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Poison indien
Europe 1
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il y a 9 mois
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Bienvenue dans les récits extraordinaires de Pierre Bellemare, un podcast issu des archives d'Europe 1.
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La Nouvelle-Délit en mai 1954. C'est la capitale administrative de l'Inde qui vient de se libérer
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des Anglais. L'indépendance a ramené le calme. Les immenses avenues du quartier gouvernemental
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sont vides. Ne pas ce que quelques voitures officielles et des hommes d'affaires qui ont
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deux particularités, porter une chemise blanche impeccable, aux plis parfaitement repassés,
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et ne jamais se presser. Dans la vieille ville, par contre, c'est l'image traditionnelle.
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Une foule grouillante, les marchands de tissus, de cigarettes à la pièce, les vendeuses de guirlandes
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de fleurs que les femmes tressent avec leurs nattes, les tailleurs installés devant la
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machine à coudre à pédales de nos grands-mères, les vaches sacrées qui traversent la rue,
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chacun faisant un détour pour ne pas les déranger.
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Une jeune fille se ferait difficilement un passage dans cette cohue.
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Oh non qu'elle n'y soit pas habituée, elle habite là, près du fort rouge depuis toujours
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chez ses parents, mais elle est malade. Elle souffre de maux d'estomac et du ventre.
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Elle se demande si elle aura la force d'arriver jusqu'à son lit, n'ayant qu'une hâte
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de se coucher. Elle titube et ne peut s'empêcher de gémir.
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Personne, bien entendu, ne fait attention à elle. Il y a trop de monde. La vie est difficile
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en Inde. Chacun porte sa croix ici. On y accepte naturellement la souffrance. Le passage sur
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cette terre, disent les Indiens, est trop bref pour s'en préoccuper. Ah, ça y est, enfin, voici la
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maison. La jeune fille fait un dernier effort pour y parvenir. Elle s'écroule, évanouie, sur le pas
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de la porte. Les voisins l'ont reconnu. Son père, sa mère sont accourus. Satya, Satya, parle-moi, ma
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petite fille. Dis-moi ce que tu as. Mais vous voyez bien qu'elle ne peut pas parler. Il faut aller
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chercher un docteur. Elle a été mordue par un serpent. Mais c'est impossible. Elle était
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à son travail, au bureau. Alors c'est une assolation. Mais elle ne souffrirait pas comme
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ça. En revenant à elle, la jeune fille est prise de spasmes violents, mais ne peut réussir
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à vomir. Je t'en supplie, Satya, essaie de nous dire ce qui s'est passé. La jeune fille
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prononce quelques paroles inintelligibles. Après qu'une ambulance l'ait emmenée
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à l'hôpital, se présente, à son domicile, le frère de sa meilleure amie, Rani, une jeune
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fille qui travaille dans la même entreprise qu'elle. Le jeune homme s'adresse aux parents.
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Satya y rentrait ? Oui. Je voudrais la voir parce que ma soeur est malade, très malade.
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On ne comprend pas ce qu'elle a. Elle est incapable de dire un mot. Il a fallu l'hospitaliser.
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Quoi ? Rani aussi ? Les deux jeunes filles souffrent du même mal inexplicable. Trappées
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toutes les deux le même jour à la même heure en quittant le bureau.
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A l'hôpital de New Delhi, ce mois de mai 1954, les médecins sont perplexes. Deux jeunes
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filles, Satya et Rani, sont dans le coma mourantes, présentant exactement les mêmes
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symptômes sans diagnostic possible. On leur a fait un lavage d'estomac, des prélèvements,
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ont été envoyés au laboratoire. « Vous décidez quoi, docteur ? » demande
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l'infirmière. « Rien pour l'instant. Il faut attendre les résultats de l'analyse.
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Entre un interne. Excusez-moi de vous déranger, patron. Qu'est-ce qu'il y a encore ? Une
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urgence ? Une jeune fille qui est arrivée dans le même état que les deux autres ? Vraiment ? Je
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ne vous trouve pas drôle, mon vieux. L'interne a la réputation d'aimer les plaisanteries,
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même de mauvais goût. « Mais je vous assure, patron, elle est presque paralysée. Elle semble
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ne plus avoir de poux. Il faut que vous veniez, sa mère est là. Elle dit que sa fille travaille
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à la clinique des Jeuns. Elle aussi ? Eh oui ! Vous voyez bien que pour une fois je ne plaisante pas. »
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La troisième jeune fille qui vient d'être hospitalisée s'appelle Ranta. Comme Rani et Satya,
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elle s'est trouvée mal en quittant son service. Le service d'accueil de cette clinique des Jeuns,
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une clinique spécialisée dans le traitement des femmes stériles selon des méthodes
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ostéopathiques et psychologiques. Une clinique à la mode très chère que les milieux médicaux
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indiens considèrent avec mépris. Un établissement, comme il en existe trop qu'on tolère en pensant
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qu'ils sont inoffensifs, servant essentiellement à soutirer de l'argent à de riches clientes
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crédules, oisives. Ranta souffre d'une sorte d'empoisonnement comparable à celui provoqué
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par le venin d'un serpent, mais sans avoir été mordu par aucun reptile, pas plus que
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Rani et Satya. « De deux choses l'une », remarque le médecin chef. « Ou bien ces trois filles
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ont été prises d'un malaise à la clinique, le même malaise en même temps, dû à la même
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cause. Et alors pourquoi ne les a-t-on pas soignées ? Dans une clinique, on aurait pu leur
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faire un lavage d'estomac tout de suite. On les aurait sauvées. C'était tout de même
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pas sorcier. Ou bien, il leur est arrivé quelque chose après avoir quitté leur travail.
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Mais quoi ? Et toutes les trois ensemble, puisqu'elles souffrent visiblement de la même intoxication.
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Appelez la police. Pardon ? Je vous dis d'appelez la police. Il faut que nous soyons renseignés
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et vite sur ce qui a pu se passer. Je crains même qu'il ne soit trop tard. Essayons tout de même.
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Un inspecteur, l'inspecteur Mali, est chargé d'une enquête. Un peu avant minuit, il apporte
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les premiers renseignements au médecin chef de l'hôpital. À la clinique, personne n'est au courant
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de quoi que ce soit. Alors quelque chose se serait produit après que les trois filles
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aient quitté leur travail. Je ne crois pas. Vous m'aviez demandé, docteur, si elles étaient
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parties de la clinique ensemble. Eh bien non. Satya a fini la première à 18h. Rani, à peu
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près à la même heure. Ranta a été de permanence jusqu'à 20h. Elle a voulu s'en aller avant
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parce qu'elle ne se sentait pas bien. Donc c'était la clinique qu'elles ont été
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empoisonnées, elle et les deux autres. Je sais justement ce que j'allais dire.
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Et vous êtes sûr qu'à la clinique, ils ne se sont aperçus de rien ? Entre alors
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l'infirmière, docteur le numéro 26. Ranta ? Oui. C'est fini. Ranta vient de mourir sans
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avoir pu donner aucune indication sur ce qui lui était arrivé. Satya et Rani, reprendront-elles
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connaissance et pourront-elles parler ?
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Les récits extraordinaires de Pierre Belmar, un podcast européen. En Inde, chaque année,
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de nombreux habitants meurent après avoir été mordus par un serpent. Des villageois surtout.
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Peu de citadins. Je sais bien qu'un reporter de la télévision a trouvé un jour un de ces
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charmants animaux dans sa baignoire. L'histoire ne dit pas s'il était venimeux, ni si la salle
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de bain était celle d'un palace. En tout cas, dans une clinique aussi élégante que la clinique
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des Jeuns à New Delhi, dans le quartier 9, il n'y a pas de serpent. Les trois employés mystérieusement
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empoisonnés ne l'ont pas été par du venin, du moins par le venin d'un reptile vivant. Car les symptômes,
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maux de tête violents, début de paralysie, chute de tension, baisse brutale de la température,
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évanouissement, puis coma interrompu de spasmes terrifiants, sont bien les symptômes
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de l'empoisonnement par un cobra ou un reptile de la même famille. Deux bonnes familles,
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comme vous voyez. Vous avez les résultats de l'analyse ? Oui, docteur, répond l'infirmière.
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On n'a rien trouvé. C'est impossible. Regardez vous-même. Tenez, voilà le rapport.
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Écoutez, dites au labo de recommencer. Il faut effectuer tous les tests. Il y a sûrement
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quelque chose. En attendant, vous continuez le goutte à goutte, bien sûr.
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Rani et Satya, dans le coma, sont maintenus en survie avec tous les moyens du bord. Chaque
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heure qui passe depuis le décès dans la nuit de leur compagne Ranta donne aux deux jeunes
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filles une chance de s'en tirer, à leur organisme de reprendre le dessus. Alors peut-être,
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peut-être, elles pourront parler, expliquer ce qui s'est passé. En connaissant l'origine
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du mal, les médecins sauront mieux comment l'analyser, comment l'enrayer, si c'est
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possible. L'inspecteur Mali, à l'aube, est allée réveiller dans sa villa la directrice
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de la clinique, Mme Jeun. C'est une femme qui a dû être belle autrefois. Elle porte
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un sari de soie rouge tissé de fil d'or. Mais puisque je vous dis, inspecteur, que les
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médicaments dangereux sont fermés à clé dans la pharmacie. Et les hôtesses n'y
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ont pas accès. Mais bien sûr que non. Elles sont là pour accueillir les clients. Elles
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ne bougent pas de leur chaise. Elles sont d'ailleurs beaucoup trop paresseuses, même
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pour se donner la peine de traverser le hall. Alors, chère madame, elles ont été
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empoisonnées assises sur leur chaise. Mais c'est ridicule. Je ne vous le fais pas dire.
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Mais ces petites sottes seront allées manger je ne sais quelle saleté dehors. Les
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autopsies le prouveront. Il ne s'est rien passé chez moi, je vous assure. Vous allez
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un peu vite, madame. Les autopsies. Mais une seule de vos employés est morte pour
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l'instant. Malheureusement, avant d'avoir pu confirmer ce que vous dites, j'espère
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que les deux autres parleront. Mais vous me soupçonnez, inspecteur. Mais c'est intolérable.
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Ah, vraiment, je regrette que mon mari saute en voyage. Il se plaindra à vos supérieurs.
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Madame Jeanne paraît vraiment scandalisée d'être ainsi traitée, ce qui ne départit
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pas l'inspecteur Malitzon calme. Malgré leur matinale, une odeur de rhum se mêle dans
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le salon au parfum de la maîtresse de maison. Du rhum de contrebande, se dit l'inspecteur.
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Ces gens-là fréquentent certainement les milieux les moins recommandables de cette
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ville. Il décide donc de ne pas insister et de trouver, grâce à des indicateurs,
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quelles sont les relations de la famille Jeanne. Ceux qui trafiquent sur le rhum peuvent
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aussi fournir d'autres poisons et plus dangereux.
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La matinée s'écoule sous un ciel plombé, plus de 80% d'humidité dans l'air, 38 degrés
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à l'ombre. Sur leur lit d'hôpital, Satya et Rani respirent avec peine. Les fenêtres
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de la salle commune sont garnis de barreaux. Pour se protéger contre qui ? Des singes,
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dit-on, et des rôdeurs. Que peut-on venir voler ici, sinon la vie de deux jeunes filles ?
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« On ne leur demande que d'être jolies et souriantes, a dit Mme Jeanne, leur patronne.
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C'est tout ce dont elles sont capables, et encore. »
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Mme Jeanne oublie seulement que des jeunes filles peuvent aussi souffrir et mourir, même
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à 20 ans. Au début de l'après-midi, le médecin-chef téléphone à l'inspecteur
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et lui annonce le décès de Rani. Alors que nous commencions à avoir des espoirs, elle
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venait juste de reprendre connaissance. « A-t-elle parlé ? » « Oui, quelques mots
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seulement. » « Elle a parlé de bonbons. » « Comment ça ? » « Oui, elle aurait mangé
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des bonbons. » « Il faudrait savoir si à la clinique, quelqu'un lui en a offert
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et qu'elle sorte de bonbons. » « Je m'en occupe tout de suite. » « Dépêchez-vous, si
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nous le savions, nous pourrions peut-être sauver la troisième fille. » L'inspecteur
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retourne à la clinique. C'est l'administrateur qui le reçoit, un homme usé avant l'âge,
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le visage boursouflé, les mains moites. « Oh, moi, » dit-il, « je compte si peu.
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Je ne sais rien. » L'inspecteur insiste. Le pauvre homme se lamente. « Vous voudriez
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que je vous dise du mal de mes patrons, hein ? Mais laissez-moi donc tranquille. J'ai
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jamais eu de chance dans la vie. Sauf le jour où j'ai rencontré M. et Mme Jeun. M.
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Jeun, surtout. C'est un très brave homme. » « Ah bon ? Et comment ça ? Eh ben, par
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exemple, quand j'ai eu des ennuis, il m'a prêté de l'argent. Je lui en dois
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encore, d'ailleurs. Et puis, il ne me réclame pas. » « En effet, je comprends que vous
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le défendiez. Et ici, à la clinique, comment est-il avec le personnel ? Je veux dire, on
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l'aime aussi ? » « Mais bien sûr. Les femmes, surtout. Les infirmières, les hôtesses.
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Oh, il n'est pas fier. Il parle avec tout le monde. Quand il rentre de voyage, il rapporte
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des petits souvenirs. Il offre des friandises. » « Tiens, donc. »
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« Et quelle sorte de friandises ? » « Ben, n'importe. Vous savez, chez nous,
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on prend le thé comme partout. C'est ce que les Anglais nous ont laissé de mieux.
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Pas vrai ? Alors M. Jeun offre des cakes ou des bonbons. »
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À l'hôpital, Satya enfin commence à parler. « Des phrases incompréhensibles
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d'abord. Le médecin aussitôt alerté, la presse de question. Rappelez-vous, qu'est-ce
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que vous avez mangé ? Des bonbons ? Des bonbons ? Oui. Oui, des bonbons. Qui vous
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les a donnés ? M. Jeun ? Non, non, non, pas lui. Qui alors ? Allons, faites un effort,
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il le faut. » La jeune fille gémit.
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C'est très ce crispe. Le médecin veut absolument entendre ce qu'elle va enfin dire, même
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si elle ne le dit que dans un souffle. Il se penche vers elle. « C'est moi, Satya,
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le docteur. Dites-moi, qui vous a donné des bonbons ? » « Madame. » « Madame Jeun. »
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Satya mourra quelques instants plus tard, comme son mort ses deux compagnes, après qu'une
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amélioration de son état ait laissé naître un espoir. Mais Satya, elle, a donné le
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nom du coupable, la directrice de la clinique.
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Reste à trouver le motif de ce triple meurtre et l'arme du crime, le poison inconnu que le
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laboratoire n'a pas su déceler. Un mandat d'arrêt est lancé contre Mme Jeun. Celle-ci
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a disparu de son domicile sans laisser l'adresse. Par contre, M. Jeun lui rentre de voyage et,
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ne se doutant de rien, il tend entre les mains des policiers venus chercher sa femme. On l'interroge.
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C'est un homme naïf et charmant. Il ne pense qu'à profiter de la vie, rire de tout et de
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rien, faire la cour aux femmes, notamment aux hôtesses de la clinique. Et quoi ? Marie
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Vaudet, offrir des fleurs et des bonbons à des jeunes filles aussi insouciantes et légères
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que lui, pouvait conduire un rendez-vous, pas un rendez-vous galant, un rendez-vous avec
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la mort. Mais il ne peut y croire. Mais ce n'est pas vrai, inspecteur, c'est une mauvaise
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plaisanterie. Hélas, non, monsieur. Mais enfin, pourquoi ? Mais je n'étais même pas là.
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Pourquoi ? Pourquoi ? Monsieur Jeun ne peut comprendre que sa femme. Lasse d'entretenir
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un homme qui menait la Dolce Vita pendant qu'elle dirigeait la clinique, est une idée
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de se venger. Ah, son mari papillonnait avec les hôtesses, ces jeunes sottes, qui, parce
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qu'elles plaisaient au patron, se moquaient de la patronne, leur vieille patronne. Ah, il
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leur offrait des bonbons quand il était là. Et bien, pendant son absence, elle leur
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en offrirait, elle aussi, les mêmes, ou presque.
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À propos, dit l'inspecteur une semaine plus tard au médecin-chef, ça y est, nous
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connaissons le poison. Oh, c'est un saint homme qui l'a fourni à madame Jeun.
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Celui que l'inspecteur Mali appelle le saint homme est une sorte de sorcier qu'on trouve
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dans les bouches indiens, ces magasins bistrots où tout se vend, y compris le rhum de contrebande
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qui parfumait la villa de la propriétaire de la clinique. La drogue, aussi.
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Alors, vous me le donnez ce poison, inspecteur ? Il faut le faire analyser. Mais je ne vous
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ai pas dit que je l'avais, docteur. Je vous ai dit que nous connaissions sa provenance.
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Nous avons un témoin, le vendeur. C'est l'essentiel pour le procès. Ah, pourtant, ça m'aurait
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intéressé d'en avoir. Vous seriez déçu. Ce n'est jamais le même. Voyez-vous, ils
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écrasent des têtes de serpents. Ils les font mijoter avec je ne sais trop quoi. Et la
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police laisse faire. Hacha. Oui, Hacha. Comme disent toujours les Indiens en hochant la tête,
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ce qui signifie « c'est comme ça, pas autrement ». Résignée d'avance à l'incompréhensible
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volonté des divinités quelles qu'elles soient. Ah, pour votre information, je vous signale
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que Mme Jeun a été arrêtée dans une gare alors que le train qu'elle avait pris pour
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s'enfuir y stationnait depuis plus d'une heure sans raison apparente. Son nom restera dans
18:22
l'histoire, car elle a été la première femme pendue dans la Nouvelle République de l'Inde.
18:38
Vous venez d'écouter les récits extraordinaires de Pierre Belmar. Un podcast issu des archives
18:45
d'Europe 1. Réalisation et composition musicale, Julien Tarot. Production, Estelle Lafon.
18:53
Patrimoine sonore, Sylvaine Denis, Laetitia Casanova, Antoine Reclus. Remerciements à Roselyne
19:00
Belmar. Les récits extraordinaires sont disponibles sur le site et l'appli Europe 1. Écoutez
19:07
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