00:00Monsieur le Président, mesdames les sénatrices,
00:02messieurs les sénateurs,
00:03je tiens tout d'abord à vous remercier
00:05d'avoir organisé ce débat sur la croissance de la dette.
00:08Je remercie par la même occasion
00:10l'ensemble des auteurs du rapport d'information,
00:14à commencer par vous-même, Albéric de Montgolfier.
00:17C'est un débat important, c'est un débat, d'ailleurs,
00:21vous avez raison, que le Sénat a l'habitude d'avoir,
00:24davantage que l'Assemblée nationale,
00:25et pour ces mêmes raisons, quand j'étais député,
00:27j'avais souhaité, lors de la modernisation
00:30de la loi organique relative aux lois de finances,
00:32qu'il puisse y avoir, de façon systématique
00:34et obligatoire, tous les ans,
00:35un débat sur la dette publique,
00:38également à l'Assemblée nationale,
00:40et c'est cette loi organique que nous avions rédigée ensemble
00:43avec Claude Reynal et Jean-François Huisson ici,
00:46qui nous a permis de le faire,
00:47et nous aurons le débat la semaine prochaine
00:49également à l'Assemblée nationale.
00:51Vous avez raison aussi de dire
00:53que ce sujet est particulièrement d'actualité,
00:55mais ce n'est pas parce qu'il est particulièrement contemporain
00:57que nous ne devons pas l'avoir en tout temps.
00:59Le sujet de la dette de notre Etat,
01:02le sujet de notre dette publique,
01:03toutes administrations confondues,
01:05est un sujet crucial pour l'ensemble de nos concitoyens.
01:08C'est un sujet de soutenabilité, vous l'avez dit,
01:11mais aussi et surtout de souveraineté.
01:13Et donc, le moment, cette année,
01:15est particulièrement opportun pour en parler.
01:18Vous l'avez vous-même dit, dans 2 jours,
01:20le gouvernement présentera au Parlement
01:22le projet de loi de finances et le projet de loi
01:24de financement de la Sécurité sociale pour 2025.
01:28La gravité de la situation de nos finances publiques
01:30est désormais connue,
01:32gravité n'étant pas anxiété,
01:35mais j'ai précisé que le risque de déficit public
01:38est effectivement de dépasser les 6%
01:41du PIB en 2024.
01:43Et si nous ne faisons rien, si nous n'agissons pas,
01:46la dynamique spontanée de la dépense publique
01:48pourrait porter ce même déficit en 2025
01:51au-delà de 7%.
01:54Nous devons donc tout mettre en oeuvre pour l'éviter.