Le Premier ministre s'explique cet après-midi devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'affaire des violences sexuelles et physiques à Notre-Dame-de-Bétharram. Sous serment, François Bayrou explique ce qu'il savait précisément et son éventuelle intervention auprès de la justice.
00:00Monsieur le député, je regrette, je ne me laisserai pas entraîner par vous. Ma version n'a pas varié.
00:07Vous m'interrogez, vous, en montant à la tribune, pour m'accuser d'avoir protégé des pédocriminels.
00:14Vous, je peux vous lire la question si ça vous intéresse.
00:19Vous, dans ma vie, on m'a accusé de beaucoup de choses, rarement de faits aussi ignominieusement graves.
00:31Et vous l'avez fait en insinuant que c'était comme ministre de l'Éducation ou n'ayant pas fait ce qu'il fallait comme ministre de l'Éducation.
00:39Je maintiens que, comme ministre de l'Éducation nationale, à cette époque, et encore maintenant, je n'ai jamais eu d'autres informations que celles qui étaient parues dans le journal.
00:53Ça me paraissait clair dans ma réponse. Il a fallu ensuite sans doute le préciser. Je vais peut-être vous dire en un mot qui est Christian Miranda pour moi.
01:04On en parlera plus tard. D'accord. Et donc, jamais je n'ai varié dans ma version. C'est cette expression que vous essayez de tirer vers des variations.
01:17J'étais ministre de l'Éducation nationale. J'étais député de cette circonscription. Je n'ai jamais entendu parler de faits de violence avant de violence à ce point grave.
01:27On entendait parler, comme vous l'avez dit, de ces gifles ou qui en avaient eu. Et je vais expliquer pourquoi et dans quel secteur.
01:41Mais jamais je n'ai entendu parler de violence grave. Et jamais je n'avais entendu parler de violence sexuelle. Jamais.
01:48Et c'est uniquement par la presse en 1995 et 1997 que je n'ai entendu parler.
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