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La chronique du Dr Milhau du 19/09/2024
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il y a 1 an
#bonjourdrmilhau
Les conseils de notre docteur Brigitte Milhau sur les sujets santé qui vous concernent dans #BonjourDrMilhau
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00:00
Le docteur Brigitte Mignot qui nous rejoint, bonjour Brigitte.
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Bonjour.
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Demain ce sera la journée européenne de la prostate et ce matin vous nous parlez de
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cette polémique autour du dépistage du cancer de la prostate et pour commencer un rappel
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sur ce cancer.
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Voilà, on va donner quelques généralités, c'est quand même le cancer le plus fréquent
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chez l'homme et c'est le troisième cancer en termes de mortalité.
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Vous allez me dire troisième en termes de mortalité après le poumon et le cancer colorectal,
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c'est beaucoup.
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En fait c'est aussi parce que c'est le plus fréquent qu'il est important en termes de
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mortalité et c'est aussi parce qu'il survient généralement après 70 ans, plus fréquemment.
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Il y a 0,5% des cancers de la prostate qui surviennent avant 50 ans.
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Alors il y a toute une polémique, déjà on va la situer quand même pour ceux qui
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ne savent pas.
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Elle se trouve sous la vessie, elle se trouve entre le pubis et le rectum comme on va le
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voir sur ce schéma.
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Vous voyez, on l'a mise en vert fluo pour qu'on la repère bien.
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Pourquoi il y a une polémique ? Pour l'instant, l'idée c'est de savoir si on fait un dépistage
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de masse comme on peut en faire pour le cancer du sein chez la femme, on fait un dépistage
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de masse à partir de 50 ans ou comme on peut le faire pour le cancer colorectal chez tout
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le monde.
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A 50 ans, on reçoit sa petite lettre, un mois après l'anniversaire, la petite lettre de
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l'anniversaire.
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Et si on faisait un dépistage aussi de masse pour le cancer de la prostate ? Il y a d'ailleurs
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beaucoup de personnalités qui s'en étaient mêlées, etc.
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Mais en fait, ce n'est pas si simple que ça, je vais vous expliquer pourquoi.
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De quoi dispose-t-on pour savoir si on a un cancer de la prostate ou pas ? On a ce qu'on
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appelle des PSA, ce sont des antigènes spécifiques de la prostate.
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Une simple prise de sang, ce sont des cellules sécrétées par la prostate, donc une simple
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prise de sang, on mesure, on sait si vous avez des PSA élevés, au-dessus de 4, et
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ça, ça pouvait être un moyen de dépister, et on le fait d'ailleurs quand on a un doute
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sur un cancer de la prostate.
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Après, autre moyen, le toucher rectal.
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Il faut savoir que normalement, une prostate, c'est petit, c'est souple, c'est lisse, c'est
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élastique, et quand il y a un cancer, justement, elle devient dure, mais ligneuse, elle perd
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toutes ses propriétés.
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Donc le médecin va voir la prostate et en la palpant, on voit s'il y a un problème.
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Mais pourquoi il y a cette polémique ? Pour plusieurs raisons.
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D'abord, les PSA ne sont pas spécifiques du cancer de la prostate, c'est-à-dire qu'on
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peut avoir des PSA élevés, mais pour une hypertrophie bénigne de la prostate, c'est-à-dire
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qu'en fait, vous avez juste une petite, après 50 ans, elle commence à grossir un peu, donc
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vous avez juste une prostate qui gonfle un petit peu, une hypertrophie bénigne de la
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prostate, et les PSA sont élevés.
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Vous pouvez avoir des PSA élevés, par exemple, tout ce qui a stimulé un peu la prostate
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peut entraîner une augmentation des PSA.
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Même le fait de faire du vélo, d'avoir stimulé sur la selle, ça peut même monter les PSA.
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Donc vous voyez, ce n'est pas spécifique du cancer de la prostate.
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Autre chose, on a fait une étude post-mortem sur des hommes de tous les âges et on s'est
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aperçu qu'en fait, chez 64% des hommes autopsiés, si vous voulez, ils avaient un cancer de la
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prostate, mais ils n'en avaient jamais entendu parler de leur vie.
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Ce qui veut dire quoi ? Qu'on a des formes agressives de cancer de la prostate, mais
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on a des formes qu'on appelle indolentes, c'est-à-dire qu'elles ne vont jamais évoluer
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vers des formes graves.
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Il ne faut pas les traiter, celles-là.
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Justement, c'est ça le problème.
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Et elles sont traitées alors qu'on ne devrait pas les traiter.
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C'est justement ça.
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Donc voilà, les principales raisons.
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Après, on s'est aperçu, il faut quand même savoir qu'en fait, dans le monde, personne
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ne fait de dépistage de masse de la prostate.
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Il y a deux pays, je crois que c'est Lituanie et Kazakhstan qui le font, mais sinon personne
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ne le fait.
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Et surtout, la troisième raison, et peut-être la plus importante, c'est que lorsque vous
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traitez, il peut y avoir des complications.
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Lorsqu'on va vous traiter pour un cancer, on dépiste un cancer de la prostate, on vous
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traite, il peut y avoir comme complication pratiquement tout le temps une âne d'éjaculation,
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c'est-à-dire une absence d'éjaculation, on peut avoir des troubles de l'érection,
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on peut avoir des douleurs pelviennes, des incontinences urinaires, donc c'est toujours
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bénéfice-risque.
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Donc, pour l'ensemble, les recommandations, ce n'est pas de dépistage de masse pour
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le cancer de la prostate, en revanche, des dépistages, quand vous avez des suspicions,
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des troubles, je vous ai mis quelques-uns des signes qui doivent vous inquiéter et
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faire que vous consultiez, mais l'idée, c'est surtout d'en discuter avec votre médecin.
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Parce que même s'il n'y a pas de dépistage de masse, on sait qu'un homme, que 50% des
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hommes de 50 ans ont déjà demandé des PSA parce que ça a été médiatisé, etc.
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Et ils le font quand même.
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Le problème, c'est qu'il faut en discuter, c'est vraiment une discussion, et le mieux
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placé pour en parler, c'est peut-être votre médecin généraliste qui vous connaît
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et qui va vous expliquer les bénéfices et les risques à faire ce dépistage régulièrement.
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Et surtout, on peut faire un suivi régulier aussi, on peut très bien, voilà, une surveillance
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un petit peu rapprochée, mais voilà.
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Donc voilà pourquoi il y a cette polémique sur le dépistage du cancer de la prostate.
05:07
Merci Brigitte.
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