Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Le 21 octobre, la commission de la culture du Sénat a auditionné Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-UNSA, Agnès Andersen, secrétaire générale d'ID-FO, et Laurent Kaufmann, secrétaire fédéral de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, afin d'échanger sur la crise que traversent les lycées.
Au cours de cette audition, les représentants syndicaux ont mis en lumière les difficultés croissantes auxquelles font face de nombreux établissements. Ils ont notamment dénoncé le manque d'enseignants et l'incapacité de l'Éducation nationale à adapter ses effectifs aux besoins du terrain, laissant de nombreux postes vacants.
Les intervenants ont également critiqué une gouvernance ministérielle qu'ils jugent inadaptée et qui, selon eux, « transfère les difficultés vers les académies et les établissements, sous couvert d'autonomie et de confiance ».
Vivement contesté par le mouvement lycéen, Parcoursup, le dispositif de sélection dans l'enseignement supérieur, a une fois de plus fait l'objet de débats. Année de Production :

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à toutes et à tous, c'est 100% Sénat.
00:00:12Chaque jour, de nouveaux établissements rejoignent la mobilisation lycéenne
00:00:16qui dure depuis le 21 septembre dernier.
00:00:20Dans ce contexte, la Commission de la culture du Sénat donne la parole au proviseur
00:00:25avec une table ronde en présence des syndicats de direction de l'éducation nationale.
00:00:30On écoute.
00:00:32Samedi, l'hôtel de ville de Limoges a été ravagé par les flammes.
00:00:34Cet édifice construit à la fin du 19e siècle est inscrit au titre des monuments historiques.
00:00:39Son campagne s'est effondrée, une partie de sa toiture avec lui.
00:00:42A Lyon, le même jour, le pavillon de l'office de tourisme de la place Belcourt a été incendié.
00:00:46Ce bâtiment était un témoin de l'histoire lyonnaise.
00:00:49Par ses actes, c'est aussi le patrimoine de ces villes qui disparaît.
00:00:52Ces villes portaient la mémoire de génération d'habitants et ce que nous devons transmettre à ceux qui viendront après
00:00:56nous.
00:00:57Je veux rappeler avec force la distinction qui s'impose.
00:00:59D'un côté, des manifestants parmi eux, de nombreux lycéens qui ont défilé pacifiquement dans les rues de nos villes,
00:01:04et dont nous devons entendre la voix.
00:01:06De l'autre, des militants ultra-violents, des casseurs, des pillards.
00:01:08À ceux-ci, à ceux-là, je dis qu'il n'y a pas de colère légitime qui justifie de
00:01:12brûler, de piller, de blesser.
00:01:14Il ne peut y avoir qu'une réponse, la fermeté et la justice.
00:01:17J'apporte mon soutien à nos élus locaux, nos collègues élus locaux, aux maires de Limoges et de Lyon, à
00:01:22leurs équipes,
00:01:22aux forces de l'ordre qui ont affronté ces violences, aux commerçants dont les magasins ont été vandalisés et pillés.
00:01:27Mais ces violences ne doivent pas vous faire oublier ceux qui nous réunissent ce matin.
00:01:30Nos lycées, ceux qui y travaillent et ceux qui y étudient.
00:01:35Nous poursuivons nos travaux sur la crise des lycées.
00:01:38Après l'audition du ministre de l'Éducation nationale mercredi dernier,
00:01:41il me semblait indispensable de donner la parole à celles et ceux qui tiennent les établissements au quotidien,
00:01:45les chefs d'établissement.
00:01:47Les chiffres que nous a donnés le ministre sont intolérables et je pèse mes mots.
00:01:5137 établissements partiellement incendiés,
00:01:54148 personnels de l'Éducation nationale blessés,
00:01:57la plupart lors d'actions délibérées,
00:01:59des proviseurs qui ne peuvent plus habiter leur logement de fonction
00:02:02parce qu'eux-mêmes et leur famille ont été menacés.
00:02:04Quand un proviseur doit quitter son logement pour protéger les siens,
00:02:07quand un enseignant est blessé devant ses élèves,
00:02:10c'est l'école de la République qui est atteinte.
00:02:11Nous ne l'acceptons pas.
00:02:12Je veux le dire à tous les personnels de l'Éducation nationale,
00:02:15les membres de notre commission sont à vos côtés.
00:02:17Nos pensées vont à toutes les personnes blessées.
00:02:20Nous accueillons ce matin M. Bruno Bobkevitch,
00:02:22secrétaire général du SPDEN-UNSA,
00:02:25des proviseurs du lycée Saint-Louis à Paris,
00:02:28Mme Agnès Andersen, secrétaire générale d'IDFO
00:02:30et proviseur du lycée Marc Bloch à Bichahim dans l'Académie de Strasbourg,
00:02:34et M. Laurent Coffman, secrétaire fédéral de la CFDT Éducation et Formation et Recherche Publique.
00:02:40Mesdames, Messieurs, je vous remercie pour votre présence,
00:02:41d'autant plus que vous avez été fortement mobilisés ces dernières semaines
00:02:45au sein de vos organisations comme sur le terrain.
00:02:48Au chevet de vos établissements et de vos équipes,
00:02:50merci pour votre sang-froid.
00:02:53Cinq revendications lycéennes émergent plus particulièrement.
00:02:56L'état du bâti, les moyens, le remplacement des professeurs absents,
00:03:00les emplois du temps et les modalités de sélection pour l'enseignement supérieur et parcours sup.
00:03:05Pouvez-vous nous dresser un rapide état des lieux de la situation dans les lycées
00:03:09et des difficultés auxquelles vous êtes confrontés au quotidien ?
00:03:12Mes collègues auront sans doute des questions précises sur chacun de ces sujets.
00:03:17Pour ma part, je souhaite vous interroger plus particulièrement sur le remplacement.
00:03:20Qu'en est-il du déploiement des 3 000 remplaçants annoncés ?
00:03:24A-t-il commencé ?
00:03:26Comment avez-vous vécu sur le terrain le fait qu'il ait fallu attendre le mois d'octobre pour qu
00:03:29'ils soient mobilisés ?
00:03:31Restera-t-il une capacité de remplacement pour les absences de courte durée ?
00:03:34Qu'il s'agisse de formations prévues de grippe ou d'autres maladies hivernales
00:03:38où le réservoir est-il asséché ?
00:03:40Pouvez-vous nous faire le point sur le manque de personnel non enseignant
00:03:43qui affecte directement la vie scolaire ?
00:03:45Je vous propose un propos liminaire de 7 à 10 minutes chacun.
00:03:48Je donnerai ensuite la parole à un orateur par groupe et aux collègues qui le souhaitent.
00:03:52Je rappelle que cette audition est filmée et retransmise sur le site Internet du Sénat.
00:03:56Je donne la parole successivement à M. Bobkiewicz, à Mme Andersen, puis à M. O'Koffman.
00:04:00M. Bobkiewicz, vous avez la parole.
00:04:03Bien, M. le Président, merci pour votre introduction.
00:04:07D'abord, vous dire qu'effectivement, la profession est sous choc,
00:04:11puisqu'on n'a jamais connu d'épisodes aussi violents directement orientés en direction des personnels de l'éducation nationale
00:04:19et particulièrement des chefs d'établissement et chefs d'établissement adjoints que nous représentons aujourd'hui.
00:04:25On a, vous l'avez dit dans votre introduction, une cinquantaine de collègues qui ont été directement visés,
00:04:30certains blessés, certains dont le logement de fonction a été incendié,
00:04:34certains dont le logement de fonction a fait l'objet d'une intrusion violente,
00:04:37qui ont dû se réfugier dans leur salle de bain.
00:04:39Enfin, vous imaginez ce type d'épisode dans l'exercice de nos missions.
00:04:45Donc, on a demandé une cellule d'accompagnement psychologique.
00:04:48On a demandé, effectivement, un certain nombre de dispositions de sécurisation extrêmement importants.
00:04:53Et on a surtout encouragé nos collègues à ne pas se mettre en danger
00:04:57et à, dès que l'occasion se présentait, suspendre les cours,
00:05:02puisqu'en l'occurrence, ça relève de la responsabilité du chef d'établissement seul
00:05:06de pouvoir suspendre les cours quand il considère que sa première mission,
00:05:10c'est-à-dire garantir la sécurité, n'est plus possible.
00:05:13On n'a jamais connu d'épisode de cette nature-là.
00:05:15On peut, on y reviendra tout à l'heure, partager un certain nombre de revendications
00:05:22et des tas des lieux qui sont établis, et notamment à travers la fiche de route du Premier ministre.
00:05:28Mais il faut admettre que, sur la forme, il n'est pas acceptable de vivre des épisodes de cette nature
00:05:37dans nos établissements scolaires.
00:05:39On est monté jusqu'à 550 établissements de mémoire fermés pour cause, notamment, de sécurité.
00:05:47Et c'est quelque chose qui n'est absolument pas acceptable.
00:05:51Donc, encore une fois, une sincère pensée pour nos collègues.
00:05:55Ça va laisser des traces profondes sur la profession.
00:05:59On a déjà des collègues qui parlent de démission, qui parlent de partir,
00:06:03parce qu'en l'occurrence, ils ne se sentent plus en capacité d'assurer leur mission
00:06:06et ne se sentent plus en sécurité pour eux et leurs familles dans leur établissement,
00:06:12puisque, vous l'avez dit, un certain nombre d'entre eux habitent sur place.
00:06:15Et donc, ils engagent leur famille au complet.
00:06:19Et c'est dramatique de se dire ça.
00:06:23Donc, ça, c'est un élément important à rappeler.
00:06:28Ce qu'on peut dire, c'est qu'au-delà de la forme,
00:06:32si maintenant on parle un peu de fond,
00:06:36on peut partager un certain nombre de revendications
00:06:41sur les sujets qui ont été développés par un certain nombre de lycéens.
00:06:46Ce qui est un peu navrant, quand même, sur le fond, sur la forme,
00:06:49c'est de se dire qu'une grande partie des élèves ont été empêchés d'aller au lycée.
00:06:55Et on a aussi vécu des tensions importantes de lycéens qui voulaient aller en classe,
00:06:58alors que d'autres les empêchaient de le faire.
00:07:01Mais sur le fond, pardon, j'y reviens,
00:07:04tous les ans, le SNP2N-UNSA met en place une enquête de rentrée.
00:07:08Et on avait déjà identifié,
00:07:11notamment lors de la synthèse de cette enquête de rentrée
00:07:14et la conférence de presse qui était liée,
00:07:16une absence importante de personnel non nommé au 1er septembre,
00:07:20à la fois du côté des personnels enseignants,
00:07:22mais pas que, vous en avez parlé dans votre introduction,
00:07:25aussi du côté des personnels non enseignants.
00:07:28Nous avions à l'époque, c'est-à-dire les premiers jours de septembre,
00:07:3265% des établissements qui déclaraient
00:07:34ne pas avoir l'ensemble des équipes nommées,
00:07:37ce qui était une situation plus détériorée que l'année précédente,
00:07:41qui était elle-même plus détériorée que l'année précédente, etc.
00:07:46Donc on voit que, sur ces questions,
00:07:48la situation n'a cessé de se dégrader,
00:07:51et qu'au-delà même des remplacements,
00:07:53c'est la question des nominations des personnels
00:07:55sur des postes vacants,
00:07:57qui posaient difficulté.
00:07:59Vous avez encore aujourd'hui,
00:08:00même s'il y a eu un effort important de déploiement,
00:08:03qui n'est pas complètement finalisé,
00:08:04mais on a vu l'impulsion, quand même,
00:08:06qui a été faite depuis l'annonce des 3 000 postes,
00:08:10eh bien on a des collègues pour lesquels il manquait encore
00:08:13un enseignant, deux enseignants, trois enseignants
00:08:16dans un certain nombre d'établissements.
00:08:18Donc ça, ce n'est pas une vue de l'esprit.
00:08:20On a, je pense, sous-estimé au niveau du ministère
00:08:23de l'Éducation nationale cette alerte-là,
00:08:25considérant que c'était des petits morceaux de postes
00:08:27et qui, globalement, à l'échelle macro,
00:08:30la situation était plus positive qu'avant.
00:08:33J'ai quand même l'impression
00:08:34qu'on ne s'était pas trompé sur cette question.
00:08:37Pour rebondir sur votre question,
00:08:39en lien avec ce premier point,
00:08:41oui, il y a, je viens de le dire,
00:08:43une impulsion qui a été faite.
00:08:45Des nominations ont été prononcées.
00:08:48On n'est pas au bout du chemin.
00:08:50Donc on n'est pas à 100 % des situations réglées.
00:08:55Il y a eu des erreurs de nomination d'ailleurs.
00:08:57Néanmoins, on peut quand même s'interroger
00:08:59sur le fait que, alors que tout le monde alerte
00:09:01depuis des mois,
00:09:02on trouve quelque part des gens
00:09:04qui s'attendent alors que des postes sont vacants
00:09:07ou des remplacements sont à effectuer.
00:09:09Donc je disais que dans ce cas-là,
00:09:12il faut peut-être envisager la démission du DRH
00:09:14parce qu'on ne sait pas gérer
00:09:16dans cette grande maison
00:09:20ce type de disposition.
00:09:22Donc c'est quand même incroyable
00:09:23d'avoir un poste vacant,
00:09:25un personnel disponible
00:09:26et pas être capable de faire la jonction
00:09:28entre les deux avec des outils
00:09:29complètement archaïques
00:09:30et que vous avez peut-être un jour
00:09:33eu l'occasion d'étudier.
00:09:35Le deuxième point sur la situation du bâti,
00:09:40la question de la diversité des situations
00:09:43est quand même à interroger.
00:09:45Oui, il y a des écarts importants.
00:09:47Il y a plein d'établissements neufs
00:09:49et en très bon état.
00:09:50Et vous avez des situations,
00:09:52effectivement, d'établissements
00:09:53où des efforts importants devaient être faits.
00:09:56Donc je pense qu'il y a nécessité
00:09:58d'être assez proactif sur ces questions.
00:10:01Moi, j'encourage simplement,
00:10:02peut-être simplement,
00:10:04les représentants des collectivités
00:10:06au conseil d'administration,
00:10:07tout simplement,
00:10:08d'être présents dans les conseils d'administration,
00:10:10ce qui est rarement le cas
00:10:11ou très peu souvent le cas,
00:10:13et permettre d'expliquer,
00:10:14d'accompagner,
00:10:15d'échanger avec les représentants
00:10:19des personnels et des élèves
00:10:21et des parents
00:10:22sur la situation
00:10:23et sur l'engagement
00:10:24qui est fait du côté des collectivités.
00:10:27Je n'en dirai pas davantage,
00:10:28si ce n'est la nécessaire alerte
00:10:31aussi sur les adaptations climatiques.
00:10:33Il faut qu'on arrête de parler canicule
00:10:36uniquement quand il fait très chaud.
00:10:37Et là-dessus, on sait bien
00:10:39que ça nécessite des investissements conséquents
00:10:41qui sont parfois complexes
00:10:44dans la situation budgétaire qu'on connaît,
00:10:46mais il faut avancer sur ces questions.
00:10:48En tout cas, il faudrait un plan
00:10:50forte chaleur
00:10:51dans chaque établissement en réalité.
00:10:53Le troisième sujet,
00:10:55c'est celui de...
00:10:56Donc sur les deux premiers points,
00:10:57on partage complètement l'inquiétude
00:10:58et l'analyse qui est faite
00:11:00et les demandes qui sont formulées.
00:11:01Il n'y a pas de difficultés là-dessus.
00:11:04Le troisième sujet,
00:11:05c'est celui de Parcoursup.
00:11:09Parcoursup est, en réalité,
00:11:10si on se dit les choses clairement,
00:11:12le meilleur outil qu'on ait jamais connu
00:11:14sur l'histoire de l'orientation
00:11:15et de l'affectation post-bac
00:11:17depuis que ça existe.
00:11:19Donc tout le monde tire sur cet outil-là.
00:11:22La difficulté de cette opération-là,
00:11:26ça n'est pas l'outil en tant que tel,
00:11:28c'est l'absence de place
00:11:30dans le supérieur,
00:11:31à la fois du côté des universités,
00:11:34notamment en Ile-de-France,
00:11:35et du côté des BTS,
00:11:37et particulièrement en Ile-de-France.
00:11:39Et le deuxième sujet,
00:11:41c'est la tension et le stress
00:11:43que génèrent ces opérations
00:11:45qu'il faut savoir entendre et accompagner.
00:11:48Mais l'outil en tant que tel
00:11:49n'est pas un problème.
00:11:51On n'a jamais eu d'outil aussi efficace,
00:11:54aussi transparent,
00:11:55et il n'y a pas de grand méchant Parcoursup
00:11:57avec un méchant algorithme
00:11:58qui va maltraiter les élèves boursiers,
00:12:02particulièrement.
00:12:03Juste peut-être pour précision,
00:12:05et vous avez déjà certainement
00:12:06eu l'occasion de l'entendre,
00:12:09entre le passage d'APB à Parcoursup,
00:12:13il n'y a jamais eu autant
00:12:14de jeunes de banlieue
00:12:15qui ont accédé à Paris-Intramuros.
00:12:18Donc ça veut dire
00:12:19qu'il n'y a pas de stigmatisation
00:12:21des jeunes de banlieue
00:12:22ou des boursiers à travers Parcoursup.
00:12:24Donc ça, c'est un élément
00:12:25qu'il faut quand même savoir rappeler.
00:12:29Le quatrième sujet,
00:12:31sur celui du 8h-18h,
00:12:34et notamment l'amplitude horaire,
00:12:37il faut reconnaître
00:12:38que la réforme du lycée
00:12:40a été un élément de complexification
00:12:42des emplois du temps.
00:12:44Néanmoins,
00:12:45un grand nombre d'établissements
00:12:47savent traiter ça,
00:12:49et si on veut avancer
00:12:50sur la question du 8h-18h,
00:12:52qui semble aujourd'hui effectivement
00:12:53une revendication forte,
00:12:55déjà ce sera un sujet de long terme
00:12:57et pas un sujet de court terme,
00:12:59et c'est un sujet
00:13:00qui nécessite d'embarquer
00:13:01la question des rythmes scolaires,
00:13:03sauf que tous ceux
00:13:04qui se sont penchés
00:13:05sur cette question
00:13:06ont fini par abandonner
00:13:07ce sujet
00:13:08qui dépasse assez largement,
00:13:10vous le savez,
00:13:10la question d'éducation nationale.
00:13:12Donc,
00:13:13qu'on ouvre la question
00:13:14des rythmes scolaires,
00:13:15pourquoi pas ?
00:13:16Il faut simplement penser
00:13:18quand même
00:13:19qu'à chaque fois
00:13:19qu'on modifie
00:13:20les rythmes scolaires,
00:13:21il y a une conséquence
00:13:22sur ceux qui travaillent
00:13:23en dehors du temps de présence
00:13:26des élèves
00:13:27et des enseignants,
00:13:28en l'occurrence
00:13:29les personnels de direction
00:13:30que je représente,
00:13:31qui parfois ont très très peu
00:13:32de temps de vacances,
00:13:34notamment pour ceux
00:13:34qui font les emplois du temps.
00:13:36Ça ne veut pas dire
00:13:36qu'il ne faut pas
00:13:37ouvrir le dossier,
00:13:38mais en tout cas,
00:13:39c'est un élément important.
00:13:41J'ai déjà beaucoup parlé,
00:13:42je voudrais juste conclure
00:13:43sur un point,
00:13:44c'est la communication
00:13:46cauchemardesque
00:13:47qu'on a vécue
00:13:48au beau milieu de la crise,
00:13:49quand le Premier ministre
00:13:52a décidé de faire un courrier
00:13:53en direction du ministre
00:13:55qui nous a en partie
00:13:56fait porter la responsabilité
00:13:58d'une partie des problèmes,
00:13:59ce qui n'est pas acceptable
00:14:00pour nous,
00:14:01et quand il a,
00:14:02à l'Assemblée nationale,
00:14:03en répondant à une question,
00:14:05parlé de démocratie scolaire
00:14:07mise en œuvre
00:14:07dès le lendemain
00:14:08sans se soucier
00:14:09des conditions matérielles
00:14:10que ça génère.
00:14:11Et cette difficulté
00:14:12de communication
00:14:13a mis en grande colère
00:14:15la profession
00:14:16parce qu'en l'occurrence,
00:14:17on n'avait pas besoin
00:14:18de ce type de déclaration
00:14:19qui nous ont mis,
00:14:19je le redis,
00:14:20en grande difficulté.
00:14:22Et donc,
00:14:22ça a entraîné
00:14:23une alerte sociale
00:14:25que nous avons décidé
00:14:26de lancer
00:14:26puisque les conditions
00:14:29des personnels de direction
00:14:30ont été très difficiles
00:14:31ces derniers temps
00:14:32et la façon
00:14:33dont le Premier ministre
00:14:34particulièrement
00:14:34a communiqué sur ce point
00:14:35pour nous
00:14:36n'était pas acceptable.
00:14:37Voilà, je suis désolé,
00:14:38j'ai déjà été un peu trop long.
00:14:40Merci, M. Kébich,
00:14:41je laisse la parole
00:14:41à Mme Andersen.
00:14:46Messieurs les sénateurs,
00:14:48des gens vous remercient
00:14:49de nous recevoir
00:14:51et ainsi de donner
00:14:52une visibilité
00:14:53aux difficultés
00:14:54de notre profession.
00:14:57Je commencerai
00:14:58par avoir une pensée
00:14:59toute solidaire
00:15:00avec nos collègues
00:15:02proviseurs,
00:15:02proviseurs adjoints,
00:15:03comme vous l'avez dit,
00:15:04qui ont subi
00:15:05des violences très graves,
00:15:06que ce soit
00:15:07des insultes,
00:15:08des menaces de mort,
00:15:09des tirs de mortier,
00:15:10agressions physiques.
00:15:12Certains ont été frappés,
00:15:13d'autres ont vu
00:15:14leur établissement saccagé.
00:15:15Vous nous en avez parlé.
00:15:17Évidemment,
00:15:18nous condamnons
00:15:19sans ambiguïté
00:15:20ces violences
00:15:21qui ne font pas partie
00:15:23des méthodes
00:15:23de l'action syndicale.
00:15:25Ce que je voudrais dire aussi,
00:15:27c'est que
00:15:27les chefs d'établissement
00:15:29représentent l'État.
00:15:30Mais en même temps,
00:15:32l'État
00:15:32est notre employeur
00:15:34et en tant qu'employeur,
00:15:35il a l'obligation
00:15:36d'assurer
00:15:37notre protection.
00:15:39La crise lycéenne,
00:15:40puisque c'est ainsi
00:15:41qu'on la nomme,
00:15:43c'est aussi
00:15:43les personnels
00:15:45de direction
00:15:45et avant tout
00:15:46placés en première ligne,
00:15:48mais trop souvent
00:15:49invisibilisés.
00:15:51Qui parle aujourd'hui
00:15:52des chefs d'établissement
00:15:54et de leurs adjoints ?
00:15:55On entend beaucoup
00:15:56des organisations
00:15:57politiques ou autres
00:15:59qui s'expriment
00:16:00dans les médias.
00:16:01On parle finalement
00:16:02très peu
00:16:02de nous autres
00:16:03qui sommes en première ligne.
00:16:05Celles et ceux
00:16:05qui doivent assurer
00:16:06la sécurité,
00:16:07maintenir le fonctionnement
00:16:09des établissements
00:16:09et gérer quotidiennement
00:16:11des situations
00:16:11extrêmement tendues.
00:16:14Cette crise,
00:16:15elle révèle
00:16:16une situation
00:16:17que notre syndicat
00:16:18dénonce depuis des années.
00:16:19Donc,
00:16:20une gouvernance
00:16:21ministérielle
00:16:22erratique,
00:16:23des injonctions
00:16:24contradictoires,
00:16:26une accumulisation
00:16:27des réformes
00:16:28jamais évaluées,
00:16:29des personnes
00:16:30absentes
00:16:30ou remplacées.
00:16:31Et là,
00:16:32j'insisterai particulièrement
00:16:33sur le fait
00:16:33qu'il n'y a pas
00:16:34que les enseignants.
00:16:35Parce que
00:16:37lorsque nous écoutons
00:16:38les médias
00:16:39ou les responsables
00:16:39politiques,
00:16:41pas vous,
00:16:41ne prenez pas ça
00:16:42pour un jugement
00:16:43envers vous,
00:16:44mesdames et messieurs
00:16:45les sénateurs,
00:16:45on ne parle
00:16:46que des enseignants.
00:16:48C'est une réalité.
00:16:49Mais l'absence
00:16:50non remplacée
00:16:51de tous les autres
00:16:53personnels,
00:16:53c'est un vrai sujet.
00:16:54Et je pense
00:16:55qu'il faudra aussi
00:16:56qu'on en parle
00:16:56parce que ça a un impact.
00:16:58Vous savez,
00:16:58j'aime bien,
00:16:59c'est un peu une image,
00:17:01je suis un peu connue
00:17:01pour ça,
00:17:02je prends toujours
00:17:02l'image du bateau.
00:17:03Ben quoi,
00:17:03j'aime bien la mer,
00:17:04n'est-ce pas ?
00:17:05Eh bien,
00:17:06dans un beau paquebot,
00:17:09vous avez des gens
00:17:10dans les machines
00:17:11qui sont invisibles,
00:17:12mais alors,
00:17:13ce n'est pas très moderne,
00:17:14excusez-moi,
00:17:15c'est mon côté
00:17:15vieille France,
00:17:17mais s'il n'y a pas
00:17:18ces personnels-là
00:17:19pour mettre le charbon
00:17:21dans la machine,
00:17:22ça n'avance pas.
00:17:23Donc,
00:17:23comme on ne les voit pas,
00:17:24on a l'impression
00:17:24qu'ils ne servent à rien
00:17:25et même que certains
00:17:26voudraient les remplacer
00:17:27par l'intelligence artificielle.
00:17:29mais je pense
00:17:30que vous aurez
00:17:31des questions
00:17:32là-dessus
00:17:32tout à l'heure.
00:17:33Bien,
00:17:35donc,
00:17:37la réalité
00:17:38de nos métiers,
00:17:39c'est aussi
00:17:40des responsabilités
00:17:42toujours plus lourdes
00:17:43et avec,
00:17:44en face,
00:17:45des rémunérations
00:17:45et des expertifs
00:17:46de carrière
00:17:47insuffisantes.
00:17:49Et,
00:17:49je dois le dire,
00:17:50malheureusement,
00:17:51d'un métier
00:17:52de responsabilité,
00:17:53c'est devenu
00:17:54et ça devient
00:17:55de plus en plus
00:17:56un métier
00:17:57à risque
00:17:58et avec
00:17:59maintenant
00:18:00une problématique
00:18:01d'attractivité.
00:18:03Le collègue
00:18:03en a parlé.
00:18:04C'est pour dénoncer
00:18:05cette situation
00:18:06que IDFO
00:18:07a manifesté
00:18:09devant le ministère
00:18:10le 23 septembre dernier
00:18:11avec une revendication
00:18:13simple.
00:18:14Donnez-nous les moyens
00:18:15de réaliser
00:18:16nos missions.
00:18:17Sur la crise
00:18:18lycéenne
00:18:19plus spécifiquement,
00:18:21alors,
00:18:21nous,
00:18:21nous refusons
00:18:22les analyses
00:18:23simplistes
00:18:24et manichéennes
00:18:25et idéologiques.
00:18:28Nous sommes
00:18:28très attachés
00:18:29à pouvoir
00:18:31identifier
00:18:31la complexité
00:18:35des explications.
00:18:36Évidemment,
00:18:37la violence
00:18:38doit être condamnée,
00:18:39mais elle ne doit pas
00:18:41servir
00:18:41à invisibiliser
00:18:42la parole légitime
00:18:44des lycéens.
00:18:46Ce sont des jeunes
00:18:47de 15,
00:18:4816,
00:18:4817 ans.
00:18:49Leur expression,
00:18:50elle peut être maladroite,
00:18:53elle peut être excessive,
00:18:54c'est ce qui caractérise
00:18:55aussi l'adolescence,
00:18:57mais ce qu'ils nous disent
00:18:59mérite et doit être
00:19:00entendu.
00:19:01Parce que ce qu'ils dénoncent,
00:19:03c'est précisément
00:19:04ce sur quoi
00:19:05IDFO alerte
00:19:06depuis des années,
00:19:07les absences
00:19:08non remplacées,
00:19:10la dégradation
00:19:11des bâtiments,
00:19:12les conséquences
00:19:13de la réforme
00:19:13du lycée
00:19:14sur les emplois
00:19:15du temps,
00:19:16la pression
00:19:16du contrôle continu
00:19:17et les tensions
00:19:18qu'elles génèrent
00:19:19entre les élèves,
00:19:21les enseignants
00:19:22et avec les familles
00:19:23et l'angoisse liée
00:19:24à Parcoursup.
00:19:25Alors moi,
00:19:25je suis très claire,
00:19:26notre organisation
00:19:27n'était pas opposée
00:19:28à la réforme du lycée
00:19:29ni à Parcoursup.
00:19:30Voilà.
00:19:31On a suivi cela,
00:19:33on a mis en garde
00:19:34sur un certain nombre
00:19:35de sujets,
00:19:36nous n'avons jamais
00:19:37été entendus.
00:19:38Je pense que vous aurez
00:19:39des questions
00:19:40sur Parcoursup.
00:19:41il ne faudrait pas
00:19:41oublier aussi
00:19:42qu'il y a eu
00:19:43une question
00:19:43d'absentéisme
00:19:46contre laquelle
00:19:47nous avions mis en garde.
00:19:48Nous n'avons pas été
00:19:51écoutés.
00:19:51Enfin,
00:19:52vous aurez des questions
00:19:53et là,
00:19:54je ne voudrais pas
00:19:55être trop longue.
00:19:56On préfère laisser du temps
00:19:57pour les questions.
00:19:58C'est quand même
00:19:59ce qui est le plus intéressant.
00:20:02Bon,
00:20:02cette crise aussi,
00:20:03mesdames et messieurs
00:20:03les sénateurs,
00:20:04elle interroge
00:20:05sur l'utilité
00:20:06des évaluations
00:20:07des établissements.
00:20:08Vous savez que c'est
00:20:08un sujet qu'on porte.
00:20:09On a déjà rencontré
00:20:11un certain nombre
00:20:12d'entre vous
00:20:12sur ce sujet-là
00:20:13et on se souvient
00:20:15que les sénateurs,
00:20:16dans leur grande sagesse,
00:20:18avaient,
00:20:18il y a deux ans,
00:20:19dans le cadre
00:20:19de la préparation
00:20:20du PLF 2026,
00:20:22proposé la suppression
00:20:23de ce dispositif
00:20:25chronophage
00:20:26qui,
00:20:26de notre point de vue,
00:20:27ne sert à rien
00:20:28et coûte aussi
00:20:30un certain budget
00:20:31puisque le temps
00:20:32est aux économies.
00:20:33Parce que
00:20:34ce qu'on aurait pu attendre
00:20:35si elles avaient servi
00:20:36à quelque chose,
00:20:37mesdames et messieurs
00:20:38les sénateurs,
00:20:39ces évaluations,
00:20:40elles auraient pu
00:20:41identifier
00:20:42qu'on était
00:20:44au bord d'une crise.
00:20:45Je me souviens
00:20:46d'avoir fait
00:20:47l'auto,
00:20:48l'évaluation
00:20:49dans mon établissement.
00:20:50Et ce qui était pointé
00:20:52par les lycéens,
00:20:54et je pense que ça a été
00:20:55le cas dans les autres lycées,
00:20:56moi,
00:20:56je n'ai pas cette vision
00:20:57sur l'ensemble des rapports,
00:20:59c'était bien,
00:20:59il y avait bien
00:21:00un sujet très central
00:21:02autour de Parcoursup
00:21:04et de la réforme
00:21:05et de l'angoisse
00:21:07qu'elles pouvaient générer.
00:21:10Enfin,
00:21:11dernier point
00:21:11sur les réponses
00:21:12du ministère
00:21:13et je vais dire
00:21:14du gouvernement
00:21:14parce qu'on a rencontré
00:21:16le ministre plusieurs fois,
00:21:18on a bien identifié
00:21:19et c'est tout à fait normal
00:21:20que maintenant,
00:21:21vu l'ampleur de la crise,
00:21:23cela se joue
00:21:24au niveau du gouvernement
00:21:25puisqu'aussi
00:21:26le Premier ministre
00:21:29s'est saisi du sujet.
00:21:31Alors,
00:21:32nous dénonçons
00:21:33depuis plusieurs années
00:21:35une méthode de gouvernance,
00:21:36et là,
00:21:37je vais parler spécifiquement
00:21:38du ministère
00:21:39de l'Éducation nationale,
00:21:40qui consiste
00:21:41à transférer
00:21:43les difficultés
00:21:44et la gestion
00:21:45des difficultés
00:21:46et les responsabilités
00:21:47vers les académies,
00:21:48puis vers les établissements
00:21:50sous couvert
00:21:51d'autonomie
00:21:52et de confiance.
00:21:53Bon,
00:21:54nous l'avons vécu
00:21:54pendant le Covid,
00:21:56nous l'avons vécu
00:21:57dernièrement
00:21:58au mois de juin
00:22:00lors de la canicule
00:22:01et vous pouvez retrouver
00:22:03nos communications
00:22:05et d'ailleurs
00:22:05ce que j'avais dit aussi
00:22:07quand nous avons été
00:22:09en audition
00:22:09à l'Assemblée nationale,
00:22:12plus récemment
00:22:13sur la cyberattaque
00:22:14qui a touché
00:22:16l'éducation nationale
00:22:17et plus particulièrement
00:22:18certaines académies.
00:22:20Donc finalement,
00:22:21à chaque crise,
00:22:22les décisions
00:22:23se prennent en haut,
00:22:24pour employer cette image,
00:22:26mais les risques
00:22:26et les responsabilités
00:22:27redescendent
00:22:28jusqu'aux chefs
00:22:28d'établissement.
00:22:30Très honnêtement,
00:22:31dans la crise actuelle,
00:22:32un certain nombre
00:22:33de collègues
00:22:35ont un ressenti,
00:22:36alors j'en peux
00:22:37à ce terme de ressenti,
00:22:38mais c'est une réalité
00:22:39quand même,
00:22:39d'une forme
00:22:40de pression
00:22:41pour maintenir
00:22:42ou rétablir
00:22:43les cours
00:22:44en présentiel
00:22:45vaille que vaille.
00:22:46Ça, c'est une citation,
00:22:48y compris dans des situations
00:22:49particulièrement tendues
00:22:50dont finalement
00:22:51nos collègues
00:22:51se retrouvent
00:22:52dans la situation
00:22:53où ils sont
00:22:54entre le marteau
00:22:55et l'enclume.
00:22:55C'est inacceptable.
00:22:57C'est-à-dire qu'en face,
00:22:59devant,
00:23:00ils ont des blocages
00:23:02qui se passent
00:23:04avec plus ou moins
00:23:05tranquillement
00:23:06ou plus ou moins
00:23:07avec de la violence.
00:23:10Et de l'autre côté,
00:23:11leur hiérarchie
00:23:12qui leur dit
00:23:12mais vous devez
00:23:14maintenir les cours.
00:23:15Ce n'est pas acceptable.
00:23:15nous avons conseillé,
00:23:17nous l'avons écrit
00:23:18à un certain nombre
00:23:19de collègues,
00:23:21assurer la sécurité
00:23:22des personnes,
00:23:23mesdames et messieurs
00:23:23les sénateurs,
00:23:24c'est d'abord
00:23:24assurer sa propre sécurité
00:23:27parce que se mettre
00:23:28en danger,
00:23:29vous savez,
00:23:30quand on fait
00:23:31des cours de secourisme,
00:23:32on apprend d'abord
00:23:32avant d'intervenir
00:23:33sur une situation,
00:23:35on se met en sécurité.
00:23:37Il n'est pas acceptable
00:23:39qu'un collègue
00:23:40se sente obligé
00:23:44de devoir sortir
00:23:45pour éteindre
00:23:46un feu de poubelle
00:23:48alors qu'en toute logique,
00:23:51ce qu'il conviendrait
00:23:52de faire,
00:23:52c'est d'appeler
00:23:53les pompiers.
00:23:54Voilà en quoi
00:23:55sont transformés
00:23:56les chefs d'établissement.
00:23:57Et un certain
00:23:57de nos collègues,
00:23:58je pense à ce collègue
00:23:59qui s'est fait rouer
00:23:59de coups
00:24:00parce qu'il est justement
00:24:01sorti éteindre
00:24:02un feu de poubelle.
00:24:03Je pense à cette collègue
00:24:05dans l'académie
00:24:06de Strasbourg
00:24:06qui a été visée
00:24:07par des mortiers
00:24:08parce qu'elle s'est sentie
00:24:10obligée d'aller
00:24:10ouvrir le portail.
00:24:11Voilà ce que nous dénonçons
00:24:14et nous,
00:24:15ce que nous demandons,
00:24:16c'est que l'État
00:24:18prenne ses responsabilités
00:24:20et je le dis sans détour,
00:24:22nous l'avons écrit,
00:24:23nous le répétons,
00:24:24les personnels de direction
00:24:25ne doivent être
00:24:26ni les boucs émissaires
00:24:27parce que c'est ça
00:24:28qui se passe en réalité,
00:24:30ni les fusibles
00:24:30de cette crise
00:24:31parce qu'on va parler
00:24:32des emplois du temps
00:24:33mais vous savez,
00:24:34les élèves le savent
00:24:35parce que nous,
00:24:36nous n'étions pas opposés
00:24:39à ce qui a été proposé
00:24:40sur ces formes
00:24:41de grands débats.
00:24:42La plateforme Agora,
00:24:44nous avons dit
00:24:45à nos adhérents,
00:24:46écoutez,
00:24:46ceux qui veulent s'en saisir
00:24:47qu'ils s'en saisissent,
00:24:48c'est intéressant.
00:24:49Certains s'en sont saisis
00:24:51et moi,
00:24:52ce qui me remonte,
00:24:52c'est que les élèves disent
00:24:53mais monsieur,
00:24:54madame le proviseur,
00:24:55moi, je sais bien
00:24:55que ce n'est pas vous.
00:24:57Je sais bien
00:24:57que ce n'est pas vous
00:24:58mais que voulez-vous
00:24:59que le collègue réponde ?
00:25:01Les emplois du temps,
00:25:02ça,
00:25:02vous aurez des questions
00:25:03et on pourra
00:25:04aller dans les détails
00:25:06si vous le souhaitez
00:25:07mais nous avions alerté
00:25:09sur la pause méridienne.
00:25:12Voilà,
00:25:12moi,
00:25:12je ne vais pas parler
00:25:14de mon établissement,
00:25:14je suis là
00:25:15en tant que secrétaire générale
00:25:16de mon syndicat
00:25:17mais j'ai plein d'exemples
00:25:18extrêmement concrets
00:25:20où la réforme
00:25:22dans sa déclinaison
00:25:24nous a mis en difficulté
00:25:25mais nous n'étions pas opposés
00:25:27et je le répète,
00:25:28c'est important,
00:25:28nous n'avons pas eu
00:25:29de position idéologique
00:25:30d'être contre cette réforme
00:25:32qui finalement,
00:25:34quand elle est rentrée
00:25:35en vigueur,
00:25:36avait un certain nombre
00:25:37d'intérêts
00:25:38et moi,
00:25:38j'ai le souvenir
00:25:39qu'elle était relativement
00:25:40bien accueillie
00:25:41par un certain nombre
00:25:42d'élèves
00:25:43parce qu'elle ouvrait
00:25:45le champ des possibles
00:25:46sur le choix
00:25:52des spécialités.
00:25:54Bien,
00:25:54maintenant,
00:25:55la question,
00:25:56c'est comment on en sort ?
00:25:59Et là,
00:25:59nous ne cessons d'appeler.
00:26:02Vous savez,
00:26:03moi,
00:26:03je crois beaucoup,
00:26:03ça,
00:26:04c'est très personnel,
00:26:05je crois beaucoup
00:26:06que la sagesse
00:26:08doit présider
00:26:09à nos décisions
00:26:10collectives.
00:26:12Voilà,
00:26:14c'est important
00:26:14mais je pense
00:26:15que nous sommes
00:26:15dans un moment grave.
00:26:17C'est ce que nous portons,
00:26:19ce que je vous dis là,
00:26:19mesdames et messieurs,
00:26:20c'est ce que je dis
00:26:21quand je m'exprime
00:26:22à titre syndical.
00:26:24Il faut sortir
00:26:25de cette désescalade.
00:26:27Nous,
00:26:27nous n'avons pas
00:26:27ce pouvoir-là
00:26:28dans nos établissements.
00:26:29donc le gouvernement,
00:26:33puisque c'est là
00:26:34que ça se passe,
00:26:34doit prendre
00:26:35les décisions.
00:26:36On a eu des cas
00:26:36dans le passé.
00:26:38Vous savez,
00:26:39moi,
00:26:39je me rappelle,
00:26:40je ne suis plus toute jeune,
00:26:42je me rappelle
00:26:42de 1986.
00:26:44Je me rappelle
00:26:46du mouvement
00:26:47de Vaquet,
00:26:47je me rappelle
00:26:50du CPE,
00:26:51etc.
00:26:52Il y a eu
00:26:52des décisions fortes
00:26:54qui ont été prises
00:26:54à ce moment-là.
00:26:56Eh bien,
00:26:58le même type
00:26:59de décision
00:26:59doit être pris
00:27:00pour amorcer
00:27:01la désescalade.
00:27:02Moi,
00:27:02je ne vois pas
00:27:03d'autre chose
00:27:04que des moyens
00:27:06budgétaires.
00:27:07Alors,
00:27:07je ne vais pas dire
00:27:07lesquels.
00:27:09Moi,
00:27:09je suis responsable
00:27:10syndical.
00:27:11J'appelle
00:27:12les responsables
00:27:12politiques.
00:27:13Il faut absolument
00:27:15en sortir
00:27:16parce qu'il y a
00:27:17deux choses.
00:27:18Si vous pourriez
00:27:18faire un peu moins
00:27:19de bruit,
00:27:19s'il vous plaît.
00:27:20Merci.
00:27:21C'est la voix du terrain,
00:27:22mesdames et messieurs,
00:27:23les députés
00:27:24qui vous parlent.
00:27:25les chefs
00:27:25d'établissement
00:27:26qui,
00:27:28décidément,
00:27:28mais on m'a dit
00:27:29tout à l'heure
00:27:29qu'un sénateur,
00:27:30c'est un député
00:27:31qui a réussi.
00:27:32Je vais essayer.
00:27:35Citation de M. Logier.
00:27:37Ah,
00:27:37je ne sais pas qui,
00:27:38je ne sais pas qui,
00:27:39mais je retiendrai.
00:27:42Michel Logier...
00:27:42Pardonnez-moi,
00:27:43mais c'est vrai
00:27:43qu'il y a un moment
00:27:44qu'on a...
00:27:45Si vous permettez,
00:27:45on va laisser la parole
00:27:47peut-être à M.
00:27:47Oui.
00:27:48Parce qu'il y aura
00:27:48des questions...
00:27:49Mais vraiment,
00:27:51la désescalade.
00:27:52Et dernière chose,
00:27:53et après,
00:27:53j'en aurai terminé,
00:27:55nous,
00:27:55notre souci,
00:27:56c'est aussi la suite
00:27:57parce que nous sommes
00:27:58chefs d'établissement,
00:27:59mais nous sommes d'abord
00:28:00des personnels éducatifs
00:28:02et on prépare
00:28:03pour la suite.
00:28:04Donc,
00:28:05il faut penser
00:28:05aux effets
00:28:08sociaux,
00:28:09également économiques,
00:28:10puisque c'est aussi important,
00:28:12dans le futur.
00:28:13Il ne faut pas simplement
00:28:14se préoccuper
00:28:15de maintenant,
00:28:15et ça,
00:28:16c'est la responsabilité
00:28:17du gouvernement.
00:28:18Je vous remercie.
00:28:19J'ai été très longue,
00:28:20mais merci de votre écoute.
00:28:21Merci,
00:28:22Mme Andersen.
00:28:23M.
00:28:23Goffman,
00:28:24c'est à vous.
00:28:26Merci,
00:28:27Mesdames et Messieurs
00:28:28les sénateurs,
00:28:29merci pour votre invitation.
00:28:31D'abord,
00:28:32c'est emprunt de gravité
00:28:33que la CFDT,
00:28:34Éducation,
00:28:35Formation,
00:28:35Recherche publique,
00:28:36vient répondre
00:28:36aux questions du Sénat
00:28:37sur le métier
00:28:38de personnel de direction
00:28:39au travers des questions
00:28:40posées sur le mouvement.
00:28:42Les événements
00:28:42de ces dernières semaines
00:28:43sont évidemment
00:28:44très inquiétants.
00:28:45Nous avons une pensée
00:28:46pour l'ensemble
00:28:47des personnels blessés,
00:28:49avec cet inédit
00:28:50un nombre effarant
00:28:50de personnels de direction,
00:28:52mais aussi d'enseignants,
00:28:53de CPE,
00:28:54d'agents territoriaux.
00:28:55Évidemment,
00:28:56bien sûr,
00:28:56aussi pour les élèves victimes
00:28:58de violences policières
00:28:59dont les revendications
00:29:00ne sont pas suffisamment entendues
00:29:02ni respectées
00:29:02par le gouvernement,
00:29:03pour les membres
00:29:04des forces de l'ordre
00:29:05qui ont également payé
00:29:06un lourd tribut.
00:29:07Il est encore trop tôt
00:29:08pour produire une analyse complète
00:29:09des événements
00:29:10de ces dernières semaines
00:29:11et la journée du 17 octobre
00:29:12renforce le sentiment
00:29:13d'inquiétude
00:29:14et de malaise démocratique.
00:29:16Si l'ampleur
00:29:17et la singularité
00:29:17du mouvement
00:29:18n'étaient pas anticipables,
00:29:19une grande partie
00:29:20de ce qui est arrivé
00:29:21était prévisible.
00:29:22Pour le champ éducatif,
00:29:23les représentants syndicaux
00:29:24présents ici,
00:29:26mes collègues l'ont dit,
00:29:27alertent avec des visions
00:29:28et des sensibilités différentes,
00:29:30souvent convergentes,
00:29:31depuis des années.
00:29:33Hélas,
00:29:33le dialogue social
00:29:34n'est plus qu'une illusion
00:29:35et on ne peut être
00:29:36guère suppris
00:29:37de l'empeur du désastre.
00:29:38C'est collectivement
00:29:39que nous en sortirons
00:29:41en trouvant la capacité
00:29:42de s'écouter
00:29:42et de définir des priorités,
00:29:44à commencer par celle
00:29:45d'entendre
00:29:46et d'accompagner la jeunesse.
00:29:48Alors,
00:29:48je vais peut-être être
00:29:50un peu plus rapide
00:29:50que mes collègues
00:29:51parce qu'ils ont déjà
00:29:52exposé un certain nombre
00:29:53de situations
00:29:54et on partage
00:29:56les constats.
00:29:57Peut-être un petit mot
00:29:58quand même
00:29:58sur une des revendications
00:30:00des élèves
00:30:00qui sera difficile
00:30:01à satisfaire
00:30:02et qui pourtant
00:30:02est essentielle.
00:30:03Ils ont parlé
00:30:04de dignité
00:30:05et notamment
00:30:06sur la question
00:30:07des toilettes
00:30:08qui est une question
00:30:10récurrente dans ce pays
00:30:11qui ne touche pas
00:30:12que les lycées,
00:30:13qui démarre
00:30:13dès l'école maternelle
00:30:15à l'école élémentaire
00:30:16et au collège.
00:30:18Comme disait
00:30:19Mme Ondersen,
00:30:19il ne s'agit pas
00:30:20de parler de nous.
00:30:21On est là
00:30:22en tant que représentants
00:30:22syndicaux.
00:30:23Mais moi,
00:30:24j'ai été sur le département
00:30:25du 93,
00:30:26le monsieur Pipi
00:30:28avec fierté
00:30:29parce qu'on s'est emparé
00:30:30collectivement
00:30:31de ce sujet-là
00:30:31dans les établissements
00:30:32scolaires
00:30:32avec les collectivités
00:30:33territoriales.
00:30:34Et c'est un sujet
00:30:35d'ampleur
00:30:36et qui explique
00:30:37une grande partie
00:30:38aussi du désarroi
00:30:39des élèves.
00:30:42Sur la question
00:30:43du remplacement,
00:30:44je pense qu'on répondra
00:30:45à vos questions.
00:30:47Bruno l'a dit.
00:30:49Les outils
00:30:50avec lesquels
00:30:50nous travaillons
00:30:51et nos collègues
00:30:52administratifs
00:30:53de l'autre côté
00:30:54de la chaîne
00:30:54ont des outils
00:30:56qui ne sont pas
00:30:56les mêmes
00:30:57mais qui sont
00:30:57à peu près aussi
00:30:58défaillants
00:30:59que les nôtres.
00:31:00Donc,
00:31:00c'est rien de nouveau
00:31:01sous le soleil.
00:31:02Ça fait des années
00:31:03que cette question
00:31:04des remplacements
00:31:04de longue durée
00:31:05et des remplacements
00:31:06de courte durée
00:31:08cette question
00:31:09est posée.
00:31:10Elle est liée
00:31:11aussi avec
00:31:12les moyens
00:31:13dont nous disposons.
00:31:14L'autonomie pédagogique,
00:31:16si elle est encore
00:31:16affirmée,
00:31:17est vidée de sa substance
00:31:18par l'absence
00:31:19de moyens
00:31:19et le nombre
00:31:20de collègues
00:31:20tous statuts confondus
00:31:21absents dans les EPL.
00:31:22On reviendra
00:31:23sur la question
00:31:24des enseignants
00:31:25mais quand
00:31:26dans les équipes
00:31:27de direction,
00:31:28un chef n'a pas
00:31:28d'adjoint
00:31:29ou un adjoint
00:31:30avec peu d'expérience
00:31:31devient chef
00:31:32par intérim
00:31:32parce que son chef
00:31:33est souffrant,
00:31:34un établissement
00:31:34qui n'a pas
00:31:35de secrétariat général,
00:31:36c'est-à-dire un intendant,
00:31:37c'est le cas
00:31:38de nombreux établissements.
00:31:40La charge
00:31:41de travail
00:31:42de nos collègues
00:31:43personnels
00:31:43de direction
00:31:44est peu compatible
00:31:45avec une vie personnelle.
00:31:47C'est de plus en plus vrai
00:31:48et c'est quelque chose
00:31:51qui a été évidemment
00:31:52qui a participé
00:31:53à la très grande difficulté
00:31:54pour les collègues
00:31:55qui,
00:31:56on sait que la période
00:31:57de rentrée
00:31:57est déjà très difficile,
00:31:58on arrive fatigué
00:31:59parce qu'il y a une énorme pression.
00:32:01Les premiers jours
00:32:02de la rentrée,
00:32:03c'est le diapason
00:32:04d'une année scolaire réussie.
00:32:05Donc les équipes
00:32:06ont beaucoup travaillé.
00:32:07La CFDT,
00:32:08Bruno l'a redit,
00:32:08nos collègues adjoints
00:32:10dans les cités scolaires
00:32:11passent leur été
00:32:12à organiser
00:32:13les emplois du temps.
00:32:14Il faudra creuser
00:32:15cette question-là.
00:32:16La CFDT,
00:32:17éducation,
00:32:18formation,
00:32:18recherche publique
00:32:18n'était pas opposée
00:32:19à la réforme du lycée
00:32:21ni à Parcoursup,
00:32:22mais la manière
00:32:24dont les réformes
00:32:24sont conduites
00:32:25dans l'éducation nationale,
00:32:27c'est à marche forcée
00:32:28sans faire de retour
00:32:29d'expérience,
00:32:30sans regarder
00:32:31ce qui pose problème.
00:32:32La multiplication
00:32:33des spécialités,
00:32:35c'est la multiplication
00:32:36des groupes
00:32:37dans des établissements scolaires
00:32:39où on ne peut pas
00:32:39multiplier les salles.
00:32:41De fait,
00:32:41on a des emplois du temps
00:32:43qui sont très souvent
00:32:44dégradés
00:32:44pour les élèves.
00:32:46Et là aussi,
00:32:47ça a été dit
00:32:48par mes collègues,
00:32:49il y a une grande diversité
00:32:50d'établissements
00:32:50et donc une grande diversité
00:32:53de situations.
00:32:54C'est pour ça
00:32:54que ce sera difficile
00:32:55d'avoir une réponse
00:32:58qui partira du haut
00:32:59et qui pourra ruisseler
00:33:01si j'ose prendre
00:33:02cette expression.
00:33:05Parcoursup,
00:33:05effectivement,
00:33:06il faut faire attention
00:33:06de ne pas cibler l'outil,
00:33:08mais c'est quand même
00:33:09une politique publique
00:33:10qui est vidée
00:33:10de ses moyens.
00:33:12Du côté du lycée,
00:33:13de plus en plus
00:33:14de collègues
00:33:14ont des difficultés
00:33:15pour financer
00:33:16les 54 heures
00:33:17d'éducation à l'orientation
00:33:18en seconde
00:33:19et en première
00:33:19et en terminale.
00:33:21Un psychologue
00:33:22de l'éducation nationale
00:33:22qui est le spécialiste
00:33:24qui doit accompagner
00:33:25les élèves,
00:33:25c'est un personnel
00:33:26pour 1 600 élèves.
00:33:281 600 élèves.
00:33:30Et avec la responsabilité
00:33:32qui est la leur
00:33:32depuis des années
00:33:34et qui s'est renforcée
00:33:35avec le Covid,
00:33:36c'est la question
00:33:37de la santé mentale
00:33:38de nos élèves.
00:33:39Et ça,
00:33:40c'est quelque chose
00:33:41qu'il faudra,
00:33:42enfin,
00:33:42qu'il faut avoir
00:33:44dans le viseur.
00:33:47peut-être,
00:33:48parce que ce serait
00:33:50redire un peu autrement
00:33:51des choses
00:33:52qui ont été dites
00:33:52par mes collègues,
00:33:53si on regarde
00:33:55comment est-ce qu'on peut
00:33:56sortir de cette situation,
00:33:58d'abord,
00:33:58dans de nombreux endroits,
00:34:00on peut se réjouir
00:34:00de la maturité
00:34:02des élèves
00:34:03qui se sont mobilisés.
00:34:04Il y a de nombreux
00:34:05établissements
00:34:06où les choses
00:34:06se sont bien passées,
00:34:08y compris en discussion
00:34:10fructueuse
00:34:10avec des équipes
00:34:11de direction
00:34:11qui ont l'expérience,
00:34:13qui ont le savoir-faire
00:34:15du contact
00:34:15avec les élèves
00:34:16et qui se sont retrouvés,
00:34:18ça a été dit,
00:34:18en difficulté
00:34:19avec des annonces
00:34:20hors sol
00:34:20de mise en place
00:34:24d'éducation
00:34:24à la démocratie
00:34:25le mercredi soir
00:34:26pour le jeudi matin.
00:34:27Il faut sur cette question
00:34:28aussi,
00:34:29enfin,
00:34:30on essaye encore
00:34:31d'être des professions
00:34:32intellectuelles
00:34:33dans l'enseignement
00:34:33et dans les personnels
00:34:34de direction.
00:34:36Sébastien Rocher
00:34:37a quand même alerté
00:34:38sur son ouvrage
00:34:39La Nation inachevée
00:34:40sur le rapport
00:34:41de la construction
00:34:43du citoyen
00:34:45dans son rapport
00:34:46avec la police
00:34:46et avec l'école.
00:34:48C'est remarquable.
00:34:50C'est fondé
00:34:50sur un corpus
00:34:51très solide
00:34:52d'enquête
00:34:53qui n'est pas
00:34:53qu'au niveau national,
00:34:54c'est aussi
00:34:55au niveau européen,
00:34:56mais c'est très robuste
00:34:57en termes de panel.
00:34:58Les élèves sont
00:34:59très friands
00:35:00d'apprentissage
00:35:02de la citoyenneté
00:35:03et de la démocratie
00:35:04à l'école.
00:35:05Quand ils arrivent
00:35:05au collège,
00:35:06ça s'étiole
00:35:07avec le collège,
00:35:08ça disparaît
00:35:09totalement
00:35:09avec le lycée professionnel.
00:35:11Il faut le dire.
00:35:12Et c'est
00:35:13le supplément
00:35:14d'âme
00:35:14très souvent
00:35:15malheureusement
00:35:15dans la grande partie
00:35:16des lycées.
00:35:17Le CVL existe,
00:35:19mais c'est
00:35:20pas toujours évident
00:35:21de le mettre en place
00:35:22et c'est très largement
00:35:23insuffisant.
00:35:24On a une formation
00:35:24citoyenne théorique
00:35:26et qui n'est pas pratique.
00:35:28Encore une fois,
00:35:28pas de honte
00:35:29à aller regarder
00:35:29ce que font nos voisins,
00:35:30surtout quand ils le font mieux.
00:35:32Il y a d'autres endroits.
00:35:33Si on veut sortir
00:35:34de cette crise,
00:35:35ce qui prendra du temps,
00:35:36qui ne se fera pas
00:35:37du jour au lendemain,
00:35:38François Dubé vient d'écrire
00:35:39un texte assez remarquable.
00:35:40Il faudra aussi
00:35:41faire l'école autrement.
00:35:42Bien sûr qu'il y a
00:35:43une question de moyens,
00:35:43mais ce n'est pas
00:35:44uniquement des moyens.
00:35:45Parce que si on met des moyens
00:35:46pour faire toujours plus
00:35:47la même chose,
00:35:48il se passera
00:35:49exactement la même chose.
00:35:50Donc c'est très important
00:35:53de faire évoluer
00:35:54notre système éducatif
00:35:55sur la manière
00:35:55dont on fait école,
00:35:57sur la manière
00:35:57dont on fait un tri social
00:35:58qui se fait
00:35:59dès le collège,
00:36:00mais c'est aussi
00:36:01ce qui renforce
00:36:02les motivations
00:36:04des élèves
00:36:04de lycée.
00:36:06Et puis,
00:36:07il y a un angle mort
00:36:08qui n'a pas été traité
00:36:09et qui nous paraît
00:36:10intéressant
00:36:11pour comprendre
00:36:12qui s'en est pris
00:36:13aux établissements scolaires.
00:36:14Et il faudra du temps,
00:36:15du temps d'enquête,
00:36:17d'enquête de police
00:36:18et de réflexion,
00:36:19parce que c'est quand même
00:36:20très douloureux
00:36:21de constater que par endroit,
00:36:23ce sont probablement
00:36:24nos élèves
00:36:25et par endroit,
00:36:26ce sont probablement aussi
00:36:27nos anciens élèves
00:36:28sortis en situation
00:36:29d'échec
00:36:30du système scolaire.
00:36:31Je rappelle,
00:36:32mais je crois que vous le savez
00:36:33bien mieux que nous,
00:36:351,3 million
00:36:37des 15-25 ans
00:36:38ne sont ni en emploi,
00:36:40ni en formation,
00:36:42ni en études.
00:36:44Et les budgets
00:36:45dévolus
00:36:45à la prise en charge
00:36:47de ces élèves
00:36:49se sont étiolés.
00:36:50Et c'est une très,
00:36:52très grande difficulté.
00:36:52L'école ne pourra pas
00:36:53tout résoudre.
00:36:55Elle peut faire son travail
00:36:56d'instruction et d'éducation
00:36:57et elle le fait très bien,
00:36:58mais on l'a dit,
00:37:00je crois,
00:37:00tous les trois
00:37:00avec nos mots
00:37:01de manière
00:37:02de plus en plus délicate
00:37:03est difficile.
00:37:04Et l'ensemble
00:37:05du corps,
00:37:06je crois,
00:37:07le recteur Boissino
00:37:08qui parlait du corps
00:37:09enseignant
00:37:10comme un corps
00:37:10de grand brûlé,
00:37:11on peut y mettre
00:37:12le personnel
00:37:12d'une direction
00:37:14et ce n'est pas juste
00:37:14une métaphore.
00:37:16Nous sommes en grande
00:37:17souffrance professionnelle,
00:37:18en désarroi,
00:37:19on a un vrai problème
00:37:20de gouvernance,
00:37:22ça a été clairement
00:37:23démontré
00:37:23dans la crise
00:37:24qu'on vient de traverser
00:37:25qui n'est pas la première.
00:37:26Et donc il faudra
00:37:27qu'on ait le courage
00:37:28de mettre les choses
00:37:29sur la table
00:37:29et de discuter
00:37:30avec des points de vue
00:37:31opposés
00:37:31parce qu'effectivement
00:37:32il y aura des décisions
00:37:33fortes à prendre
00:37:34et qui ne relèvent pas
00:37:35uniquement des moyens.
00:37:36Mais qu'est-ce qu'on veut
00:37:38pour notre jeunesse
00:37:39au sens large ?
00:37:40Et quand on aura défini
00:37:41peut-être au niveau
00:37:42de la nation
00:37:42ce qu'on veut
00:37:43pour notre jeunesse,
00:37:44on pourra dire
00:37:44ce que le système éducatif
00:37:46peut faire,
00:37:47qu'il réussit déjà grandement
00:37:48mais pour lequel
00:37:49il a besoin
00:37:49d'une aide colossale.
00:37:51Je vous remercie.
00:37:53Merci.
00:37:54Écoutez,
00:37:54je vais ouvrir
00:37:54la discussion générale.
00:37:55Je donne la parole
00:37:56à Max Brisson.
00:37:57Merci,
00:37:57M. le Président.
00:37:59Je voudrais d'abord,
00:38:00Mme,
00:38:00Messieurs,
00:38:02vous remercier
00:38:02d'avoir exposé
00:38:04votre situation.
00:38:05On va être
00:38:05dans cette table ronde
00:38:08confrontée
00:38:08à un dilemme.
00:38:11Traiter au fond
00:38:12la question
00:38:13de la place
00:38:13des chefs d'établissement
00:38:14dans notre organisation.
00:38:17Traiter au fond
00:38:19des questions
00:38:21concernant
00:38:22les missions
00:38:22de l'école,
00:38:23son organisation
00:38:24et sa réforme.
00:38:26Nous n'aurons pas
00:38:27obligatoirement
00:38:27les mêmes points de vue
00:38:28mais c'est l'avis démocratique.
00:38:30Il y a pour cela
00:38:31un grand débat
00:38:32qui devrait avoir lieu
00:38:34et qui espérons
00:38:36aura lieu
00:38:36pendant l'élection présidentielle
00:38:38autour de l'école
00:38:39où pourront s'affronter
00:38:40des visions différentes
00:38:41qui d'ailleurs
00:38:42ne sont pas nouvelles
00:38:43et qui structurent
00:38:44notre système scolaire
00:38:45depuis très longtemps.
00:38:45Et puis à l'urgence,
00:38:47il y a
00:38:48le moment
00:38:48que nous vivons
00:38:50qui est quand même
00:38:51rare
00:38:51voire exceptionnel
00:38:53qu'une mairie
00:38:54d'une grande ville
00:38:55brûle.
00:38:57Lorsqu'elle brûle,
00:38:58c'est la République
00:38:58qui est en cause.
00:39:00Donc on est dans
00:39:00un contexte
00:39:01très particulier.
00:39:03Et en vous écoutant,
00:39:05j'aurais aussi aimé
00:39:06et je sais
00:39:07si j'ai entendu
00:39:07des choses fortes
00:39:08en vous écoutant
00:39:09et je partage
00:39:10certaines
00:39:11auxquelles je suis
00:39:12totalement opposé
00:39:12sur d'autres,
00:39:14j'aurais aussi aimé
00:39:14entendre le mot
00:39:16retour à l'ordre
00:39:16et à l'autorité.
00:39:18Il n'y a pas
00:39:19d'école
00:39:19si cette école
00:39:21ne donne pas
00:39:21des repères,
00:39:22ne fixe pas
00:39:23des règles.
00:39:24Il est peut-être
00:39:25temps aussi
00:39:26de se dire
00:39:27que ce qui a baigné
00:39:28notre système
00:39:29éducatif
00:39:30depuis 50 ou 60 ans,
00:39:32il est interdit
00:39:33d'interdire,
00:39:34trouver aujourd'hui
00:39:34ses limites.
00:39:35Parce que quand il est
00:39:36interdit d'interdire,
00:39:37quand un magasin
00:39:38est ouvert,
00:39:38on se sert.
00:39:40Voilà.
00:39:40Et donc,
00:39:42je le dis ici
00:39:42avec force
00:39:43et si ça ne me plaît
00:39:43pas sur les bandes
00:39:44de gauche,
00:39:45cela ne me pose
00:39:45aucun problème.
00:39:48Deuxièmement,
00:39:50je voudrais vous dire
00:39:56sur l'interruption
00:39:57de cette cause,
00:39:58je sais faire.
00:39:59Je sais faire.
00:40:01Donc,
00:40:02tout le monde
00:40:03gagnera à me laisser
00:40:03parler et ça évitera
00:40:04ensuite que je
00:40:05intervienne à mon tour.
00:40:07Deuxièmement,
00:40:09je voudrais bien sûr
00:40:10dire aussi
00:40:11la solidarité,
00:40:12je pense,
00:40:13en tout cas de mon groupe
00:40:14et de beaucoup de sénateurs
00:40:15avec ce qu'ont connu
00:40:17certains de vos collègues.
00:40:18Moi,
00:40:18j'ai connu beaucoup
00:40:19de mouvements lycéens.
00:40:20J'étais connu
00:40:21pour mes idées politiques.
00:40:23Elles étaient rarement
00:40:24celles des meneurs
00:40:25de ces mouvements lycéens.
00:40:26J'étais un élu local.
00:40:28Je n'ai jamais eu peur.
00:40:30Jamais.
00:40:31Et Dieu sait
00:40:32si ma salle de classe
00:40:33a pu être envahie
00:40:34lorsque je tentais
00:40:36de continuer de faire court
00:40:37quand il y avait
00:40:37un mouvement lycéen.
00:40:38Je n'ai jamais
00:40:39eu de peur.
00:40:42Je pense qu'aujourd'hui,
00:40:43il y a des professeurs
00:40:44et des chefs d'établissement
00:40:44qui ont eu peur
00:40:45et vous l'avez exprimé.
00:40:46Et donc,
00:40:47il faut que le pays
00:40:48vous dise
00:40:49toute sa solidarité.
00:40:51C'est vrai que
00:40:51sur les chaînes d'info continue,
00:40:53on parle beaucoup
00:40:54et à juste titre
00:40:55des commerçants
00:40:55dans les magasins
00:40:57ont été pillés.
00:40:57On a très peu parlé
00:40:58des violences
00:40:58que vous avez subies.
00:40:59Et c'est nouveau.
00:41:01Et c'est quelque chose
00:41:01d'inquiétant
00:41:02mais ça renvoie aussi beaucoup
00:41:04au fait que les dépositaires
00:41:06de l'autorité publique
00:41:07ne sont plus considérés
00:41:09comme des dépositaires
00:41:10et ça nous interroge
00:41:11sur notre capacité.
00:41:12Moi, j'ai eu
00:41:12d'excellents instituteurs.
00:41:13Ils étaient souvent communistes.
00:41:15Ils décidaient des lignes
00:41:16et me disaient
00:41:17ça c'est autorisé,
00:41:18ça c'est interdit.
00:41:20Ils étaient de gauche,
00:41:21cher Pierre Rosulias,
00:41:22ils étaient communistes
00:41:23et ils étaient progressistes.
00:41:27Mais vous êtes moins nombreux.
00:41:35Je voudrais revenir
00:41:35sur deux derniers points
00:41:37pour ne pas être trop long
00:41:37et pour laisser la parole
00:41:38à mes collègues.
00:41:40Sur le fond des débats
00:41:41qui concernent la crise
00:41:42parce que sur la restructuration
00:41:43et l'émission de l'école,
00:41:45je pense qu'on ne réforme pas
00:41:47sous la pression,
00:41:48la contrête
00:41:48et quand la République
00:41:49est menacée.
00:41:50On réforme dans la sérénité.
00:41:52En revanche,
00:41:53je voudrais vous dire
00:41:54deux ou trois choses
00:41:54sur les remplacements.
00:41:56Moi, je suis stupéfait
00:41:57que par un goût
00:41:57de baguette magique
00:41:59on trouve 3 000 postes.
00:42:01Alors qu'on a
00:42:02un vrai problème
00:42:03d'attractivité,
00:42:04que les concours,
00:42:05que les postes au concours
00:42:06ne sont pas pourvus
00:42:07et qu'on sait parfaitement
00:42:08que le vrai sujet
00:42:09c'est celui de l'attractivité
00:42:10de ce métier
00:42:10et aussi du vôtre.
00:42:12Et aussi du vôtre.
00:42:13Et qu'on ne le réglera
00:42:14que sur le fond
00:42:15en essayant de soigner
00:42:17en particulier
00:42:17l'entrée dans le métier,
00:42:19son accompagnement
00:42:19et la formation.
00:42:21Sur Parcoursup,
00:42:22j'ai écrit des choses.
00:42:24Que les choses soient très claires.
00:42:26Oui, une plateforme nécessaire.
00:42:28Mais excusez-moi de vous dire,
00:42:29la marque Parcoursup
00:42:31est tellement discréditée
00:42:32que vous ne pourrez pas résister.
00:42:34Parce que son image
00:42:36est abominable.
00:42:37À tort ou à raison.
00:42:39Donc plutôt que vous accrochez
00:42:40à Parcoursup,
00:42:41je crois qu'il faut s'accrocher
00:42:42à un vrai sujet
00:42:43qui est celui
00:42:44de la nécessité
00:42:45d'une plateforme numérique
00:42:47et d'une orientation
00:42:50sélection
00:42:51au meilleur sens du terme.
00:42:52C'est-à-dire
00:42:53l'orientation vers la réussite
00:42:55des élèves
00:42:56dans l'enseignement supérieur
00:42:57sous toutes ses formes.
00:42:58Et vous avez raison.
00:42:59Ce n'est pas des places
00:43:00qui manquent à l'université.
00:43:01C'est dans les formations
00:43:02techniques et technologiques.
00:43:03Il est plus difficile aujourd'hui
00:43:04d'entrer en BTS
00:43:05qu'en IUT.
00:43:07Elle est très facile
00:43:08d'entrer en université,
00:43:09ce qui est totalement absurde.
00:43:10Je termine
00:43:10parce que vous êtes en train
00:43:11de me faire les gros yeux.
00:43:12Monsieur le Président,
00:43:14sur le bac,
00:43:16j'ai entendu des élèves dire
00:43:18qu'on a trop d'heures de cours.
00:43:19Non, ils ont trop d'heures de lycée.
00:43:21Et je suis stupéfait
00:43:22que le bac Blanquer
00:43:23soit passé quasiment
00:43:24à travers les gouttes
00:43:24du mouvement.
00:43:26Parce que c'est lui
00:43:27qui est quand même
00:43:27largement responsable
00:43:28d'un point du temps.
00:43:30Et ce n'est pas votre faute
00:43:31parce que ce sont
00:43:31des casse-têtes chinois
00:43:32où on a des études
00:43:34à 10 heures du matin
00:43:36et on a une option
00:43:37à 17 heures le soir.
00:43:38Merci.
00:43:40Je laisse la parole
00:43:41à Colombe Bruxelles.
00:43:44Merci beaucoup,
00:43:45Monsieur le Président.
00:43:46Merci à tous les trois.
00:43:47C'était important
00:43:48qu'on vous voit,
00:43:50syndicats de personnel
00:43:51de direction,
00:43:52dans une audition
00:43:52qui était prévue
00:43:54avant le 17 octobre.
00:43:56C'était important
00:43:56qu'on vous voit
00:43:57parce que vos collègues,
00:43:58pardon,
00:43:59je n'arrive pas
00:43:59à vous voir tous les trois
00:44:00en même temps,
00:44:01vos collègues ont certainement,
00:44:02enfin pas,
00:44:03ont certainement,
00:44:04ont été frappés
00:44:06par l'ampleur
00:44:08lors de cette crise,
00:44:08y compris à titre individuel
00:44:10et personnel,
00:44:11vous l'avez dit,
00:44:12et il était donc important
00:44:14que nous puissions avoir
00:44:15un échange avec vous
00:44:16ce matin
00:44:17au nom de l'ensemble
00:44:19des personnels
00:44:20de direction
00:44:20que vous représentez
00:44:21et soyez bien assurés
00:44:24qu'au nom de mon groupe,
00:44:27nous vous renouvelons
00:44:28notre soutien à vous,
00:44:30mais aussi et surtout
00:44:32à l'ensemble de vos collègues
00:44:33qui ont été blessés,
00:44:35parfois menacés,
00:44:36ce qui est,
00:44:37vous l'avez dit,
00:44:39chacun d'entre vous,
00:44:40tout à fait inédit.
00:44:41Moi, je voudrais revenir
00:44:43sur deux points
00:44:43qui ont été évoqués.
00:44:45D'abord,
00:44:46l'éléphant dans la pièce,
00:44:48au-delà de la revendication
00:44:50posée par les lycéens
00:44:51sur la suppression
00:44:52de parcours sup,
00:44:54l'éléphant dans la pièce,
00:44:55c'est bien la réforme
00:44:55du bac blanquer
00:44:56parce que les emplois
00:44:58du temps morcelés,
00:44:59si seulement ils avaient
00:45:00une heure d'étude,
00:45:02cher Max Brisson,
00:45:03ils peuvent avoir
00:45:03trois heures de trousse
00:45:04en salle dans laquelle
00:45:05aller en permanence,
00:45:08c'est aussi ça,
00:45:09la réalité.
00:45:10Et la réforme du bac blanquer,
00:45:12elle a créé
00:45:13un certain nombre
00:45:14de difficultés,
00:45:16le mot est une litote,
00:45:17et notamment
00:45:19la disparition
00:45:20pour un certain nombre
00:45:21d'élèves du groupe classe.
00:45:23Et moi,
00:45:23je veux bien
00:45:24qu'on danse des claquettes
00:45:25en disant
00:45:26qu'il faut s'occuper
00:45:26de la santé mentale
00:45:27des élèves,
00:45:28il faut s'occuper
00:45:29de leur orientation,
00:45:29mais quand le groupe classe
00:45:31a été démantelé,
00:45:33désarticulé,
00:45:34et qu'un conseil de classe
00:45:35n'est plus possible
00:45:36ou alors il doit
00:45:37faire intervenir
00:45:38à peu près autant
00:45:39de personnes que nous
00:45:40ici présentes
00:45:41pour accompagner
00:45:42les élèves,
00:45:43y compris dans leur orientation,
00:45:45alors on a un sujet.
00:45:46Et donc,
00:45:46c'est bien le bac blanquer
00:45:48auquel il va falloir
00:45:49aussi s'attaquer
00:45:50en termes d'évaluation.
00:45:51C'est bien,
00:45:52je crois,
00:45:53aussi la responsabilité
00:45:54des parlementaires
00:45:54d'y procéder
00:45:57et y compris
00:45:58sur la pression exercée
00:46:00sur l'ensemble
00:46:02des lycéens.
00:46:03Parcoursup
00:46:04met la pression
00:46:05sur les lycéens,
00:46:06mais la réforme du bac
00:46:07la met aussi
00:46:08avec des choix
00:46:09dès la seconde
00:46:10et des évaluations
00:46:12dès la seconde
00:46:13qui vont peser
00:46:13dans leur orientation.
00:46:14J'ai deux questions précises.
00:46:16La première,
00:46:17les 54 heures.
00:46:18J'ai entendu
00:46:19la formule
00:46:19très élégante
00:46:20de Laurent Kaufman
00:46:21disant
00:46:22il est possible
00:46:23que certains
00:46:23de nos collègues
00:46:24aient des difficultés
00:46:24à la financer.
00:46:26J'ai l'impression
00:46:27que c'est une formulation
00:46:28très élégante
00:46:28sur le fait
00:46:29que dans un certain
00:46:30nombre d'établissements
00:46:30les 54 heures
00:46:31n'ont jamais
00:46:33ou quasiment jamais
00:46:34été mises en oeuvre
00:46:34et donc j'aimerais avoir
00:46:35de ce point de vue-là
00:46:36un retour
00:46:37de votre part
00:46:39parce que s'il n'y a pas
00:46:40d'orientation
00:46:40alors tout se casse la figure.
00:46:43Et puis
00:46:44j'entends également
00:46:45que ce ne soit pas
00:46:45qu'une question de moyens
00:46:46mais il se trouve
00:46:47que nous sommes
00:46:47quand même
00:46:48dans une préparation
00:46:49de budget
00:46:50et j'aurais aimé
00:46:51avoir votre sentiment
00:46:53le sentiment
00:46:53de vos organisations
00:46:54syndicales
00:46:55sur les besoins
00:46:56en termes de poste
00:46:58notamment sur les personnels
00:46:59de direction
00:46:59mais également
00:47:00sur tous ceux
00:47:01qui accompagnent
00:47:01à l'intérieur
00:47:02des établissements scolaires
00:47:03la vie des élèves
00:47:05et des enseignants
00:47:07les psychologues
00:47:08les médecins
00:47:09les infirmières
00:47:10les CPE
00:47:11les AED
00:47:12découverts un peu
00:47:13avec stupéfaction
00:47:15que dans l'Académie de Paris
00:47:15je termine M. le Président
00:47:17un certain nombre
00:47:18d'AED
00:47:18n'avaient pas pu être payés
00:47:20au mois de septembre
00:47:20ce qui avait
00:47:21vous en conviendrez
00:47:23contribué
00:47:23à l'apaisement
00:47:24de la situation
00:47:24au moment du démarrage
00:47:26d'un mouvement lycéen
00:47:26voilà
00:47:27j'aimerais avoir là-dessus
00:47:28vos retours
00:47:28en vous priant
00:47:29de m'excuser M. le Président
00:47:30d'avoir légèrement débordé
00:47:32Merci
00:47:33je laisse la parole
00:47:33à M. le Billon
00:47:34il y aura un bonus
00:47:34pour ceux qui font
00:47:35moins de 3 minutes
00:47:36Merci M. le Président
00:47:38merci à vous
00:47:38madame et messieurs
00:47:39pour vos propos liminaires
00:47:41alors après les terribles
00:47:43événements du week-end dernier
00:47:44violences, saccages, pillages
00:47:45après la violence inédite
00:47:47dans les établissements
00:47:48que je condamne
00:47:49évidemment inacceptables
00:47:50les revendications lycéennes
00:47:52sont devenues inaudibles
00:47:54ou quasiment inaudibles
00:47:55mais elles n'ont pas
00:47:56pour autant disparu
00:47:57le garde des Sceaux
00:47:58a annoncé
00:47:59une justice implacable
00:48:00et sévère
00:48:01ma première question
00:48:02la sévérité demandée
00:48:04pour les faits
00:48:04du week-end dernier
00:48:05est-elle au rendez-vous
00:48:06pour les violences
00:48:07envers les personnels
00:48:08et les dégradations
00:48:09des établissements
00:48:105000 interpellations
00:48:12pardon
00:48:1385% de mineurs
00:48:15toute la difficulté
00:48:16pour la condamnation
00:48:17évidemment
00:48:18ma deuxième question
00:48:20comment est-ce possible
00:48:22que le gouvernement
00:48:23n'ait pas réagi plus vite
00:48:24n'ait pas mesuré
00:48:25l'ampleur
00:48:26de la contestation
00:48:27l'éducation nationale
00:48:29dispose de nombreux
00:48:31personnels
00:48:32qui assurent en réalité
00:48:33un maillage
00:48:34sur tout le territoire
00:48:35d'azènes
00:48:36inspecteurs
00:48:37proviseurs
00:48:37enseignants
00:48:38personnels
00:48:39qui étaient au plus proche
00:48:40des revendications
00:48:42où étaient-ils
00:48:43que faisaient-ils
00:48:44comment est-ce possible
00:48:46que rien ne soit remonté
00:48:48au niveau du gouvernement
00:48:49et qu'il n'ait pas
00:48:50ou qu'il n'ait pas
00:48:51pris la mesure
00:48:51de ce qui lui était
00:48:53remonté
00:48:55ma troisième question
00:48:56concerne
00:48:57la sécurité
00:48:58dans les établissements
00:48:59scolaires
00:49:00le 12 octobre dernier
00:49:01le principal
00:49:02des bouches du Rhône
00:49:03et une ancienne nante
00:49:04ont été blessés
00:49:05par un élève
00:49:05qui a pénétré
00:49:06dans l'établissement
00:49:07armé
00:49:07la proposition de loi
00:49:09du président Laffont
00:49:10visant à protéger
00:49:11l'école de la République
00:49:12et les personnels
00:49:13qui y travaillent
00:49:13adoptée en mars 2025
00:49:16et toujours en attente
00:49:17d'inscription
00:49:18à l'Assemblée nationale
00:49:19pour protéger
00:49:20les enseignants
00:49:21et les personnels
00:49:22le texte rend
00:49:23automatique
00:49:24l'octroi
00:49:24de la protection fonctionnelle
00:49:26et permet
00:49:27à l'administration
00:49:28de déposer plainte
00:49:29pour un personnel
00:49:29de l'éducation nationale
00:49:31avec son accord
00:49:32ce texte
00:49:33aggrave aussi
00:49:34les peines encourues
00:49:35notamment pour les faits
00:49:36de violence
00:49:37et de harcèlement
00:49:38pour renforcer
00:49:39la sécurité
00:49:40au sein aussi
00:49:40des établissements
00:49:41j'avais proposé
00:49:42en tant que rapporteur
00:49:43de renforcer
00:49:44la base juridique
00:49:45des inspections visuelles
00:49:47des affaires personnelles
00:49:48en autorisant
00:49:49à condition
00:49:50ces fouilles
00:49:51que pensez-vous
00:49:52de ces propositions
00:49:53et pour conclure
00:49:55évidemment
00:49:55m'associer
00:49:56à tous mes collègues
00:49:57pour vous témoigner
00:49:59notre soutien
00:49:59par rapport
00:50:00à ces violences
00:50:00et les personnels
00:50:01qui ont subi
00:50:02ces violences
00:50:03mais je voudrais
00:50:04vous dire aussi
00:50:05que je suis assez perplexe
00:50:06parce que lorsque vous demandez
00:50:08des moyens
00:50:08la France dépense
00:50:10déjà énormément
00:50:11pour son éducation nationale
00:50:13c'est le deuxième budget
00:50:14nous rentrons
00:50:15dans une période budgétaire
00:50:17pour le Sénat
00:50:18dans les prochaines semaines
00:50:19plus de moyens
00:50:21on l'a vu
00:50:21n'est pas synonyme
00:50:22d'efficacité
00:50:24de résultat
00:50:24on parle
00:50:25lorsqu'on parle
00:50:26d'établissements
00:50:26dégradés
00:50:28on les estime
00:50:29dans les chiffres
00:50:30que j'ai pu constater
00:50:31à 10% seulement
00:50:33donc toutes les situations
00:50:34et vous l'avez dit
00:50:35ne sont pas à l'identique
00:50:37or comme bien souvent
00:50:38on veut avoir
00:50:39une réponse verticale
00:50:40c'est à dire
00:50:40qu'on met
00:50:41tous les établissements
00:50:42dans la même situation
00:50:43or la situation
00:50:44des établissements
00:50:45est extrêmement variable
00:50:46et oui
00:50:47effectivement
00:50:48la réforme du BAC
00:50:50est à l'origine
00:50:51de nombreux mots
00:50:52que vous avez pu
00:50:53sur lesquels
00:50:54vous avez pu revenir
00:50:56qu'est-ce que
00:50:57vous souhaitez maintenant
00:50:58par rapport
00:50:58à cette réforme
00:50:59comment on revient
00:51:00sur cette réforme du BAC
00:51:01qui a laissé tellement
00:51:03de traces
00:51:05dans l'éducation nationale
00:51:07actuelle
00:51:08je vous remercie
00:51:08merci
00:51:10la parole est à Pierre Ouzoulias
00:51:11merci monsieur le président
00:51:13je voudrais vous remercier
00:51:14vivement
00:51:16pour vos témoignages
00:51:17et votre lucidité
00:51:19votre lucidité politique
00:51:21sur ce qui se passe
00:51:23les causes
00:51:24je partage totalement
00:51:26votre tristesse
00:51:27votre inquiétude
00:51:31le métier
00:51:32de professeur
00:51:34de proviseur
00:51:35d'inspecteur
00:51:36c'est l'histoire
00:51:37de ma famille
00:51:39et tout cela
00:51:40non
00:51:40depuis trois
00:51:40trois générations
00:51:41et ce que
00:51:42ce que je note
00:51:43avec d'autres collègues
00:51:44c'est que
00:51:44ce qui n'est plus compris
00:51:46par les jeunes
00:51:47c'est
00:51:48ce qu'est un service public
00:51:50ce qu'est un fonctionnaire
00:51:51voilà
00:51:52et aujourd'hui
00:51:54on l'entend
00:51:54mais alors ça va
00:51:56du collège
00:51:56jusqu'à l'université
00:51:57le discours
00:51:58est à peu près le même
00:51:59c'est à dire que
00:52:00vous êtes les représentants
00:52:01d'un système
00:52:02qui est onis
00:52:03qui est indifférencié
00:52:05et qui
00:52:06aujourd'hui
00:52:07est considéré
00:52:08comme le responsable
00:52:10de tous les maux
00:52:10on ne vous identifie plus
00:52:12comme les agents
00:52:13d'une politique publique
00:52:15qui est celle décidée
00:52:16par la nation
00:52:16et ça je pense que ça
00:52:18là il y a un problème
00:52:19un problème de fond
00:52:22je pense que
00:52:23les réformes
00:52:24qui ont été réalisées
00:52:25depuis
00:52:26assez longtemps
00:52:28sont en partie
00:52:30responsables
00:52:30de ça
00:52:32je pense qu'une école
00:52:33ce n'est pas une entreprise
00:52:34et un directeur d'école
00:52:36ce n'est pas un chef
00:52:37d'entreprise
00:52:38et de la même façon
00:52:39dans Parcoursup
00:52:41il y a quelque chose
00:52:42qui laisse à penser
00:52:43que chaque lycéen
00:52:45serait maître
00:52:46de son propre destin
00:52:47et pourrait lui-même
00:52:49constituer son capital
00:52:51éducation
00:52:51c'est une remise
00:52:52en question
00:52:53totale
00:52:54de la vision
00:52:54que nous avons
00:52:55de la nation
00:52:56depuis Condorcet
00:52:57qui considère
00:52:58que l'objectif
00:53:00de l'école
00:53:00c'est d'abord
00:53:00de former des citoyens
00:53:02pas des individus
00:53:03commerçants
00:53:04acheteurs
00:53:05mais des citoyens
00:53:06et ça c'est fondamental
00:53:07et moi j'en reviens
00:53:09à Buisson
00:53:10parce qu'il faut revenir
00:53:11à des choses fondamentales
00:53:13Buisson
00:53:14dit une chose simple
00:53:16l'école de la république
00:53:17elle forme des républicains
00:53:18c'est quelque chose
00:53:19que je n'entends plus
00:53:20et l'objectif
00:53:21votre objectif
00:53:23c'est de former
00:53:23des républicains
00:53:25je ne veux pas
00:53:26être trop long
00:53:27mais
00:53:28il n'est absolument pas
00:53:30ce n'est pas le fait
00:53:31du hasard
00:53:32que les mouvements
00:53:33en région parisienne
00:53:35proviennent
00:53:35dans un premier temps
00:53:37des lycées
00:53:38d'enseignement professionnel
00:53:39parce que c'est
00:53:40les grands oubliés
00:53:41de toutes
00:53:42les réformes
00:53:43et
00:53:44je trouve
00:53:46complètement fou
00:53:47qu'on ait oublié
00:53:49qu'un lycée
00:53:50un professionnel
00:53:51avait 4 ans
00:53:53d'enseignement
00:53:54et qu'on lui a supprimé
00:53:55une année
00:53:56et que bien évidemment
00:53:58avec une année en moins
00:53:59il ne peut pas aller
00:54:00dans l'enseignement supérieur
00:54:01comme il faisait
00:54:02par le passé
00:54:03et je pense
00:54:05qu'une façon
00:54:06de soulager
00:54:06les universités
00:54:07c'est de permettre
00:54:08aux lycéens
00:54:09du professionnel
00:54:10d'avoir des filières
00:54:11dédiées
00:54:12qui leur permettent
00:54:13d'aller à
00:54:14bac plus 2
00:54:15parce qu'aujourd'hui
00:54:15c'est leur
00:54:17objectif
00:54:18je m'arrêterai là
00:54:20sur Parcoursup
00:54:21vous avez tout à fait raison
00:54:23c'est juste
00:54:25de l'épicerie
00:54:27ce qui est important
00:54:27aujourd'hui
00:54:28c'est de revenir
00:54:28du sens
00:54:29à l'école
00:54:29merci monsieur le président
00:54:31merci
00:54:31la parole est à
00:54:32Guillaume Gontard
00:54:35merci
00:54:36merci monsieur
00:54:37monsieur le président
00:54:38merci
00:54:39à toutes et tous
00:54:40de votre
00:54:41de votre présence
00:54:42ici aujourd'hui
00:54:43en tant que personnel
00:54:45de direction
00:54:45vous êtes évidemment
00:54:47au coeur de la crise
00:54:48qui touche aujourd'hui
00:54:49le système scolaire
00:54:50français
00:54:51et je me joins
00:54:53évidemment
00:54:54à l'ensemble
00:54:55de mes collègues
00:54:55au soutien
00:54:56qui ont été
00:54:56qui ont été
00:54:57exprimés
00:54:58dans cette période
00:55:00complexe
00:55:01que l'on vit
00:55:01évidemment tous
00:55:02depuis des années
00:55:04les organisations
00:55:05syndicales
00:55:06et vous avez
00:55:07avec vos professions
00:55:08alertées
00:55:08et déplorées
00:55:09notamment des équipes
00:55:10de direction
00:55:11incomplètes et instables
00:55:12vous l'avez
00:55:13encore exprimé
00:55:14des personnels
00:55:14administratifs
00:55:15médico-sociaux
00:55:16de vie scolaire
00:55:17éducatifs
00:55:18non remplacés
00:55:18en nombre
00:55:19insuffisant
00:55:19par rapport
00:55:20aux besoins
00:55:21des conditions
00:55:22matérielles
00:55:23d'exercice
00:55:24très inégales
00:55:24suivant les lycées
00:55:26des budgets
00:55:27incertains
00:55:28des réformes
00:55:28constantes
00:55:29et souvent
00:55:30contradictoires
00:55:30qui vous empêchent
00:55:31de conduire
00:55:31vos projets
00:55:32d'établissement
00:55:32sur le long terme
00:55:34en résumé
00:55:35l'absence
00:55:36de moyens
00:55:37et je dirais
00:55:38moyens au sens large
00:55:39pour exercer
00:55:39vos missions
00:55:40pourtant essentielles
00:55:41et puis surtout
00:55:42une absence
00:55:42de cap
00:55:44conséquence
00:55:45directe
00:55:45des choix
00:55:45politiques
00:55:46ces dernières
00:55:46années
00:55:46ces problématiques
00:55:48n'ont fait
00:55:48qu'empirer
00:55:49conduisant
00:55:49aujourd'hui
00:55:50inévitablement
00:55:50les élèves
00:55:51et les personnels
00:55:52à descendre
00:55:52dans la rue
00:55:53et en réalité
00:55:54la véritable question
00:55:55est comment
00:55:55sommes-nous
00:55:55arrivés là
00:55:56parmi les
00:55:57nombreuses
00:55:58revendications
00:55:58des élèves
00:55:59figure celle
00:55:59d'avoir
00:56:00davantage voix
00:56:00au chapitre
00:56:01et je pense
00:56:02que ça rejoint
00:56:02la question
00:56:03aussi de
00:56:03comment on
00:56:04vit dans
00:56:05une république
00:56:05comment on
00:56:06fonctionne
00:56:06dans une république
00:56:08un véritable sujet
00:56:08de citoyenneté
00:56:09et sur ce point
00:56:10le ministre
00:56:10de l'éducation
00:56:11nationale a annoncé
00:56:12ouvrir
00:56:12en urgence
00:56:13avant la fin
00:56:14du mois d'octobre
00:56:15un chantier
00:56:15visant à favoriser
00:56:16l'association
00:56:16des lycéens
00:56:17et des lycéennes
00:56:18aux décisions
00:56:18qui les concernent
00:56:19vous avez
00:56:20d'ailleurs
00:56:21rappelé
00:56:22l'injonction
00:56:23plus que maladroite
00:56:23du premier ministre
00:56:24je pense que c'était
00:56:25peut-être
00:56:25la pire méthode
00:56:26cependant le sujet
00:56:27est réel
00:56:28et nécessite
00:56:28du sérieux
00:56:29et du temps
00:56:29donc en tant que
00:56:30personnel de direction
00:56:31quelles seraient
00:56:33vos propositions
00:56:35bien qu'actuellement
00:56:36les lycéens
00:56:36et les lycéennes
00:56:37soient présents
00:56:37dans de nombreuses instances
00:56:38vous l'avez rappelé
00:56:39comme les conseils
00:56:40de vie lycéenne
00:56:40et les conseils
00:56:41d'administration
00:56:41ces derniers
00:56:42et dernières
00:56:42déplorent
00:56:43leur trop faible
00:56:44représentation
00:56:45dans ces espaces
00:56:46et leur absence
00:56:47complète dans d'autres
00:56:48qui les impactent
00:56:49pourtant au quotidien
00:56:50et vous avez
00:56:50donné des exemples
00:56:51d'ailleurs très précis
00:56:52faudrait-il selon vous
00:56:54créer de nouvelles instances
00:56:55ou réformer celles
00:56:56qui existent déjà
00:56:56en augmentant par exemple
00:56:58les sièges alloués
00:56:59aux élèves
00:56:59et en travaillant
00:57:00sur une meilleure
00:57:00répartition par filière
00:57:02pour ne laisser
00:57:02personne de côté
00:57:04et puis il convient
00:57:05également de souligner
00:57:06que tous les lycées
00:57:06ne sont pas égaux
00:57:07face à ces problématiques
00:57:09certains étant touchés
00:57:10plus que d'autres
00:57:11avec des fonctionnements
00:57:12très variables
00:57:13et donc
00:57:14quelles sont vos lectures
00:57:14de ces disparités
00:57:15et quelles pistes
00:57:16d'amélioration
00:57:17pouvez-vous
00:57:17aujourd'hui
00:57:19nous confier
00:57:20merci
00:57:22la parole est à
00:57:23Guylaine Pantel
00:57:27merci monsieur le président
00:57:28je voudrais tout d'abord
00:57:30saluer le fort engagement
00:57:31des personnels de direction
00:57:32qui se trouvent
00:57:33en première ligne
00:57:34depuis le début
00:57:34de cette crise
00:57:35et qui doivent faire face
00:57:36à des situations
00:57:37très difficiles
00:57:39dans mon département
00:57:40de la Lausère
00:57:40je travaille en étroite
00:57:41collaboration
00:57:42avec plusieurs proviseurs
00:57:43notamment dans le cadre
00:57:44d'une initiative
00:57:44que nous organisons
00:57:45le 9 novembre prochain
00:57:46sur la co-construction
00:57:48d'amendements
00:57:48avec les lycéens
00:57:49dans la perspective
00:57:51de l'examen
00:57:51du projet de loi
00:57:52des finances
00:57:52pour 2027
00:57:53cette table ronde
00:57:54m'amène à vous poser
00:57:55trois questions
00:57:57premièrement
00:57:58en tant que personnel
00:57:59de direction
00:57:59ces derniers mois
00:58:01aviez-vous identifié
00:58:02des signaux faibles
00:58:03susceptibles
00:58:03de laisser présager
00:58:04une mobilisation
00:58:06lycéenne
00:58:07d'une telle ampleur
00:58:08aussi dans la mesure
00:58:09où nous représentons
00:58:10les collectivités
00:58:12territoriales
00:58:12je m'interroge
00:58:14sur le rôle
00:58:14des conseils locaux
00:58:15de sécurité
00:58:16de prévention
00:58:16de la délinquance
00:58:17qui réunissent
00:58:18élus locaux
00:58:19éducation nationale
00:58:20haute service
00:58:21de l'état
00:58:21et partenaires
00:58:22associatifs
00:58:22sans bien évidemment
00:58:24faire aucun amalgame
00:58:25entre la mobilisation
00:58:26lycéenne
00:58:27et la délinquance
00:58:28je pense que
00:58:29ces instances
00:58:29abordent parfois
00:58:30des sujets plus larges
00:58:31comme la santé mentale
00:58:33des jeunes
00:58:33qui figurent parmi
00:58:34les préoccupations
00:58:35exprimées
00:58:35dans ce mouvement
00:58:36pensez-vous
00:58:37que ces espaces
00:58:38de concertation
00:58:39locaux
00:58:39pourraient être
00:58:40davantage mobilisés
00:58:41pour mieux identifier
00:58:42les difficultés
00:58:43rencontrées par les jeunes
00:58:45et anticiper
00:58:45certaines crises
00:58:48deuxièmement
00:58:48c'est sur la place
00:58:49des lycéens
00:58:50dans les décisions
00:58:52tout à l'heure
00:58:52mon collègue
00:58:53en a parlé
00:58:53cette mobilisation
00:58:54interroge aussi
00:58:55me semble-t-il
00:58:56le fonctionnement
00:58:57de la démocratie
00:58:58lycéenne
00:58:59pensez-vous
00:58:59que les instances
00:59:00existantes
00:59:01CVL
00:59:01CAVL
00:59:02CNVL
00:59:03et CSE
00:59:05disposent aujourd'hui
00:59:06d'une capacité
00:59:07d'influence
00:59:07suffisante
00:59:08quelle évolution
00:59:09permettrait
00:59:09de mieux prendre
00:59:10en compte
00:59:10leurs propositions
00:59:12dans les décisions
00:59:13des établissements
00:59:14notamment au sein
00:59:15des conseils
00:59:16d'administration
00:59:17et enfin
00:59:18sur les annonces
00:59:19du gouvernement
00:59:19que nous avons auditionné
00:59:21la semaine dernière
00:59:22monsieur le ministre
00:59:23qui nous a un peu
00:59:23éclairé sur les mesures
00:59:24d'urgence
00:59:24je ne vais pas
00:59:25les citer
00:59:26les reciter
00:59:27et ces mesures
00:59:28vous paraissent-elles
00:59:29suffisantes
00:59:29pour résorber durablement
00:59:30les heures de cours
00:59:31non assurées
00:59:32et au-delà
00:59:33des remplacements
00:59:34quelle marge
00:59:35de manœuvre
00:59:35faudrait-il donner
00:59:36aux proviseurs
00:59:37pour réduire
00:59:37les trous
00:59:38dans les emplois
00:59:38du temps
00:59:39notamment ceux
00:59:40liés à l'organisation
00:59:41des enseignements
00:59:42de spécialité
00:59:43je vous remercie
00:59:44merci pour conclure
00:59:45cette première question
00:59:46monsieur Durox
00:59:49merci monsieur le président
00:59:51merci aux représentants
00:59:53des syndicats
00:59:55des personnels
00:59:57de direction
00:59:57que j'ai bien
00:59:59connu
00:59:59durant mes années
01:00:00de professeur
01:00:02en lycée
01:00:02et dont je salue
01:00:03le professionnalisme
01:00:05beaucoup de choses
01:00:06ont déjà été dites
01:00:07alors je vais me contenter
01:00:09de deux questions
01:00:10très concrètes
01:00:12sur les 3000 postes
01:00:15est-ce que ces postes
01:00:17commencent à arriver
01:00:18et comment garantir
01:00:20que ces moyens
01:00:21arrivent réellement
01:00:22là où les besoins
01:00:23sont les plus importants
01:00:24et enfin sur les conséquences
01:00:26de la crise
01:00:26est-ce que vous disposez
01:00:27d'une première évaluation
01:00:29des heures de cours perdues
01:00:31et des conséquences
01:00:32sur les apprentissages
01:00:32je vous remercie
01:00:35merci
01:00:35écoutez
01:00:36je commence par monsieur
01:00:37Bockevic
01:00:37bien
01:00:38merci beaucoup
01:00:39merci pour
01:00:41vos marques de soutien
01:00:43et vos questions
01:00:45j'ai essayé d'être rapide
01:00:47d'abord sur la question
01:00:48de l'autorité
01:00:49peut-être
01:00:51peut-être dire un mot
01:00:52de la place
01:00:53des parents d'élèves
01:00:53parce que moi
01:00:54il me semble que
01:00:55sur la question d'autorité
01:00:56se pose la question
01:00:57du positionnement
01:00:57des parents d'élèves
01:00:58quant à l'autorité
01:01:00du maître
01:01:00ou du personnel de direction
01:01:02et donc on a un sujet profond
01:01:04autour de cette question
01:01:05qui n'est pas une vue de l'esprit
01:01:06qui pose difficulté
01:01:08sur le positionnement
01:01:09d'un certain nombre
01:01:09de jeunes notamment
01:01:10à travers la façon
01:01:11dont ces parents
01:01:13se positionnent
01:01:16sur l'analyse
01:01:18de la réforme
01:01:18du lycée
01:01:19et non pas
01:01:20de la réforme
01:01:20du baccalauréat
01:01:21c'est deux sujets différents
01:01:24peut-être qu'il faudrait
01:01:25se poser
01:01:25sauf qu'on sait
01:01:25on a déjà vécu
01:01:27X adaptations
01:01:29de cette réforme
01:01:30on a ajouté
01:01:31des mathématiques
01:01:32on a ajouté
01:01:32une épreuve en mathématiques
01:01:34enfin il y a déjà
01:01:35des choses qui ont bougé
01:01:36parce qu'en fait
01:01:36un certain nombre
01:01:37n'était pas satisfait
01:01:38de cette réforme
01:01:39il faudra peut-être
01:01:40se poser un peu plus longuement
01:01:41sur une analyse
01:01:43en profondeur
01:01:44de la situation
01:01:47nous l'avons dit
01:01:48tous les trois
01:01:49nous étions
01:01:50plutôt favorables
01:01:52en tout cas
01:01:52nous ne sommes pas opposés
01:01:53et mon syndicat
01:01:54l'a plutôt soutenu
01:01:55cette réforme du lycée
01:01:57je rappelle qu'on part
01:01:58on part aussi
01:01:59d'un système
01:01:59très cloisonné
01:02:01en série
01:02:01qui était très socialement
01:02:03marqué
01:02:04et qui pour autant
01:02:05ne posait pas
01:02:06de poursuite
01:02:07d'études favorables
01:02:08pour un certain nombre
01:02:08d'élèves
01:02:09c'est quand même
01:02:09la situation de départ
01:02:11je veux bien
01:02:12qu'on fasse une analyse
01:02:13précise de la réforme
01:02:14du lycée
01:02:14mais si on regarde
01:02:15la précédente
01:02:16elle était aussi
01:02:17de ce point de vue
01:02:17très insatisfaisante
01:02:18la série S
01:02:19l'endroit où il fallait être
01:02:21avec une perspective
01:02:22de poursuite d'études
01:02:23très large
01:02:23et d'autres séries
01:02:25très socialement marquées
01:02:26je le redis
01:02:26donc il faut quand même
01:02:27aussi resituer ça
01:02:29dans son contexte
01:02:30c'est peut-être pas
01:02:32la pire des réformes
01:02:33que nous ayons vécues
01:02:34même si j'ai l'impression
01:02:35que vous l'avez vécue
01:02:36plutôt négativement
01:02:37il y a des effets
01:02:39il y a des dommages
01:02:40effectivement liés
01:02:41à la constitution
01:02:42des emplois du temps
01:02:43mais ces dommages
01:02:44sont surtout impactés
01:02:45par des établissements
01:02:45de petite taille
01:02:47plutôt que des établissements
01:02:48de grande taille
01:02:49qui ont des marges
01:02:49d'organisation
01:02:50plus importantes
01:02:51mais on n'a pas le temps
01:02:52de les développer
01:02:54aujourd'hui
01:02:55sur les besoins de poste
01:02:56et ça relie plusieurs questions
01:02:58en lien avec le budget
01:03:00l'une des difficultés
01:03:02aussi liées au budget
01:03:03c'est qu'on a créé
01:03:04des dispositifs très coûteux
01:03:05qui n'étaient attendus
01:03:06par personne
01:03:07le pacte
01:03:091 milliard d'euros
01:03:10budgétisés au départ
01:03:12le pass culture individuel
01:03:14la rémunération des élèves
01:03:16en entreprise
01:03:17dans la voie professionnelle
01:03:18350 millions d'euros
01:03:19tout ça n'était demandé
01:03:20par personne
01:03:21en tout cas
01:03:22pas dans le système éducatif
01:03:23personne n'a analysé
01:03:25tout ça
01:03:25donc
01:03:26or à côté de ça
01:03:27il y a des vrais besoins
01:03:29sur les personnels
01:03:30la présence de personnels
01:03:31enseignants
01:03:32et non enseignants
01:03:33vous en avez parlé
01:03:34on insiste beaucoup
01:03:35les uns et les autres
01:03:36parce que c'est une situation
01:03:37très importante
01:03:38à signaler
01:03:39l'absence de nomination
01:03:40et de remplacement
01:03:41des personnels
01:03:42non enseignants
01:03:42qui ont des impacts
01:03:43très importants
01:03:45les rapports
01:03:46qui ont été écrits
01:03:46sur la question
01:03:47du fonctionnement
01:03:48du système éducatif
01:03:49montrent que
01:03:50de toute façon
01:03:50on est très sous-administré
01:03:52de ce point de vue
01:03:53et qu'il manque beaucoup
01:03:54de personnel de direction
01:03:56et de personnel non enseignant
01:03:57dans les établissements
01:03:58dans les établissements scolaires
01:04:00je ne répondrai pas
01:04:01à la question
01:04:02sur la sérurité
01:04:02des sanctions
01:04:03et des réponses judiciaires
01:04:05chacun son métier
01:04:06ce n'est pas le mien
01:04:07je peux avoir
01:04:08un avis personnel
01:04:09mais je ne suis pas là
01:04:10pour parler
01:04:10de mon avis personnel
01:04:12sur l'absence
01:04:13de réaction rapide
01:04:14du ministère
01:04:16je n'ai pas d'explication
01:04:17en tout cas
01:04:18nous on a alerté
01:04:18très vite
01:04:19donc c'est parti
01:04:21de Saint-Exupéry-Créteil
01:04:25et en l'occurrence
01:04:26on a très vite
01:04:27alerté sur nos inquiétudes
01:04:28est-ce que tout ça
01:04:29a été prévisible
01:04:30sur l'ampleur du mouvement
01:04:31peut-être pas
01:04:32en tout cas
01:04:33les sujets de fond
01:04:33qu'on a pu évoquer
01:04:35dans nos introductions
01:04:35montrent qu'il y avait matière
01:04:37à poser difficulté
01:04:39sur le fonctionnement
01:04:40du système
01:04:41sur la loi
01:04:42que vous avez évoquée
01:04:43madame la sénatrice
01:04:44il y a des choses
01:04:45qui sont intéressantes
01:04:47de ce point de vue
01:04:49sur la protection fonctionnelle
01:04:51systématique
01:04:52quand on s'est fait tirer dessus
01:04:54de toute façon
01:04:54qu'il y ait protection fonctionnelle
01:04:55ou pas
01:04:56on s'est quand même
01:04:56fait tirer dessus
01:04:57donc la question
01:04:59qui se posera
01:05:01et qui se pose
01:05:02à chaque fois
01:05:02qu'un système
01:05:03qu'une actualité
01:05:06aussi forte
01:05:09apparaît dans le paysage
01:05:11c'est toujours
01:05:11comme vous l'avez évoqué
01:05:12la question de la fouille
01:05:13on est assez strictement
01:05:15opposé à cette question
01:05:16du côté des personnes
01:05:17de direction
01:05:18il y a des personnes
01:05:20dont c'est le métier
01:05:21donc nous ne considérons pas
01:05:23que nous devons
01:05:24devenir des officiers
01:05:25de police judiciaire
01:05:26de ce point de vue
01:05:26chacun son métier
01:05:27donc moi mon métier
01:05:29c'est pas de fouiller
01:05:30les élèves
01:05:30quand ils entrent
01:05:31dans mon établissement
01:05:33en l'occurrence
01:05:34sur la question
01:05:35de l'enseignement professionnel
01:05:36il y a beaucoup de réformes
01:05:38qui ont eu lieu
01:05:38on n'arrive pas
01:05:39à faire la bascule
01:05:42de rendre cette filière
01:05:44attractive et positive
01:05:45elle sera positive
01:05:47quand les enseignants
01:05:48y mettront leurs propres enfants
01:05:50ou les sénateurs
01:05:51d'ailleurs eux-mêmes
01:05:52ce qui n'est pas le cas
01:05:52pour l'instant
01:05:53ça veut dire qu'on est en échec
01:05:55sur la question
01:05:55de l'image
01:05:56de la voie professionnelle
01:05:57c'est pas une volonté politique
01:05:59mais en l'occurrence
01:06:00il y a une situation
01:06:01qui fait qu'aujourd'hui
01:06:02la voie professionnelle
01:06:03continue à tort
01:06:04d'être une filière
01:06:05qui n'est pas une filière
01:06:07souhaitée
01:06:07mais souvent subie
01:06:09encore une fois à tort
01:06:10par un certain nombre
01:06:11d'élèves et de familles
01:06:12sur la question
01:06:13de la place des élèves
01:06:14dans les instances
01:06:16je ne suis pas certain
01:06:16qu'il faille développer ça
01:06:17s'il vous plaît
01:06:18les élèves sont déjà
01:06:19suffisamment présents
01:06:21et écoutés
01:06:21quand ça marche
01:06:22il faut regarder
01:06:23pourquoi ça ne marche pas
01:06:24dans les endroits
01:06:25où ça ne marche pas
01:06:26et encore une fois
01:06:27peut-être en lien
01:06:28avec la voie professionnelle
01:06:29en l'occurrence
01:06:30les élèves ont déjà
01:06:31sur un conseil d'administration
01:06:32en lycée
01:06:33de 30 personnes
01:06:345 sièges
01:06:35ils ne les occupent pas forcément
01:06:36mais en l'occurrence
01:06:37ils sont représentés
01:06:38la question
01:06:39dans les lycées polyvalents
01:06:40de la place systématique
01:06:42des élèves
01:06:42de la voie professionnelle
01:06:43dans ces instances
01:06:44peut se poser
01:06:44parce qu'en l'occurrence
01:06:45il s'avère
01:06:46que c'est souvent
01:06:47des élèves de la voie générale
01:06:48alors que ceux
01:06:49de la voie professionnelle
01:06:50ne demandent pas
01:06:51à y siéger
01:06:53ça peut être un sujet
01:06:56sur les mesures
01:06:57et la sérénité nécessaire
01:07:00il faut admettre
01:07:01que ça sera compliqué
01:07:02d'avancer
01:07:03sur des questions
01:07:03dans un moment
01:07:04où il faut décider rapidement
01:07:06pour éviter
01:07:06que la crise
01:07:08se poursuit
01:07:09on est invité
01:07:11à un certain nombre
01:07:11de réunions
01:07:12ces derniers jours
01:07:12il y a une réunion
01:07:13sur Parcours Sub
01:07:14cet après-midi
01:07:14je ne sais pas
01:07:15ce qui va sortir du chapeau
01:07:17en tout cas
01:07:20on souhaiterait
01:07:21qu'effectivement
01:07:22on puisse reprendre
01:07:23une période
01:07:24beaucoup plus sereine
01:07:25on est assez inquiet
01:07:26sur la façon
01:07:27dont les choses
01:07:27vont potentiellement
01:07:29évoluer
01:07:29en tout cas
01:07:30ce que je peux vous dire
01:07:31vous n'avez pas posé
01:07:31la question
01:07:32mais je vous le dis
01:07:33les personnels de direction
01:07:35ne tiendront pas
01:07:35une nouvelle période
01:07:36dans ces conditions
01:07:37donc
01:07:40ça a été très compliqué
01:07:41ils ont tenu
01:07:42pour un certain nombre
01:07:42d'entre eux
01:07:43en se disant
01:07:44que les vacances
01:07:45approchées
01:07:45ils ne pourront pas
01:07:47redémarrer
01:07:47une période
01:07:48de 7 semaines
01:07:48dans ce contexte-là
01:07:50donc
01:07:50je ne sais pas
01:07:51ce qui se passera
01:07:52mais en tout cas
01:07:53on est très très inquiet
01:07:54sur la façon
01:07:56dont les choses
01:07:56vont évoluer
01:07:57c'est compliqué
01:07:58d'avoir un débat serein
01:07:59sur les questions
01:08:00d'éducation
01:08:01quand
01:08:01de toute façon
01:08:03on est sur une situation
01:08:04d'hystérisation permanente
01:08:05des interventions
01:08:06et du débat
01:08:07il n'y a jamais
01:08:08de demi-mesure
01:08:09et c'est des positions
01:08:12tranchées
01:08:12qui nous expliquent
01:08:13qu'on fait tout mal
01:08:14on a tort
01:08:15ou que les autres
01:08:16ont tort
01:08:17et évidemment
01:08:17qu'ils ont tort
01:08:19bon la nuance
01:08:20est quand même
01:08:20très absente
01:08:22aujourd'hui
01:08:23dans le débat politique
01:08:26un point quand même
01:08:27qui est en lien
01:08:27avec les questions
01:08:28que vous avez posées
01:08:29la place du CLSPD
01:08:30effectivement
01:08:31est importante
01:08:32et ne fonctionne pas
01:08:33toujours aussi bien
01:08:34qu'il serait nécessaire
01:08:35de le faire
01:08:36la communication
01:08:37entre les différents services
01:08:40ou les différents dispositifs
01:08:42qui s'occupent du jeune
01:08:43dans sa globalité
01:08:44et est une difficulté
01:08:46importante
01:08:47qui fait que
01:08:48on fonctionne tous
01:08:49en tuyau d'orgue
01:08:50on se parle peu
01:08:50et sous couvert
01:08:51de secrets professionnels
01:08:53on rate
01:08:53des informations
01:08:54sur la prise en charge
01:08:55du jeune
01:08:56et de sa famille
01:08:57et on a peut-être
01:08:58je ne l'ai pas dit
01:08:59j'avais prévu de le dire
01:09:00dans mon introduction
01:09:01aussi un effet très direct
01:09:03de la responsabilité
01:09:04qu'on veut faire porter
01:09:05à l'école
01:09:05qui doit s'occuper de tout
01:09:06avec un délitement
01:09:08très important
01:09:08des associations
01:09:10et de l'éducation populaire
01:09:11notamment dans les quartiers
01:09:12et ça c'est une conséquence
01:09:14je pense
01:09:14très directe
01:09:15de la façon
01:09:16dont aujourd'hui
01:09:16les jeunes ont un rapport
01:09:18à l'autorité
01:09:19un rapport au collectif
01:09:21qui est manquant
01:09:22il reste
01:09:22un peu de sport
01:09:23beaucoup de religion
01:09:25de l'école
01:09:26et quasi rien d'autre
01:09:27dans les quartiers populaires
01:09:28et ça c'est une situation
01:09:30qui a des conséquences
01:09:32on le voit bien
01:09:32sur le rapport
01:09:35notamment à l'autorité
01:09:37et au collectif
01:09:38dans ce type
01:09:39de secteur
01:09:41sur les postes
01:09:42que vous avez évoqué
01:09:43les 3000
01:09:44oui on peut se poser
01:09:45la question
01:09:45on l'a dit
01:09:47dans nos introductions
01:09:47de comment c'était possible
01:09:49il y a des problèmes
01:09:50de correspondance
01:09:51de discipline
01:09:52il y a des problèmes
01:09:54de correspondance géographique
01:09:55mais pas que
01:09:56ce qui est important
01:09:57pour nous
01:09:58c'est qu'au delà
01:09:59des 3000 postes
01:09:59de TZR
01:10:00c'est-à-dire
01:10:01des titulaires
01:10:02disponibles
01:10:02pour des remplacements
01:10:05il y a la question
01:10:06du plafond d'emploi
01:10:08qui a fait que
01:10:09dans un certain nombre
01:10:09de situations
01:10:10je sais que vous avez
01:10:11interrogé le ministre
01:10:12là-dessus hier
01:10:13ou avant-hier
01:10:13j'ai écouté
01:10:15et donc
01:10:16il y a une question
01:10:17de déplacement
01:10:17du plafond d'emploi
01:10:19la base
01:10:20de fonctionnement
01:10:21d'une école
01:10:22c'est d'avoir
01:10:22un enseignant
01:10:23devant chaque classe
01:10:24quel que soit
01:10:25le coût
01:10:25que ça représente
01:10:26et on a
01:10:27je pense
01:10:27pas suffisamment
01:10:28pris en compte
01:10:29l'augmentation
01:10:30non négligeable
01:10:32des temps partiels
01:10:33thérapeutiques
01:10:34qui ont un impact
01:10:35très fort
01:10:35sur le besoin
01:10:36d'emplacement
01:10:37et sur le congé
01:10:38supplémentaire
01:10:39de naissance
01:10:39qui a également
01:10:40un impact
01:10:41sur les nécessités
01:10:42de remplacement
01:10:42et ça
01:10:43ça nécessite donc
01:10:43un vivier plus important
01:10:45de remplacement
01:10:45et ça n'a pas été
01:10:46suffisamment pris en compte
01:10:48d'un point de vue
01:10:48budgétaire
01:10:49je crois que j'ai déjà
01:10:52enfin je crois que j'ai répondu
01:10:53à beaucoup de questions
01:10:55merci madame Andersen
01:10:56oui merci
01:11:00merci Bruno
01:11:02pouvait-on prédire
01:11:03cette crise
01:11:05écoutez
01:11:05nous l'avons tous dit
01:11:07ça fait des mois
01:11:08que nous alertons
01:11:10que nous alertons
01:11:11aussi sur les tensions
01:11:14un petit peu globales
01:11:15dans les établissements
01:11:16les gens
01:11:17très
01:11:18un peu
01:11:19à cran
01:11:20excusez-moi
01:11:21donc
01:11:22bien sûr
01:11:23que c'était prévisible
01:11:24qu'à un moment donné
01:11:25il y aurait
01:11:25comme ça
01:11:26une éruption
01:11:27bien
01:11:27ça c'est la première chose
01:11:29ensuite
01:11:30pourquoi
01:11:30où étaient
01:11:32les responsables
01:11:32etc
01:11:33ça écoutez
01:11:34là-dessus
01:11:34moi je suis
01:11:35incapable
01:11:35de répondre
01:11:37le constat que je fais
01:11:38c'est que
01:11:41la prise en compte
01:11:42de la situation
01:11:43intervient
01:11:44beaucoup trop tard
01:11:45alors que la crise
01:11:46est extrêmement développée
01:11:47et enquistée
01:11:50ensuite
01:11:51toujours pour rester
01:11:52sur les questions
01:11:53un petit peu générales
01:11:54sur
01:11:55ce que vous avez dit
01:11:57les uns et les autres
01:11:58les missions de l'école
01:11:59de former des citoyens
01:12:00de former des républicains
01:12:02l'éducation
01:12:03à toutes ces questions-là
01:12:04très théorique
01:12:06écoutez
01:12:06en matière d'éducation
01:12:08le plus important
01:12:10c'est l'exemple
01:12:10qui est donné
01:12:12c'est pas tant
01:12:15ce qui est dit
01:12:16c'est pas tant
01:12:17le théorique
01:12:17vous savez
01:12:19les jeunes
01:12:20n'y sont pas idiots
01:12:21et puis finalement
01:12:24quelque part
01:12:24ce qu'on leur apporte
01:12:26ça porte aussi
01:12:28un peu ses fruits
01:12:29parce qu'ils analysent
01:12:30une situation
01:12:31une situation sociale
01:12:33et
01:12:34quel exemple
01:12:35la société
01:12:37et les responsables
01:12:38les responsables
01:12:40les responsables
01:12:41politiques
01:12:42n'y voyez
01:12:44rien contre vous
01:12:45les uns et les autres
01:12:46il n'y a absolument
01:12:47rien de personnel
01:12:47mais ils voient ça
01:12:49les jeunes
01:12:50et
01:12:52je rejoins
01:12:53monsieur le sénateur
01:12:55Brisson
01:12:55la question
01:12:56de l'autorité
01:12:58on peut en parler
01:12:59parce que nous
01:12:59nous sommes des fonctionnaires
01:13:00d'autorité
01:13:01nous incarnons
01:13:02l'autorité
01:13:03dans nos établissements
01:13:04et nous savons bien
01:13:05qu'il suffit pas
01:13:06que nous ayons
01:13:07le badge
01:13:08proviseur
01:13:09pour que l'autorité
01:13:10soit reconnue
01:13:11l'autorité
01:13:12elle se mérite
01:13:13voilà
01:13:14moi c'est plus
01:13:15en forme de question
01:13:16et je crois
01:13:16que c'est plus là-dessus
01:13:17qu'il faut s'interroger
01:13:18et puis souvent
01:13:20nous regardons
01:13:22nous regardons
01:13:23ailleurs
01:13:24ce qui se passe
01:13:25dans les autres pays
01:13:27ce que je réponds
01:13:28à ces questions-là
01:13:29et je l'ai fait aussi
01:13:29lorsque nous avons été
01:13:31auditionnés
01:13:31à l'Assemblée nationale
01:13:33au mois de juin
01:13:35l'école
01:13:36elle est dans une société
01:13:38quand on regarde
01:13:39là on est sur
01:13:39des sujets
01:13:40qui concernent
01:13:42la société
01:13:42tout entière
01:13:43et tout est
01:13:45interdépendant
01:13:45voilà
01:13:46sur ces questions-là
01:13:48après sur la question
01:13:49des moyens
01:13:49du coût
01:13:52nous nous ne disons pas
01:13:54uniquement
01:13:55il faut nous donner plus
01:13:56nous entendons bien
01:13:57qu'il y a
01:13:59des sujets
01:14:00d'économie
01:14:01qui a un problème
01:14:02voilà
01:14:02financier etc
01:14:04nous disons
01:14:06il y a
01:14:08ayons le courage
01:14:08d'aller voir
01:14:09ce qui ne sert à rien
01:14:11je vous ai donné
01:14:12un exemple
01:14:12c'est un sujet
01:14:13qu'on porte
01:14:14mais on y croit
01:14:14et on finira
01:14:15pas y arriver
01:14:15avec vous
01:14:17vous savez
01:14:20interrogeons-nous
01:14:20tout ce qu'on nous fait faire
01:14:22le fameux millefeuille
01:14:24qui ne cesse
01:14:25de s'amonceler
01:14:25mais il y a beaucoup
01:14:26de choses
01:14:26qui prennent du temps
01:14:27le temps c'est de l'argent
01:14:29parce que derrière
01:14:29il y a du temps de travail
01:14:31avec un coût horaire
01:14:32ça ne sert à rien
01:14:33on peut vous donner
01:14:34des listes
01:14:35voilà
01:14:36donc regardons cela
01:14:41on reviendra vers vous
01:14:42et puis vous avez aussi
01:14:44vous cette capacité
01:14:46les représentants
01:14:47de la nation
01:14:48d'aller questionner
01:14:49parce que nous n'arrêtons pas
01:14:51de le demander
01:14:52quand on demande
01:14:53d'évaluer
01:14:53voilà
01:14:54il me semble quand même
01:14:56et là nous serons tous d'accord
01:14:57que l'école
01:14:59sa première mission
01:15:01c'est la transmission
01:15:02des connaissances
01:15:03et de faire
01:15:04des républicains
01:15:05bien
01:15:06donc
01:15:07moi quand je prends
01:15:08le calendrier de l'année
01:15:09mesdames et messieurs
01:15:10les sénateurs
01:15:11et ce qu'on vous dit là
01:15:12on le dit aux ministres
01:15:13à chaque fois
01:15:13il y a plein de choses
01:15:14qui relèvent d'autres choses
01:15:15qui ne sont pas inintéressantes
01:15:16dans l'absolu
01:15:17tout est intéressant
01:15:18mais à un moment donné
01:15:19il faut faire des choix
01:15:20et il n'y a pas que les
01:15:24vous attendiez pas
01:15:25d'être d'accord avec moi
01:15:26je crois
01:15:27mais si on s'est déjà
01:15:28on a déjà échangé
01:15:29sur plein d'autres sujets
01:15:30dans le passé
01:15:31mais si vous voulez
01:15:32je crois aussi
01:15:33qu'il ne faut pas seulement
01:15:34s'attacher
01:15:35aux heures de cours
01:15:36qui n'ont pas lieu
01:15:37parce que
01:15:38les absences
01:15:39ne sont pas
01:15:40remplacées
01:15:41mais
01:15:41et ça aussi
01:15:43nous l'avons dit
01:15:43à tous les ministres
01:15:44à toutes ces heures
01:15:45de cours
01:15:46qui n'ont pas pu avoir lieu
01:15:47parce qu'on a fait
01:15:48autre chose
01:15:49parce que l'école
01:15:52avec la disparition
01:15:53d'un certain nombre
01:15:55de services publics
01:15:56finalement se retrouve
01:15:58missionnée
01:15:59et porte
01:16:00toutes les misères du monde
01:16:01donc
01:16:02après tout
01:16:04si c'est le choix
01:16:04de la nation
01:16:06pourquoi pas
01:16:07nous nous ferons
01:16:08représentants de l'état
01:16:09on applique
01:16:09les politiques publiques
01:16:10mais dans ce cas là
01:16:11il faut bien
01:16:13entendre
01:16:14qu'il y aura
01:16:14moins d'heures
01:16:15de cours
01:16:16donc de deux choses
01:16:17l'une
01:16:17à un moment donné
01:16:18il faut choisir
01:16:19le problème
01:16:20c'est que depuis des années
01:16:21vous le savez
01:16:21vous le dites
01:16:22les uns et les autres
01:16:23il n'y a pas de choix
01:16:24qui est fait
01:16:25on est dans l'empilement
01:16:26on veut continuer
01:16:28à reproduire
01:16:29l'école
01:16:29de la troisième république
01:16:31c'est pas un jugement
01:16:31de valeur
01:16:33et rajouter
01:16:33l'école
01:16:34du 21ème siècle
01:16:35mais c'est pour ça aussi
01:16:37qu'il y a une perte
01:16:37de sens
01:16:38et cette crise
01:16:39cette crise
01:16:40c'est aussi
01:16:42quelque part
01:16:43l'illustration
01:16:44de ces pertes
01:16:45de sens
01:16:47généralisées
01:16:47et là dessus
01:16:48voyez-vous
01:16:48j'ai le sentiment
01:16:50que quelles que soient
01:16:51les orientations
01:16:54des uns et des autres
01:16:55là dessus
01:16:55on peut tous
01:16:56être
01:16:57on peut tous
01:16:57être d'accord
01:16:58et j'en suis
01:16:59extrêmement
01:17:00satisfaite
01:17:01bien
01:17:02après sur des questions
01:17:03plus précises
01:17:03les 54 heures
01:17:04alors
01:17:05je vais vous parler
01:17:06aussi d'autres choses
01:17:07l'année dernière
01:17:08on nous a sorti
01:17:09c'était
01:17:09la ministre Borne
01:17:11une nouvelle usine à gaz
01:17:12qui s'est appelée
01:17:13le PPO
01:17:14projet
01:17:16prend pluriannuel
01:17:18d'orientation
01:17:19que nous avons dénoncé
01:17:20on nous a mis
01:17:22une pression
01:17:22de dingue
01:17:24et pour quel résultat
01:17:25rien du tout
01:17:26les 54 heures
01:17:27les établissements
01:17:28font
01:17:29comme ils peuvent
01:17:30mais après
01:17:31il ne faudrait pas
01:17:32qu'il soit dit
01:17:33que les établissements
01:17:34ne s'occupent pas
01:17:35d'orientation
01:17:36bien sûr
01:17:37il y a toujours
01:17:38des marges d'amélioration
01:17:39mais je peux vous dire
01:17:40que dans les lycées
01:17:42les proviseurs
01:17:43et les équipes
01:17:44font le maximum
01:17:45avec les moyens
01:17:46qui leur sont donnés
01:17:47qu'ils soient budgétaires
01:17:49ou en termes
01:17:49de gouvernance
01:17:51pour former les élèves
01:17:52le sujet
01:17:53c'est pas ça
01:17:54mais
01:17:54à un moment donné
01:17:56il faudra quand même
01:17:57s'interroger
01:17:59sur la capacité
01:18:00d'un jeune
01:18:01parce que maintenant
01:18:02on ne redouble plus
01:18:03alors je ne demande pas
01:18:04le retour du redoublement
01:18:05voilà
01:18:06ça c'est un autre sujet
01:18:07bien
01:18:09quand on a
01:18:1014 ans
01:18:1215 ans
01:18:14quelle maturité
01:18:15a-t-on
01:18:16pour faire des choix
01:18:17qui soient éclairés
01:18:18il n'y en a pas
01:18:19voilà
01:18:20et donc
01:18:21les parents sont déboussolés
01:18:23il faut parler
01:18:24de l'angoisse
01:18:25des familles
01:18:27vous êtes parent
01:18:28vous vous projetez
01:18:29un jeune de 15 ans
01:18:29ça se projette
01:18:30pas
01:18:30il a un projet
01:18:32en fin de seconde
01:18:33deux ans après
01:18:33il en aura un autre
01:18:34et cinq ans après
01:18:36il en aura un autre
01:18:37donc là
01:18:38il y a un vrai sujet
01:18:39de fond
01:18:39donc arrêtons
01:18:41les ppo
01:18:41arrêtons toutes ces choses là
01:18:43l'orientation
01:18:44c'est un sujet
01:18:45de fond
01:18:46c'est un sujet
01:18:46de fond
01:18:47dont il faut
01:18:47vraiment
01:18:48vraiment s'occuper
01:18:49alors ensuite
01:18:50le remplacement
01:18:51dans le désordre
01:18:53bon écoutez
01:18:54tout ça
01:18:55n'est pas sérieux
01:18:55ces trois mille postes
01:18:57qu'on découvre
01:18:59alors oui
01:19:00on sait que
01:19:00les outils
01:19:01sont un peu
01:19:02antidiluvien
01:19:03sous dos
01:19:04bon
01:19:05mais là
01:19:06nous l'avons dit
01:19:07au ministre
01:19:08c'est assez
01:19:09comment dire
01:19:09c'est pas très valorisant
01:19:11c'est un peu méprisant
01:19:13pour
01:19:13nos collègues
01:19:15qui travaillent
01:19:16en rectorat
01:19:17dans des conditions
01:19:19extrêmement déplorables
01:19:20on sait que parfois
01:19:21ce sont les inspecteurs
01:19:22de discipline
01:19:23on a plein d'anecdotes
01:19:24qui nous disent
01:19:25bah écoute
01:19:26voilà je suis obligé
01:19:27de m'y coller
01:19:27parce que
01:19:28il y a tel et tel agent
01:19:29qui n'est pas remplacé
01:19:30et puis
01:19:31à un moment donné
01:19:32il n'y a plus de sous
01:19:33etc etc
01:19:35donc il fut un temps
01:19:37où on avait
01:19:38des brigades
01:19:39de remplacement
01:19:40des TZR
01:19:41moi je me souviens
01:19:42c'était avant 2007
01:19:44ça fonctionnait pas si mal
01:19:45et puis après
01:19:46je me souviens aussi
01:19:47il a fallu tous
01:19:48les affecter sur poste
01:19:49parce qu'il fallait faire
01:19:50des économies
01:19:50je ne suis pas contre
01:19:51les économies
01:19:52mais il faut les faire
01:19:53au bon endroit
01:19:54il faut absolument
01:19:55absolument
01:19:56et on parle de la gouvernance
01:19:57il faut une priorité
01:19:59pour ce ministère
01:20:00c'est quoi la priorité
01:20:01si la priorité
01:20:03c'est la transmission
01:20:03des connaissances
01:20:04et faire de bons républicains
01:20:06qu'on mette le paquet
01:20:07là dessus
01:20:08et qu'on fasse
01:20:08des économies ailleurs
01:20:10néanmoins je pense
01:20:11qu'il faudra quand même
01:20:12rallonger un petit peu
01:20:14rallonger un petit peu
01:20:15l'argent sur la table
01:20:17dans le cadre
01:20:17du PLF
01:20:192027
01:20:19et là je vais vous parler
01:20:20du remplacement
01:20:21des personnels de direction
01:20:23nous on porte
01:20:24une revendication
01:20:25depuis des années
01:20:26c'est la création
01:20:27on a un dossier
01:20:29qui est bien ficelé
01:20:31contient à disposition
01:20:32de la direction
01:20:33de l'encadrement
01:20:34on a été très loin
01:20:35dans la réflexion
01:20:36la mise en oeuvre
01:20:37de brigade de remplacement
01:20:38de personnel
01:20:39de direction
01:20:41le coût ne serait pas
01:20:42excessif
01:20:43voilà on a réfléchi
01:20:44sur une mise en oeuvre
01:20:45progressive
01:20:46etc etc
01:20:47ça ce sont des sujets
01:20:49essentiels
01:20:49parce que comme le disent
01:20:50les ministres
01:20:51nous c'est le dernier
01:20:52kilomètre
01:20:52c'est là que ça se passe
01:20:53bon
01:20:54mais à un moment donné
01:20:57il va quand même falloir
01:20:58permettre au dernier
01:20:58kilomètre
01:21:00de pouvoir mettre
01:21:01l'asphalte
01:21:01parce que
01:21:02en l'état actuel
01:21:03ce n'est pas possible
01:21:06bien
01:21:07alors je regarde
01:21:08je regarde
01:21:08j'essaye
01:21:09je ne pourrais pas
01:21:09répondre à tout
01:21:10oui une petite anecdote
01:21:11sur les 3000 postes
01:21:13un collègue me raconte
01:21:14et il est bien content
01:21:15on lui a affecté
01:21:17deux de ses 3000 postes
01:21:19deux professeurs d'EPS
01:21:21dont il ne sait que faire
01:21:23parce que
01:21:24ça ne correspond pas du tout
01:21:27aux besoins qu'il avait
01:21:28mais ils sont affectés
01:21:29voilà
01:21:29c'est l'académie de Lille
01:21:31pour autant que je me souvienne
01:21:32je ne veux pas
01:21:33stigmatiser l'académie de Lille
01:21:34c'est juste un exemple
01:21:35bien
01:21:36j'avance
01:21:37j'avance
01:21:40voilà
01:21:43alors sur la sévérité
01:21:45et les retours
01:21:46moi je ne vais pas me prononcer
01:21:47sur les décisions de justice
01:21:49mais c'est vrai que
01:21:51les collègues
01:21:52qui ont été ciblés
01:21:55malmenés
01:21:56bousculés
01:21:58aimeraient bien savoir
01:21:59quelles vont être les suites
01:22:00qui vont être données
01:22:01moi ce sont des demandes
01:22:03qu'on m'a faites
01:22:04et en même temps
01:22:05je vous dirais
01:22:06mais c'est d'un autre ordre
01:22:08il y a la justice
01:22:09et puis après
01:22:10il y a
01:22:11les établissements
01:22:13avec les conseillers
01:22:14de discipline
01:22:15etc
01:22:15qui devront avoir lieu
01:22:17nous avons des textes
01:22:18il y a des situations
01:22:20dans lesquelles
01:22:20on n'a pas se poser de questions
01:22:21tout ça est borné
01:22:22on fait des conseillers
01:22:23de discipline
01:22:23mais
01:22:24je pense que
01:22:25nous devons aussi
01:22:26avoir en tête
01:22:27le retour
01:22:30à la sérénité
01:22:31au calme
01:22:32et
01:22:33lorsqu'il s'agit
01:22:35de nos élèves
01:22:35toujours se rappeler
01:22:38que
01:22:39nous devons agir
01:22:40en éducateur
01:22:42voilà pour ces remontées
01:22:44de terrain
01:22:45venus des proviseurs
01:22:46en ce qui concerne
01:22:47la mobilisation lycéenne
01:22:48qui dure depuis maintenant
01:22:50un mois
01:22:51des responsables
01:22:51d'établissements
01:22:52qui se disent
01:22:53épuisés
01:22:54physiquement
01:22:55et nerveusement
01:22:56100% Sénat
01:22:57c'est maintenant terminé
01:22:58je vous souhaite
01:22:59une très belle journée
01:22:59sur les chaînes parlementaires
01:23:03Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations