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  • il y a 9 mois
Le Premier ministre répondra ce 14 mai aux questions de la commission d'enquête qui porte notamment sur le scandale Notre-Dame-de-Bétharram. François Bayrou a toujours nié être au courant des violences physiques et sexuelles perpétrées dans l'établissement. Mais plusieurs acteurs de l'affaire ont affirmé le contraire devant les députés.

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Transcription
00:00Je considère que c'est sa dernière chance, parce qu'il y a 20 ans, comme maire, comme président du conseil départemental, comme ministre de l'éducation, il a participé au silence.
00:08Il a participé à la chape de plomb sur Bétara, mais je dirais 20 ans après, devant l'Assemblée, il a été dans des faux semblants.
00:15Aujourd'hui, c'est sa dernière chance pour offrir aux victimes, c'est à elles qu'il faut penser d'abord, un moment de clarté et de vérité, et de sortir des faux fuyants.
00:27Et que lui-même, ce soir, il puisse se regarder dans un miroir.
00:34Il y a François Béroud, il y a sa conscience et il y a sa responsabilité politique à un moment où il avait du pouvoir comme ministre, comme président du département, comme maire, pour faire contrôler Bétarame, pour faire cesser ces violences-là.
00:47Mais moi, je veux que ce soit la société qui aujourd'hui se regarde dans le miroir, parce qu'il y a une acceptation de la société sur les violences, en particulièrement les violences sexuelles sur les enfants.
00:58Quand on a la civise qui vient dire que c'est 160 000 enfants par an qui sont victimes d'incestes et de violences sexuelles.
01:06Quand on sait que dans chaque classe, et c'est une statistique que vous connaissez tous, il y a trois enfants par classe qui sont victimes d'incestes et de violences sexuelles.
01:14Et que derrière, on ne fait rien. Que même la civise vient de dire, le mois dernier, qu'ils avaient fait 82 préconisations, qu'ils n'ont eu aucune réponse du gouvernement.
01:23Donc en vérité...
01:24C'est une enquête bien plus large que celle qui est portée par la commission, puisque la commission se concentre sur les établissements privés.
01:32Là où la civise, plus largement, étudie la question des violences sexuelles.
01:36J'aimerais que le cas Betaram est un symptôme. C'est un symptôme du silence.
01:41Là, on voit que ça suscite des témoignages dans des autres établissements privés, en Normandie, en Bretagne, en Haute-Savoie, et ainsi de suite.
01:48Mais là, il y a pour moi une acceptation générale de la société sur les violences sexuelles.
01:53Pour revenir au cas de François Bayrou, François Ruffin, sa propre fille qui était dans cet établissement, qui dit elle aussi avoir été victime de violences,
01:59elle dit « mon père ne pouvait pas savoir ». C'est ce qui ressort de tous les témoignages de parents.
02:04Une forme de découverte, de choc et d'émoi en découvrant les témoignages de leurs enfants.
02:09Elle dit en même temps qu'il a rencontré le juge d'instruction et qu'il a été tenu au courant de ce qui se passait dans l'enquête concernant Betaram.
02:17Donc il avait quand même les moyens d'être au courant. On le sait maintenant en long, large et en travers que sur ce point, il a très clairement menti devant l'Assemblée nationale.
02:26Je pense qu'aujourd'hui, ça doit être un moment de clarté et de sortir de l'obscurité.
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