00:00Si finalement les socialistes décident de ne pas censurer,
00:02vous ne servez plus à rien Jean-Philippe Tanguy au Rassemblement National,
00:05puisque vous mettiez en avant le fait d'avoir droit de vie ou de mort sur le gouvernement Barnier.
00:09Mais là, au fond dans la négociation, on a bien vu que vous pesez beaucoup moins qu'auparavant.
00:14Vous servez encore à quelque chose ou pas ?
00:16Bien sûr, déjà nous servons à vous faire peur, à vous ici et à vous ici ailleurs.
00:20Vous faites peur à qui là ?
00:21A tout le monde, c'est-à-dire que toutes les négociations…
00:23Qu'est-ce que vous avez dit Marie-Thornay ?
00:24J'ai dit c'est Halloween tous les jours.
00:26Vous l'avez déjà faite celle-là, il ne faut pas recycler toutes vos blagues.
00:29Je sais que vous êtes pour l'économie circulaire, mais ne manquez pas de crédibilité.
00:32Circuler, il n'y a rien à voir.
00:33Il y a toujours quelque chose à voir avec moi, vous allez voir, vous n'allez pas être déçus du spectacle.
00:36Une fois encore, ne vous inquiétez pas.
00:38Mais l'essentiel, c'est que tout cela se fait toujours sous la pression démocratique du Rassemblement National.
00:42C'est uniquement parce que le Rassemblement National est fort et coordonné
00:46que vous êtes obligés de discuter avec les socialistes,
00:49que les socialistes sont obligés de trahir ceux qui les ont fait élire,
00:52à savoir les Insoumis et les Verts.
00:54Tout cela est se fait à cause et grâce au poids électoral des 11 millions d'électeurs du RN.
00:59Le reste, c'est une mascarade, c'est une mise en scène.
01:01Moi, j'ai dit dès le début, et pour le coup, je rejoins le Président Coquerel dans son analyse sur...
01:06Non, mais sur les non-gains, parce que c'est la réalité.
01:08Le non-gain sur les retraites, il n'y avait rien, il n'y a jamais rien eu.
01:12Puisque dès le début, on vous a dit que vous pourriez discuter à coup zéro.
01:15Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait rien sur les retraites, monsieur, je l'ai dit sur d'autres.
01:18Ce n'est pas à vous faire offense de dire que ce n'est pas vous qui décidez si ça coûte quelque chose ou pas.
01:21C'est monsieur Bérou, c'est le patron de monsieur Ramos.
01:24Et donc, il vous a dit dès le début, ça ne coûtera rien.
01:26Donc, il n'y a pas de gain de pouvoir d'achat gratuit.
01:28Il n'y a pas de nouveaux droits sociaux sur l'âge ou sur le nombre d'années de cotisation qui sont gratuits.
01:33Donc, ça n'existe pas des négociations gratuites,
01:35sauf si vous voulez être les dadons de la farce et les classes populaires au passage, malheureusement.
01:40Moi, je voudrais quand même dire, l'élément central pour lequel la censure aujourd'hui est quand même extrêmement compliquée,
01:45et si elle était nécessaire, très grave, c'est la situation de Mayotte.
01:49Nous avons aujourd'hui 300 000 Français qui vivent, pour l'essentiel, dans des conditions épouvantables,
01:56conditions qui étaient déjà dures avant Fido,
01:58qui sont encore plus dures avec la tempête qui est venue aggraver la situation de Mayotte.
02:04C'est-à-dire que les parlementaires qui sont ici le savent et ne peuvent pas me dédier,
02:10si le gouvernement est censuré, la discussion sur la loi d'urgence pour Mayotte s'arrête.
02:14On peut prendre des responsabilités comme cela si la situation est grave,
02:18mais là, dans ce qu'a annoncé M. Béroud, rien n'impose, on abandonne pour plusieurs semaines nos compatriotes de Mayotte.
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