00:00Souvent, le médecin, il est vu un peu comme
00:01« Waouh, c'est une machine, c'est un dieu, il ne fait que travailler. »
00:04C'est tellement faux.
00:14C'est un petit peu bête, mais quand j'étais en terminale,
00:16je me suis dit « Médecine, c'est difficile,
00:18et j'ai envie de me lancer un défi. »
00:19Et je suis partie en médecine.
00:24On va dire que c'est une pression qui est un peu constante,
00:26qui démarre en première année.
00:28On dit toujours « Oui, la première année, c'est la plus dure. »
00:30Et en fait, c'est la longueur qui est difficile.
00:33C'est que la première année est dure,
00:34la deuxième, troisième année, ça va.
00:36Puis la quatrième est dure, puis la cinquième est dure,
00:39la sixième est dure, l'internat est difficile.
00:41C'est des études qui restent prenantes.
00:43Il faut s'investir à 100 %.
00:48Je ne me suis pas du tout retrouvée finalement en médecine générale.
00:51C'était mon premier choix à l'internat,
00:53donc je ne me suis pas trop posée de questions.
00:55En entamant mon cursus d'intern en médecine générale,
00:58je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de choses
01:00qui ne me plaisaient pas et qui ne correspondaient pas
01:02à la médecine que je voulais faire,
01:04qui ne correspondaient pas à la qualité de vie que je voulais.
01:06Et donc, j'ai décidé de changer et de bifurquer en médecine du travail.
01:13C'est une spécialité qui n'est pas trop choisie.
01:15Alors qu'en fait, c'est une médecine qui est très riche.
01:17Il y a beaucoup de prévention.
01:19Éviter que le corps s'abîme avec le travail.
01:22Éviter que la tête s'abîme avec le travail.
01:24Et donc moi, c'est toute une partie que j'aime beaucoup.
01:26Mais il faut savoir qu'en médecine du travail,
01:27il va également sur le terrain.
01:29Donc, il va faire des études de poste,
01:31vérifier la qualité de vie au travail,
01:33voir s'il y a des aménagements possibles,
01:35voir s'il y a des reclassements qui sont nécessaires.
01:37Donc, c'est vraiment une médecine qui est très globale.
01:39Ce n'est pas de la médecine curative.
01:41On ne va pas soigner.
01:42On va prévenir l'apparition des maladies.
01:44Donc moi, j'adore ce côté-là.
01:49Il est possible de réaliser ce qu'on appelle un droit au remords.
01:51Il y a une date limite,
01:52donc il faut déposer son dossier avant la fin du quatrième semestre.
01:56Et on a accès à une spécialité qu'on aurait pu avoir à la fin du concours.
02:01Donc, on ne peut pas accéder à toutes les spécialités.
02:04Et ce n'est pas grave.
02:05Ça arrive très souvent, finalement, de se tromper.
02:08C'est important de se poser les bonnes questions au beau moment
02:12et de ne pas juste foncer sans réfléchir.
02:17Je suis de nouveau en phase socle,
02:20donc c'est-à-dire en première année.
02:22Il ne me reste que trois ans à faire en médecine du travail.
02:25Finalement, je refais un petit peu un petit retour en arrière.
02:28Et en même temps, je me dis que la médecine générale,
02:30ce n'est pas une perte de temps.
02:32Ça m'aide beaucoup pour avoir une vision encore plus globale des patients
02:36et d'avoir une connaissance clinique assez approfondie.
02:42Ça a été la meilleure chose vraiment qui aurait pu m'arriver,
02:45de réussir à pouvoir changer de spécialité.
02:48Je n'étais pas très heureuse.
02:49Et là, ça va beaucoup mieux.
02:52Alors, moi, je n'ai pas fait un droit à remords normal.
02:54J'ai fait un droit à remords par dérogation médicale,
02:56justement parce que ça n'allait pas sur beaucoup de points.
03:00Et oui, la santé mentale, c'est super important pour moi.
03:02On est beaucoup à en parler sur les réseaux
03:04et pourtant, on ne va pas forcément rentrer dans les détails de nos vies privées.
03:08Et on est beaucoup à être touché par des problématiques de santé mentale.
03:11Je pense que c'est important d'enlever les tabous et d'en parler.
03:17Tout.
03:18Initialement, j'avais créé ce compte quand j'étais en troisième année de médecine.
03:21Donc, je parlais surtout de mes cours, de mes révisions.
03:24Quand j'ai passé le concours, je me suis rendu compte
03:26que je n'allais pas tout le temps travailler à mon bureau.
03:29Il a fallu que je me diversifie.
03:31Donc, ça va être évidemment encore des études parce que j'y suis encore,
03:35mais aussi un peu de lifestyle, un peu de vlog.
03:37J'ai des postes de présentation de spécialité,
03:40justement pour un peu démystifier certaines spécialités
03:43et mettre en avant des spécialités qui sont plus ou moins importantes.
03:47Et mettre en avant des spécialités qui sont peu choisies,
03:49comme la médecine du travail.
03:51J'essaie de montrer les études un peu de façon réelle,
03:54sans embellir la chose, sans cacher quand ça ne va pas,
03:57sans cacher non plus quand ça va bien.
03:59Pour moi, ça reste un hobby.
04:01Je poste quand ça me fait plaisir.
04:02Je pense que c'est un contenu que j'aurais aimé voir quand j'étais plus jeune.
04:09Souvent, le médecin est vu un peu comme « waouh, c'est une machine, c'est un dieu,
04:12il ne fait que travailler ».
04:13C'est tellement faux.
04:15On est un peu comme tout le monde.
04:16On a des bas, parfois très bas.
04:19On a des hauts, très hauts.
04:20Et voilà, un peu démystifier le côté « je suis médecin, je sais tout, je fais tout bien ».
04:29Mon objectif, c'est déjà d'être heureuse.
04:32J'aimerais bien trouver un bon équilibre entre ma vie professionnelle,
04:35parce que ça reste quand même un métier que j'aime beaucoup.
04:37Mais la médecine, ça n'a jamais été toute ma vie.
04:40Et je pense que ce n'est pas très grave.
04:42J'ai toujours voulu faire des choses à côté.
04:43J'ai toujours voulu faire de l'art, faire des vidéos, par exemple.
04:47Et j'aimerais réussir à trouver le bon équilibre pour avoir le temps quand même
04:50de faire tout ce côté artistique qui me manque,
04:53tout en gardant un métier dans lequel je m'épanouis.
05:00Donc, il ne faut pas oublier que pour prendre soin des autres,
05:02il faut prendre soin de soi en premier.
05:04Donc, c'est très important de discuter, de parler si jamais ça ne va pas.
05:13Sous-titrage ST' 501
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