00:00On nous a aussi expliqué que nous étions en guerre contre les institutions.
00:03Au contraire, nous faisons fonctionner les institutions.
00:06Ce sont nos institutions, celles de la Vème République, qui sont visées.
00:20Je rappelle que l'article 68 est un article de la Constitution
00:25qui dépend d'une appréciation politique des parlementaires
00:28sur le rôle que joue le président de la République.
00:31Nous prenons les choses étape par étape.
00:33D'abord, nous allons devoir nous battre pour l'inscription
00:36à l'ordre du jour de cette Commission des lois.
00:38Et je le dis, ça va être une bataille qui est une bataille âpre.
00:41Ensuite, chacun des parlementaires prendra ses responsabilités
00:45dans cette commission.
00:46Il y a 21 députés macronistes sur 73 commissaires
00:50à la Commission des lois.
00:52Donc, normalement, nous avons la possibilité
00:55de faire continuer cette discussion dans l'hémicycle.
00:57Nous nous sommes appliqués uniquement sur le fond.
01:00Et ça aurait pu être une proposition faite par un autre groupe
01:02que nous aurions raisonné de la même façon.
01:04Et je renvoie aussi aux propos parfois polémiques de Laurent Wauquiez
01:08ou d'Éric Ciotti et du manque des Républicains
01:10qu'ils ont eux-mêmes proposés en 2016
01:12de la destitution du chef de l'État qui était François Hollande à l'époque.
01:16Donc, nous affirmons avec fermeté
01:18que nous ne sommes à la remorque de personne.
01:20Nous sommes au sein du nouveau Front populaire,
01:22une force pleine et entière avec sa liberté de position
01:25et sa démocratie interne.
01:27Ce texte pourra suivre son chemin.
01:29Il va pouvoir être débattu.
01:30Et je pense que c'était essentiel que ce soit débattu
01:32quand on a plus de 300 000 personnes
01:34qui ont voté une pétition appelant à la destitution
01:37du président de la République.
01:38Au-delà de la personne du président de la République,
01:42ce sont nos institutions,
01:43celles de la Ve République qui sont visées
01:46et qui ont pour but aujourd'hui très clairement
01:50de procéder à une forme de coup d'État politique
01:54de la part d'une minorité,
01:56d'une minorité qui a choisi la violence en politique.
02:00Ce qui est grave, c'est qu'on est un parti de gouvernement,
02:03le parti socialiste,
02:04qui nous disent que cette motion n'a aucun sens,
02:07qui nous disent que cette motion est grotesque,
02:09mais qui votent quand même sa recevabilité,
02:11entre guillemets, pour que le débat ait lieu.
02:14Et ça, ça affaiblit de manière extrêmement forte
02:17l'Assemblée nationale elle-même,
02:19le bureau de l'Assemblée nationale lui-même,
02:22qui, de ce point de vue-là,
02:22devient une espèce de chambre d'enregistrement
02:26de toutes les idées les plus délétères des uns et des autres.
02:28Et ça, c'est très grave.
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