00:00Et alors quel bonheur de recevoir ce matin un couple à la ville comme à la Seine.
00:04Oui, c'est la fin de saison, je fais écrire mes lancements par tchat GPT.
00:07Leur dernier film est un road trip où ils roulent à 130 à l'heure sur l'auto de l'amour.
00:13Bonjour Laurent Cérran.
00:16Bonjour Isabelle.
00:17Je quitte le plateau.
00:18C'est un studio, pardon.
00:19Oui, c'est un studio.
00:20Merci d'être là ce matin.
00:21Mais comme tout est filmé, on ne sait plus maintenant.
00:24La radio est filmée maintenant.
00:25Et nous sommes en direct, vous venez de la prendre il y a trois minutes.
00:27C'est dingue.
00:28Ah oui, c'est vrai, c'est ça.
00:29Je pensais que c'était enregistré.
00:30Tout est en direct.
00:31Non mais c'est bizarre de filmer la radio.
00:34Ah oui, ça je vous confirme.
00:35C'est très bizarre.
00:36C'est vrai, c'est comme la presse écrite, c'est comme si le journaliste venait pour
00:38le dire tout haut son article.
00:40C'est vrai.
00:41Pourquoi on ne filmerait pas la presse écrite après tout ?
00:43Non, pourquoi ? Oui, c'est ça.
00:44Ou les gens iraient chez tout le monde lire leur article.
00:46Pour lire leur article, oui.
00:47On va parler de votre film dans un instant, écrit et réalisé par Laurence Sarney, la
00:52famille Hendrix, qui sort demain.
00:54On va adresser d'abord votre portrait sonore, des petits sons pour mieux vous connaître.
00:58Le premier.
00:59Daniel Boone, trappeur américain, et je ne savais pas que votre nom de scène vient
01:16de cette série des années 70.
01:18Disons que mon surnom quand j'étais gamin, c'était Daniel Boone, c'est un ami peintre,
01:25Philippe Hollywood, qui m'a appelé comme ça quand j'étais gosse.
01:27C'était un peu le genre David Croquette.
01:29C'était un aventurier, comme j'étais très casse-cou.
01:32Attendez, pardon, on a un problème de siège.
01:34Il y a un gros problème de siège.
01:36Elle est en train de détruire le matériel d'horloge.
01:39On va échanger de siège.
01:40Levez-vous Laurence.
01:42Heureusement que ça s'est filmé.
01:44On a l'impression que c'est un des chiens.
01:48Voilà, restez avec nous.
01:49Ah super, merci.
01:50Tout va bien.
01:51Pourtant, votre dernier jour de promo, c'est foutu.
01:55Ça se sent qu'elle a faim.
01:57Ça sent la faim.
01:58Votre vrai nom, il est quand même très mignon.
02:00Danny Boone, Amidou.
02:01Oui, Daniel Amidou, bien sûr.
02:03L'ami doux, c'est mignon.
02:04C'est l'ami tout doux.
02:05J'adore.
02:06Pourquoi j'ai pris Danny Boone ?
02:08Parce qu'il y avait un acteur qui tournait pour Lelouch, d'ailleurs,
02:11qui s'appelait Amidou.
02:12Et quand je suis arrivé à Paris, tout le monde me disait
02:14« Ah, t'es le fils de l'acteur Amidou. »
02:16Il était connu à l'époque.
02:18Et je disais « Mais non, mais non. »
02:20C'est comme ça ? « Mais non, mais non. »
02:22« Mais non, mais non. »
02:26T'avais de la répartie.
02:27Merci, chérie.
02:32Réparte ta chaise.
02:35Et quand j'ai démarré sur scène en one man show,
02:38j'aimais bien avoir ce nom Danny Boone qui était tout collé au départ.
02:41Qui claque.
02:42C'est vrai ?
02:43Au départ, c'était tout collé.
02:44Danny Boone était tout collé.
02:45En un mot.
02:46En un seul mot.
02:47Comme Fernandel ou Bourville.
02:49Il était tout collé.
02:51Même si c'est séparé, c'est toujours collé.
02:53Ça me rappelle mon fils à chaque fois qu'il parlait
02:56quand j'ai présenté Danny à mon fils.
02:58Il disait « Danny Boone ? »
03:00Il l'appelait Danny Boone tout le temps à la maison.
03:02Et je lui disais « Arrête Raphaël, t'es pas obligé de dire Boone à chaque fois. »
03:04« Mais maman, si je dis Danny, tout le monde sait qu'il y a Boone derrière. »
03:08C'est vrai, c'est vrai.
03:09Les enfants m'appelaient Danny Boone.
03:10Écoutez ça.
03:15Le son est dégueulasse.
03:17Mais j'ai quand même reconnu.
03:1921 Jump Street.
03:2121 Jump Street.
03:2221, sorry.
03:23C'est votre série fétiche ?
03:25Je regardais ça avec mes sœurs.
03:26Parce qu'on était juste un petit peu amoureux de Johnny Depp.
03:2921 centrues.
03:31C'est ridicule en français.
03:33Vous étiez tellement fans qu'avec vos sœurs,
03:35vous avez enregistré des épisodes sur cassettes audio.
03:37Oui.
03:38On enregistrait plusieurs cassettes et on les écoutait.
03:40On se les faisait en replay en cassettes.
03:41J'appelle ça du piratage.
03:43Oui, mais audio.
03:45On faisait ça souvent chez nous.
03:47On avait même les cassettes de Coluche, de Raymond Deveaux.
03:49On se retrouvait dans le salon et on écoutait les spectacles.
03:53C'était super.
03:55Allez, encore un petit extrait.
03:56Écoutez ça.
03:57Tu compteras s'y planquer ici combien de temps ?
03:59Je te pose pas de questions.
04:00C'est pas moi qui décide.
04:02J'aime pas quand tu t'écrases.
04:03Je n'aime pas ce mec, Morales.
04:04Ta gueule.
04:07J'essaie de m'arrêter.
04:08Merde.
04:10Encore quand tu mastiques.
04:11T'es moche, mais tu pues moins.
04:13Dans le noir, encore une fois comme ça et je t'éclate.
04:15Oh là là.
04:18Est-ce que vous aviez déjà vu ça ?
04:20Non.
04:21C'est Dany Boon.
04:22C'est mon premier rôle.
04:23Je veux le voir.
04:24C'est exceptionnel.
04:25J'écoute déjà le son promé avec quelque chose d'incroyable.
04:28J'ai 12 ans.
04:29C'était en 95.
04:30Oui.
04:31L'un de vos tout premiers rôles, Dany Boon.
04:32Avec Karine Nuris.
04:33C'est avec Karine Nuris.
04:34C'est drôle, je reconnais pas sa voix.
04:35Et vous faisiez un malfrat violent.
04:37Un méchant.
04:38Je tuais des gens et après je crashais mon chewing-gum sur leur cadavre.
04:44C'est comme ça que je me fais attraper par Navarro.
04:47Ah vous étiez terrible.
04:48Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, vous pourriez en tant que Dany Boon,
04:51est-ce que vous pourriez faire ce genre de rôle encore ?
04:53Non.
04:54Un vrai méchant comme ça.
04:55Oui, pourquoi pas.
04:56Non, à l'époque, c'était le premier rôle, c'est la première fois que je tournais.
05:01Je sais pas pourquoi, le réalisateur est venu me voir au Tristan Bernard.
05:06Il m'a proposé de faire ça et j'ai dit oui, génial.
05:10Et je me suis retrouvé à tourner avec Roger Hanin.
05:12J'étais super content.
05:13Le tueur au chewing-gum.
05:14J'étais le tueur au chewing-gum.
05:15Je suis très méchant et c'est horrible parce que j'essayais d'avoir l'air à l'aise
05:19en disant ouais, je connais le tournage et tout.
05:21Et mon premier jour, j'avais le cœur qui battait à mille à l'heure.
05:24Je faisais hyper naturel.
05:25Et j'entends moteur et je fais oui, fais attention.
05:28Je dis non, Dany, attends, action s'il te plaît.
05:33Et là, je me suis mis minable devant tout le monde, les techniciens, les acteurs.
05:36Et c'était terrible.
05:37Mais ça s'est bien passé.
05:39Mais ensuite, les gens me disaient, j'avais quelques fans, pas beaucoup, mais qui m'ont
05:44dit on s'est mis devant la tête avec les enfants, on vous a vu tuer des gens, cracher
05:48des chewing-gums sur des cadavres.
05:53Mais vous jouez un vrai gentil dans le film La Famille Hendrix qui sera en salle dès
05:57demain et on en parle dans deux minutes sur Europe 1 tout de suite.
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