00:00Et puis alors, en avril 2001, M6 vous appelle pour lancer une petite révolution.
00:10Love Story, c'est un peu la chance de votre vie,
00:13parce que tous les grands animateurs de l'époque...
00:15C'est comme si j'avais gagné à l'Euromillions.
00:16Voilà, ils ont tous refusé cette adaptation française de Big Brother.
00:20Est-ce que certains vous ont dit depuis qu'ils avaient regretté de ne pas avoir accepté ?
00:25Je n'ai jamais eu la liste complète de ceux qui avaient refusé.
00:29J'ai découvert qu'il y avait deux chavannes qui avaient refusé.
00:31Apparemment, je l'ai appris dans la série Culte.
00:33Je ne savais pas qu'il y avait deux chavannes,
00:34mais je crois qu'ils ont vraiment fait le tour de tout Paris.
00:35Je crois que Sabatier avait refusé également.
00:37Et moi, quand ils m'ont appelé, en fait,
00:39je l'ai déjà répété, mais je vais le redire,
00:41c'est que comme il n'y avait pas les réseaux et qu'on n'était pas surinformés, etc.,
00:44moi je n'étais pas forcément obnubilé par ce qui se passait à la télé à l'étranger.
00:47Pour moi, Big Brother, je ne connaissais même pas le format.
00:51Donc quand Thomas Valentin, qui était à l'époque le patron d'M6, m'a appelé,
00:55il m'a dit qu'on avait un projet.
00:57Il me raconte cette histoire d'émission sociétale très sérieuse,
01:01parce qu'on ne m'a pas du tout présenté ça comme un show.
01:03C'était un truc ultra intello avec deux psys sur le plateau.
01:07Pour moi, j'étais en compétition pour le prix Albert Londres.
01:11Ah oui ?
01:13Ah non, on ne m'a pas du tout.
01:15On m'a vraiment vendu ça comme étant un truc ultra chic et tout.
01:18À quel moment vous avez déchanté ?
01:20Le 2-3e jour dans la piscine.
01:22Ça a été assez clair que je n'aurais jamais le prix Albert Londres.
01:24Tout de suite, dans tous les cas.
01:26Donc je ne savais pas du tout ce que j'allais animer.
01:30J'ai vu Thomas Valentin qui me dit
01:32« On a une émission. »
01:34J'ai dit « Écoutez, votre émission, le truc, je veux bien le faire,
01:36mais surtout, je veux un contrat pour la rentrée. »
01:38Parce que moi, c'est faire autre chose.
01:40Moi, je voulais parler cinéma, faire des interviews d'acteurs.
01:44Il m'a dit « D'accord, on fera ça plus tard, mais d'abord, tu fais cette émission. »
01:48Et c'est vrai qu'en fait, j'ai accepté, j'ai signé et je suis allé au festival.
01:52Je ne sais pas s'il y a toujours le festival de la télévision à Monaco.
01:54Oui, bien sûr.
01:56Et en fait, quand j'arrive là-bas,
01:58je découvre pour la première fois les images de Big Brother.
02:01Où je vois des mecs bodybuildés avec des meufs,
02:03des mecs bien équipés comme il faut,
02:05en train de se masser et de dire des choses totalement inutiles et sans saveur.
02:09Pas du tout Albert Londres.
02:10Là, des cinémas, j'ai encore fait le bon choix.
02:12Je vais enchaîner la suite de mes échecs multiples et variés.
02:15Avant d'accepter le Loft, il paraît que vous avez passé justement un coup de fil à Michel Drucker,
02:18qui vous a dit « Je fais ça, mais juste un an, et après tu fais autre chose. »
02:21Alors j'ai eu Michel Drucker, et j'avais également son frère,
02:23qui était le patron à l'époque à Jean.
02:25Jean Drucker, grand estimé patron de chaîne de télé.
02:28Et j'ai eu Jean qui m'a dit « Fonce, de toute façon, dans tous les pays où on l'a fait,
02:32c'est un carton absolument incroyable, tu ne prends absolument aucun risque. »
02:35C'est vrai que Michel m'a dit « Fais-le un an, je l'ai fait dix ans. »
02:37J'aurais dû l'écouter aussi.
02:38C'est ça la boulette.
02:42Allez, dans un instant, on va découvrir une toute autre facette de vous,
02:45Benjamin Castaldi, le romancier.
02:47Alors j'ai lu votre livre « Samedi soir ».
02:50Et dans une minute, je vais vous dire si j'ai passé une bonne soirée.
02:52J'espère.
02:53Oh là là, quel suspense !