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00:20Scène d'apocalypse au routier sur le tronçon marois Cousserie de quelque 240 km,
00:25à l'écart de tout ce que la plupart des Camerounais savent de la réalité de leur pays.
00:30Le Cameroun, tel que personne n'ose imaginer qu'il se trouve encore aujourd'hui,
00:34sur une portion pourtant essentielle de son territoire,
00:37en ces années de pleine effervescence où le pays aurait dû se trouver
00:41de plus en plus proche de son ambition pour l'émergence.
00:44Émergence traduite dans la conscience des populations d'ici
00:47sur un portrait relevant davantage de la provocation.
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02:09La route de l'enfer dans tous les sens du terme.
02:12La route de l'impossible, de l'inatteignable, de l'insoutenable, de la révolte.
02:18Une route qui n'en est pas une, mais plutôt un cimetière pour les ferrailles comme pour les corps.
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02:37Une route pour se lamenter, se lamenter sans solution,
02:40sans aucune garantie d'être écoutée,
02:42si ce n'est par ceux qui sont aussi abandonnés que ces forçats de la route.
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03:05Vous savez, s'agissant de la route nationale numéro 1,
03:08Moura, Dabanga, Kousseri,
03:12il faut d'abord situer le contexte,
03:14il faut noter que ça fera bientôt plus d'une décennie
03:18que nous attendons ardemment la reconstruction de cette route qui s'est fait attendre.
03:25Et il faut également rappeler que des travaux avaient été démarrés,
03:30mais malheureusement au départ avec l'enlèvement des Chinois
03:34et d'autres contextes qui ont suivi.
03:37Voilà, donc sur l'impact, n'est-ce pas, économique,
03:42l'impact économique sur cette route affecte pratiquement toute la sous-région.
03:48Voilà, parce qu'il faut rappeler qu'à Kousseri par exemple,
03:52c'est un grand carrefour entre trois États.
03:55Nous sommes au Cameroun, nous avons le Nigeria qui est à à peine une centaine de kilomètres
04:01et le Tchad qui est à un jet de pierre.
04:03En Djaménadon, l'impact économique est très négatif et ressenti sur le terrain
04:08parce que sur cette route, nous avons des employés directs et indirects
04:12qui travaillent, qui trouvent leur pain quotidien, n'est-ce pas, grâce à cette route.
04:17Et que malheureusement aujourd'hui, notamment en cette saison pluvieuse,
04:21c'est devenu très complexe.
04:28Une route qui sait se faire oublier par le ministre en charge de l'ensemble du réseau routier
04:33Pourtant, dans les statistiques officielles, le dit tronçon apparaît parmi les rares à être bitumé.
04:38À se demander en direction de qui est si familière une telle moquerie quotidienne ?
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