00:00La manifestation d'aujourd'hui, c'était en quelque sorte le cri d'un terroir qui ne veut pas mourir.
00:06Vous savez, nous sommes victimes d'une injustice depuis une trentaine d'années.
00:10Nous sommes le seul territoire de développement économique de plus de 100 000 ou de 150 000 habitants qui n'est pas desservi soit par une autoroute,
00:17soit par une gare de TGV, soit par un aéroport international.
00:21Ici, nous n'avons pas de métro, nous n'avons pas de tramway, nous n'avons rien, rien.
00:25Alors qu'il y a dans notre territoire des talents qui fourmillent.
00:29Aujourd'hui, c'était vraiment le rassemblement de gens qui ne manifestent jamais, qui ne brûlent rien, qui respectent la loi, qui bossent,
00:37qui sont issus de tous les milieux sociaux.
00:40Il y avait des infirmières libérales, il y avait des agents de la fonction publique, il y avait des entrepreneurs, des ouvriers, des artisans.
00:46Mais ce qui réunissait, je dirais, tout le monde, c'était la volonté que notre voix, bien sûr, a entendu.
00:53Parce que c'est nous, élus et habitants de ce territoire, qui sommes seuls en mesure de mesurer l'intérêt général de cette autoroute que nous voulons
01:03et que nous portons depuis maintenant une quinzaine d'années.
01:06C'est nous qui devons décider. Ce ne sont pas les habitants ou les manifestants venus de métropoles.
01:12Ce ne sont pas les dosadistes qui sont perchés aujourd'hui sur un arbre et qui viennent de Bretagne, qui doivent décider à notre place.
01:18C'est nous qui devons décider.
01:20Et la seconde chose que je voudrais dire, c'est qu'on ne peut pas stopper un chantier qui est réalisé au deux tiers.
01:29Sinon, ce serait un gâchis environnemental, économique, social invraisemblable.
01:34Le Conseil d'État a validé la déclaration d'utilité publique il y a déjà quelque temps.
01:38Il a permis ainsi d'ailleurs le déménagement de familles, la destruction de maisons qui étaient sur le tracé de la future autoroute.
01:44Et là, le tribunal administratif se refuse à un déménagement des grenouilles.
01:48C'est pour nous, la première espèce à protéger, ce n'est pas la grenouille, c'est l'espèce humaine.
01:53Ce sont des gens qui travaillent, qui espèrent et qui veulent aujourd'hui travailler et vivre au pays.
01:58C'est une vieille revendication d'ailleurs que connaissaient bien les écologistes dans les années 70.
Commentaires