailleurs
01:07:10l'invité de Gauthier Lebrecht
01:07:11c'était absolument passionnant
01:07:12qu'il prenne conscience
01:07:13de ce que vivent
01:07:13comme disait Charlotte
01:07:14les petits blancs
01:07:15dans certains quartiers
01:07:16en minorité
01:07:16moi quand j'ai entendu
01:07:17sale blanche
01:07:18dans la rue
01:07:18à côté de moi
01:07:19j'ai dû rêver
01:07:20j'ai dû rêver
01:07:21c'était une hostilité
01:07:22tu t'es faite très riche
01:07:23c'était simplement
01:07:23d'une hostilité
01:07:24bon merci en tout cas
01:07:25à tous les six
01:07:25de m'avoir accompagné
01:07:26ce matin
01:07:27c'était un plaisir
01:07:27dans quelques instants
01:07:28vous avez rendez-vous
01:07:28avec bonjour
01:07:29docteur Millot
01:07:30à suivre aujourd'hui
01:07:31des conseils
01:07:32pour affronter au mieux
01:07:33la chaleur
01:07:34et oui c'est la canicule
01:07:35qui arrive sur la France
01:07:36les conseils du docteur Millot
01:07:38dans quelques instants
01:07:38je vous retrouve ce soir
01:07:39dans l'heure d'hôp
01:07:39c'est l'été
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