00:00Cette partie de baltrap médiatico-politique devient assez insupportable.
00:03Quand j'écoute ce que j'entends sur votre plateau,
00:05d'abord il faut respecter nos institutions, c'est une première chose.
00:08Il y a des gens de valeur qui sont cités bien évidemment comme premiers ministrables.
00:13Xavier Bertrand fait partie, il est légitime, travailleur, efficace.
00:17Xavier Bertrand c'est le bon sens proche de nous.
00:19Mais c'est vrai que c'est le président de la République qui décide.
00:22Et c'est lui qui décidera parce que c'est un couple exécutif.
00:25Même si on n'est pas totalement d'accord avec son premier ministre,
00:28même si on est en opposition, c'est quand même un couple.
00:30Il va falloir faire avancer les affaires de la France,
00:32et on sait qu'il y a beaucoup de choses sur le bureau.
00:34Donc le fait est, c'est que moi ce que je vois,
00:37en tout cas dans le casting et les profils qui commencent à apparaître,
00:42c'est la République des territoires, et c'est déjà une bonne chose.
00:44C'est-à-dire qu'il y a un vent de démocratie locale
00:47qui pourrait souffler sur le prochain gouvernement.
00:49Et je pense que déjà ça, si on a gagné ça, c'est déjà une première étape.
00:53Le président de la République prend son temps, il a eu raison.
00:56Les mêmes qui le reprochent de prendre son temps,
00:58c'est les mêmes qui lui ont reproché de faire la dissolution
01:01immédiatement après les élections.
01:03Je pense que…
01:03– Attendez, Franck Louvrier, juste sur le casse-tête institutionnel
01:11du choix du premier ministre qui veut que les noms qui sont évoqués
01:13seraient immédiatement censurés.
01:15Comment est-ce que vous contournez ça ?
01:17Vous qui connaissez bien la pratique des institutions,
01:19vous avez été conseiller de Nicolas Sarkozy
01:21quand il était à l'Élysée entre 2007 et 2012,
01:24fin observateur de ce qui se passe.
01:26Comment est-ce qu'on contourne ça, le fait qu'immédiatement
01:29Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve seraient censurés par l'Assemblée nationale ?
01:32– D'abord, il y a des jeux de posture dans cette histoire,
01:34de tous les partis politiques.
01:36Il y a le rapport, je dirais, inter-individuel
01:39entre le président de la République et les responsables des formations politiques
01:42et puis il y a ce qu'ils disent à l'extérieur.
01:44Et on sait très bien que le discours n'est pas le même.
01:46Et que pour avancer, et la preuve, on l'a bien vu sur ma famille politique
01:49qui a clairement avancé, comme le disait à juste titre Guillaume Tabard,
01:53on le voit vers une coalition, en tout cas vers un rapprochement
01:56pour essayer de faire travailler ensemble tout le monde.
01:59Donc, il y a deux jeux.
02:01Et le jeu médiatique n'est pas le jeu sans doute réel
02:05entre le président de la République et ses différents contacts.
02:07Et c'est une bonne chose parce qu'on le voit bien
02:09que les choses évoluent au fur et à mesure du temps.
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