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00:05Dans la famille des entreprises voironnaises,
00:08je demande la chocolaterie Bona.
00:10Reconnue dans le monde entier pour son expertise du cacao,
00:13de la cabosse à la tablette, l'entreprise s'est offert
00:16un nouveau lieu de production à Saint-Etienne-de-Crocey.
00:20Ici, pas de grosse production industrielle,
00:23le chocolatier mis sur un savoir-faire artisanal.
00:26C'est un métier d'artisan, obligatoirement.
00:29On travaille avec des plantations qui vont faire 2 hectares.
00:34Nous faisons à peu près 200 tonnes de produits à l'année.
00:37Un petit semi-industriel va faire 40 000 tonnes.
00:42Le plus gros chocolatier mondial fait en 20 secondes
00:45ce que nous faisons en une année.
00:47Stéphane Bona est le 11ème dirigeant de l'entreprise familiale.
00:51Il entretient des liens avec les producteurs indépendants
00:54et s'engage à les payer jusqu'à 4 fois
00:56le prix du marché.
00:57Ma femme et moi, nous déplaçons dans les plantations
00:59plusieurs fois par an, à la fois pour voir nos partenaires planteurs,
01:04parfois nos plantations, et puis nous assurer
01:07que les protocoles de fermentation, séchage
01:09sont bien adaptés aux récoltes en cours.
01:12Les fèves de cacao demandent un climat où la température
01:14reste au-dessus de 20 degrés tout au long de l'année.
01:18Alors, ce qui pousse à Saint-Etienne-de-Crocey,
01:20ce sont les sculptures en chocolat, les tablettes et les truffes.
01:24Alors ici, on fait les truffes, c'est un bonbon de chocolat traditionnel
01:28qui est, comme tous les autres bonbons de chocolat à la maison,
01:31fait à la main.
01:31On a un petit peu cette espèce de dualité entre
01:34des méthodes qui sont vraiment ultra traditionnelles,
01:38qui ont un siècle et demi, et l'apport de nouvelles technologies
01:41comme par exemple la découpeuse à jello.
01:43Le secteur de la chocolaterie connaît des difficultés depuis 2020.
01:47Le prix du cacao a augmenté de 400 à 600 %,
01:51un phénomène lié à la fois au Covid-19
01:53et à des mauvaises récoltes.
01:55Ça n'était pas grave à l'époque parce qu'il y avait un an et demi
01:58de stock physique en Europe, donc tout allait bien.
02:02Et puis, normalement, il y a trois récoltes excédentaires
02:05pour une récolte déficitaire.
02:07Sauf que depuis le Covid, il n'y a eu qu'une seule récolte excédentaire,
02:11ce qui veut dire qu'il y a un manque de matière première flagrant.
02:15Et à l'horizon 2025, on sait que la récolte sera déficitaire.
02:20Il va manquer entre 400 et 700 000 tonnes de fèves par an.
02:25Et bien évidemment, ça fait exploser les cours.
02:28L'export représente 30 % du chiffre d'affaires de Bona.
02:32L'entreprise emploie 45 salariés et propose ses produits
02:35dans 400 points de vente à travers le monde.
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