00:00Fin novembre. Des écologistes ont investi les locaux de Schneider Electric à Grenoble pour critiquer son
00:06implication dans le projet pétrolier E-Cup de TotalEnergie.
00:09Parmi ces militants se trouvaient des scientifiques en blouse blanche.
00:12Une équipe de France 3 les a accompagnés pour saisir les raisons qui poussent ces chercheurs à
00:17sortir des laboratoires. Une action rapide et symbolique.
00:21L'action a été brève durant quelques minutes seulement.
00:23Le 22 novembre, les militants ont fait irruption sur la piste cyclable près de Schneider Electric
00:29dans la presqu'île de Grenoble. En un rien de temps, ils avaient dressé une tranchée et bâti
00:34adhérique. Tout en affichant des panneaux saines de crimes climatiques, Fabien Barato présentait
00:39une bâche proclamant « Schneider Electric complice ». Affirmant que l'entreprise,
00:43bien qu'affichant une façade anti-énergie fossile, soutient le projet E-Cup.
00:48Désobéissance civile par des chercheurs, Fabien Barato n'est pas une simple activiste.
00:52Elle est géographe à l'inré. Comme d'autres chercheurs vêtus de blanc, elle fait partie du
00:56collectif scientifique en rébellion. Documenter n'est pas suffisant, explique Pascal Vaillant,
01:01informaticien à l'université Paris-Nord. Un outil à la main, un projet controversé et ses
01:06conséquences. La tranchée symbolise le projet de Total Energy, un oléoduc reliant l'Ouganda et la
01:11Tanzanie. Prévu pour 2025 et qualifié de bombe climatique par ses opposants, Schneider est chargé
01:17de fournir l'infrastructure électrique. Les manifestants espèrent inciter l'entreprise
01:22à se retirer du projet. Laurent Husson, géologue au CNRS estime qu'en faisant pressure sur les
01:27fournisseurs, Total pourrait céder. À ce jour, certaines banques ont retiré leur soutien au
01:32projet. Tandis que Schneider Electric a décidé de porter plainte. Arguant que son engagement vise
01:37à améliorer la sécurité et à réduire les effets environnementaux. Mobilisation des scientifiques
01:43face à l'urgence climatique, ce jour-là. Des militants des ANCOP 21 et d'Extinction
01:48Rébellion ont renforcé les rangs des chercheurs. Julien d'ANCOP 21 se réjouit de cet engagement.
01:53Notant que les scientifiques ont choisi de sortir de leur neutralité pour faire entendre leur voix.
01:58Dans une situation jugée suffisamment grave, un ras-le-bol collectif, cette implication découle
02:03d'une frustration grandissante depuis un 9-9-0. Les rapports du GEC alertent sans cesse sur les
02:09menaces du réchauffement climatique lié à notre consommation d'énergie fossile. En 20-0-0, la
02:15température moyenne a atteint des sommets et a dépassé la limite critique d'1,5°C. Un objectif
02:22vital selon l'Accord de Paris, l'inaction face à l'urgence. Bertrand de Charm, hydrologue à
02:27Météo-France, a exprimé son exaspération lors d'un colloque sur le changement climatique. Affirmant
02:33qu'après des années de rapports la situation semble désespérément ignorée. Selon lui, il ne faut
02:37pas s'étonner des événements climatiques extrêmes. Soulignant les comportements de consommation de la
02:43société, repensé des instituts de recherche, l'engagement des chercheurs a poussé les instituts
02:47à clarifier leur position. En 2-0-2-3, le comité d'éthique du CNRS a affirmé que l'engagement pour
02:54l'environnement pouvait coexister avec une activité scientifique mais il doit être conduit avec
02:59transparence et rigueur. L'arrêt où l'on insiste sur la liberté de penser précise que les actions
03:05de désobéissance ne sont pas soutenues officiellement et à titre personnel. L'engagement
03:10étudiant face aux enjeux écologiques, Laurent Husson estime qu'il est nécessaire que les scientifiques
03:15s'engagent davantage dans la lutte pour le climat, une position que comprennent de nombreux étudiants
03:19en sciences de la Terre. Maïlle II, étudiante, évoque que cet engagement offre de l'espoir face aux menaces
03:24climatiques. Renforcée par des événements récents dans sa ville, un monde en péril met plein de
03:30solutions. Depuis le XIXe siècle, la Terre a enregistré un réchauffement d'un 1,1 degrés
03:35Celsius, attribué aux activités humaines liées à des énergies fossiles. Ce bouleversement, inéluctable
03:41sans mesure immédiate, affecte gravement l'avenir de la planète. Cependant, de nombreuses solutions,
03:46comme les énergies renouvelables et la réduction de la consommation, existent pour combattre cette
03:51crise. Je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo. N'oubliez pas que je lis maintenant tous
03:57vos commentaires. Abonnez-vous et à bientôt pour de nouvelles vidéos.
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