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  • il y a 8 mois
Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, était l’invité de BFMTV ce vendredi 30 mai. Il a détaillé les dispositifs de sécurité prévus autour des fanzones parisiennes en amont de la finale de la Ligue des Champions PSG–Inter Milan. La rencontre se jouera samedi 31 mai à Munich.

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Transcription
00:00On est à J-1 de cette finale de la Ligue des Champions et à nos côtés, Laurent Nunez, le préfet de police de Paris.
00:05Merci d'être avec nous ce matin, d'être notre invité exceptionnel J-1.
00:09Votre rôle à vous, c'est que défaite ou victoire, tout se passe bien parce qu'on sait qu'il y a beaucoup d'attentes.
00:16Il va y avoir beaucoup de supporters dans les rues de Paris, beaucoup d'attentes.
00:19Ça veut dire aussi beaucoup de sécurité à mettre en place justement pour que ça se passe bien.
00:22Très concrètement, quel va être le dispositif qui va être déployé demain à Paris ?
00:27Combien de forces de l'ordre ? Comment ça va se passer ?
00:30D'abord, le dispositif se déroule en deux temps.
00:32Il y a d'abord le match, le soir du match, donc samedi soir.
00:38Et puis ce qu'on souhaite tous évidemment, la victoire du PSG le lendemain.
00:41Le lendemain avec des séquences qui sont plus des séquences de célébration.
00:45Le soir du match, on s'attend à ce qu'il y ait évidemment beaucoup de monde sur l'espace public, sur la voie publique dans la capitale.
00:54Notamment dans les débits de boissons qui vont pour une grande partie d'entre eux diffuser le match.
01:00Il y aura une retransmission organisée par le club du Paris Saint-Germain au Parc des Princes.
01:04Il y aura aussi beaucoup de monde au Parc des Princes.
01:06Le Parc des Princes sera plein pour assister à la retransmission du match.
01:11Et puis comme traditionnellement, après le match ou même peut-être déjà pendant, il y aura un certain nombre de personnes qui se rendront sur les Champs-Élysées.
01:19Comme c'est un petit peu la tradition maintenant.
01:23Et d'ailleurs, célébreront la victoire du Paris Saint-Germain sur les Champs.
01:28Et on s'attend même à ce qu'il y ait du monde, même dans l'hypothèse malheureuse d'une défaite.
01:32C'est un dispositif exceptionnel ou pas que vous mettez en place ?
01:34Oui, donc on a un dispositif, tout ça pour dire qu'on a un dispositif exceptionnel de présence de forces de l'ordre.
01:39Donc des fonctionnaires de police de la préfecture de police, des forces mobiles qui ont été placées sous mon autorité,
01:45mises à disposition par le ministre d'État, donc des gendarmes mobiles, des effectifs des compagnies républicaines de sécurité,
01:53donc qui seront présents partout et notamment sur les Champs-Élysées.
01:56On a 5400 personnes qui sont mobilisées sur l'ensemble de l'agglomération parisienne pour ces événements,
02:02dont près de la moitié sera sur les Champs.
02:06Monsieur le Préfet, je me rappelle très bien de vous avoir entendu le matin du dernier match ici avec Apolline.
02:12Vous sembliez avoir bien préparé, tout préparé ce qu'il fallait pour éviter le pire.
02:16Or, ça a pas mal cassé ce soir-là. Vous aviez mal anticipé. Il y a des choses qui vous avaient échappées ?
02:21Ça, c'est vous. Ce sont vos mots. C'est vous qui dites que ça a pas mal cassé.
02:24Je pose la question.
02:25Non, mais déjà, vous posez une question, mais déjà, restons factuels.
02:28Moi, je l'ai constaté, derrière chez moi, il y avait des carcasses d'auto-fumants de pas très loin.
02:31Oui, il n'y en a pas eu beaucoup, des carcasses d'auto-fumants de ce soir-là.
02:34On parle de la demi-finale, vous êtes d'accord ?
02:35Oui.
02:35Une dernière demi-finale. On a eu 4 feux de véhicules.
02:3844 ans.
02:39En fait, c'était un commerce pillé et 3 commerces qui ont été dégradés.
02:45Vous pouviez, dès le lendemain, remonter les Champs-Élysées.
02:48Le mobilier urbain est en place. Pourquoi ?
02:50Parce que les forces de l'ordre ont fait un travail remarquable ce soir-là.
02:52Il y a eu des bandes, c'est intolérable, des bandes de gens qui sont venus uniquement pour piller.
02:57Et ce sera probablement le cas samedi soir.
02:59Et on aura la même réponse, une réponse d'extrême fermeté.
03:01Et donc, on aura effectivement un dispositif qui est exceptionnel.
03:05Quasiment le triple de celui pour la demi-finale.
03:07C'était une demi-finale.
03:08Donc là, on est sur une finale.
03:10Le dispositif, il est exceptionnel.
03:11Il est à la hauteur d'une finale.
03:12Voilà.
03:12La dernière fois, c'était une demi-finale.
03:14On n'avait pas pris les mêmes mesures, évidemment.
03:16Là, les mesures vont consister, évidemment, à protéger les Champs-Élysées, les commerces.
03:21L'ensemble des parcs de véhicules sera le long des commerces sur toute l'avenue des Champs-Élysées.
03:26Et il y aura des effectifs et sur les Champs et dans les perpendiculaires.
03:29Il n'y aura pas de circulation ce soir-là.
03:31Pas de circulation.
03:32Les Champs-Élysées seront totalement fermés à la circulation samedi soir ?
03:34Totalement fermés.
03:35À partir de samedi midi pour la partie qui est autour de l'étoile.
03:39Et puis, dès 18h pour le reste des Champs.
03:42Pas de circulation, pas de stationnement.
03:43Tous les véhicules, d'ailleurs, les mesures d'interaction de stationnement ont commencé à s'appliquer dès ce matin.
03:48Il y aura un certain nombre d'enlèvements.
03:49Donc, il n'y aura pas de véhicules.
03:51Et surtout, on fait fermer l'ensemble des établissements,
03:56et notamment des commerces, à partir de 19h, sauf les hôtels.
03:59Vous avez des informations ou pas des services de renseignement
04:01sur des menaces particulières autour de ce week-end et de cet événement ?
04:04Non.
04:05D'abord, les services de renseignement ne travaillent pas spécifiquement sur ces sujets.
04:10Donc, ils ont le dos large.
04:12Ils peuvent avoir des éléments.
04:13Ils ne travaillent pas spécifiquement sur ces sujets.
04:15Ils suivent, par contre, finalement, des phénomènes de violence urbaine.
04:18Alors, on n'a pas de renseignements, on n'a pas d'informations
04:21qui caractériseraient des incidents.
04:25Mais on a l'expérience.
04:27Chaque fois qu'il y a des rassemblements, et vous le disiez à l'instant,
04:30chaque fois qu'il y a des rassemblements festifs
04:31liés aux événements footballistiques sur les Champs-Elysées,
04:34en général, il y a toujours des personnes qui viennent
04:37pour commettre des dégradations et des exactions.
04:38Et c'est pour ça que nous avons ce gros dispositif policier.
04:41Il y a des quotas, des limitations de trafic, de personnes ?
04:46Est-ce que vous envisagez combien de personnes, à peu près ?
04:49Non, non, non.
04:50Et est-ce que vous comptez, par exemple, s'il y a trop de monde sur les Champs,
04:52vous comptez restreindre l'accès ou pas ?
04:54Non, non, vous savez, c'est très compliqué.
04:57On en parlera quand on va discuter, parler de la parade,
04:59ou pour la parade, évidemment, l'accès est limité.
05:02Mais un soir de festivité dans Paris,
05:05limiter l'afflux des personnes qui se rendraient sur les Champs,
05:08c'est complètement illusoire.
05:10Ah, donc le lendemain, ce sera limité ?
05:11Deux raisons.
05:12Deux raisons, pour deux raisons.
05:13Je vais vous expliquer pourquoi, pour deux raisons.
05:14Bien que vos téléspectateurs comprennent.
05:16D'abord, on préfère avoir les gens à un endroit précis,
05:19de manière à pouvoir mieux les gérer.
05:22Ça, ça me paraît assez important.
05:23Et puis, deuxièmement, bloquer toute une avenue
05:26comme les Champs-Elysées, empêcher les gens d'y accéder,
05:29ça consomme, c'est un gros dispositif policier.
05:32Et je préfère que les policiers, les gendarmes, ce soir-là,
05:35se concentrent sur la prévention des actions de pillage,
05:38et c'est ce qu'ils vont faire.
05:39Vous estimez qu'il pourrait y avoir combien de personnes,
05:41on sait, sur les Champs-Elysées, en cas de victoire,
05:43samedi soir, après le match ?
05:44C'est difficile à estimer.
05:46En cas de victoire, il y aura forcément,
05:48et même comme en cas de défaite, d'ailleurs,
05:50il y aura forcément quelques dizaines de milliers de personnes.
05:52C'était le cas pour la demi-finale.
05:55Et en cas de victoire, ça peut monter évidemment en plus.
05:57On peut aller jusqu'à les Champs-Elysées,
05:58ça peut être 200, 200, 250 000 personnes,
06:01sans aucune difficulté.
06:02Est-ce qu'il y a un scénario, M. Munez,
06:03où ça se passe plus mal que l'autre ?
06:05Est-ce que vous vous dites, en cas de défaite,
06:06il y aura forcément plus de sécurité à mettre
06:09pour les magasins, pour les devantures,
06:12par rapport à une victoire,
06:13ou dans les deux cas, le risque est le même ?
06:14Le risque est le même.
06:15Le dispositif est le même,
06:16quelle que soit l'issue du match.
06:18C'est un très gros dispositif.
06:20Il y aura des policiers partout,
06:21dans toutes les perpendiculaires des champs,
06:23sur les champs.
06:24Les ensembles des commerces sont protégés
06:25par le parc de nos véhicules.
06:28Donc voilà, c'est un dispositif
06:29que la maire du 8e connaît bien,
06:31puisqu'on l'a pratiqué plusieurs fois,
06:32notamment les 31 décembre,
06:34et qui a montré son efficacité
06:35pour éviter les prédations.
06:36Ça, c'est pour samedi soir.
06:38Allez-y.
06:38Ça, c'est pour samedi soir.
06:40Dimanche, en cas de victoire,
06:41qu'est-ce qui est prévu ?
06:42Vous nous confirmez une parade
06:44dimanche après-midi ?
06:45Comment ça va se passer ?
06:46Quelle sécurité est mise en place
06:48aussi à ce moment-là ?
06:48Je vous confirme effectivement la parade.
06:51Donc en cas de victoire,
06:53les joueurs sont pris en charge,
06:54sont escortés par les effectifs
06:57de la préfecture de police
06:58pour les amener jusqu'aux Champs-Elysées.
07:00Depuis l'aéroport ?
07:00Depuis l'aéroport.
07:01Qu'est-ce que vous dites aux supporters
07:02qui voudraient venir à l'aéroport ?
07:03Non, il ne faut surtout pas aller à l'aéroport
07:04puisqu'on prend en charge,
07:05les joueurs seront pris en charge,
07:08donc évidemment par le club,
07:09escortés par la police,
07:10sur le tarmac.
07:11Donc il est inutile d'aller à l'aéroport,
07:13les joueurs ne seront pas visibles
07:14et ils partent ensuite sur les Champs-Elysées.
07:16Il y a une parade,
07:18une remontée des Champs-Elysées,
07:19du rond-point des Champs
07:20jusqu'à la place de l'Étoile
07:21pour présenter le trophée
07:23à un public qui...
07:26Alors là, pour le coup,
07:28pour le coup, là évidemment,
07:29pour cette parade,
07:30on ferme l'accès autour des Champs
07:33sur un périmètre assez large,
07:35donc pour ne laisser en pénétrer
07:37que les riverains
07:37ou les personnes qui viendraient à la parade,
07:39mais que sur certains endroits,
07:41bien précis,
07:41la parade pourra être à l'image
07:44de ce qui s'est fait en 2018,
07:46sera visible sur un seul côté
07:48des Champs-Elysées
07:48et uniquement du rond-point des Champs-Elysées.
07:50On a prévu un certain nombre de boxes
07:52pour accueillir le public.
07:54Là, on est sur une jauge à 110 000
07:55et l'ensemble...
07:57Pas plus de 110 000 personnes.
07:58Voilà, et l'ensemble du public
07:59sera fouillé, palpé.
08:01Donc là, on a vraiment des contrôles.
08:03C'est ce qu'on voit les images,
08:04effectivement, de la Cour.
08:05Voilà, c'est exactement...
08:06C'est beaucoup moins qu'en 98
08:08et même 2018.
08:11En 98, le bus est dans la foule.
08:13Si vous vous souvenez,
08:14il ne fait pas tout le parcours.
08:16Et en 2018,
08:17c'est de cette façon-là
08:18que les choses s'étaient passées
08:19avec des personnes des deux côtés.
08:22Mais là, voilà.
08:23Là, on a prévu cela de cette façon.
08:27Côté sud, sur les Champs-Elysées.
08:29Et donc, avec un accès
08:31qui sera réservé, évidemment,
08:34uniquement aux personnes
08:35qui vont voir la parade
08:36avec une jauge...
08:36350 000 personnes en 2018.
08:38Oui, mais donc...
08:40Ah oui, donc c'est quand même...
08:41C'est pas très festif, quand même.
08:42100 000 personnes.
08:43Écoutez, c'est...
08:44Tu vois là...
08:45Ça fait quand même pas mal de...
08:46Non, mais je veux dire,
08:47c'est pas...
08:47Je sais pas dans toutes
08:48les grandes villes étrangères
08:49quand on voit les bus
08:50entourés de la foule et tout,
08:53c'est...
08:53Oui, Liverpool, effectivement,
08:55est une ville étrangère
08:56où s'est déroulée
08:57une célébration récemment
08:58et vous avez eu ce qui s'est passé.
08:59Non, mais...
08:59Je rappelle qu'en début de semaine,
09:01le club de Liverpool
09:01a fêté son titre, effectivement,
09:03et qu'un chauffard
09:04qui a foncé dans la foule
09:05faisant plusieurs dizaines de blessés.
09:07Vous craignez
09:07ce type d'événements ?
09:09On craint toujours
09:11ce type d'événements,
09:11bien évidemment.
09:12Et puis, voilà.
09:13Donc, il y a une parade
09:14qui se déroule sur les champs.
09:15Elle est strictement encadrée.
09:16On ne veut pas qu'il y ait
09:16de débordements.
09:17Donc, il y a une jauge,
09:18il y a des boxes.
09:18Tout ça a été vu, évidemment,
09:20avec le club du Paris Saint-Germain,
09:22que je remercie d'ailleurs
09:22parce que je n'aurais échappé
09:24à personne,
09:25que la nuit,
09:26pendant la nuit,
09:27on risque d'avoir pas mal
09:28de personnes sur les champs
09:30jusqu'à tard dans la nuit.
09:31Et la parade,
09:32ça suppose un barriérage.
09:33Ça suppose de monter,
09:35de monter ces barrières,
09:37de les installer.
09:39Paris Saint-Germain va nous aider
09:40et va largement participer
09:42à cette installation
09:43sans laquelle la parade
09:44n'aurait pas été possible,
09:45en réalité.
09:45Une curiosité de renseignement
09:47pour vous.
09:48Les casseurs,
09:49vous les connaissez,
09:50ils sont fichés,
09:51vous les suivez.
09:52Est-ce qu'ils sont essentiellement français
09:53ou il y a des casseurs
09:54qui viennent de loin pour casser ?
09:56Non.
09:56Les personnes qui commettent
09:58des exactions
09:59sont surtout des...
10:00Ce sont des personnes
10:02qui ne sont pas forcément connues
10:04des services de renseignement.
10:04Ce n'est pas organisé.
10:05Ils ne sont pas suivis à ce titre.
10:06On est plutôt sur un profil de casseurs
10:07qui sont des personnes
10:09qui sont des jeunes délinquants
10:11ou pas d'ailleurs,
10:12qui en profitent
10:12pour se livrer,
10:13profitent des festivités
10:14pour se livrer à des exactions
10:15et qui ne respectent pas grand-chose
10:18et qui ne viennent que pour ça.
10:19Ils ne viennent pas du tout
10:19célébrer la victoire du Paris,
10:23la victoire du club de football
10:25ou de l'équipe qu'ils supportent.
10:26Et ils viennent uniquement,
10:28les chances à attire,
10:29uniquement pour commettre
10:30des prédations et des exactions.
10:31Mais ce n'est pas comme
10:32avec le black bloc
10:33pour certaines grandes manifestations
10:34où on sait qu'il y a des gens
10:35très organisés
10:36qui seront présents.
10:37Absolument.
10:38C'est différent.
10:38Alors c'est spontané davantage ?
10:40C'est spontané.
10:43Il y a une partie des gens
10:44qui vont le faire
10:44de manière spontanée
10:45mais pour d'autres,
10:46il y a vraiment la volonté
10:47de venir serrer les choux
10:48ou les chants
10:48pour soit en découle
10:50avec les forces de l'ordre
10:51et ou commettre
10:51des pillages de magasins.
10:53Monsieur le préfet,
10:53est-ce que vous mettez en garde
10:55les supporters ?
10:56Est-ce que vous leur dites
10:56si ça se passe mal
10:58samedi soir dans la nuit
10:59de samedi à dimanche ?
11:00La parade de dimanche
11:01pourrait être annulée ?
11:03Pour l'instant,
11:04nous on travaille
11:04sur les deux événements.
11:05Je n'imagine pas
11:07compte tenu du dispositif policier
11:08que nous avons.
11:10On répondra
11:11de manière extrêmement ferme
11:13à toutes les provocations,
11:15toutes les dégradations
11:16et toutes les présences.
11:16Vous n'imaginez pas
11:17quoi vous dites ?
11:18Je n'imagine pas
11:18que les choses se passent mal.
11:21Alors évidemment,
11:22peut-être qu'on verra
11:23comme le soir de la demi-finale
11:24des forces de l'ordre
11:25qui interviennent
11:27sur des groupes d'individus
11:28qui sont en train de casser,
11:30empêchent des dégradations.
11:31C'est leur boulot,
11:32c'est leur rôle.
11:33Mais encore une fois,
11:34nous verrons,
11:35de toute façon,
11:36ma décision sera souveraine.
11:37C'est-à-dire ?
11:38Je peux toujours effectivement
11:39dire finalement
11:40la parade n'a pas lieu.
11:40C'est une possibilité ?
11:42C'est une possibilité.
11:43Quand est-ce que vous
11:44prendrez cette décision ?
11:45Vous savez,
11:45souvenez-vous,
11:46en 2013,
11:47quand le Paris Saint-Germain
11:47a été sacré champion de France,
11:51à l'époque,
11:51donc en 2013,
11:53il y avait une célébration
11:55qui s'est déroulée
11:56au Trocadéro.
11:57Il y avait derrière
11:57une parade qui était prévue
11:58sur la Seine.
12:00Compte tenu des incidents
12:01qui ont précédé,
12:02le préfet de police de l'époque
12:03avait décidé
12:04que la parade n'aurait pas lieu.
12:05Donc dimanche matin,
12:06vous pouvez décider
12:07de ne pas autoriser la parade ?
12:08Évidemment.
12:09J'en rendrai compte
12:09au ministre d'État.
12:10Évidemment,
12:11je peux toujours prendre
12:11cette décision,
12:12mais je ne me place pas
12:13dans cette situation.
12:14Je me place dans la situation
12:15du préfet de police
12:16qui doit maintenir l'ordre à Paris.
12:17C'est la mission
12:17que me donne le ministre d'État.
12:19Et samedi soir,
12:20nous serons présents sur le terrain
12:21pour contenir
12:22tous les débordements.
12:23Et samedi soir,
12:24monsieur le préfet,
12:24quels sont, selon vous,
12:26aujourd'hui,
12:26en fonction de vos informations,
12:28les endroits sensibles
12:29à surveiller samedi soir ?
12:31Est-ce que c'est uniquement
12:32les alentours
12:35du Parc des Princes ?
12:36Est-ce que ce sont
12:38les Champs-Élysées ?
12:39Ou est-ce qu'il y a
12:39d'autres lieux
12:40qui vous paraissent
12:41nécessiter une surveillance particulière ?
12:43Alors, il y a effectivement,
12:44on en a parlé,
12:45les Champs-Élysées,
12:46évidemment,
12:47autour du Parc des Princes,
12:48puisqu'il y a
12:48une retransmission du match.
12:50Donc, évidemment,
12:50on sera présents.
12:51Plusieurs dizaines de milliers.
12:52On avait vu pour la demi-finale
12:54que plusieurs milliers
12:54de supporters étaient
12:55autour du Parc
12:56qui n'y sont pas rentrés
12:57et ont tenté
12:59de commettre
12:59des dégradations
13:00autour du stade.
13:02Et puis,
13:03vous avez raison de souligner,
13:04et c'est ce que je disais
13:05dans mon propos,
13:06il y aura énormément
13:07de monde dans Paris.
13:08Donc, le centre de Paris,
13:10les endroits
13:10où il y aura
13:10des diffusions,
13:12les débits de boissons,
13:13où il y aura
13:14des diffusions de matchs
13:15avec des débordements
13:16parfois sur la voie publique,
13:17on sera évidemment
13:18très présents.
13:18Comme on le saura,
13:19c'est ce que nous a demandé
13:20le ministre de l'État,
13:21il a demandé à tous
13:22les préfets de France
13:22de sécuriser les fanzones.
13:25Il y a une quinzaine
13:26de fanzones en Seine-Saint-Denis,
13:28on a d'autres fanzones
13:29en Grande Couronne.
13:30Donc, l'ensemble
13:31de ces secteurs
13:32feront l'objet
13:32de sécurisation.
13:33Mais pas dans Paris,
13:34un tramurus.
13:35Dans Paris,
13:35un tramurus,
13:36il n'y a pas de fanzones
13:37organisées par les collectivités,
13:39par les autorités publiques.
13:40Selon quels critères,
13:42quels sont les critères
13:42dimanche matin
13:43qui vous amèneront
13:44à autoriser
13:44ou à annuler la parade ?
13:46Non, mais pour évoquer,
13:49vous disiez
13:49que c'est important.
13:50Honnêtement,
13:50je ne me passe pas
13:51dans cette situation.
13:52Il y a eu une information
13:52qui est sortie
13:53sur un organe de presse
13:54qui disait
13:55que le préfet de police
13:56avait décidé
13:56d'organiser une parade
13:58à condition que les choses
13:59se passent bien le samedi.
14:00Cette information est fausse.
14:01Ça n'a jamais été une condition.
14:03On travaille sur les deux événements.
14:04Donc, si ça se passe mal,
14:05il y a parade quand même.
14:05On travaille sur les deux événements.
14:07Vous imaginez bien
14:08que s'il y avait des incidents
14:10qui devaient nous amener
14:11jusqu'au bout de la nuit,
14:12je ne vois pas
14:13comment on est en mesure
14:14déjà matériellement
14:15d'organiser la parade.
14:16La parade,
14:17c'est du barriérage,
14:18c'est l'installation d'écrans
14:19puisque le défilé
14:22sera visible
14:22pour le public présent
14:23sur six écrans
14:25qui seront disposés
14:25tout le long
14:26des Champs-Elysées.
14:27De l'autre côté,
14:27la partie où il n'y a pas
14:28de public,
14:29tout ça suppose
14:30un minimum de temps
14:31pour l'installation.
14:32Évidemment que si les choses
14:33se passent mal,
14:34on n'aura pas le temps
14:35d'installer la parade.
14:35Mais sur les 100 000,
14:37il va falloir réserver
14:38un billet ?
14:39Non, non, non.
14:40Donc, il y a des gens
14:41qui risquent de venir
14:42et de se voir dire
14:43qu'il n'y a plus de place.
14:45Non, mais évidemment,
14:45c'est le principe du boxe,
14:47c'est ce qu'on a fait d'ailleurs.
14:49Vous vous en souvenez
14:49pour la parade des athlètes
14:50après les Jeux,
14:51le 14 septembre 2024,
14:53c'est ce qui a été fait
14:53sur une jauge
14:54qui était plus limitée
14:55à l'époque.
14:56C'était une jauge
14:57à 30 000.
14:58Les personnes se présentent,
15:00il y a un comptage
15:01qui est effectué
15:01et puis au bout d'un moment,
15:02effectivement,
15:03on ferme les accès.
15:04Mais surtout,
15:05ce qui est important,
15:05c'est que tout sera sanctuarisé
15:06dans ce périmètre.
15:07Pour le coup,
15:08le jour de la parade,
15:09hormis les riverains,
15:09toutes les stations de métro
15:11seront fermées.
15:12Donc, il y a un dispositif
15:13de sécurité
15:14qui est assez exceptionnel.
15:15Manu disait tout à l'heure
15:16en déplorant un petit peu
15:17de se dire que c'est dommage,
15:18ça doit être un moment festif,
15:19effectivement.
15:22Là, on parle du foot.
15:23On va se dire franchement,
15:24est-ce que ce serait
15:24le même déploiement de sécurité
15:26si c'était une finale de rugby,
15:28par exemple ?
15:29Ou est-ce que le problème,
15:29c'est les supporters de foot ?
15:32Clairement, non.
15:33Clairement, non.
15:34On aurait un dispositif,
15:35peut-être une jauge
15:36un peu plus étendue.
15:37Peut-être, voilà.
15:37On sait que les festivités
15:39autour des matchs de foot
15:40sont toujours problématiques.
15:42Voilà.
15:43Moi, ça fait maintenant 15 ans
15:44que je fais ce métier.
15:45Voilà.
15:47Les festivités autour
15:47des matchs de foot
15:48sont toujours problématiques.
15:49On le voit chaque fois
15:51qu'il y a des rassemblements
15:52sur les champs
15:53pour les Coupes du monde,
15:54les championnats d'Europe
15:55des nations.
15:56On le voit pour la Coupe
15:57d'Afrique des Nations aussi,
15:58où il y a des groupes
15:59de supporters
16:00qui se réunissent sur les champs.
16:01Il y a toujours
16:02un moment festif.
16:03Et puis ensuite,
16:04on va chercher
16:04les forces de l'ordre.
16:05On essaie éventuellement
16:06de dégrader.
16:06Voilà.
16:07Le football devient,
16:08il faut le dire, compliqué.
16:10Voilà.
16:10Le football devient compliqué.
16:11Et ce qui se passe
16:12après les victoires des clubs
16:14en est une nouvelle illustration.
16:17Mais encore une fois,
16:17nous, on le sait,
16:18on s'adapte
16:19et on y répond.
16:20On y répond.
16:20Alors, excusez la question
16:22qui relève peut-être
16:23de la psychologie des policiers,
16:24mais c'est difficile
16:25de faire l'arbitrage
16:26justement entre des gens
16:27qui, pour l'essentiel,
16:28sont dans la rue
16:29pour faire la fête,
16:30qui sont joyeux,
16:31qui sont contents,
16:32tout en sachant
16:33qu'il y aura dans le lot
16:34des gens plus redoutables,
16:36plus dangereux
16:36qu'il faut avoir à l'œil.
16:38Non, c'est pas difficile du tout
16:39parce que vous avez
16:40des personnes, effectivement,
16:41qui sont là
16:42pour célébrer une victoire,
16:43qu'on le voit,
16:44et vous avez des personnes
16:45qui, souvent, d'ailleurs,
16:49assez rapidement,
16:50on va dire à la fin,
16:51des vestibulités,
16:52qui se distinguent,
16:53effectivement,
16:54en s'en prenant
16:55à des commerces
16:55aux forces de l'ordre.
16:56Donc, on arrive
16:57assez rapidement
16:58à voir qui est qui
16:59et systématiquement,
17:00il y a une intervention
17:01de police, évidemment.
17:02Vous étiez assez réticent,
17:03on va pas se le cacher,
17:03à ce type de parade,
17:04ce type d'organisation.
17:05Pourquoi est-ce qu'au final,
17:07vous avez dit
17:07on va tenter de l'organiser ?
17:09Non, j'étais pas réticent,
17:12c'est pas tout à fait le mot.
17:13Il y a d'autres formes
17:15de célébrations
17:16qui peuvent s'organiser,
17:18une présentation du trophée
17:19dans un stade,
17:20c'est ce qui va être fait
17:20également ce jour-là.
17:22Voilà, j'étais pas
17:22spécialement réticent.
17:25Ce sont des dispositifs
17:27policiers importants,
17:28exceptionnels,
17:29qui mobilisent énormément
17:30les forces de l'ordre.
17:32Donc, évidemment,
17:33un préfet de police
17:34réfléchit toujours
17:35à l'opportunité
17:36de déployer
17:37autant d'effectifs de police
17:38sur un événement festif,
17:40quand, par ailleurs,
17:41il faut qu'ils luttent
17:41contre la délinquance.
17:42Bon, forcément,
17:43il y a un questionnement.
17:44Après, la question,
17:45c'est pas comme ça
17:46qu'il faut la poser.
17:48Est-ce qu'on est un grand pays,
17:52on est Paris,
17:52on vient de faire les Jeux,
17:53on doit quand même
17:54être capable
17:55d'organiser une parade
17:55quand la plus grande équipe française
17:57gagne la Ligue des Champions.
17:58Voilà, donc c'est ce qui l'emporte
17:59et qui l'a emporté
18:00dans cette affaire.
18:01Mais il aurait été plus sage
18:02de se contenter
18:03d'une présentation du trophée
18:05à l'intérieur du Parc des Princes ?
18:06Je n'irai pas jusque là.
18:08Ce que je vous dis,
18:08c'est qu'on est un grand pays,
18:10on vient de faire
18:10les Jeux Olympiques,
18:11on a démontré au monde
18:12qu'on avait des capacités
18:13de sécurité
18:13et donc on organise
18:15cette parade
18:16comme le font tous les pays.
18:17Chaque fois qu'un club
18:19gagne un trophée
18:20ou qu'une équipe nationale
18:21gagne un trophée,
18:22c'est ce qui est fait.
18:23Maintenant,
18:24je ne suis pas né
18:24de la dernière pluie
18:25ni naïf.
18:27Les Jeux Olympiques,
18:28c'était un autre public.
18:29Là, c'est un public
18:30plutôt amateur de football
18:32et on sait que c'est toujours
18:33plus compliqué.
18:35C'est toujours plus compliqué.
18:36Mais ce que vous dites,
18:36c'est qu'un événement
18:37de l'ampleur des Jeux Olympiques,
18:38c'est plus facile à sécuriser
18:39qu'une victoire
18:40du PSG samedi.
18:42C'est différent.
18:43Les Jeux Olympiques,
18:44vous avez plein d'événements
18:45en même temps,
18:46jusqu'à 20-25 sites
18:49activés en même temps.
18:50Vous avez une foule
18:52de spectateurs immense
18:53en plein d'endroits
18:54dans la capitale.
18:55Mais vous n'avez pas
18:57de problème
18:58de délinquance
19:00qui serait liée
19:01au public.
19:02Donc, voilà.
19:04C'est une preuve
19:05de gestion de foule
19:06à gérer et autres.
19:07Le football,
19:07vous savez très bien
19:08que c'est différent.
19:09Il y a des moments
19:09de festivités
19:10et malheureusement,
19:11il y a un certain nombre
19:14de personnes
19:14qui en profitent
19:15pour se livrer
19:15à des exactions.
19:16Question très personnelle,
19:17Laurent Nuliaz,
19:17vous allez être le seul
19:18Français demain
19:18à ne pas regarder
19:19la finale
19:19de la Ligue des Champions.
19:22Par définition,
19:23vous ne regardez jamais
19:23les matchs de foot ?
19:24à la salle de commandement,
19:28on ne regarde pas la télé,
19:29mais nous avons quand même
19:30un renvoi sur les chaînes
19:32parce que le déroulement
19:34du match nous intéresse.
19:36Quand il y a un but
19:38du Paris Saint-Germain,
19:39et on espère qu'il y en aura
19:40beaucoup.
19:40Je ne vous demande pas
19:41si vous préférez
19:42une victoire
19:43ou une défaite
19:44du PSG demain.
19:45Je souhaite
19:48comme tous les Français
19:50ardemment la victoire
19:52en Ligue des Champions
19:52du Paris Saint-Germain.
19:53Après,
19:54ce sera beaucoup de soucis
19:55pour nous,
19:55ce sera beaucoup
19:56de travail pour nous,
19:58mais on espère avoir
20:00ce travail-là
20:01à réaliser.
20:02Est-ce que vous avez
20:02anticipé les manifestations
20:04aussi de joie
20:05à Marseille
20:06si jamais le Paris Saint-Germain
20:07perdait ?
20:08Ça sera le préfet
20:10votre collègue
20:11dans ma zone,
20:13mais je crois comprendre
20:14qu'il pourrait effectivement
20:15y avoir des manifestations
20:17de joie.
20:17Qui a le travail
20:18le plus compliqué ?
20:19C'est le vôtre
20:20ou c'est votre collègue
20:20à Marseille ?
20:21Les deux sont compliqués.
20:22Les deux sont compliqués.
20:23Monsieur le préfet,
20:24la semaine dernière,
20:24on le sait qu'il y a
20:25un rapport qui a été
20:26rendu public sur la question
20:27de l'entrisme des frères
20:28musulmans dans la société
20:29française.
20:30Dans le 9-10,
20:31avec Apolline de Malherbe,
20:32on le disait,
20:33le préfet des Hauts-de-Seine
20:33évoquait le fait
20:34qu'un tiers de la trentaine
20:36de mosquées dans son département
20:37était suspecté de lien
20:39avec les frères musulmans.
20:40Qu'est-ce qu'il en est à Paris ?
20:42D'abord,
20:42les Hauts-de-Seine,
20:43c'est dans la zone
20:43de compétence du préfet de police.
20:45Le préfet Brugère
20:46s'implique énormément
20:47sur ce sujet.
20:49Ce sont mes services
20:50de renseignement
20:50qui y travaillent.
20:52On a, sur Paris,
20:55comme partout
20:56sur le territoire national,
20:58un certain nombre
20:59de lieux,
21:00de sites,
21:00d'associations
21:01qui sont sous la coupe
21:04des frères musulmans.
21:05On sait combien, à peu près ?
21:05Les pratiques l'entrisme.
21:06Voilà.
21:07Écoutez, moi,
21:07je ne vous donnerai pas
21:08ce chiffre.
21:09Donc, on va travailler
21:10ardemment sur Paris
21:11et sur les départements
21:12de Petite-Couronne,
21:13pour ma zone de compétence.
21:14Ça veut dire quoi ?
21:15Travailler très concrètement ?
21:16Travailler très concrètement,
21:17ça veut dire
21:17que c'est un travail
21:18de renseignement.
21:19C'est ce que vous a expliqué
21:20le ministre d'État.
21:21Travailler de connaissance
21:22de la mouvance,
21:23des structures
21:24qu'elle dirige
21:25et essayer d'entraver,
21:27évidemment,
21:28ce qui est fait,
21:29c'est-à-dire,
21:30petit à petit,
21:31de manière diffuse,
21:33d'essayer
21:34de faire passer cette idée
21:37que peut-être
21:38que la loi religieuse
21:39l'emportait sur les lois
21:40de la République.
21:40Et ça se traduit
21:41par des comportements,
21:43le port du voile
21:44dans certaines rencontres,
21:46dans certains clubs sportifs,
21:48la contestation
21:49de certains types
21:49d'enseignements
21:50de l'éducation nationale.
21:53Voilà.
21:53Et donc,
21:54notre travail,
21:55c'est d'entraver tout cela.
21:56On y travaille,
21:56le ministre d'État
21:57nous le demande.
21:58Et la réflexion
21:59qui a été lancée
22:00après le Conseil de défense,
22:01c'est de savoir
22:01s'il faut ou pas
22:02s'armer
22:03au-delà
22:04de ce qui existe déjà
22:05pour lutter
22:06contre le séparatisme,
22:08action lancée en 2019,
22:10et pour lutter
22:10contre le terrorisme,
22:12action lancée
22:12ardemment depuis 2017.
22:14Donc,
22:14la question
22:15qui va se poser maintenant,
22:16c'est sommes-nous
22:16suffisamment armés,
22:17faut-il encore se renforcer ?
22:18M. le Préfet,
22:19vous parlez du renseignement,
22:20de votre renseignement
22:21à la ville de Paris.
22:22Vous êtes bien renseigné
22:23ou vous savez
22:24qu'il y a des angles morts,
22:26que vous avez des angles morts ?
22:28Il y a deux choses
22:31dans la lutte
22:33contre l'entrisme.
22:33Si on parle de l'entrisme,
22:34il y a deux choses.
22:34Précisément.
22:35Il y a d'abord
22:35le diagnostic
22:36et la connaissance
22:37du phénomène.
22:37Et les services de renseignement,
22:39c'est leur travail
22:39et ils le font remarquablement.
22:41On a une connaissance
22:42très précise
22:43des structures associatives,
22:45des lieux où
22:45on voit des phénomènes
22:47d'entrisme,
22:47très clairement.
22:48C'est-à-dire des gens
22:48qui, sous l'apparence
22:49de la normalité,
22:51promouvent en réalité
22:52des idées
22:52qui sont celles
22:53de l'islam politique.
22:54C'est ça,
22:54l'entrisme.
22:55C'est différent du séparatisme
22:57qui est très visible
22:57et que l'on combat également
22:59et différent du terrorisme
23:01qui, lui,
23:01s'inscrit dans la radicalisation
23:03violente.
23:04Donc, il y a d'abord
23:04la connaissance du phénomène.
23:05Ça, c'est important.
23:07Et d'ailleurs,
23:07le rapport
23:08qui a été rendu public
23:09par le ministre d'État
23:10est à cet égard
23:12un élément majeur.
23:14C'est un tournant
23:14dans les politiques publiques
23:15qui ont été menées
23:16de rendre public
23:17ce diagnostic.
23:19Ça, le diagnostic,
23:20c'est important.
23:20Ensuite, il y a l'entrave.
23:22Il y a quelles sont
23:22les actions
23:22que nous menons
23:23pour faire en sorte
23:24que cet entrisme
23:26soit bloqué,
23:29qu'on ait la bonne parade.
23:31Il y a beaucoup d'agents.
23:33Et pour cela,
23:34ça ne relève pas
23:34que des services
23:35de renseignement.
23:36Ça relève de l'ensemble
23:37de l'appareil de l'État.
23:38Ça relève du ministère
23:39de l'Éducation nationale,
23:40du ministère des Sports,
23:42du ministère de la Santé,
23:43évidemment,
23:44du ministère de l'Intérieur.
23:45Mais pas que.
23:46Et donc,
23:46les actions d'entrave,
23:47ce sont des actions
23:47de police administrative
23:49que nous menons,
23:50des contrôles,
23:50des contrôles de la F.
23:51et ministre de l'Intérieur
23:53et ministre des Cultes.
23:54Est-ce qu'il y a des imams
23:55sur ces mosquées
23:57pressenties,
23:59peut-être,
24:00dans le viseur du rapport
24:02que vous surveillez
24:03plus particulièrement ?
24:04Bien sûr.
24:05Voilà, bien sûr.
24:05Mais ce sont les activités
24:06de renseignement.
24:07Nous n'avons pas à parler,
24:09en tout cas pas
24:09dans les médias.
24:11Et bien sûr que nous travaillons,
24:12bien sûr que nous travaillons
24:13sur des personnes,
24:14des structures,
24:15des associations
24:16qui promuevent
24:17l'islam politique
24:18et qui, à terme,
24:19veulent imposer
24:20aux lois de la République
24:21la loi religieuse.
24:23Oui, bien sûr,
24:23nous y travaillons.
24:24On parle d'entrisme,
24:25mais justement,
24:26est-ce que ce sont
24:27des milieux difficiles
24:29à pénétrer
24:29pour le renseignement ?
24:31Bien sûr,
24:31c'est compliqué.
24:32Le terrorisme,
24:33c'était...
24:34Et ça reste malheureusement
24:35une menace importante
24:37avec des individus
24:38qui veulent commettre
24:38des actions violentes.
24:40Bon.
24:41Et avec des moyens,
24:42parce que, évidemment,
24:43la question des moyens juridiques,
24:44on a des moyens humains,
24:45budgétaires,
24:45juridiques,
24:46importants.
24:47Le séparatisme,
24:48c'est aussi visible.
24:49C'était des gens
24:50qui décidaient,
24:51évidemment,
24:52de vivre en marge
24:53de la société,
24:54de ne pas appliquer
24:54les lois de la République,
24:55mais de manière extrêmement visible.
24:58Le séparatisme,
24:58c'est revendiqué comme tel.
25:00C'est revendiqué comme tel.
25:01Bon.
25:02Appartiennent notamment
25:03à un certain nombre
25:04de mouvances.
25:05Appartiennent au séparatisme.
25:06L'entrisme,
25:07c'est totalement différent.
25:08C'est vraiment quelque chose
25:09où, sous l'apparence
25:10de la normalité,
25:11sous l'apparence
25:11de l'adhésion
25:12aux règles de la République,
25:13en réalité,
25:15on les condamne
25:15et on les combat finalement
25:17puisqu'on veut imposer
25:18la loi religieuse.
25:18Donc forcément,
25:19c'est plus difficile
25:20à appréhender.
25:21La question qui va se poser
25:22maintenant,
25:23c'est celle des moyens juridiques.
25:24Est-ce qu'on se dote
25:25du même arsenal juridique
25:26pour pouvoir mettre en place
25:28du renseignement
25:29sur ces structures
25:30pour pouvoir dissoudre
25:31des structures
25:32ou pour pouvoir poursuivre
25:33pénalement
25:34ce type de structure ?
25:35Voilà.
25:35C'est la réflexion
25:36qu'a lancée
25:36le ministre d'État
25:37et que nous suivons
25:38évidemment de très près
25:38mais d'ores et déjà
25:39il nous a demandé
25:40évidemment de lancer
25:40des actions.
25:41Merci beaucoup
25:41d'avoir été notre invité
25:42ce matin,
25:43d'être venu nous présenter
25:44justement ce dispositif
25:46de sécurité
25:46pour le match,
25:47la finale du PSG
25:48demain en Ligue des Champions
25:49en espérant bien sûr
25:50que tout ça se passe bien.
25:51est-ce qu'on se passe bien ?
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BFM
il y a 47 minutes