00:00Non, ça fait plus de 48 heures, ça fait quasiment huit jours.
00:04Je pensais que vous alliez dire ça fait trente ans.
00:06Non, ça fait huit jours, et on voit bien que certains essaient de mettre des ballons d'essai,
00:12on connaît le truc, certains essaient d'appeler les journalistes pour placer leur poulain,
00:16pour regarder ce que ça fait dans l'atmosphère.
00:18On a beau prendre par tous les bouts, à chaque fois François Bayrou là, pour le coup,
00:23semble le favori avec les planètes qui s'alignent.
00:26Pourquoi il n'a pas déjà été nommé alors ?
00:27Parce que je pense que c'est dans la nature du Président, moi.
00:29Je pense que ce Président, d'abord, il a été un peu frustré pendant quelques mois,
00:34parce que c'était M. Barnier qui lui a dit « je vais m'occuper quand même du gouvernement »,
00:37et là il revient au cœur du système, d'ailleurs ce soir on en fait une émission spéciale,
00:42et donc il aime ça le Président.
00:43Il adore ça, il adore être au cœur de cette affaire-là, et donc il fait un peu traîner.
00:48Je pense que c'est délétère pour les Français.
00:49Les Français, ce qu'ils nous demandent à nous…
00:51Oui, parce qu'il y a un sujet, Richard Ramos, de crédibilité de la parole publique.
00:53Personne ne forçait Emmanuel Macron à dire devant les forces politiques représentées,
00:58« dans 48 heures, vous aurez un Premier ministre ».
01:00Je pense que l'attitude du Président de la République n'est pas à la hauteur de la fonction.
01:03C'est sa personnalité qui a pris le dessus sur la fonction, je l'ai dit.
01:06Et donc les Français, ils nous demandent « mettez-vous au travail ».
01:09Il y a des députés qui sont capables de bord différent.
01:12Chez vous, je pense à mon ami David Topiak, on est prêt à travailler.
01:17Donc il faut choisir celui ou celle qui sera l'équidistance.
01:21Moi, déjà il y a quelques mois avant M. Barnier, j'avais dit, vous vous rappelez du gouvernement Barnier,
01:26moi qui suis un ancien chroniqueur gastronomique, c'est un yaourt dont la DLC est courte.
01:30Je ne me suis pas compris. La date limite de consommation est courte.
01:33Et donc, aujourd'hui, je pense que Bernard Cazeneuve, et je l'avais dit, ou François Bayrou,
01:39sont beaucoup plus l'équidistance de ce qu'est le Parlement.
01:42Et comme on est à revenir au Parlement, à trouver des équilibres pour voter,
01:46pour voter quelque chose auquel les Français, on leur a fait croire que ce n'était pas important.
01:49Au mois de janvier, les tickets restaurants, 6 millions de gens…
01:52Mais juste, Richard Ramos, François Bayrou, il y croit encore ou pas ?
01:55Ah oui, il y croit encore, je pense que lui pense qu'aujourd'hui,
01:59il fait partie vraiment de ceux qui sont l'équidistance au Parlement pour aller passer le budget.
02:05Ça doit être l'objectif, février ou mars, il faut qu'on ait un budget.
02:09Si on n'a pas de budget, on se retrouve devant le chaos.
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