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  • il y a 9 mois
Les accusations continuent de pleuvoir sur François Bayrou (https://www.20minutes.fr/politique/francois_bayrou/) au sujet des violences à Notre-Dame-de-Bétharram à la fin des années 1990. Et une des dernières salves est venue mardi de Ségolène Royal (https://www.20minutes.fr/politique/segolene_royal/).
Il était « forcément au courant », a affirmé devant la commission d’enquête parlementaire sur les violences (https://www.20minutes.fr/dossier/violences_sexuelles) dans les établissements scolaires celle qui lui a succédé comme ministre à l’Education nationale (https://www.20minutes.fr/dossier/education_nationale). Selon Ségolène Royal, François Bayrou « est quelqu’un qui a quelque chose à se reprocher, mais qui va accuser d’autres, c’est-à-dire qui va se positionner en victime ».

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Transcription
00:00Si j'avais été informée, j'aurais fermé Bétarame, au moins pour 8 jours, pour faire l'enquête auprès des élèves.
00:06Pourquoi ? Parce que c'est le directeur qui est mis en examen pour viol.
00:11Donc le poisson pourrit par la tête, vous voyez.
00:13Et par conséquent, si j'avais eu ça, j'aurais fermé Bétarame et j'aurais dit, on va faire une audition, vous allez faire une audition de tous les enfants.
00:20Le Premier ministre indiquait à l'occasion d'une réponse à l'une de nos collègues lors des questions au gouvernement
00:25que d'autres savaient, au sujet de ces violences, en vous visant, vous, expressément, ainsi que Mme Guigou.
00:34Vous avez déjà indiqué publiquement que, selon vous, le Premier ministre mentait, en affirmant n'avoir jamais été au courant.
00:41Est-ce que vous pouvez étayer cette affirmation ?
00:44Il y a des choses toutes simples, vous savez. D'ailleurs, on observe que c'est le même mécanisme.
00:49C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher, mais qui va accuser d'autres, c'est-à-dire qui va se positionner en victime.
00:54Donc François Bérou utilise ce même mécanisme. Et c'est ça qui est insupportable.
01:00Deuxièmement, il dit qu'il ne lisait pas la presse locale. Il faut être sérieux.
01:06On parle quand même de viol dans la presse régionale.
01:08À présent du Conseil général, il a la revue de presse tous les jours.
01:11Et en plus, c'est passé à la télévision. Donc forcément, il était au courant.
01:16Ensuite, il dit, il est revenu sur son mensonge concernant le fait qu'il n'avait pas vu le juge.
01:21Et après, il admet Assige, qu'il l'avait vu pendant deux heures à son domicile.
01:26Et enfin, il dit que c'est une opération politique.
01:30Mais laissez-moi vous dire ce que c'est que la politique.
01:33La politique, c'est le fait que quand on monte en responsabilité, on est plus exigeant.
01:40Quelqu'un qui devient Premier ministre et qui s'étonne qu'on lui demande des comptes sur la vérité de la parole,
01:45mais ce n'est pas parce qu'on fait de la politique contre lui, c'est parce qu'il est Premier ministre
01:51et que les citoyens sont exigeants à l'égard de ceux qui ont la chance d'exercer des responsabilités.
01:58Donc si ceux qui exercent leurs responsabilités ne savent plus distinguer le bien du mal,
02:04le vrai du faux, leur responsabilité de leur irresponsabilité,
02:10la parole des victimes et la parole des criminels,
02:15s'ils ne savent plus faire ces distinctions-là,
02:19alors quelle confiance les citoyens auront dans leurs représentants
02:23et dans ceux qui sont censés les représenter
02:25et dans ceux qui sont censés les défendre aussi un jour ou l'autre ?
02:28Mais aucune.
02:29C'est pour ça qu'un Premier ministre, il a une responsabilité majeure, une responsabilité cruciale.
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