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  • il y a 11 mois
L'édition 2025 du Salon de l'agriculture ouvre ce samedi 22 février à Paris. Le président de la République est présent pour l'inauguration de l'événement, après une ouverture chaotique en 2024. Malgré la récente adoption de la loi d'orientation agricole, les attentes sont encore fortes au sein du monde agricole et certains estiment que les promesses de l'année dernière n'ont pas été tenues. Cette éleveuse avoue au micro de BFMTV vouloir simplement "un revenu correct".

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Transcription
00:00— Céline, elle n'attend pas particulièrement le président de la République aujourd'hui. Vous n'avez pas forcément envie de lui parler. D'abord, comment vous allez ?
00:08— Bah ça va. Très bien. — On a beaucoup parlé de la colère, du désespoir des agriculteurs depuis un an. Et vous ?
00:15— Bon, on est comme les autres. On est en difficulté aussi. C'est toujours dur. Voilà, quoi. On fait partie. On est solidaires.
00:23— Est-ce qu'il y a des choses qui ont changé quand même ? — Non. — Qui ont évolué ?
00:29— Bon, pas grand-chose. Non. — Vous n'avez pas le sentiment d'être entendue ? Il y a eu cette loi de programmation agricole qui a été adoptée avant-hier.
00:37Vous avez suivi ce genre de choses ? — Non, désolée. On est en préparation. J'ai pas trop suivi.
00:42— De quoi vous auriez besoin très concrètement, demain, qui doit changer dans votre vie et votre travail d'agricultrice ?
00:48— Bah de bien gagner sa vie, d'avoir un revenu correct, que tout redevienne correctement, disons tout de même niveau.
00:56Et comment je vais dire ? Qu'il y ait plus de... Ouais, c'est compliqué. — Rémunération. — Rémunération, oui.
01:03— Vous me disiez tout à l'heure, le président de la République... Non, non, vous m'avez fait un signe. Non, non.
01:09Vous voulez pas lui parler ou vous pensez que de toute façon, ça va rien changer, même s'il venait vous voir ?
01:15— C'est pas aujourd'hui qu'il faut faire quelque chose. Je pense qu'il y a trop de choses à dire et à faire.
01:18Et là, il va écouter, il va entendre. Mais c'est pas pour ça que ça va être exécuté, quoi.
01:24— Comment vous gardez espoir ? Qu'est-ce qui vous fait tenir ? — Bah nos animaux, parce qu'on aime notre pétier,
01:30parce qu'on est baignés dedans, parce que si on travaille pas, on n'a rien, quoi, tout simplement. On n'a rien.
01:37— On parle beaucoup de ce qui se passe en France. On sait que le président de la République va aller voir Donald Trump
01:41pour parler de la crise en Ukraine et en Russie. Mais il y a aussi une logique de concurrence internationale.
01:44On parle de ce traité qui n'est pas signé par la France, le Mercosur, avec l'Amérique du Sud.
01:50— Vous avez peur aussi de ce qui arrive des autres pays, des importations, des règles environnementales qui sont pas toujours les mêmes ?
01:56— Bah c'est pas du tout pareil, quoi. Nous, on est très surveillés. Il y a des carnets à respecter. Il y a beaucoup de choses
02:02à respecter que d'autres pays n'ont pas, quoi. Donc il faut que tout le monde soit à la même enseigne, tout... Voilà, quoi.
02:10C'est tout au même niveau. C'est tout, quoi. Pour moi, c'est ça.
02:14— Merci, Céline. Bon courage, bon salon.
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