00:00Nous avons été assez clairs sur les lignes qu'on mettait en avant, justement, pour potentiellement ne pas censurer le futur gouvernement.
00:05Et la question du vote sur la réforme des retraites est, pour nous, une des lignes que nous mettons au débat.
00:11On dit souvent que le passage en force de la réforme des retraites a eu pour conséquence les résultats des élections européennes et législatives qui s'en ont suivi.
00:19Les Français ont voulu, dans leur écrasante majorité, sanctionner le Bloc central.
00:23Et ça, je pense qu'on peut être tous d'accord ici, que le Bloc central a perdu ses élections beaucoup plus qu'en 2020.
00:28— C'est la moindre des choses. Oui. — Eh bien, s'il vous plaît, allez-y, on défend cette dernière.
00:32— Et ce que j'ai envie de dire, c'est qu'aujourd'hui, nous avons mis ça sur la table. Nous en avons discuté avec M. Bayrou, d'ailleurs, cet après-midi,
00:39lorsque nous avons été reçus. Et nous n'avons toujours aucun son de cloche de la part du Bloc central. Moi, j'entends, mis à part la France insoumise
00:45qui dit tout le programme, rien que le programme, en réalité, il y a une autre force politique qui le dit. C'est le Bloc central. C'est le modem.
00:50Quel pas vous êtes prêts à faire sur la réforme des retraites ? Quelle mesure vous êtes prêts à soumettre aujourd'hui au débat à l'Assemblée nationale
00:56pour enfin avancer ? Nous voulons construire des majorités sur des textes. Nous voulons en effet qu'un gouvernement puisse être stable.
01:04Mais nous voulons surtout qu'il y ait un gouvernement qui soit capable de répondre aux attentes des Françaises et des Français.
01:09C'est le grand absent du débat public aujourd'hui. On débat des débats institutionnels, pas que de non-censure. Nous, la réalité, c'est qu'on veut avancer
01:14sur des textes. La réforme des retraites, quelle avancée vous êtes prêts à faire ? — Eh bien allez-y. Ils vont répondre, le Bloc central, ceux qui ont levé la main
01:20en expliquant qu'ils étaient prêts à participer au gouvernement. — Moi, je pense qu'il faut pas raconter n'importe quoi en français.
01:25— Et vous pouvez répondre directement. Allez-vous ? — M. Desfontaines, si on commence à dire au français qu'on va pouvoir partir demain à 60 ans...
01:29Alors que tous les pays européens sont à 65 ans. — La bourgation, c'est 62 ans, M. Lefebvre. — Je pense que l'on ment au français. On ment au français quand il y avait
01:374 cotisants pour 1 retraité dans les années 70 et qu'on va avoir un cotisant pour un peu plus d'un cotisant dans quelques années et qu'on fait face à un mur générationnel.
01:45Il y a aujourd'hui 18 millions de retraités. Dans quelques années, il y en aura 25 millions. — Toujours le même. Du coup, si c'est la posture du gouvernement...
01:51— Pardon. M. Desfontaines, pardon, pardon. Mais la montagne budgétaire, elle a pas disparu avec la censure de M. Barnier.
01:59— La vérité, c'est que la censure, c'est une forme de refus d'obstacle. On a besoin d'avoir une politique budgétaire qui soit une politique responsable.
02:05— Mais est-ce qu'on peut pas essayer de dépasser ça ? — On peut essayer de le dépasser. Mais à un moment donné, il y a aussi des réalités.
02:10— On connaît les arguments des uns et des autres. Mais c'est vrai que cette réforme des retraites, moi, à titre personnel, je l'étais pas emballée.
02:16Je trouve qu'elle a été mal conçue, qu'elle est injuste. — C'est possible. — Là-dessus, il faut dire, Julien Aubert, que dans la représentativité des indos,
02:23je suis pas sûr qu'aux Républicains, vous soyez tout à fait représentatifs. — Oui, oui, mais c'est pas la gueulise. — C'est un peu comme moi.
02:27J'étais pour l'abrogation, donc je suis pas représentatif. — Mais je veux dire, à partir du moment où... — Donc en fait, tout le monde, on devrait voter de nouveau.
02:33On l'abrogerait ce soir. — À partir du moment où cette réforme... Très bien. Mais en même temps, on sait aussi que notre système n'est pas viable.
02:40— C'est ça. — Et que si on veut le préserver, compte tenu du crash démographique qui est le nôtre et du ratio démographique, si on veut le préserver,
02:47on ne peut pas faire n'importe quoi. Donc une fois qu'on a ces deux questions, il y a un espace, à mon avis, pour un débat, de dire comment est-ce qu'on peut rendre
02:55la réforme des retraites plus juste, mais en n'étant pas totalement irréaliste, parce que peut-être qu'il y a des choses qu'on peut faire sur 5, 10 ou 15 ans.
03:02Mais il est certain qu'en un an, compte tenu d'abord de l'État politique, du gouvernement, de l'État de la majorité, du fait qu'en réalité,
03:09il n'y a pas de socle de légitimité pour faire une réforme de grande importance, il est impossible d'avoir quelque chose d'extrêmement ambitieux.
03:16Ce n'est pas vrai. — Mais combien ça coûte, M. Baird ? Vous savez combien ça coûte, aujourd'hui, juste de suspendre la réforme des retraites,
03:21de permettre à celles et ceux qui avaient prévu de partir à la retraite et qui cette réforme est tombée... Vous savez combien ça coûte, aujourd'hui,
03:26de leur permettre de partir à la retraite tel que c'était prévu avant la réforme ? — 3 milliards d'euros. — 3 milliards. 3 milliards d'euros.
03:31— C'est le coût de l'ISF. — On avait fait des propositions. Ils ont pris des cotisations sur les revenus qui sont très élevés, de plus de 5 000 € par mois,
03:39pour permettre de financer... C'était finançable. Juste la suspension de la réforme des retraites, permettre de redonner des années de vie
03:44à celles et ceux qui ont le dos usé par le travail. On a fait cette proposition-là. On a fait des propositions. — Mais ça, c'est la question de la justice.
03:49— Personne du gouvernement n'a dit rien. — Mais ça, c'est la question de la justice. — Faisons un point. Vous dites... Et je vous donne la parole dans un instant,
03:55madame Ambry. Au fond, voilà, on gèle. Ça coûte 3 milliards d'euros par an. — Pour l'instant, pour permettre à celles et ceux qui ont...
04:03— Il faut aussi préciser que la réforme, si j'ose dire, de plein exercice dans plusieurs dizaines d'années, rapportera beaucoup plus que 3 milliards d'euros par an,
04:10même si c'est vrai que si elle était arrêtée maintenant, ce serait effectivement ce coût.
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