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L'édito de Jules Torres : «Le Rassemblement national fait sa rentrée à Nice»
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il y a 1 an
Dans son édito du 06/10/2024, Jules Torres revient sur la rentrée politique du Rassemblement national.
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00:00
Le Rassemblement national prend une petite bouffée d'air frais ce week-end.
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Après avoir raté la marche du pouvoir aux dernières législatives,
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Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas dit leurs derniers mots.
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Donc ce dimanche, ils reviennent et le duo va rassembler ses troupes
00:12
avec un tout nouveau slogan, jusqu'à la victoire.
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Le message est clair, ils veulent être prêts pour toute éventuelle dissolution,
00:19
mais cette fois sans les brebis galeuses qui ont saboté la précédente campagne.
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Petit ombre au tableau, leur allié local Eric Ciotti ne sera pas présent,
00:26
il pourrait apparaître dans une vidéo, me dit-on.
00:28
En réalité, ce week-end n'a tout d'un retour aux sources pour l'ERN.
00:31
Pas tellement pour les beaux discours,
00:33
mais parce que l'état-major a passé une partie de la semaine au tribunal.
00:37
Le procès des assistants parlementaires du Front National a commencé lundi
00:41
et va s'étendre jusqu'au 27 novembre.
00:44
Neuf anciens eurodéputés frontistes, dont Marine Le Pen,
00:47
sont dans le box des accusés.
00:49
Et cette dernière risque gros, 10 ans de prison, 1 million d'euros d'amende
00:53
et même peut-être une peine d'inéligibilité.
00:55
Et alors, malgré tout cela, l'ERN n'a jamais semblé autant en position de force.
01:00
C'est tout le paradoxe de cette rentrée pour l'ERN.
01:02
On les croyait dans les cordes, démoralisés après la défaite des législatives.
01:05
Et pourtant, l'ERN n'a jamais eu autant d'influence, n'a jamais été aussi puissant.
01:10
Marine Le Pen, elle tire les ficelles en coulisses.
01:12
Elle décide de qui est ministre ou non, de qui Michel Barnier recadre ou non.
01:15
Elle dicte la ligne politique du gouvernement.
01:17
Bref, Marine Le Pen règne en maîtresse absolue.
01:21
D'autant qu'elle maintient toujours cet effet de surprise qui lui est cher.
01:24
D'où le silence radio sur les premiers arbitrages budgétaires.
01:27
Aucun mot ne filtre sur ses intentions, sur la stratégie qu'elle pourrait adopter.
01:31
Bref, dans l'ombre, elle dirige tout.
01:33
Pourtant, quelques indices apparaissent.
01:36
Michel Barnier semble vouloir ménager la chèvre et le chou.
01:39
En limitant les efforts fiscaux aux riches, il épargne les classes populaires.
01:42
Une manière d'éviter le coup près d'une censure immédiate.
01:45
Marine Le Pen, fidèle à son credo d'esprit d'ouverture,
01:47
continue de jongler avec ses fameuses lignes rouges.
01:50
Mais attention, elle a prévenu ses troupes.
01:52
Pas question de s'engager dans une stratégie du chaos.
01:54
La chute de Michel Barnier n'est pas pour tout de suite.
01:56
Drapée dans des habits de responsable d'État,
01:59
Marine Le Pen, pas question de jouer les troubles faites.
02:03
Avec une censure qu'elle dit bas de gamme.
02:05
Si censure, il doit y avoir.
02:08
Ce sera sur un sujet suffisamment grave pour emporter l'adhésion de tous.
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D'ici là, aucune précipitation.
02:13
C'est un pari un petit peu risqué, mais ça va m'en calculer.
02:16
Pourquoi risquer ?
02:16
Parce que le RN joue sur un fil.
02:18
Vous savez, à force d'être trop sage, trop patient,
02:21
il risque de laisser un terrain à un homme
02:22
qui pourrait lui grignoter une partie de son électorat.
02:25
Je parle évidemment de Bruno Rotaillot.
02:26
Le nouveau patron de Beauvau n'est pas là pour faire de la figuration.
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Il a déjà commencé à marquer son territoire.
02:31
Anecdote, cette semaine, il a déjeuné avec Nicolas Sarkozy,
02:34
le maître incontesté de l'intérieur dans les années 2000.
02:37
Le souvenir d'ailleurs de Nicolas Sarkozy dans les rangs du RN
02:40
reste un petit cauchemar pour ceux qui ont un petit peu de mémoire.
02:43
Souvenez-vous, en 2007, il avait siphonné les voix de Jean-Marie Le Pen,
02:47
faisant plonger le Front national de la qualification au second tour en 2002
02:51
à un maigre 10% en 2007.
02:53
17 ans plus tard, Bruno Rotaillot, il rêve de jouer la même partition
02:56
entre les sorties médiatiques musclées,
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l'affichage d'une fermeté implacable et son offensive sur l'État de droit.
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Il ne cache pas son ambition.
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Référendum sur l'immigration, rétablissement de la double peine,
03:07
critique du multiculturalisme, autant de sujets chers à Marine Le Pen
03:11
qui se retrouvent sur la table de Beauvau et donc du gouvernement.
03:15
Pour Bruno Rotaillot, évidemment, la clé du succès,
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ce sont des résultats concrets.
03:18
S'il parvient à prouver qu'il est capable de résoudre les problèmes
03:21
d'immigration et de sécurité, le RN pourrait bien se retrouver
03:24
dépossédé de son fonds de commerce.
03:26
Pire, alors que Bruno Rotaillot endosse sans complexe les habits du RN,
03:30
comment ce dernier pourrait-il légitimement voter une censure
03:34
contre un gouvernement dont le ministre de l'Intérieur
03:36
est devenu le meilleur porte-parole ?
03:38
Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les portes-paroles du RN,
03:41
Laurent Jacobelli et Laure Lavallette.
03:43
En somme, Bruno Rotaillot pourrait bien devenir le bouclier incassable
03:46
du gouvernement Barnier, neutralisant toute véléité de motion de censure
03:50
du côté du RN.
03:51
Décidément, cette rentrée n'a rien d'ordinaire.
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