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  • il y a 2 ans
Avec Manon Aubry, députée européenne LFI

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##L_INVITE_POLITIQUE-2024-06-25##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:07Bonjour, bonjour à toutes et à tous, un plaisir de vous retrouver.
00:10Vous voulez savoir, parlons vrai avec Manon Aubry, députée européenne LFI.
00:14Manon Aubry, bonjour.
00:15Bonjour Jean-Jacques Bourdin.
00:16Merci d'être avec nous ce soir.
00:18Débat sur TF1, Gabriel Attal, Jordan Bardella, Manuel Bompard.
00:23Le Premier ministre sera insoumis, Manon Aubry, si vous gagnez,
00:29le 30 juin et 7 juillet ?
00:33Il y a de fortes chances.
00:34D'abord, il faut qu'on gagne, permettez-moi de le dire.
00:36Oui, c'est évident.
00:38Oui, mais c'est un objectif majeur,
00:41parce que cette élection, dans des circonstances un peu incongrues,
00:46est une élection déterminante pour le pays.
00:48On a le choix entre un programme d'extrême droite,
00:51qui ne fait rien pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français,
00:55qui calque la préférence nationale,
00:57c'est-à-dire un projet raciste sur un projet social
01:00qui est, lui, la copie de celle d'Emmanuel Macron.
01:03Et puis, de l'autre côté, un projet de redistribution des richesses,
01:06un projet de planification écologique,
01:09un projet de partage du pouvoir.
01:10Donc, il faut qu'on arrive à gagner.
01:12J'ai envie de dire, c'est même une question de survie
01:14pour des millions de Françaises et de Français.
01:16Alors, si vous gagnez, est-ce que le Premier ministre sera insoumis ?
01:19Je viens de vous le dire, si on a la majorité,
01:22et si le groupe insoumis est le plus gros groupe de gauche,
01:25il est logique que le Premier ministre soit issu de nos rangs.
01:28Maintenant, on va en discuter avec nos partenaires.
01:31Donc, logique, Manuel Bompard, parce que Jean-Luc Mélenchon, c'est fini.
01:35Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre.
01:37On verra Jean-Jacques Bourdin, on verra.
01:40Non, mais il a dit, Jean-Luc Mélenchon,
01:43qu'il ne s'excluait pas et qu'il ne s'imposait pas.
01:47Donc voilà, je crois que sa formule est extrêmement claire.
01:50L'objectif est de trouver une proposition
01:54qui permette de réunir l'ensemble des rangs de la gauche
01:57et surtout de porter un projet.
02:00Parce que ça ne vous a pas échappé, j'ai un scoop pour vous, Jean-Jacques Bourdin.
02:03Quelle que soit la configuration, si nous gagnons,
02:07le Premier ministre appliquera ce programme que j'ai dans les mains,
02:09qui est le programme du Nouveau Front Populaire.
02:11Il abrogera la réforme des retraites,
02:13il augmentera le SMIC à 1600 euros net,
02:15il bloquera les prix des produits de première nécessité.
02:18Voilà ce que fera notre Premier ministre.
02:19Et il y aura des ministres communistes, socialistes, écologistes
02:23et insoumis dans notre gouvernement.
02:25Ce sera une belle symphonie, voilà.
02:27Marine Tondelier, elle, je ne sais pas si ce sera une belle symphonie,
02:31mais aujourd'hui ce n'est pas une symphonie à gauche.
02:34Marine Tondelier l'affirme, Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre.
02:37C'est elle qui le dit.
02:38Donc il faudrait savoir qui dit la vérité.
02:42Honnêtement, Jean-Jacques Bourdin, cette bataille de personnes...
02:46Mais c'est vous qui la nourrissez.
02:47Non, pas moi en tout cas.
02:49Pas vous ?
02:49Moi, en fait, je vais vous dire, là, elle me saoule.
02:53Il y a des milliers de militantes et de militants de gauche
02:59qui se tuent à la tâche sur le terrain pour aller convaincre.
03:02Un à un, notamment dans une centaine, 150 circos,
03:06qui vont être des circonscriptions de bascule
03:08où ça va se jouer à quelques dizaines de voix près.
03:10Là, tout de suite, Jean-Jacques Bourdin, c'est ça qui m'intéresse.
03:13C'est de réouvrir un chemin d'espoir pour des millions de gens
03:16qui se disent qu'on n'est pas condamné à avoir l'extrême droite,
03:18qu'on n'est pas condamné à avoir le recul des droits des femmes,
03:22qu'on n'est pas condamné à faire le tri des malades à l'hôpital,
03:24qu'on n'est pas condamné à choisir les gens en fonction de leur couleur de peau,
03:27de leur religion, de leur origine.
03:29Voilà, c'est à tous ces gens-là que je pense sur le terrain
03:31et qu'ils se disent, vos affaires de personnes, franchement, on s'en fout.
03:34– Avant de voter, les Français ont le droit de savoir.
03:37– Bien sûr.
03:37– Et ils ont le droit de savoir pour qui ils vont voter.
03:40Quand M. Glucksmann, qui était hier dans l'Essonne,
03:44en visite avec M. Guedj,
03:47contre lequel vous présentez une candidate LFI.
03:52M. Glucksmann dit, le trumpisme n'est pas la propriété de l'extrême droite,
03:56sous-entendu, le trumpisme existe aussi à gauche, à LFI,
04:02et qui acquiesce devant les propos de Jérôme Guedj.
04:09Je cite Jérôme Guedj,
04:10« S'opposer par tous les moyens aurait nos pouvoirs,
04:12légitimer les manifestations et les émeutes,
04:15ici ou là, cela s'appelle la guerre civile. »
04:18Tout cela vous est adressé.
04:20Donc les électeurs de gauche vont voter pour une union populaire qui est désunie.
04:26– Non Jean-Jacques Bourdin, je vous le dis,
04:29et ce n'est pas pour rien que je suis venue ce matin avec le programme.
04:32C'est un programme de 150 mesures, c'est un programme qui est chiffré.
04:35On est les seuls à avoir proposé un chiffrage.
04:37Et moi, vous ne me verrez pas ce matin,
04:40à quelques jours avant que potentiellement l'extrême droite n'arrive au pouvoir.
04:44Vous ne me verrez pas alimenter la machine à division.
04:46Alors je sais bien, quand on vient alimenter la machine à division,
04:50ça vient faire la lune des gens.
04:51– Jean-Luc Mélenchon l'a alimenté hier soir à la télévision.
04:54C'était pathétique.
04:55– Jean-Jacques Bourdin, il a parlé d'un programme, d'une ambition,
04:58d'un projet pour la France.
04:59– Il a parlé de lui surtout.
05:00– Non ce n'est pas vrai.
05:01– Sur les 10 minutes, il a parlé 7 minutes de lui.
05:03– Quand on lui pose des questions sur lui, il répond.
05:05Alors c'est quelqu'un de bien élevé,
05:06moi aussi j'essaie de répondre à vos questions Jean-Jacques Bourdin.
05:08– Répondez-moi et nous passons à autre chose.
05:10– Eh bien, je viens de vous répondre.
05:13– Donc pas de division, rien à gauche.
05:15– Mais en fait, évidemment, si on n'est pas dans le même parti,
05:17ce n'est pas pour rien Jean-Jacques Bourdin.
05:19On a des nuances, des différences, des histoires,
05:21des relations à la politique différentes.
05:22Mais on s'unit sur l'essentiel.
05:24On s'unit pour transformer la vie des gens.
05:26On s'unit pour mieux partager les richesses.
05:28On s'unit pour augmenter le SMIC.
05:29On s'unit pour sortir de la politique de malheur social
05:32dans laquelle ce gouvernement nous a précipités.
05:36Je veux dire, le chaos social, c'est Emmanuel Macron.
05:40Il a plongé notre pays dans une crise politique,
05:43dans une crise sociale.
05:44Et je vais vous dire, je lui en veux mais terriblement.
05:46Et nous, on prend nos responsabilités.
05:48On s'est unis, je suis fière de ce nouveau Front Populaire.
05:51Il nous a été demandé par des millions de gens dans le pays
05:54et en particulier par la jeunesse,
05:56par des gens de ma génération et des gens plus jeunes qui disent
05:58maintenant stop, arrêtez vos conneries.
06:00Je le dis amicalement aux responsables politiques de gauche.
06:04– De tous bords.
06:05– Arrêtez vos conneries.
06:06– Chez vous, comme ailleurs.
06:07– Franchement, à tout le monde, arrêtez vos conneries.
06:09– Chez vous aussi, vous dites arrêtez vos conneries.
06:11– À tout le monde.
06:12– Vous dites à Mélenchon arrête tes conneries.
06:14– Je vais vous dire, c'est un arrêtez vos conneries général.
06:16Il y a des gens qui se cassent, qui se cassent,
06:21je vais être polie, sur le terrain,
06:24et qui travaillent et qui essaient de convaincre un à un.
06:27Et à ces gens-là, ils se battent avec la force de nos arguments,
06:31la force de l'espoir, la force de la transformation sociale.
06:34Et je vais vous dire, c'est ça qui compte le plus
06:36pour aller gagner le 30 juin, le 7 juillet prochain.
06:38– Alors, si le Rassemblement National arrive au pouvoir,
06:40est-ce que vous appelez, au lendemain, à la grève générale et à des manifestations ?
06:45– En tout cas, il faudra faire acte de résistance, Jean-Jacques Bourdin.
06:49– C'est quoi, un acte de résistance ?
06:51– Utiliser tous les outils démocratiques pour cela.
06:54Manifester, c'est autorisé dans notre démocratie, par exemple.
06:57– Vous appelez aux manifestations si le RN arrive au pouvoir ?
07:00– On verra, ce sera le mouvement social qui le décidera par ailleurs.
07:03C'est pas moi, Manon Bry, qui vais dire aux Françaises et aux Français
07:06et qui vais lancer un grand mouvement.
07:08Moi, je souhaite qu'il y ait un grand mouvement de résistance organisée.
07:12– Grève générale ?
07:13– Parce que l'extrême-droite dans notre pays…
07:15– Grève générale ?
07:16– Mais peut-être que ce sera une démodalité.
07:18Oui, Jean-Jacques Bourdin.
07:19C'est quoi l'extrême-droite dans notre pays ?
07:20– Appel à la grève générale si le RN arrive au pouvoir.
07:23– Jean-Jacques Bourdin.
07:24– Assumez, oui ou non ?
07:26– Jean-Jacques Bourdin.
07:27– Oui, Manon Bry.
07:28– C'est quoi l'extrême-droite au pouvoir ?
07:30C'est quoi ?
07:31C'est le tri des malades à l'hôpital.
07:33C'est renier sur les financements au planning familial pour les droits des femmes.
07:37C'est une attaque au droit à l'avortement.
07:39C'est la même politique sociale qu'Emmanuel Macron.
07:41Est-ce que vous voulez de cette politique ?
07:43Oui ou non ?
07:44Alors, avant d'arriver à la grève générale, je dis que la meilleure manière
07:46pour les gens qui nous écoutent de refuser ce projet
07:49qui est antisocial, qui est raciste et qui est xénophobe
07:51et qui est en plus sexiste et climato-sceptique,
07:53le meilleur moyen, c'est d'abord de se mobiliser dans les urnes
07:56et par votre participation, par votre mobilisation.
07:59Alors, vous pouvez recréer un chemin d'espoir.
08:01Ne vous privez pas de ce moyen immense.
08:04Je suis une démocrate, Jean-Jacques Bourdin.
08:06J'appelle d'abord à un soulèvement dans les urnes,
08:08par nos bulletins de vote.
08:10On peut faire changer la vie de millions de Français.
08:12Et ensuite ?
08:13Allez-y !
08:14Et bien ensuite, on décidera à chaque fois qu'un mauvais projet social,
08:17à chaque fois qu'un mauvais projet raciste et xénophobe
08:20sera adopté par ce gouvernement.
08:22Et bien oui, il nous trouvera sur son chemin.
08:24Nous résisterons par tous les moyens démocratiques.
08:26Dans la rue, à l'Assemblée Nationale, dans les médias.
08:30S'il le faut, je viendrai à votre antenne dire ma colère.
08:34Mais d'abord, je n'ai pas laissé le Rassemblement National gagner.
08:37Il n'a pas gagné, M. Bourdin.
08:39Est-ce qu'il y a un risque de guerre civile,
08:41comme le dit le Président de la République ?
08:43Je vois surtout le Président de la République qui ose à bois
08:45et qui agite toutes les peurs possibles et inimaginables.
08:49Je ne sais pas si c'est pour préparer potentiellement
08:52l'activation de l'article 16 de la Constitution
08:55et donc des pleins pouvoirs.
08:57Vous y croyez ?
08:59En tout cas, c'est une possibilité qui a été évoquée
09:01par ses conseillers et qui a été présentée à la presse.
09:03Donc moi, je...
09:05Bah quelle presse ?
09:07Ça a été discuté par plusieurs médias, cette possibilité-là.
09:10C'est des informations qui n'ont jamais été vérifiées.
09:13En tout cas, c'est une possibilité qui est sur la table.
09:15C'est des informations de couloir.
09:17Et on voit très bien la stratégie du Président de la République.
09:19C'est de dire moi ou le chaos.
09:22Mais pardon, nous avons déjà le chaos avec Emmanuel Macron.
09:26C'est un chaos social,
09:28d'un pays dans lequel il y a 10 millions de pauvres,
09:30dans lequel les inégalités n'ont jamais été aussi grandes.
09:33C'est un chaos écologique.
09:35C'est un chaos à plein de manières que ce soit.
09:38Et donc, ce Président de la République,
09:40s'il a si peur du chaos que cela,
09:43pourquoi a-t-il fait une dissolution ?
09:46Pourquoi même ne démissionne-t-il pas
09:48alors qu'il est la source lui-même du chaos ?
09:50Vous demandez sa démission, s'il n'y a pas de majorité ?
09:52Il a été élu démocratiquement,
09:54il reconnaît la légitimité démocratique du Président de la République.
09:59Je conteste juste aujourd'hui sa politique
10:02qui nous amène dans cette situation de chaos.
10:04Donc c'est lui qui prendra sa décision.
10:06En tout cas, il me trouvera toujours sur sa route pour le combattre.
10:08Bien, Marine Tendelier a été claire.
10:11A chaque fois qu'un candidat écologiste,
10:13membre du Nouveau Front Populaire,
10:15arrivera en troisième position,
10:17je dis bien arrivera en troisième position,
10:19il se retirera au profit du candidat
10:22qui respectait les valeurs de la République
10:24pour battre l'extrême droite.
10:25Est-ce que vous dites la même chose ?
10:27Nous verrons au cas par cas.
10:29Vous ne dites pas la même chose que Marine Tendelier.
10:31Je vais être très claire.
10:32Deux choses que je vais vous dire, Jean-Jacques Bourdin, pour aller au bout.
10:34La première, c'est que nous ferons tout
10:36pour battre le Rassemblement National.
10:39Nous mettrons tout en œuvre
10:41pour que le Rassemblement National ne sorte pas
10:43gagnant de ces élections.
10:44A partir de là, deuxième point,
10:46nous verrons au cas par cas.
10:47Ce que je vais être assez clair avec vous,
10:49il y aura beaucoup plus de triangulaires, c'est vrai, qu'en 2022,
10:51le taux de participation est plus élevé,
10:53puisqu'il faut avoir 12,5% des inscrits
10:55pour aller au second tour.
10:56Ce qui veut dire qu'on aura peut-être 100, 150 triangulaires.
10:59Mais dans ces 100 ou 150 triangulaires,
11:01Jean-Jacques Bourdin, je ne suis pas capable de vous dire
11:03aujourd'hui combien de fois un insoumis
11:05va arriver en troisième position.
11:06Ça va peut-être se passer une fois, deux fois, trois fois.
11:09Mais si un insoumis arrive troisième, que fait-il ?
11:12La vérité, Jean-Jacques Bourdin,
11:14c'est qu'en réalité et en pratique,
11:17il y aura dans 80% des cas, 70% des cas,
11:20et dans la grande majorité des cas,
11:21ce sera un macroniste qui arrivera en troisième position.
11:23Et j'observe que la clarté avec laquelle je vous parle ce matin,
11:27qui consiste à dire qu'il faut tout faire
11:29pour battre le Rassemblement National,
11:30les macronistes en sont incapables.
11:32Mais vous n'avez pas la clarté, Manon Aurel.
11:34Non, je vous dis que je n'exclus pas cette hypothèse.
11:36Je n'exclus pas cette hypothèse de se retirer.
11:38Mais nous allons regarder au cas par cas.
11:41Dimanche soir, très concrètement, nous allons regarder
11:43dans combien de circonscriptions ça se pose
11:45et quelle est la position de notre candidat insoumis
11:50au cas par cas dans chaque élection.
11:52Donc, il est possible que, dans certains cas,
11:54nous nous retirions.
11:55Et je vous le redis, la clarté avec laquelle
11:57je vous parle ce matin,
11:59de dire que pas une voix ne doit aller au Rassemblement National,
12:02les macronistes en sont incapables.
12:04Pourquoi ils en sont incapables ?
12:05Parce qu'ils ont installé l'extrême droite au pouvoir
12:07ces dernières années,
12:08qu'ils ont déroulé un immense tapis rouge,
12:10qu'ils ont ouvert la voie avec la préférence nationale
12:12dans leur loi immigration,
12:14une politique qui est profondément irresponsable
12:16parce qu'Emmanuel Macron est celui
12:18qui est en train d'installer l'extrême droite au pouvoir
12:20et il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même.
12:22Et que la clarté avec laquelle je viens de vous parler ce matin,
12:24je regrette que le Président de la République
12:26et les macronistes en soient incapables.
12:28Gérald Darmanin sera mon invité jeudi matin.
12:30Vous lui poserez la question.
12:32Evidemment que je lui poserai la question.
12:34Ça c'est absolument certain.
12:36Regardons votre programme économique.
12:38Vous voulez relancer l'économie par la consommation.
12:40C'est bien cela.
12:42Ça a été fait en 1981.
12:46Ça a donné quoi ?
12:48Ça a boosté l'économie chinoise.
12:50Ça a mis fin
12:52à l'indexation des salaires sur l'inflation.
12:54Et ça a plongé la France
12:56dans un chaos
12:58économique indescriptible.
13:00Vous voulez refaire la même chose ?
13:02Ça ne vous a pas échappé que nous ne sommes pas en 1981.
13:04Non, d'accord.
13:06Mais l'exemple est là.
13:08Je vois bien les milieux économiques
13:10qui préfèrent Hitler au front populaire.
13:12Ça a déjà été fait dans l'histoire
13:14avec les conséquences que l'on connaît.
13:16Si vous voulez faire des références à l'histoire.
13:18Moi ce qui m'intéresse c'est le présent.
13:20Vous pensez qu'aujourd'hui le patronat préfère Hitler à ?
13:22Oui, ils le disent très clairement.
13:24Le patronat préfère Hitler à qui ?
13:26Au front populaire.
13:28Parce qu'aujourd'hui,
13:30il ne se trompe pas avec Jordan Bardella.
13:32Je vais être très claire avec vous.
13:34Vous pensez que le patronat a choisi Jordan Bardella ?
13:36Oui, le MEDEF est très clair.
13:38Ils ont bien davantage applaudi
13:40aux propositions de Jordan Bardella.
13:42Pourquoi Jean-Jacques Bourdin ?
13:44Parce que Jordan Bardella
13:46est le Emmanuel Macron de rechange.
13:48Parce que Jordan Bardella n'a rien à redire
13:50au fait de maintenir les salaires très bas.
13:52Au fait de maintenir des écarts de salaire
13:54très importants au sein des très grandes entreprises.
13:56Et oui, nous nous assumons
13:58un meilleur partage des richesses.
14:00Nous assumons de dire que
14:02le versement des dividendes aux actionnaires
14:04des entreprises du CAC 40 a augmenté de 85%.
14:06Les salaires n'ont pas suivi.
14:08Si le salaire minimum avait augmenté d'autant,
14:10il serait aujourd'hui de 5000 euros.
14:12Donc oui, moi j'assume de dire
14:14que notre objectif c'est d'augmenter...
14:16J'ai entendu ça dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon.
14:18C'est un élément de langage.
14:20C'est un calcul très simple.
14:22Et puisque vous prenez des exemples,
14:24l'Espagne, notre voisin, a augmenté le salaire minimum.
14:26C'est la gauche au pouvoir, une coalition de gauche d'ailleurs,
14:28qui a augmenté le salaire minimum de 47%.
14:30Et ça peut se faire très bien.
14:32Attendez, attendez.
14:34Quand a été l'augmentation du SMIC en Espagne
14:36en 2024 ?
14:38L'augmentation du SMIC sous la mandature...
14:40En Espagne, je vous demande, en 2024 ?
14:42Sous la mandature, je vous prends sous un mandat
14:44entier, a été de 47%.
14:46Et ça a créé plusieurs centaines
14:48de milliers d'emplois.
14:50Il est plus bas qu'en France,
14:52c'est ça que vous voulez me faire dire, je vous le dis sans souci.
14:54Mais oui, il peut augmenter. Il doit être autour
14:56de 1000 euros, un truc comme ça.
14:58On est à combien, nous ? On est à 1400 euros
15:00et nous voulons l'augmenter à 1600 euros.
15:021400 euros, net.
15:04Et nous voulons l'augmenter à 1600 euros, Jean-Jacques Bourdin.
15:06Est-ce que vous trouvez ça normal ?
15:08Je vous donne un exemple.
15:10Alors je vous pose la question, parce que ça, sur le SMIC,
15:12est-ce que depuis deux ans, le SMIC en France
15:14a augmenté moins qu'en Espagne ?
15:16Je vous pose franchement la question.
15:18Le SMIC, sur l'ensemble du quinquennat, depuis qu'Emmanuel
15:20Macron est au pouvoir et depuis que le gouvernement
15:22de coalition de gauche est au pouvoir,
15:24oui, le SMIC en France
15:26a augmenté beaucoup moins, Jean-Jacques Bourdin.
15:28Beaucoup moins. Pourquoi ?
15:30Il a augmenté de 47% en Espagne.
15:32Il a augmenté de 5%
15:34en Espagne en 2024.
15:36Mais vous prenez sur un an. Moi, ce qui m'intéresse,
15:38c'est la trajectoire sur plusieurs années, Jean-Jacques Bourdin.
15:40Vous savez pourquoi ?
15:42Parce qu'il est beaucoup plus bas qu'en France,
15:44le SMIC en Espagne.
15:46Mais parce que les écarts de salaire aussi, le niveau de la vie
15:48est beaucoup plus bas en Espagne, parce que le coût
15:50de la vie est beaucoup plus bas en Espagne, Jean-Jacques Bourdin.
15:52Ce qui est intéressant, c'est de regarder les écarts de salaire.
15:54Quand vous avez, laissez-moi finir là-dessus,
15:56quand vous avez le PDG de Stellantis,
15:58M. Tavares, qui gagne
16:001 700 fois le SMIC, est-ce que vous
16:02pensez sérieusement qu'il a
16:041 700 fois plus de mérite qu'un
16:06ouvrier dans sa chaîne de production ? Vous voyez,
16:08ces écarts de salaire sont immoraux.
16:10Nous, nous assumons de partager
16:12bien davantage les richesses.
16:14Quand vous avez les 500 plus grandes familles
16:16dans notre pays, qui possèdent
16:1845% des richesses, oui,
16:20c'est immoral. Et oui, il faut mieux partager
16:22les richesses. C'est pour ça que nous proposons d'aller
16:24taxer les super-profits et
16:26d'aller taxer les très grandes fortunes.
16:28Je rassure les gens qui nous écoutent.
16:30Nous prévoyons de baisser les impôts
16:32pour l'écrasante majorité des Français, pour
16:3492% des Français.
16:36Tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par mois.
16:38Combien de Français paient l'impôt sur le revenu ?
16:4050%, M. Bourdin.
16:42Vous voyez, à chaque fois que vous faites un quiz
16:44sur les sujets économiques, je suis plutôt précise.
16:46Vous baissez les impôts
16:48de 92% des Français.
16:50C'est ce que je comprends.
16:52Vous avez aussi des crédits d'impôt pour les gens les plus
16:54pauvres, si vous connaissez bien le fonctionnement de l'impôt sur le revenu.
16:56Et donc, oui, nous assumons
16:58de dire que l'impôt doit baisser
17:02pour l'écrasante majorité des
17:04Français, parce que l'impôt aujourd'hui
17:06est un impôt qui est régressif.
17:10Et donc, c'est pour ça que nous proposons
17:12de passer de 5 tranches à 14 tranches,
17:14comme à sa création.
17:16Et je dis à tous les gens qui nous écoutent,
17:18si vous gagnez moins de 4 000 euros net
17:20par mois, vous paierez moins d'impôts.
17:22Et oui, Bernard Arnault paiera un peu plus d'impôts.
17:24Et je pense que ça s'appelle
17:26la justice fiscale.
17:28Pour un couple, ou 4 000 euros par personne ?
17:304 000 euros nets par personne.
17:32Maintenant, on brille le SMIC
17:34à 1 600 euros net, très bien.
17:36Pourquoi pas ?
17:38Mais moi, je me mets à la place d'un patron de PME.
17:40Je reviens toujours sur
17:42cette question.
17:44J'ai deux employés qui sont payés au SMIC,
17:46deux qui gagnent 1 800 euros et deux
17:48un peu plus de 2 000 euros, grâce à leur ancienneté.
17:50Je fais comment dans mon entreprise ?
17:52Comment je fais ?
17:54J'augmente chacun de 200 euros ?
17:56Vous essayez de les augmenter au maximum
17:58de ce que vous pouvez, et c'est pour ça que notre programme
18:00prévoit...
18:02Si je suis un bon patron, j'essaie de les augmenter au maximum.
18:04... prévoit un programme d'aide aux petites entreprises.
18:06C'est-à-dire ?
18:08C'est-à-dire que dans une entreprise,
18:10je passe le SMIC à 1 600 euros,
18:12les salaires légèrement au-dessus
18:14je les augmente aussi ?
18:16Il prévoit des prêtes au zéro pour les entreprises,
18:18il prévoit de revoir, il y a 200 milliards
18:20d'euros d'aides qui sont
18:22versées aux entreprises dans notre pays.
18:24C'est pas rien, 200 milliards d'euros d'aides.
18:26Le problème de ces aides, c'est qu'elles sont très mal fléchées.
18:28C'est qu'en proportion, les très grandes entreprises
18:30en touchent plus, qu'il n'y a pas
18:32de contrepartie en matière sociale et écologique.
18:34Et nous, nous disons, bien sûr qu'il faut aider
18:36les entreprises, mais il faut aider les entreprises...
18:38C'est un PGE, quoi, un PGE de gauche.
18:40Bah oui, c'est plutôt bien, un PGE de gauche
18:42qui aide les petites entreprises,
18:44qui sont les premières pourvoyeuses...
18:46Les premières pourvoyeuses d'emplois
18:48dans notre pays, et qui doivent être les premières
18:50à bénéficier, à toucher des aides.
18:52En tout cas, c'est vers elles
18:54qu'on va diriger notre politique
18:56en priorité, et j'ajoute à cela
18:58un volet fiscal. Parce que vous le savez,
19:00vous me connaissez de... Avant que je sois
19:02élue au Parlement européen, je travaillais pour
19:04l'ONG Oxfam dans la lutte contre l'évasion fiscale.
19:06Et la réalité, c'est que les PME, les petites entreprises,
19:08payent en proportion plus d'impôts
19:10que les grandes entreprises. Vous prenez votre bar au coin de la rue,
19:12votre librairie au coin de la rue,
19:14ils payent plus d'impôts que Starbucks
19:16ou Amazon, parce que ces entreprises-là,
19:18les petites PME, les petits bars
19:20ou librairies, n'ont pas de filiales dans
19:22les paradis fiscaux. Donc, nous voulons aussi
19:24rétablir de l'équité fiscale entre les petites
19:26et les grandes entreprises, en faisant ce qu'on appelle
19:28un impôt universel. Donc là aussi,
19:30les petites entreprises seront gagnantes,
19:32et les plus grandes entreprises qui fondent l'évasion fiscale
19:34vont enfin mettre la main
19:36au portefeuille. Je trouve que c'est une politique
19:38de redistribution des richesses, une politique
19:40d'équité, qui fera du bien au pays,
19:42et qui remettra un peu de cohésion sociale
19:44aussi, je pense, dans notre pays.
19:46La préférence nationale,
19:48c'est l'apanage du Rassemblement National.
19:50La binationalité,
19:52vous avez
19:54écouté, Jordane Bardella ?
19:56Que répondez-vous sur la binationalité ?
19:58Que vous avez le vrai
20:00visage du Rassemblement National,
20:02qui est une politique raciste
20:04et xénophobe, je pèse mes mots,
20:06en voulant exclure l'ensemble des
20:08binationaux de notre
20:10pays. Bardella est un raciste
20:12et un xénophobe. Oui, Bardella est un raciste et un xénophobe.
20:14Je n'ai aucune difficulté à le dire,
20:16Jean-Jacques Bourdin, puisqu'il veut exclure
20:18tous les binationaux
20:20de responsabilité, y compris
20:22dans l'administration et la fonction publique. En faisant
20:24cela, il jette
20:26le soupçon sur des millions de binationaux
20:28dans notre pays. Et je pense à eux, ce matin,
20:30aux franco-tunisiens, franco-marocains,
20:32franco-italiens, franco-portugais,
20:34franco-tout ce que vous voulez,
20:36il y en a des millions dans notre pays. Et ils sont
20:38français à part entière, comme vous, je ne sais pas si vous avez
20:40deux nationalités, mais ce sont des français
20:42à part entière,
20:44qui se reconnaissent, qui ont des droits,
20:46et qui, aujourd'hui, se voient
20:48jetés en pâture par le Rassemblement
20:50national. Aujourd'hui, ils s'attaquent aux
20:52binationaux. Demain, ils vont peut-être s'attaquer
20:54aux descendants d'exilés.
20:56Il y a un français sur quatre
20:58dans notre pays qui a des grands-parents étrangers,
21:00c'est mon cas, c'est le cas de beaucoup
21:02de françaises et de français.
21:04Mais notre pays est multiculturel, notre
21:06pays est fait de sa diversité, notre pays
21:08est fait de son histoire, du droit du sol
21:10qu'ils veulent remettre en cause, qui existe
21:12depuis la Révolution française,
21:14et qui est, je pense, une grave remise
21:16en cause des libertés et des droits
21:18fondamentaux, et c'est la raison pour laquelle,
21:20l'une des nombreuses raisons pour lesquelles,
21:22il faut se mobiliser pour barrer la route
21:24au Rassemblement national.
21:26J'ai une dernière question, Manon Bruy.
21:28Le Rassemblement national dit ne pas vouloir
21:30interdire l'abattage rituel des animaux.
21:32Vous avez la même position ?
21:34Nous avons toujours dit que nous étions
21:36en faveur de mettre
21:38fin à l'abattage rituel des animaux
21:40en concertation avec les autorités
21:42religieuses, puisque
21:44il y a des habitudes culturelles
21:46dans certaines communautés
21:48religieuses. J'observe que
21:50le Rassemblement national en la matière ont changé
21:52d'avis, ce n'est pas notre cas, ce n'est plus
21:54le Rassemblement national, c'est le revirement
21:56national, ils changent d'avis
21:58tous les jours sur à peu près tous les sujets,
22:00ils avaient proposé la baisse de
22:02la TVA des produits de première nécessité,
22:04ils l'ont rangé au placard. La baisse de l'impôt
22:06sur le revenu pour les jeunes de moins de 30 ans,
22:08ils l'ont rangé au placard. C'est un peu
22:10une toupie ou un strip-tease auquel
22:12ils sont en train de se livrer, puisque chaque jour
22:14ils enlèvent une de leurs mesures,
22:16donc on n'y comprend plus rien, ils n'ont aucune clarté.
22:18Moi j'ai répondu sur ce sujet,
22:20j'observe que... Donc interdiction de l'abattage rituel
22:22des animaux. Nous sommes pour l'interdire
22:24en concertation avec les autorités
22:26religieuses. Merci Manon
22:28Bruy d'être venue nous voir ce matin
22:30sur l'antenne de Sud Radio 0826
22:32300 300
22:34Vous réagissez, vous intervenez évidemment
22:36entre 9h et 10h. A tout de suite.
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