00:00Et effectivement, la question, c'est pourquoi est-ce qu'on est dans l'impasse aujourd'hui ?
00:04– Bah non, ça avance, sur le compte-clave…
00:06– Oui, d'accord, attendons de voir demain ce qu'il en est,
00:09mais je tiens à rappeler pourquoi nous sommes dans cette situation,
00:12c'est parce qu'Emmanuel Macron s'entête à vouloir imposer à nouveau au pays,
00:18après sept années de malheur de sa politique austéritaire, antidémocratique,
00:24de répression et de stigmatisation de tout un ensemble de personnes
00:29dans ce pays, de millions de personnes dans ce pays,
00:31il s'entête à vouloir, à nouveau, faire subir ces médecines de cheval.
00:37– Là, François Bayrou, c'est différent d'Emmanuel Macron
00:41puisqu'il fait confiance aux partenaires sociaux,
00:42c'est ce que vous demandiez lorsque vous étiez dans la rue.
00:45– Michel Barnier avait fait le même type de discours,
00:48on nous avait vanté ses qualités de négociateur, etc.
00:53– Mais là, il se voit vendredi,
00:54est-ce que vous n'êtes pas un peu en porte-info par rapport à ce que vous,
00:56vous-même, je me souviens sur ce plateau…
00:58– Les organisations syndicales et les organisations…
01:00– Vous disiez, on méprise les partenaires sociaux,
01:01aujourd'hui, on veut leur donner, finalement, le premier rôle.
01:05– Les organisations syndicales, de salariés et du patronat
01:10doivent pouvoir discuter et le gouvernement est tout à fait à sa place
01:15dans ces discussions, mais on ne parle pas de ça, de quoi parle-t-on ?
01:18On ne parle pas simplement de discussions sur tel aspect et tel détail
01:23d'une réforme, je rappelle, qui a été détestée et rejetée
01:28par une large majorité de Français, par 49.3.
01:31– C'est légal, soit !
01:33– Mais excusez-du-peu, elle n'est pas légitime, cette réforme.
01:38Et donc, ce qui reste et ce qui a été dit par une majorité de Français
01:45il y a à peine six mois, c'est que l'abrogation de cette réforme
01:50est une revendication qu'une majorité de Français…
01:53– Michel Barnier n'avait jamais dit qu'il était prêt à rediscuter
01:56la réforme des retraites.
01:58– D'accord, et alors ?
02:00– Et vous pensez que M. Bayrou durera plus longtemps que Michel Barnier ?
02:10– Sur les mots, personne ne le sait ça.
02:11– Michel Barnier avait dit qu'il était prêt à rediscuter la réforme des retraites.
02:13– Précisément, sur les mots, vous parlez de mots,
02:15et depuis plusieurs semaines, tout ce qui se passe,
02:19c'est un enfumage général avec des mots, des expressions.
02:23Mais ça, ça ne fait pas la vie concrète des gens.
02:26Quand vous volez deux ans de vie aux salariés, et notamment les plus précaires,
02:31et notamment ceux qui sont le plus cassés par la vie,
02:33excusez-moi, mais vos mots, je pense qu'ils n'en ont rien à faire.
02:39Ça, c'est la vie quotidienne des gens,
02:44et je trouve particulièrement méprisant de la part de ce gouvernement
02:49d'agiter comme ça des mots, alors que tout le monde sait bien
02:53que M. Bayrou est dans une situation où il lui est impossible
02:57de revenir sur cette réforme, parce que sa maigre coalition,
03:02sa très fragile coalition, ne soutiendra pas s'il fait le moindre bouger.
03:07– Il n'a dit pas tabou quand même.
03:08– Oui, il dit tout ce qu'il veut, mais dans la réalité…
03:10– Même sur l'âge de départ.
03:11– Oui, bien sûr, et il va expliquer qu'il y aura un conclave pendant des mois.
03:15On ne sait d'ailleurs pas comment tout cela va se passer.
03:19– Ça commence vendredi, on va le savoir assez vite.
03:20– Franchement, ce n'est pas sérieux, sur un sujet aussi grave,
03:22et par ailleurs, juste la question de M. Bayrou, de son gouvernement,
03:26et de la censure, ce n'est pas simplement sur la question des retraites.
03:29Il a présenté une feuille de route politique.
03:31Il a expliqué, et son ministre de l'économie a expliqué
03:33qu'il présenterait une copie sur le budget avec 50 milliards de coûts budgétaires.
03:42– Non, c'est 30 milliards.
03:43– Non, non, non, 50 milliards de coûts budgétaires.
03:45– C'est le chiffre avancé aujourd'hui, c'est 30 milliards.
03:47– 30 milliards de coûts budgétaires, 20 milliards de recettes.
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