00:00Je me souviens que les gendarmes de la section recherche, qui ont fait un travail admirable à l'époque, se sont heurtés véritablement à un mur du silence.
00:08Ils sentaient qu'il y avait une volonté de se taire, de préserver la notoriété de l'établissement.
00:14Aujourd'hui, tout cela est passé sans doute au second rang.
00:17Et c'est pourquoi ce passé souffrant se manifeste.
00:20Mais je crois qu'il est injuste de faire porter sur un seul homme, le Premier ministre aujourd'hui, la responsabilité d'une faillite qui est, à mon sens, une faillite collective.
00:29Souvenez-vous qu'en 1998, ce n'est pas François Bayrou qui est au ministère de l'Éducation nationale.
00:35Et le juge d'instruction à l'époque n'a reçu dans son travail aucun soutien de l'institution ou de l'éducation nationale pour aider la parole souffrante à se libérer.
00:45Voilà pourquoi il faudra sans doute beaucoup réfléchir collectivement sur ces différentes strates, comme cela a été dit très justement à l'instant par l'un des intervenants.
00:54C'est véritablement un travail de réflexion collective.
00:57Aujourd'hui, les membres du collectif veulent des réponses, des résultats.
01:02Je sais que le parquet de peau travaille sous le régime de l'enquête préliminaire.
01:06C'est-à-dire qu'il n'y a pas encore un juge d'instruction qui est nommé dans cette affaire.
01:09Mais visiblement, le tempo est donné et il faudra que cela avance.
01:13A présent, faisons très attention, il y a 112 plaintes.
01:16Mais je crains qu'au regard des délais de prescription, au regard aussi du décès d'un certain nombre des mis en cause de l'époque,
01:23il y aura peut-être beaucoup moins d'élus en quelque sorte au rang des poursuites pénales envisageables.
01:29C'est aussi quelque chose qu'il faudra envisager.
01:32Il y aura peut-être beaucoup de candidats à l'action pénale,
01:36mais finalement peu de personnes recevables précisément au regard des règles de prescription qui, elles, sont imparables.
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