00:00Sur la ligne de front, ce ne seront pas des troupes européennes qui seront déployées.
00:04Sur la ligne de front, qui sera l'une des résultantes de l'accord de discussion,
00:10il y aura les belligérants d'hier des deux côtés, donc il y aura d'un côté les armées russes, de l'autre côté les armées ukrainiennes.
00:18Et ça fera partie des discussions, dès qu'un cessez-le-feu provisoire sera décidé,
00:25ça fera partie des discussions pour une paix durable, de savoir quel est le mécanisme potentiellement de maintien de la paix, de suivi ou de surveillance.
00:32On en parlera demain, ce n'est pas à nous de le préempter, c'est à nous d'apporter de la rassurance là-dessus,
00:39et peut-être un cadre et un soutien si le choix qui est fait par l'Ukraine est celui des Nations unies.
00:44Mais ça, c'est le cadre d'opérations de maintien de la paix éventuellement et de ce qui se passe sur la ligne de front.
00:49Ensuite, pour garantir la sécurité, ce qui n'est pas la même chose que maintenir la paix,
00:53c'est pour garantir la sécurité qu'il est au fond de se dire si demain la Russie, comme elle l'a fait à chaque fois je vous rappelle,
01:00venait à reprendre une opération dans trois ans, dans cinq ans, que se passe-t-il ?
01:05Qu'est-ce qui fait qu'on ne reproduit pas les erreurs d'hier ?
01:08Première chose, le format de l'armée ukrainienne, c'est la première chose.
01:13Pourquoi ? Parce que c'est aujourd'hui de fait la plus grande armée d'Europe.
01:17Et donc tout le travail qu'on a commencé, qu'on va poursuivre, c'est de se dire
01:21quel est le format d'armée ukrainienne et quelles sont les capacités dans la main de cette armée ukrainienne
01:26qui lui permet de dissuader une nouvelle agression russe ou de résister à celle-ci.
01:31Et donc là, c'est un travail à la fois militaire, programmation de formation, capacitaire et de soutien dans la durée à cette armée des Européens,
01:39parce qu'en quelque sorte, elle est l'avant-garde de notre sécurité collective.
01:44Ça, c'est le premier levier de la garantie de sécurité que j'ai bien distingué d'une opération de maintien de la paix.
01:50Et ensuite, ce sur quoi on travaille, pour donner aussi des cartes à nos amis ukrainiens,
01:56ce sont d'autres formes de garantie de sécurité en soutien, ces fameuses forces de garantie ou de réassurance.
02:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:03Ça veut dire que des forces européennes, sur une base, sur des choix nationaux, pourraient être amenées,
02:09et ça, ça fait partie de la discussion, on donne notre disponibilité, ça dépend des discussions qu'il y aura,
02:15mais c'est une carte à la main du Président, pourrait être amenée à tenir des positions dans la zone de paix en territoire ukrainien.
02:24Et donc, le but de ces forces armées ne serait ni d'être sur la ligne de front, ni d'être engagées au premier jour face aux forces russes,
02:33mais d'être des forces qui dissuadent, là aussi, les Russes de réattaquer et qui, en tenant des villes importantes, des bases stratégiques,
02:41marquent un soutien clair de plusieurs gouvernements européens et alliés,
02:47deux, permet d'avoir peut-être des soutiens logistiques ou de la formation sur sol aussi ukrainien,
02:52et trois, indique très clairement que s'il y avait une agression généralisée à nouveau contre le sol ukrainien,
02:58ces armées seraient de fait attaquées, et ensuite, c'est le cadre d'engagement qui est toujours le nôtre.
03:03Nous, nous avons des soldats qui, quand ils s'engagent et sont déployés, sont là pour réagir et répondre aux décisions du chef des armées,
03:10et s'ils sont dans une situation de conflit, d'y répondre, et je ne vois pas pourquoi on se poserait des questions sur l'Ukraine
03:16qu'on ne s'est jamais posées ailleurs quand on a été déployé à bien des égards dans un cadre qui est clair.
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