00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, François Bayrou s'apprête donc à demander aux Français de faire des efforts, il l'a dit hier à la télévision.
00:08Oui, encore un effort, mais des efforts pour quoi et de qui ?
00:13C'est peu dire ce matin que les commentateurs goûtent peu la méthode du Premier Ministre et sa stratégie qui consiste à commencer à dire,
00:20puis se taire, de faire croire qu'on avance sans ne rien faire.
00:24Est-ce un plan ou est-ce du flan ? S'interroge par exemple Rémi Godot à la Une de l'Opinion.
00:29S'il est cache sur le désastre des finances de la nation, Bayrou l'est moins sur les moyens d'y répondre.
00:34Rendez-vous en juillet, paraît-il, mais qui croit que des citoyens lucides accepteront alors,
00:39sans broncher une forme de rigueur au prétexte que rien ne sera fait sans eux, sans consensus ni conviction ?
00:46François Bayrou maintient le flou pour jouer la montre.
00:50Ça, tout le monde y a bien compris.
00:52Moins maître des horloges que dompteur de trotteuse, loin d'incarner le héros tarzan qui saute vivement de branche en branche,
00:58écrit Thomas Soulier, du Parisien Aujourd'hui en France.
01:00Le Premier ministre a davantage des allures du serpent hypnotisé, en cas du livre de la jungle.
01:06Et en endormant ses proies, il gagne du temps.
01:09Mais ça commence franchement à se voir, et certains ont même carrément pris le parti d'en rire.
01:14Les Français doivent-ils se cotiser pour offrir un piolet au Premier ministre ?
01:18Il s'amuse ainsi Jean-Marc Vittori à la une des échos.
01:21Quand François Bayrou avait vaillamment gravi les cinq marches du perron de Matignon en décembre dernier,
01:27il avait expliqué qu'il n'y aurait rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous.
01:32Depuis, l'habitué des Pyrénées n'est pas encore arrivé au camp de base.
01:36Mais dans le fond, est-ce que tout cela n'est pas de la responsabilité du Président de la République ?
01:39Mais si, bien sûr, si le Premier ministre ne montre plus de ressort, c'est que la présidence est en déshérence,
01:47comme la qualifie Vincent Trémolet de Villers dans un article qui fera date à la une du Figaro.
01:52L'éditorialiste y dresse effectivement le portrait d'un bateau France,
01:56ivre de vieilles promesses, mais désormais sans voile d'y gouvernaille.
02:00Emmanuel Macron est déjà le spectateur de la bataille des ambitions présidentielles de son camp,
02:05résume le Figaro en titre,
02:06parce que, comme toujours, quand la coque est trouée, les rats quittent le navire.
02:12L'agitation qui fragmente le bloc central a quelque chose du sauf qui peut.
02:17Le macronisme finissant est aussi sombre que ses débuts furent éclatants, poursuit-il.
02:23La dette, l'immigration, l'insécurité, l'affaissement de l'école,
02:27cette loi sinistre qui érige la mort en soins, donne à la période la noirceur du crépuscule.
02:33Mais alors comment faire pour repeindre tout cela en rose ?
02:36Eh bien, demandons aux socialistes, mais pour tout dire,
02:39les commentateurs se passionnent assez moyennement pour ce combat des chefs
02:42entre un drôle d'oiseau et un premier secrétaire au nom de machines à laver.
02:46Fort ou Mayer Rossignol, c'est la lutte finale, et pourtant,
02:50ils partagent la même obsession fiscale, soulignent un peu interloqué.
02:54Cécile Cornudet, des échos,
02:55il faut augmenter les impôts, claironne-t-il le concert ?
02:59Et comme la chose n'est pas entendue, ils estiment dans un raisonnement qui confine à l'absurde
03:03qu'il n'ait pas besoin de s'attaquer aux économistes.
03:08Puisque l'on parle de la gauche, un mot comme tous les mercredis du JD News.
03:12Oui, l'hebdomadaire consacre effectivement sa une aux nouveaux tribunaux révolutionnaires
03:16entre les commissions d'enquête parlementaires qui se transforment en procès de Moscou
03:19et les nouveaux tribunaux médiatiques où les accusés n'ont pas droit à la parole.
03:24Ophélie Roch nous présente les héritiers de Fouquier-Tinville,
03:27l'accusateur public de la terreur surnommé Monsieur Guillotine.
03:31Et on va d'ailleurs terminer avec un traître à la nation,
03:34et c'est éminemment sérieux puisqu'il s'agit de football.
03:37L'événement, c'est le match de samedi qui approche PSG Inter du Milan au final de la Ligue des Champions.
03:43Les amateurs de ballon rond ne vivent plus que pour ça,
03:45et l'équipe qui tartine déjà depuis plusieurs jours est allée à la rencontre de Benjamin Pavard ce matin.
03:51Pourquoi ?
03:52Eh bien parce que l'international français joue désormais à l'Inter de Milan
03:56et sera donc opposé au PSG.
03:58C'est d'ailleurs une sorte de manie chez lui parce qu'il jouait précédemment au Bayern,
04:02celui-là même qui avait déjà battu les Parisiens au final de la même Ligue des Champions il y a 5 ans.
04:07Question de Loïc Tanzi.
04:09Jouer face à Paris quand on est français,
04:11c'est forcément être davantage regardé et essayer d'avoir plus de reconnaissance dans votre pays ?
04:16Réponse interloquée de Pavard.
04:18Ce qui veut dire que je manque de reconnaissance ?
04:20Un peu, parfois, non ?
04:22Rétorque le journal.
04:24Peut-être.
04:25Je le tente, je n'ai que 29 ans.
04:26En Italie, j'ai senti l'amour des supporters.
04:28Avant, rappelle-t-il, j'ai joué 4 ans à Munich.
04:30J'ai gagné beaucoup de titres là-bas.
04:32Samedi, ce sera contre une équipe française.
04:35Après, je suis français.
04:37Mais pas samedi.
04:38Voilà, les Parisiens prévenus, comme dirait Bayrou.
04:41Encore un effort.
04:42Merci beaucoup Olivier Delagarde.
04:43Enfin, il y a un Italien en PSG aussi.
04:45Voilà, exactement.
04:45Donc, Donnarumma va arrêter tous les tirs de l'Inter.
04:49Vous avez beaucoup de réflexions comme ça à faire.
04:51Donc, un partout, là-bas le centre.
04:53De toute façon, toutes ces équipes sont très internationales.
04:56Je ne sais pas combien il y a de...
04:57Il y a quoi, 3 Français peut-être qui jouent au PSG ?
05:00On les contera d'ici la finale.
05:02Merci Olivier Delagarde, votre revue de presse sur Europe 1.
05:04Pascal Praud nous a rejoint.
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