Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Alors que l’on fêtait les musées dimanche, les visiteurs du château de l’Empéri ont eu droit à une petite surprise. Sur une des terrasses, surplombant la cour principale du château, une rubalise jaune siglée Police scientifique et technique, barre l’accès à une coursive. Au loin, le regard aiguisé peut apercevoir un corps au sol, du sang et une agitation hors du commun. Un meurtre ? Oui ! Mais pas de panique, qu’il s’agissait seulement d’un exercice. En l’occurrence, la mise en application, sur le terrain, de connaissances acquises tout au long de ces deux dernières années par les stagiaires de l’Ecole française des sciences criminelles de Salon-de-Provence.
Créée il y a trois ans (https://www.laprovence.com/article/region/4762795958295415/salon-de-provence-ils-forment-les-futurs-experts-de-la-criminologie), cette structure associative vise à délivrer un certificat de suivi d’études de criminologie, spécialité qui n’est toujours pas officiellement reconnue en France (lire notre encadré) pour le moment ; Durant deux ans, les élèves ont suivi des cours théoriques - à raison d’un week-end complet par mois - dispensés par de véritables spécialistes de la criminalité : magistrats, avocats, policiers, gendarmes…"Le panel de ceux qui nous ont rejoints est impressionnant", juge François Van Berten, le trésorier et cofondateur (avec Marjorie Sueur et Aurore Lovato) de l’Ecole française des sciences criminelles. Les "étudiants", eux, ont un profil très hétéroclite ; Ils sont étudiants en droits, en attente de passer un concours de la police, retraités… "Il s’agit essentiellement de passionnés qui viennent chez nous approfondir leurs connaissances", poursuit François Van Berten.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00J'ai vu qu'il y a un cadavre, une femme allongée sur le dos, à moitié dévêtue.
00:07Tout cela en plein cœur du château de Lampéry à Salon de Provence.
00:10Sans oublier les indices qui vont avec cette scène de crime.
00:14Heureusement, il ne s'agit là que d'un exercice pour ces élèves de l'école française des sciences criminelles.
00:20Au château de Lampéry, aujourd'hui, on fait un cas pratique sur une scène de crime.
00:24C'est une façon de récompenser nos élèves qui se terminent leur deuxième année dans un mois.
00:30C'est une façon de vérifier ce qu'ils ont pu retenir durant leurs deux ans de formation.
00:35Caroline, ce ne serait pas ton premier indice.
00:41Je suis en train d'analyser la scène de crime d'un point de vue extérieur.
00:45Pas la regarder figée sur un élément, mais plus la regarder dans son ensemble pour m'imprégner des lieux.
00:51La regarder dans son ensemble et prendre le maximum d'informations avant de rentrer en action.
00:56On arrive, on découvre la criminologie.
00:59Et là, on met vraiment en exercice pratique tout ce qu'on a appris en deux ans.
01:02Et on voit l'évolution, même nous, entre l'ensemble, etc.
01:05Et tout est plus automatique, en fait, quand on sort de ces deux ans-là.
01:09Donc c'est très enrichissant.
01:10Alors moi, je vais passer le concours de la police nationale et me diriger vers l'enquête criminelle, l'enquête judiciaire.
01:16Une scène de crime des plus réalistes pour se préparer au mieux dans les moindres détails.
01:21Les difficultés inhérentes à tout type d'enquête, à savoir les personnes qui essayent de venir pour voir les scènes.
01:28On sort de là !
01:29Non, mais attendez, je me rappelle ce que j'ai vu ! Venez, venez, venez !
01:31Éviter qu'on pollue trop la scène de crime, voilà.
01:35Y compris de la part des policiers.
01:36Je suis notre premier opégie !
01:38Ah oui, je suis déjà !
01:39Alors là, on est en train de faire un kit biologique sur une mise en cause, ou témoin en tout cas.
01:49On récupère son ADN pour discriminer avec potentiellement la contamination qu'il y a sur les lieux.
01:55À la fin de cette enquête, tous les indices, afin de retrouver le coupable, ont été récoltés.
02:00Et le château de Lampéry a pu retrouver son calme.
Commentaires

Recommandations