00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, c'est l'invité que l'on n'attendait plus dans cette campagne électorale express.
00:08Et pas sûr que son intrusion fasse plaisir à tout le monde, parce que cet invité, c'est l'économie.
00:13Alors que la course à l'échalote des promesses dispendieuses est lancée, Bruxelles a rappelé hier Paris à ses devoirs et la chose est suffisamment grave
00:21pour que les milieux économiques se réveillent. Chose assez rare dans un pays où généralement les chefs d'entreprise regardent le bout de leurs chaussures
00:28quand on en parle politique. 73 grands patrons s'immiscent dans cette campagne, c'est dans les échos que vous lirez leur tribune pesée au trébuchet.
00:37Les difficultés dans la société française sont réelles, mais la France est aujourd'hui un pays dans lequel on innove, on développe des entreprises,
00:44on crée des emplois, écrivent-ils. Ces acquis seront menacés pour suivre ces grands patrons si les partisans du repli et de la fermeture
00:52ou ceux de la confrontation et de la radicalité l'emportent. Voilà, en termes un peu sibilins, ces choses-là sont dites.
00:59Mais à la une du Figaro, Gaëtan de Capelle, lui, met les points sur les i.
01:03Au vu du concours de dingueries économiques auquel se livrent le RN et le Nouveau Front Populaire, écrit-il, la France danse sur un volcan.
01:12Pendant que le gouvernement met sur la table des promesses coûteuses, en faisant mine de chercher des économies, poursuit-il,
01:18eux proposent sans vergogne un catalogue de dépenses publiques sans limite, des programmes totalement déconnectés des réalités,
01:25avec, il faut le dire, une prime dans l'horreur pour celui de l'extrême-gauche qui est frais jusqu'à ses propres alliés.
01:32Alors, des mises en garde de ce type, vous en trouverez beaucoup cette semaine dans les hebdos de L'Express, au point en passant par Challenge.
01:39Mais seront-elles d'un quelconque effet ? Eh bien, il y a fort à parier que non, regrette l'économiste Pascal Péry dans les échos.
01:47Sous le titre « Pourquoi l'économie ne fait pas voter ? », il explique « Tous ceux qui promettent aujourd'hui une augmentation de salaire de 10% sont célébrés comme des messies.
01:56Mais qui, dans ce brouhaha mortifère, aura le courage de dire la vérité ? Et qui aura le courage de l'entendre ?
02:04Le déclassement, voire l'appauvrissement, est dû au manque de travail », conclut-il. Amère potion avalée, mais tellement nécessaire.
02:13Que retenir dans la presse également ce matin, Olivier ?
02:15L'affaire de ce viol épouvantable à courbe voie, mais qui apparemment n'intéresse pas tout le monde.
02:20Libération consacre royalement dans un écho de 4 lignes et 53 mots, pas plus, et renvoie au site du journal.
02:28Allez, zou ! Sinon, pas la peine de lutter contre les insoumis, ils le font très bien tout seuls.
02:32L'Opinion consacre effectivement un petit article à la campagne de François Ruffin,
02:36d'où il ressort que ses principaux adversaires sont justement ses amis dieux et les filles.
02:42Sur les réseaux sociaux, raconte Antoine Oberdorf, les ouailles mélenchonistes déversent des tombeaux d'injures contre Ruffin.
02:49En privé, le patriarche insoumis leur a toujours raconté qu'il était en voie de doriorisation.
02:55Vous savez, référence à Jacques Doriot, homme de gauche dans les années 30, qui selon ça, a corps perdu dans la collaboration avec les nazis.
03:02Sinon, elles résistent et ne renoncent pas à se mouiller. Enfin, c'est ce qu'elle dit.
03:07Anne Hidalgo, qui craint moins le ridicule que la noyade, donne une nouvelle date pour son plouf dans la Seine, raconte le Parisien.
03:14Ce sera le 15, le 16 ou le 17 juillet, ou la semaine suivante.
03:18On attend quand même un petit peu de voir pourquoi.
03:21Mais on va terminer avec un vrai sportif qui, lui, se mouille vraiment, figure au public.
03:27Une très longue interview de Michel Platini.
03:3027 minutes de temps de lecture.
03:32Réalisée le 10 avril dernier, ce qui ne nous rajeunit pas.
03:36Et lui non plus, il aura 69 ans demain.
03:39Alors, il commande donc le foot d'hier et celui d'avant-hier.
03:43L'argent dans le foot a beaucoup évolué, raconte-t-il, sans paraître vieux combattant.
03:47À Nancy, quand je suis transféré à Saint-Etienne, je gagne 6000 francs par mois.
03:53Je suis à l'époque le meilleur joueur français.
03:55Question d'Yves Thréard.
03:56Oui, parce que c'est l'éditorialiste politique qui fait cette interview un peu baroque.
04:00Avez-vous des regrets ?
04:02Réponse de Platini.
04:03En principe, je n'en ai pas, mais j'aurais aimé terminer ma carrière à New York, au cosmos.
04:07Mais enfin, je n'aurais pas eu la vie trépidante que j'ai eue entre président de la Coupe du Monde de 98,
04:12entraîneur, président de l'UEFA et placé en garde à vue, rappelle-t-il.
04:17Il y a cinq ans, effectivement, il a croupi 15 heures en détention
04:21dans le cadre d'une enquête sur l'attribution sur la Coupe du Monde au Qatar.
04:24On l'avait un peu oublié, mais pas lui.
04:26J'ai même signé un autographe dans la jaule à un Ukrainien, raconte-t-il en riant.
04:30Il m'a dit que les prisons françaises étaient mieux que dans son pays.
04:33Vous prenez beaucoup de choses avec légèreté, s'étonne Thréard.
04:36La vie est belle, lui répond Platoche.
04:39J'ai toujours été heureux, c'est mon éducation.
04:42On a fait le calcul avec Anissa, 6000 francs de 1979, ça fait 3700 euros d'aujourd'hui.
04:50Le meilleur joueur français gagnait 3700 euros versus 6 millions d'euros
04:54pour Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain par mois.
04:56Intéressant, non ?
04:58Merci beaucoup Olivier Delagarde, l'Arvue de Presse d'Europe 1, 8h46.
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