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  • il y a 10 mois
C’est un jour capital pour le Premier ministre François Bayrou, il répond ce 14 mai aux questions de la commission d'enquête qui porte notamment sur le scandale Notre-Dame-de-Bétharram. François Bayrou a toujours nié être au courant des violences physiques et sexuelles perpétrées dans l'établissement. Mais plusieurs acteurs de l'affaire ont affirmé le contraire devant les députés.

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Transcription
00:00Donc, quand ce rapport vous est remis, malgré les conclusions positives du dernier paragraphe et de la transmission du recteur,
00:08est-ce que vous avez demandé à vos services de faire un article 40 sur les sévices physiques que vous venez de reconnaître comme anormaux, y compris à l'époque ?
00:18Est-ce que vous avez demandé une modification de l'internat ?
00:21On lit dans le rapport que vous nous avez relu entièrement de suivi par le directeur lui-même qu'il s'inquiète du coût financier de la rénovation de l'internat.
00:33C'est ce que nous avons entendu aussi de la bouche de l'inspecteur lui-même, qui n'a pas écrit dans ses recommandations de refaire l'internat parce qu'il s'inquiétait des finances de Betaram.
00:43Donc, notre question, c'est suite à ce rapport d'inspection, malgré la conclusion que vous nous avez lue,
00:49et qui, effectivement, semble vouloir dire finalement tout va bien, on peut continuer comme ça.
00:54Est-ce que quand vous le relisez aujourd'hui, vous auriez oublié des actions que vous auriez entreprises à ce moment-là, ou vous feriez différemment aujourd'hui ?
01:03Aujourd'hui, c'est 30 ans après.
01:07Et alors sûrement, il y aurait de grands changements dans les attitudes des uns et des autres.
01:13Mais vous avez lu trop partiellement le rapport.
01:19Vous avez dit qu'on signale des faits de violence sur Mme Guling.
01:23Or, ce n'est pas vrai.
01:25C'est exactement le contraire.
01:26Je vous lis le passage sur Mme Guling.
01:29Mme Guling a été blessée.
01:31Elle a également demandé à son avocat de porter plainte.
01:35Elle donne de cet incident une interprétation qui ne correspond pas à la réalité.
01:40Le contenu de la déclaration écrite faite par Stéphane Granger m'a été confirmé par des élèves présents dans la cour et témoins de l'accident.
01:51Ce professeur qui enseigne dans l'établissement depuis septembre 1995 connaît d'ailleurs de sérieuses difficultés dans ses classes.
01:59Et ses relations avec les élèves sont mauvaises.
02:03Je n'ai pu la rencontrer car elle était encore en arrêt de travail.
02:06Mais les divers témoignages recueillis, et notamment auprès de ses collègues professeurs, montrent que cette enseignante est arrivée dans ce collège avec un état d'esprit très négatif.
02:16Elle aurait exprimé son intention de démolir Betaram, considérant que cet établissement utilise des méthodes éducatives d'un autre âge.
02:26Pour illustrer cette thèse, elle pensait pouvoir se servir du fait regrettable dont elle a été victime, c'est-à-dire d'une bousculade avec les élèves autour d'un ballon, en le présentant comme une agression ce qu'il n'est pas.
02:38Alors, madame, je maintiens que votre lecture qui disait « on a signalé de nombreux événements », elle est démentie par le rapport.
02:47Je ne sais pas qui a raison. Je ne connais pas madame Gulen, je ne connais pas monsieur Latrubès.
02:53Mais je lis, et peut-être quand madame Gulen signale qu'elle a été très souvent mise en cause pour son équilibre, on va dire, dans les fonctions qu'elle a occupées plus tard,
03:07peut-être on pourrait vérifier si c'est vrai ou pas. C'est exactement de ça dont il s'agit. Le rapport dit à l'indicatif que sa version ne correspond pas à la réalité.
03:22Alors, est-ce que j'ai lu le rapport attentivement, aussi attentivement qu'il aurait fallu ? Sûrement pas. Je pense que je me suis contenté de la conclusion du rapport et du suivi que j'avais demandé au recteur de faire.
03:33Mais aurais-je lu le rapport en entier que ça aurait été la même chose ? Alors vous m'avez interrogé, y compris par écrit, sur les dortoirs à Petarame.
03:43J'étais quelques années auparavant, peu, pas beaucoup d'années auparavant, élève en Hippocagne au lycée Montaigne à Bordeaux,
03:52qui n'était pas réputé pour être un établissement de seconde zone.
03:58À Montaigne, il y avait des dortoirs qui comportaient de mémoire, ma mémoire est peut-être incertaine, plusieurs dizaines de lits avec un seul local de douche et de toilette.
04:11Et c'était comme ça à l'époque. Je suis en Hippocagne en 68.
04:18Et donc, il y a un certain temps.
04:23Mais ça n'était pas des conditions de vie déshonorantes.
04:27Et parmi ceux qui nous écouteront, il y en a beaucoup qui diront qu'on avait en effet des dortoirs d'un grand nombre de lits avec un seul point de douche et des toilettes.
04:43Et que ça a été en retard du point de vue de l'équipement, je l'accorde.
04:47Est-ce qu'il y a une faute morale à avoir des dortoirs avec plusieurs dizaines de lits ? Je ne le crois pas.
04:54Je ne le crois pas.
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