00:00Moi, je suis comme tout le monde, je ne sais pas ce qui va avoir lieu.
00:03Et c'est peut-être d'ailleurs un sujet, c'est la perche que vous me tendez.
00:06Un grand pays comme le nôtre, 32 millions de personnes qui sont venues voter,
00:09alors on ne sait toujours pas qui va être le dirigeant qui va gouverner.
00:13Sera-t-il de droite, de gauche, du centre, on n'en sait rien.
00:16Normalement, franchement, il ne faut pas habituer les gens, ce n'est pas bien.
00:19Ça ne peut pas fonctionner comme ça.
00:21Il faut quand même qu'il y ait une logique qui soit puisée dans les urnes.
00:24On s'habitue, on présidentialise à mort,
00:27alors que moi, je pense que la séquence politique,
00:29s'il y a peut-être une opportunité, il faut au contraire reparlementariser,
00:32c'est-à-dire rendre la vie plus collective.
00:34Là, un homme, on sait ce que je pense de M. Macron,
00:36mais un homme, on nous dit en plus, quasiment seul avec son plus proche conseiller,
00:40va décider qui va diriger le gouvernement de la France.
00:43Bon, moi, je suis vraiment d'avis que cette culture de ce choix personnel
00:47ne doit pas se diffuser dans le pays, c'est préoccupant.
00:49Deuxièmement, je pense que ce qu'il cherche à faire,
00:52c'est d'ailleurs ce qui a motivé selon moi la dissolution du mois de juin,
00:55c'est fracturer le Nouveau Front Populaire.
00:57Si cette division a lieu, alors il a un chemin politique
01:00peut-être pour reprendre la main à l'occasion d'une dissolution prochaine.
01:03C'est bien parti pour qu'il y ait une division ?
01:04Je n'en sais rien, je profite de ce plateau pour lancer toujours un appel à mes amis
01:08de ne pas nous diviser.
01:09Les échanges très vifs entre Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon ces derniers jours.
01:12Je souhaite qu'il n'y ait personne parmi mes amis qui parte dans une aventure politique
01:16pour faire ministre de quelque chose qui, à mon avis, serait une échec.
01:19De la même façon que Jean-Luc Mélenchon n'est pas obligé tous les quatre matins
01:22de secouer, de taper comme un sourd, de traiter tout le monde de traite
01:25sur une question qui est d'ordre plus stratégique et tactique.
01:28Est-ce qu'on va à l'Élysée ? Honnêtement, on peut en discuter,
01:30mais Mélenchon est déjà allé à l'Élysée sans que tout le monde soit tombé par terre.
01:33Donc attention, je vois bien comment les stratégies présidentielles
01:39qui suivent, en l'occurrence celles de certains y compris à gauche,
01:41qui veulent aborder uniquement une prochaine présidentielle seule,
01:46sans chercher l'unité du Front Populaire, sont en branle.
01:49Une fois qu'on a dit tout ça, on va voir.
01:50Je souhaite, moi, qu'évidemment, pour terminer et répondre à votre commande,
01:54que ce soit un Premier ministre, il me semble, nouveau Front Populaire,
01:56pourquoi pas par sectarisme, c'est que c'est la coalition qui est arrivée en tête.
01:59Je rappelle, 32 millions d'électeurs, 10 millions de voix pour le RN,
02:039 millions de voix pour le nouveau Front Populaire.
02:04Oui, mais encore une fois, vous n'avez pas la majorité à l'Assemblée,
02:06vous connaissez la situation politique.
02:08Je l'ai terminé, et 6 millions de voix pour Emmanuel Macron.
02:12Ce serait quand même cocasse que le Premier ministre soit puisé
02:15dans les 6 millions de voix, alors que, vous voyez, au bout d'un moment,
02:19Non, mais ça, c'est autre chose.
02:20Non, mais c'est fondamental.
02:23Mais Alexis Corbière, vous savez très bien ce qui va se passer.
02:26Le gouvernement NFP, il sera censuré dans la foulée.
02:29Le RN l'a déjà dit.
02:30Et donc, on reviendra dans cette situation de Paris,
02:32dans cette situation de blocage.
02:33Moi, je vais vous dire une chose.
02:34Un Premier ministre, en effet, qui commence sur une chose,
02:36on approche la réforme des retraites.
02:37Et moi, je le dis direct, y compris avec les voix des députés rassemblés.
02:41Mais là, c'est là, vous allez vous retrouver dans la main du RN.
02:43C'est vous qui vous retrouvez dans cette position-là,
02:45ce serait quand même assez cocasse.
02:47Vous êtes prêts à aller manger avec le RN ?
02:49J'irai à l'enfer pour abroger la réforme des retraites.
02:51Parce qu'il y a 3 millions de salariés qui vont suivre.
02:53Donc, je n'ai pas de problème.
02:54Deuxièmement, après, on ne peut pas trouver au sein de l'Assemblée nationale,
02:57sur des sujets, y compris les députés macronistes et Sylvain Bigier,
03:01on peut aussi considérer que la question salariale est un vrai problème
03:03et engager une conférence salariale.
03:04On ne peut pas travailler là-dessus.
03:05Il y a un texte qui va arriver sur le texte Fin de vie.
03:07On ne peut pas travailler là-dessus.
03:08Alors, on va poser la question dans un instant.
03:10On peut finalement peut-être avancer.
03:12Je ne dis pas que ce sera très durable, mais on peut avancer.
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