00:00Oui, en effet. Alors on va regarder tout d'abord cette région. On la voit ici avec l'Iran, qui est le pays le plus peuplé de cette région, 90 millions d'habitants et plusieurs autour.
00:08Notamment en ce qui concerne le Qatar. Le Qatar qui a une position assez particulière. Elle craint l'embrasement dans la région.
00:15Elle tente par de nombreux efforts diplomatiques, évidemment, de remettre à la table des négociations les Américains, les Iraniens.
00:22Le Premier ministre qataris est d'ailleurs allé très récemment à Téhéran pour voir le chef de la plus haute instance de sécurité d'Iran.
00:28Ce qu'il veut, c'est réduire ses tensions pacifiquement. Il faut dire qu'il a peur de ce chaos dans la région.
00:35En juin dernier, sans être l'allié vraiment de l'Iran, il avait tout de même condamné les frappes américaines en Iran sur les sites nucléaires.
00:44Mais en parallèle, tout de même, le Qatar a des intérêts commerciaux avec les États-Unis. Il a également des bases. Il abrite des bases américaines sur son sol.
00:53Voici donc la position du Qatar qui a tout intérêt, vous l'avez compris, à jouer l'effort diplomatique.
00:59Ensuite, regardez la position cette fois-ci de l'Arabie saoudite.
01:03Tout comme les Émirats arabes unis. D'ailleurs, ils sont à peu près sur la même position.
01:07Leur historique commun, c'est qu'ils ont eu des installations pétrolières attaquées par l'Iran en 2019 pendant le premier mandat de Donald Trump.
01:15Donc eux, leur crainte, c'est des représailles de l'Iran, selon leur position. Ils se sont rapprochés de Téhéran depuis 2023 maintenant.
01:22Le prince héritier a eu au téléphone mardi le président iranien. Il a interdit aux États-Unis d'utiliser son sol, son espace aérien, pour des opérations militaires.
01:36Ils ne veulent pas être le fer de lance des États-Unis.
01:39Et donc, pourtant, le pays, l'Arabie saoudite, a des liens étroits avec Washington, puisqu'on le sait, Donald Trump et le prince héritier se sont vus à la Maison Blanche en novembre dernier,
01:49avec des accords de coopération, notamment, qui lient les deux pays et les États-Unis, qui sont le principal partenaire stratégique de l'Arabie saoudite.
01:57C'est ce que dit le prince héritier.
01:59Regardons la situation de la Turquie, qui, elle, préfère jouer l'intermédiation, qui joue la carte pour réunir une réunion trilatérale.
02:08Elle est opposée à toute intervention militaire contre l'Iran.
02:12D'ailleurs, le chef de la diplomatie turque a eu un entretien téléphonique mercredi avec son homologue iranien.
02:17Ce qu'il craint surtout, c'est le risque migratoire, que justement, avec cette frontière entre les deux pays, les Iraniens fuient le pays pour se rendre en Turquie.
02:26Ça a été le cas avec la Syrie, donc ils en ont beaucoup peur.
02:29Ils ont d'ailleurs construit un mur de 380 kilomètres sur les 550 kilomètres de la frontière qui les sépare avec l'Iran.
02:36Voilà pour cette position de renforcement, donc surtout du flux migratoire sur ses frontières.
02:40Et puis Israël, qui est l'allié historique des États-Unis.
02:44On se rappelle du rôle qu'ils ont eu conjointement dans cette guerre des 12 jours en juin dernier.
02:47Et donc qui menace cette fois-ci, c'était le mot de Benyamin Netanyahou en début de semaine,
02:52d'une riposte jamais vue, menace donc envers l'Iran.
02:54Israël qui a également bénéficié d'une nouvelle dotation de plus de 6,7 milliards de dollars d'aide militaire américaine.
03:04Encore très récemment, on comprend donc sa position plutôt en faveur de l'intervention américaine.
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