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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Je salue Véronique Jacquet qui est avec nous ce soir, Louis Dragnel, Paul Melun, Yoann Ouzaï et Gilles-William Golnadel qui est avec nous.
00:07Vous le savez, deux garçons mineurs ont été mis en examen ce mardi pour le viol en réunion d'une mineure de 12 ans à Courbevoie.
00:13Je vous propose d'écouter tout de suite Sandra Buisson avant de partir à l'hôtel de ville où le collectif Nous Vivrons a appelé ce soir à un rassemblement.
00:23Dans le récit que la jeune adolescente de 12 ans a fait à la police que nous avons pu consulter et que nous vous dévoilions dès ce mardi,
00:30la victime explique qu'en revenant de voir ses amis ce samedi après-midi à Courbevoie, elle croise deux jeunes dont l'un qu'elle connaît dans le parc en bas de chez elle.
00:39Il la force à les suivre jusqu'à une ancienne crèche désaffectée où là un troisième garçon les rejoint.
00:45Selon son récit, un des jeunes lui pose des questions sur sa religion juive.
00:50Il lui demande pourquoi elle ne dit pas qu'elle est juive.
00:53Il lui parle ensuite d'Israël.
00:55La traite de sale juive lui porte des coups, la jette au sol, lui tire les cheveux.
00:59Il lui touche la poitrine, menace de la brûler avec un briquet, lui renverse une bouteille d'eau sur la tête.
01:05Elle indique qu'ensuite deux des trois garçons l'ont violée plusieurs fois et qu'un d'eux a filmé les faits.
01:11L'un des garçons du trio la menace de mort si elle parle à la police.
01:15Elle lui ordonne de lui donner 200 euros le lendemain en la menaçant de représailles si elle ne le fait pas.
01:21Arrivé sur les lieux des faits grâce aux indications de la jeune enfant qui les y a menés,
01:26les policiers ont pu faire plusieurs prélèvements et ont retrouvé des objets dont leur avait précédemment parlé l'adolescente.
01:34Audrey Berthoud est sur place à l'hôtel de ville de Paris.
01:37Le collectif Nous Vivrons a appelé un rassemblement aujourd'hui à 18h30.
01:43Est-ce que vous pouvez nous dire qui est présent Audrey Berthoud ?
01:50Bonsoir Pascal. Beaucoup de personnes ont été présentes.
01:53Vous le voyez derrière moi ce parvis de l'hôtel de ville qui est encore rempli.
01:59Ici ce soir on ressent vraiment une vraie colère, un vrai ras-le-bol de cette communauté juive de France qui a été à nouveau touchée.
02:05Un rassemblement pour condamner ce viol à caractère antisémite d'une petite fille de 12 ans.
02:11Mais aussi un rassemblement pour condamner tous les actes antisémites qui ont eu lieu en grand nombre depuis le 7 octobre.
02:17Puisque je rappelle que les actes antisémites ont bondi de 1000% depuis les attaques du 7 octobre.
02:23Plusieurs prises de parole ont eu lieu.
02:25Jonathan Arfi, président du CRIF.
02:27Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice.
02:30Ou encore Samuel Lejoyeux.
02:32Donc voilà, beaucoup de prises de parole.
02:34Et tous dénoncent une banalisation des actes antisémites en France.
02:38On voit d'ailleurs des panneaux avec écrit « Vous vous êtes habitués à l'antisémitisme, pas nous ».
02:43Tous nous disent également qu'il est devenu compliqué d'être juif en France en 2024.
02:48Et qu'ils attendent que les collectifs féministes agissent.
02:51Puisqu'il s'agit d'un viol sur une petite fille de 12 ans.
02:55Donc voilà, on ressent une vraie colère, Pascal.
02:58Cette communauté juive qui attend tout simplement des actes concrets pour les protéger.
03:03Merci beaucoup Audrey Berto.
03:05Et le rassemblement était à 18h30.
03:07Ce qui explique qu'il y ait moins de monde derrière vous.
03:10Je vous propose d'écouter quelques témoignages de juifs précisément.
03:14Ou de français juifs que vous avez interrogés.
03:18Alors là l'objectif c'est vraiment d'appeler un front républicain.
03:21Pour lutter contre l'antisémitisme.
03:23Donc évidemment le but c'est d'énoncer ce qui s'est passé hier.
03:26La tragédie pour cette petite fille de 12 ans qui s'est fait violer parce que juive.
03:30Mais ça va aussi au-delà.
03:31L'idée c'est de se dire qu'on ne peut plus accepter.
03:33Qu'on ne doit pas accepter.
03:34Qu'on a un appel à la responsabilité de tous les français.
03:36De venir aujourd'hui se rassembler avec nous pour dire non à la montée des actes antisémites.
03:40On n'a pas d'autre choix que d'être là.
03:42Que de se mobiliser.
03:44Que d'essayer de faire quelque chose.
03:46On ne sait pas si ça va servir à quelque chose.
03:48On en est là.
03:49On est désespérés déjà.
03:51Mais malgré tout on se bat.
03:53Parce qu'on a une longue histoire derrière nous.
03:56Qui nous dit qu'on se bat.
03:57Et qu'on a résisté.
03:58Et qu'on a gagné.
03:59Et qu'on est toujours là.
04:00Donc on se bat.
04:01Est-ce que vous voyez des communautés ?
04:03Il n'y a personne.
04:04Il n'y a que nous comme d'habitude.
04:05Il n'y a personne.
04:06Alors que ce n'est pas pour Israël.
04:08Là maintenant c'est contre l'antisémitisme.
04:10C'est quelque chose de très grave en France.
04:12Là aujourd'hui il n'y a aucun de nos amis musulmans pour nous soutenir.
04:15Aucun.
04:16On doit les vivre ensemble.
04:19Mais il est où ?
04:20Il est où ?
04:21C'est intéressant.
04:22Oui, il n'a pas tort.
04:24Je n'ai pas vu de parti politique.
04:26Mais si j'avais été présent, pardon de le dire,
04:29j'aurais mis davantage les pieds dans le plat.
04:32Parce que mettez-vous à la place des mômes des banlieues.
04:36Ça fait neuf mois qu'on leur dit
04:39qu'il y a l'État juif qui commet un génocide à Gaza.
04:44Que les juifs français sont totalement solidaires de ce génocide.
04:49Au nom de quoi ?
04:51Je vous interroge juste parce qu'on ne sait pas précisément
04:53le profil des jeunes gens qui ont violé.
04:55C'est ça que je...
04:57Je suis depuis hier soir, et c'est bien normal,
04:59d'une très grande prudence sur ce sujet-là.
05:01Écoutez, j'ai quelque chose.
05:03Vous avez raison, mais statistiquement,
05:05celui qui vous parle et qui a plaidé dans nombre de dossiers
05:08depuis à peu près 15 ans, c'est le même profil.
05:12D'accord ?
05:13Et il m'étonnerait qu'à Courbevoie, on déroge à la règle.
05:17Donc, sur cette base-là, effectivement,
05:20sur cette spéculation-là,
05:22j'affirme que je tiens depuis le 7 octobre
05:25le parti antisémite,
05:27qu'il n'est même pas la peine de nommer
05:29pour responsable moralement
05:31d'avoir mis de l'huile gauchiste sur le feu islamiste.
05:34Et je trouve, personnellement,
05:36que c'est bien gentil de dire
05:38oui, l'antisémitisme monte,
05:40qu'on ne sait pas pourquoi.
05:41Et de la part du pouvoir,
05:43de la part d'un président
05:45qui n'a pas voulu marcher contre l'antisémitisme
05:47parce qu'il ne fallait pas, justement,
05:50indisposer une certaine communauté,
05:53j'ai du mal, aujourd'hui,
05:55à recevoir des phrases incantatoires.
05:57Ce que je trouve extraordinaire,
05:58c'est les réactions précisément de la gauche aujourd'hui,
06:00qui ne réagissait jamais depuis huit mois,
06:02mais parce que nous sommes dans une campagne électorale
06:04et parce que les élections législatives,
06:06je fais en tout cas un lien entre les deux,
06:08a pris aujourd'hui la parole.
06:09Jean-Luc Mélenchon, horrifié par ce viol à courbe voix
06:12et tout ce qu'il met en lumière
06:13concernant le conditionnement des comportements masculins criminels
06:16dès le jeune âge,
06:18je ne sais pas si c'est l'essentiel,
06:19et du racisme antisémite.
06:21Donc il a découvert l'antisémitisme.
06:23C'était résiduel.
06:24Monsieur Jean-Luc Mélenchon,
06:25qui était effectivement résiduel.
06:27Solidarité et pensée émue pour la victime et ses proches.
06:30Éric Dupond-Moretti lui a répondu.
06:32Comment osez-vous ?
06:33Vous n'avez pas de figure.
06:34Laissez cette jeune femme et sa famille tranquilles.
06:36Vos propos récurrents alimentent la haine
06:38qui mène au pire.
06:39Non, l'antisémitisme n'est pas résiduel.
06:41Honte à ceux qui pactisent avec vous
06:43pour sauver leur gamelle,
06:45écrit Éric Dupond-Moretti.
06:47On sera d'accord à 100% avec lui.
06:49Mathilde Panot, absolument horrifiée par le calvaire
06:51imposé à cette jeune fille violée à courbe voix.
06:53Elle aussi a découvert, manifestement,
06:55ces dernières heures, l'antisémitisme.
06:57Un viol punitif avec motif.
06:59Antisémite est un crime d'une rare gravité.
07:02Jamais ces mots-là n'étaient apparus
07:04depuis des mois, depuis le 7 octobre,
07:06dans le paysage.
07:07Sébastien Deslogues, choqué et horrifié
07:09d'apprendre le viol d'une jeune fille de 12 ans
07:11à courbe voix.
07:12J'exprime ma solidarité.
07:14Ce qui est intéressant, c'est que dans tous leurs tweets,
07:16ils ont mis le mot antisémite.
07:18Donc ils se sont, évidemment...
07:20Consigne a été passée.
07:22Consigne a été passée.
07:23C'est ça qui est intéressant.
07:25Dans tous les tweets, le mot antisémite est là,
07:27alors qu'il n'en était pas là
07:29il y a quelques jours, évidemment.
07:31Et puis, évidemment,
07:33la palme de l'indignité
07:35revient à Émeric Caron.
07:37Mais il est tellement...
07:39Ça n'étonnera personne
07:41puisque ce crime raciste,
07:43personne n'en parle, aucun débat sur les chaînes infos.
07:45Et Émeric Caron
07:47n'a pas
07:49regretté ce qui s'est passé
07:51à courbe voix. En revanche,
07:53il a exhumé Angela Rosta.
07:55C'était une mère de famille
07:57rome-enceinte. Elle a été tuée le 22 février
07:59devant son mobil-home en Haute-Savoie.
08:01C'est un papier du Parisien.
08:03Et Anne Sinclair lui a répondu
08:05« Émeric Caron est tellement incapable
08:07de dénoncer le viol de cette petite de 12 ans
08:09par des ados antisémites qu'il va
08:11chercher dans l'Ouest France du 22 février
08:13dernier, cet horrible crime. »
08:15Pas par compassion,
08:17mais pour montrer qu'on en fait toujours trop
08:19pour les crimes antisémites.
08:21Même dans sa logique,
08:23Caron considérait que
08:25parler de Lola
08:27ou parler de Thomas,
08:29c'était de l'instrumentalisation.
08:31Je ne sais pas pourquoi,
08:33parce qu'ils étaient blancs et chrétiens
08:35ou parce que ceux qui les ont tués
08:37n'étaient pas, mais il fallait parler
08:39de cette jeune fille-là.
08:41Il faudrait qu'il nous donne le mode d'emploi.
08:43Il est plutôt bien placé selon vous ?
08:45Il est dans une circonscription
08:47qui est plutôt acquise à la France insoumise.
08:49À Paris,
08:51dans des quartiers où
08:53on a voté massivement
08:55pour la France insoumise
08:57lors des élections européennes.
08:59Il est plutôt en bonne position.
09:01Mais ces tweets de la France insoumise
09:03sont absolument insupportables.
09:05La France insoumise a instrumentalisé
09:07ce qui se passe à Gaza
09:09pour alimenter la haine d'Israël
09:11et la haine des Juifs.
09:13Jean-Luc Mélenchon a personnellement
09:15placé Rima Hassan en septième position
09:17sur la liste des Européennes
09:19uniquement pour attirer le vote antisémite.
09:21L'antisémitisme qui va de pair
09:23avec l'islamisme.
09:25Et Jean-Luc Mélenchon est un allié des islamistes.
09:27Il a marché main dans la main
09:29avec les frères musulmans lors de cette manifestation
09:31indigne en 2019,
09:33le CCIF, manifestation contre
09:35l'islamophobie. L'islamophobie
09:37qui est un terme précisément inventé
09:39par les frères musulmans que reprend
09:41à son compte Jean-Luc Mélenchon.
09:43Donc Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité
09:45directe dans ce qui se passe dans le pays.
09:47Je le dis, s'il n'y avait pas la France insoumise,
09:49il y aurait moins d'actes antisémites
09:51dans ce pays. J'en suis convaincu.
09:53Marine Le Pen a également tweeté l'agression antisémite
09:55et le viol d'un enfant de 12 ans
09:57dans les Hauts-de-Seine nous révulse.
09:59L'explosion des actes antisémites en hausse
10:01de 300% par rapport aux trois premiers mois
10:03de l'année 2003. 23 doit alerter tous les Français.
10:05J'entends beaucoup de Juifs d'ailleurs
10:09lorsqu'on leur demande pour qui ils vont voter
10:11aux élections législatives. Ils ne disent pas toujours
10:13d'ailleurs je vais voter Rassemblement National.
10:15Ils disent une phrase différente. Ils disent
10:17est-ce que j'ai le choix ?
10:19Est-ce que j'ai le choix ? Qui nous défend
10:21aujourd'hui ? Voilà ce que j'entends
10:23parmi les Juifs français.
10:25Stéphane Séjourné avait dit le 1er juin
10:27depuis le 7 octobre nous avons réussi à empêcher
10:29l'importation du conflit israélo-palestinien en France.
10:31Stéphane Séjourné, ministre de l'Europe
10:33et des Affaires étrangères. Mais cet aveuglement
10:35en fait dans les élections
10:37européennes, il y a cet aveuglement
10:39à tous les niveaux de l'État.
10:41Mais ça c'est de l'humour politique de cet ami.
10:43Il va gagner là.
10:45C'est de la vérité, ce n'est pas de l'aveuglement.
10:47Moi je pense que c'est de la technique.
10:49Il pense que ça marche de ne pas
10:51dire les choses.
10:53Il y a vu ce que le gouvernement a fait avec Erosatori.
10:55Ils ont quand même trouvé le moyen de vouloir interdire
10:57aux Israéliens
10:59de venir
11:01sur le stand.
11:03Il y avait une ordonnance
11:05honteuse du tribunal
11:07de Bobigny et heureusement
11:09la cour d'appel
11:11a sauvé l'honneur de la justice.
11:13Mais c'était au départ le gouvernement
11:15qui avait décidé justement de bannir
11:17les Israéliens mais pas les Chinois.
11:19Dans la polémique Caron
11:21il y a un autre tweet depuis que je vous ai lu
11:23ce qu'il avait écrit.
11:25Il répond cette fois à Delphine Horvillère.
11:29Il dit « Votre tweet est immonde.
11:31Vous rendez-vous compte du jeu malsain auquel vous vous prêtez ?
11:33Prétendent déduire de ma dénonciation d'un crime
11:35qu'il s'agirait d'un contrefeu pour en masquer un autre. »
11:37Ce qu'en prenait également Anne Sinclair.
11:39« Que les choses soient claires si vous vous osiez en douter.
11:41Je suis révulsé par le crime antisémite ignoble
11:43dont a été victime cette jeune fille de 12 ans
11:45à Courbevoie, etc. »
11:47Il faut dire à M. Caron
11:49et à ses amis de la France insoumise
11:51qu'entre l'islamo-gauchisme et la défense
11:53des Juifs face à l'antisémitisme
11:55qui monte, ils doivent choisir.
11:57Et ce choix-là ils l'ont fait depuis longtemps.
11:59Je crois que les choses sont claires et que même
12:01ces consignes et ces basses manœuvres
12:03politiciennes qui visent à harmoniser leur discours
12:05en disant « Nous sommes contre l'antisémitisme, etc. »
12:07ne trompent personne. Ce sont eux
12:09qui aujourd'hui incarnent l'antisémitisme.
12:11Écoutez un dernier mot là-dessus
12:13de Jordan Bardella qui a parlé
12:15de l'antisémitisme d'atmosphère.
12:23Jordan Bardella.
12:25« Il n'y a plus un seul endroit
12:27aujourd'hui en France où les Français sont à l'abri
12:29et se diffusent et se développent
12:31de manière extrêmement inquiétante
12:33depuis le 7 octobre dans notre pays.
12:35Un antisémitisme d'atmosphère qu'il nous faut combattre
12:37et que la République devra évidemment combattre
12:39sans faiblir. Je ferai du rétablissement
12:41de la sécurité, de l'autorité
12:43et de l'ordre sur chaque mètre carré du territoire
12:45la priorité de mon action
12:47et j'y consacrerai toute mon énergie. »
12:49Écoutez Joyce qui est
12:51une des voisines, une des habitantes
12:53de Courbevoie et qui est inquiète.
12:57« C'est clair que tous les jours
12:59il y a des actes antisémites
13:01et que les
13:03juifs ne se sentent plus en sécurité
13:05en France. C'est une catastrophe.
13:07Les gens ne savent même pas ce que c'est l'antisémitisme
13:09en fait. Ils adorent dire
13:11qu'ils n'aiment pas les juifs et que
13:13l'antisémitisme, l'antisémitisme...
13:15On n'entend que ça à la télé toute la journée.
13:17On a l'impression que quoi ? Que les juifs c'est quoi ?
13:19Ils sont quoi les juifs ?
13:21C'est des chiens ? C'est des
13:23tueurs ? Des voleurs ?
13:25C'est quoi ? La LFI ?
13:27Tout ça ? Tous ces partis de tarés là ?
13:29Excusez-moi de le dire mais c'est ce que je pense.
13:31Il ferait mieux d'aller s'occuper
13:33de leurs enfants. Il faudrait qu'il leur arrive ce genre de problème
13:35pour qu'ils comprennent ce que c'est
13:37de faire ce qu'ils font.
13:39Il faudrait qu'eux aussi, ils vivent
13:41avec leurs enfants ce que nous
13:43on vit avec les nôtres.
13:45Ils comprendraient certainement.
13:47C'est clair que les juifs ne se sentent pas
13:49en sécurité. Si tous les jours
13:51vous entendez parler des juifs, tous les jours,
13:53tous les jours, vous pensez que vous
13:55pouvez être en sécurité ? Je vais vous dire franchement
13:57c'est pessimiste pour la communauté
13:59juive mais il faut l'être
14:01aussi pour les autres.
14:03Parce que sincèrement, une fois qu'ils auront terminé
14:05avec les juifs, je ne sais pas à qui ils vont s'en prendre.
14:07On verra.
14:09Effectivement, il y a
14:11beaucoup de
14:13personnes qui pensent ce que
14:15Ali a dit.
14:17Les juifs sont les canaris
14:19dans la mine. Ce qui leur arrive
14:21arrive de toute manière
14:23déjà parce que les non-juifs
14:25subissent également
14:27beaucoup de choses dans les banlieues.
14:29Dans les éléments de la
14:31langage de la France insoumise, parce que chaque mot
14:33a un sens, vous avez remarqué
14:35qu'on parle de racisme antisémite.
14:37Et c'est
14:39une manière de ne pas parler d'antisémitisme.
14:41Peut-être. Rima Hassan.
14:43Rima Hassan
14:45s'est affichée avec un keffier. Je parlais de l'émission
14:47C'est ce soir
14:49l'autre jour.
14:51Rima Hassan est née dans l'émission C'est ce soir
14:53d'une certaine manière de Karim
14:55Rissouli. Exactement.
14:57Elle s'est affichée avec un keffier.
14:59Pour sa photo officielle, la première
15:01franco-palestinienne assiégée au Parlement européen
15:03s'est donc affichée
15:05avec un keffier. Qu'est-ce qu'un keffier ? Je rappelle
15:07que c'est une coffre traditionnellement portée au Moyen-Orient
15:09en coton et maintenue par un agal,
15:11un cerceau noir qui entoure la tête.
15:13Cette pièce servait
15:15aux paysans à se protéger du vent. Historiquement
15:17le keffier noir et blanc est par la suite devenu un symbole
15:19de la lutte palestinienne.
15:21Mais de son point de vue, elle n'est pas
15:23critiquable. Ce sont ceux qui l'ont
15:25choisie à la 7ème place qui le sont.
15:27Elle ne cache pas son jeu. On peut
15:29tout lui reprocher sauf l'hypocrisie.
15:31On marque une pause.
15:33Véronique Jacquet.
15:35Elle a quand même qualifié Israël de monstruosité
15:37sans nom. Donc en soi c'est critiquable
15:39qu'on soit députée européenne ou pas.
15:41Elle est quand même... Oui d'accord,
15:43on sait pourquoi elle a été choisie. Enfin bon,
15:45juste je voudrais signaler quand même la réaction
15:47d'Emmanuel Macron par rapport à
15:49Courbevoie et par rapport à ce qui s'est passé. C'est-à-dire
15:51qu'il dit, il souhaite
15:53dans les écoles dans les jours qui viennent, un temps
15:55d'échange organisé sur le
15:57racisme et l'antisémitisme.
15:59Il est complètement hors sol et déconnecté.
16:01D'abord, les élèves ne sont plus
16:03en classe. Deuxièmement, il faudrait quand même
16:05prendre en compte le milieu familial.
16:07On sait très bien que ces gamins,
16:09il y a un mimétisme familial et
16:11il y a un mimétisme qui est lié à ce qui se passe par
16:13rapport au conflit israélo-palestinien.
16:15Et la seule réponse présidentielle,
16:17c'est ça. Mais moi j'ai la nausée
16:19ce soir, entre toutes les réactions politiques
16:21et ce que nous pond le chef de l'État,
16:23cette période
16:25électorale est vraiment une épreuve de vérité
16:27de l'indignité de notre
16:29classe politique. Et pour les juifs
16:31de France, c'est effectivement extrêmement
16:33dangereux et compliqué le moment que nous vivons.
16:35Et ce qui est extraordinaire, il y avait un compte rendu
16:37à cette heure sur l'audiovisuel
16:39de services publics et on
16:41faisait parler des professeurs. Les professeurs disaient
16:43oui, on va parler mais il faut avoir
16:45un discours très équilibré.
16:47Vous êtes au cœur
16:49de la pensée macronienne
16:51qui pense que la parole
16:53guérit tout. Donc quand une jeune
16:55fille est violée, sa réponse
16:57c'est on va parler aux enfants.
16:59Et cette parole, les gens ont compris
17:01qu'elle devrait
17:03être suivie des actes. Et c'est un
17:05homme qui parle, il a parlé aux agriculteurs,
17:07il a parlé aux gilets jaunes,
17:09il a parlé à Israël, il a parlé
17:11à Poutine, il a parlé à tout le monde. Pour quel résultat ?
17:13C'est un homme qui parle.
17:15La pause,
17:17et nous revenons.
17:21Chérald Darmanin va proposer la dissolution
17:23du groupe d'ultra droite, le GUD.
17:25Écoutez le Premier ministre.
17:27Le ministre de l'Intérieur, pardonnez-moi.
17:29Tous les amis de Mme Le Pen ne sont pas des
17:31grands démocrates, ça c'est certain.
17:33Et quand j'ai proposé la dissolution
17:35d'un certain nombre d'associations d'ultra droite,
17:37on s'est parfois beaucoup beaucoup fait railler.
17:39Et vous savez quoi ? J'ai proposé au Président de la République
17:41la dissolution du GUD.
17:43Très bientôt. Le groupe Union Défense. Voilà.
17:45Qui est un groupe d'ultra droite, qui est
17:47très ami avec beaucoup de gens du Rassemblement
17:49National. Qu'est-ce que le GUD
17:51vient faire dans cette campagne ?
17:53C'est un piège. En fait, Chérald Darmanin a
17:55tendu un piège à Jordan Bardella
17:57et il n'est pas tombé dans le piège.
17:59Je ne sais pas si on va écouter...
18:01Ce que Chérald Darmanin cherchait
18:03à faire, c'est faire en sorte que Bardella
18:05défende le GUD. Mais bon, la ficelle
18:07était un peu grosse.
18:09Ça me semble l'impedir.
18:11Mais quel est le rapport entre le GUD
18:13et le Rassemblement National ?
18:15Que le GUD soit exclu ?
18:17Il y avait des membres du GUD qui étaient
18:19autour de Jean-Marie Le Pen,
18:21qui influençaient même parfois la Ligue.
18:23Aujourd'hui, le GUD et le RN...
18:25Jordan Bardella, je pense qu'il n'a
18:27jamais rencontré un GUDard de sa vie.
18:29Oui, il n'a pas vraiment le profil.
18:31Vous avez raison.
18:33Ça existe toujours le GUD ? Parce que la GUD
18:35c'était à Assas dans les années 80 ?
18:37Je ne suis pas là en train de vous dire
18:39que c'était mieux avant, ou mieux, ou moins bien.
18:41Mais ce n'est plus du tout
18:43la même philosophie.
18:45Écoutons Jordan Bardella.
18:49Les chiffres de l'insécurité sont aujourd'hui
18:51à un niveau record, et c'est le bilan direct
18:53de M. Darmanin,
18:55d'Emmanuel Macron et de Gabriel Attal.
18:57Il n'y a plus un seul territoire aujourd'hui
18:59où nos compatriotes sont à l'abri.
19:01Je serai précisément le Premier ministre
19:03qui rétablira l'autorité de l'État
19:05et la sécurité sur le territoire national.
19:07Je n'aurai aucune forme de tolérance
19:09à l'égard de milices,
19:11qu'elles soient d'ultra-gauche ou d'ultra-droite,
19:13qui tentent de faire vaciller
19:15la République française.
19:17Il n'y a rien qui tremble s'agissant de leur dissolution.
19:19Les personnes qui ont des propos
19:21qui sont contraires à la ligne politique que je porte
19:23et à celle que porte le RN
19:25ne siégeront pas dans le groupe du RN.
19:27Vous savez que les investitures ont été faites
19:29par dizaines et par centaines
19:31en quelques heures dans toute la France.
19:33Ce qu'il faut juger, je crois,
19:35c'est la capacité d'un mouvement politique
19:37à réagir aux comportements ou aux propos
19:39qui sont parfois contraires à sa ligne politique.
19:41C'est vrai avec le RN,
19:43mais j'aimerais que ça soit vrai
19:45et aujourd'hui, moi je vois
19:47une mouvance politique d'ultra-gauche
19:49se constituer, se réunir autour de M. Mélenchon,
19:51de M. Poutou, de M. Hollande
19:53et réunir en son sein des gens
19:55qui sont fichés S et qui
19:57tiennent des propos qui flirtent
19:59avec l'antisémitisme. C'est ça le danger aujourd'hui.
20:01Et c'est également les soulèvements
20:03de la terre qui ont expliqué qu'ils
20:05n'accepteraient pas forcément
20:07le verdict des urnes. J'ai même entendu
20:09un professeur d'université
20:11circuler sur les réseaux sociaux
20:13dire qu'il n'appliquerait pas
20:15les lois du Rassemblement d'Assemblée.
20:17Il a tout dit. D'abord, la période
20:19pour procéder
20:21à cette annulation me paraît
20:23étrange. Mais bon,
20:25en dehors de ça, effectivement,
20:27je ne vois aucun inconvénient
20:29à ce qu'on dissolve
20:31le GUD,
20:33mais pourquoi ne pas
20:35dissoudre
20:37Jeune Garde ? Pourquoi ne pas
20:39dissoudre le NPA qui est poursuivi
20:41en justice pour apologie
20:43des pogroms ? Il y a quelque chose, encore une fois,
20:45dans cette
20:47asymétrie, je discerne
20:49un privilège de couleur un peu rouge.
20:51Le Président de la République a vivement
20:53critiqué le programme de l'Union de la Gauche
20:55pour ses élections législatives. Je vous propose
20:57de voir le sujet de Mickaël Dos Santos
20:59parce que les réactions sont très importantes.
21:03Le camp présidentiel lui avait
21:05demandé de rester discret pendant la campagne
21:07des législatives. Emmanuel Macron
21:09semble avoir fait la sourde oreille.
21:11Hier, depuis l'Île-de-Sein,
21:13lors d'un échange avec des journalistes hors caméra,
21:15le chef de l'État a fustigé
21:17le programme du Nouveau Front Populaire.
21:19Ce n'est pas un programme social-démocrate,
21:21c'est un programme totalement
21:23immigrationniste. Un programme
21:25immigrationniste, une attaque qui indigne
21:27les cadres du Nouveau Front Populaire.
21:29Macron a choisi son camp.
21:31Pour lui, mieux vaut le National Autoritaire
21:33que le Front Populaire.
21:35Est-il toujours dans la réalité ? Il veut couper
21:37la route de la résistance au Rassemblement National
21:39au deuxième tour. Alerte !
21:41Dans son programme, le Nouveau Front Populaire
21:43promet un accueil digne aux étrangers.
21:45L'Union des Gauches
21:47souhaite garantir l'accès aux services publics
21:49sans condition de nationalité,
21:51abroger les lois asile et immigration,
21:53faciliter l'accès au visa
21:55ou encore régulariser les travailleurs,
21:57les étudiants et les parents d'enfants scolarisés.
21:59Autre mesure envisagée
22:01dans ce programme, créer un statut
22:03de déplacé climatique,
22:05créer des voies légales et sécurisées d'immigration,
22:07garantir le droit du sol intégral
22:09pour les enfants nés en France
22:11ou encore faciliter l'obtention
22:13de la nationalité française.
22:15Pour Manon Aubry, députée européenne,
22:17ce programme se veut avant tout humaniste.
22:19Je crois que l'humanité
22:21ne l'a pas beaucoup habité
22:23au président de la République.
22:25Lui qui a fait un projet
22:27de loi immigration,
22:29voté, soutenu par le Rassemblement National.
22:31Selon un récent sondage,
22:33les Français avaient placé la question
22:35de l'immigration comme sujet prioritaire.
22:37Juste derrière,
22:39celle du pouvoir d'achat.
22:41Ce qui est intéressant dans ce programme
22:43du Front Populaire,
22:45c'est que le programme se radicalise
22:47d'une certaine manière,
22:49ils n'avancent pas masqués.
22:51C'est intéressant.
22:53Les Français jugeront
22:55en état de cause,
22:57en sachant pour qui ils votent
22:59et en revanche, on a le sentiment
23:01que Jordan Bardella, lui,
23:03renie un peu en disant
23:05la retraite, je vais voir.
23:07Il adoucit son programme.
23:09Il y en a un qui l'adoucit,
23:11l'autre qui le radicalise.
23:13Louis de Ragnel, est-ce que vous êtes d'accord ?
23:15Je suis entièrement d'accord avec vous,
23:17mais quand on voit que François Hollande
23:19va porter ces couleurs-là,
23:21on tombe un peu de notre chaise.
23:23Quand on voit que Jean-Marc Ayrault
23:25et Lionel Jospin n'ont pas de problème
23:27avec toutes ces idées-là...
23:29On a en face de nous
23:31des propositions lunaires
23:33que même la France Insoumise
23:35ne proposait pas à l'Assemblée nationale.
23:37Ensuite,
23:39pourquoi Emmanuel Macron dit ça ?
23:41Parce que c'est Emmanuel Macron
23:43qui allume la mèche.
23:45Il a l'air sur deux sujets,
23:47l'immigration et le changement de sexe.
23:49Ce qu'il cherche à faire,
23:51c'est expliquer aux électeurs de droite
23:53qu'il est contre ces deux choses-là.
23:55D'une certaine manière,
23:57il a une forme de colonne vertébrale
23:59et qu'il n'est pas l'immigrationniste
24:01à tout vaque de certains des peuples,
24:03ou qu'il n'est pas le politique
24:05dans les délires sociétaux.
24:07Il aurait eu une colonne vertébrale
24:09s'il avait été constant,
24:11notamment sur sa politique migratoire.
24:13Or, sa politique migratoire
24:15a été constante.
24:17A l'inverse, il a été lui-même
24:19un immigrationniste.
24:21Il a fait rentrer des centaines
24:23de milliers d'immigrés supplémentaires
24:25à son siège.
24:27Souvenez-vous de ce que disait
24:29Georges Marchais en 1981.
24:31Il disait qu'il allait mettre fin
24:33à l'immigration légale et clandestine.
24:35François Mitterrand, qui parlait
24:37quasiment de remigration,
24:39disait qu'il allait repartir
24:41dans son fameux débat avec Jacques Chirac.
24:43Cette nouvelle gauche qui dit
24:45frontière totalement ouverte
24:47ne peut pas déplorer de ne plus avoir
24:49le vote ouvrier qui est déjà parti
24:51depuis longtemps au RN.
24:53Un des futurs électeurs, peut-être.
24:55Oui.
24:57La politique d'Emmanuel Macron
24:59est déjà immigrationniste
25:01puisque depuis 2017, on n'a jamais eu
25:03autant d'immigration en France.
25:05Par exemple, on a 825 000
25:07premières demandes d'asile qui ont été enregistrées.
25:09C'est l'équivalent de la ville de Marseille.
25:11Deuxièmement,
25:13ce que je trouve lunaire,
25:15c'est que quand vous voyez la gauche
25:17dans les pays scandinaves et la façon
25:19dont ils sont capables d'adapter un principe
25:21de réalité, parce que pour répondre à Manon Aubry,
25:23ils disent l'humanité, oui,
25:25mais à condition qu'on soit capable de garder
25:27notre modèle économique. Oui, à condition
25:29qu'on soit capable de garder notre modèle social.
25:31En France, c'est non.
25:33On dit oui à tout, mais on n'est capable de rien garder.
25:35Ça me paraît totalement
25:37surréaliste. On est la risée de l'Europe
25:39bientôt, je pense.
25:41Au fond des choses,
25:43au-delà des grosses ficelles de M. Macron,
25:45c'est très étonnant.
25:47On n'est plus dans l'immigrationnisme.
25:49On est dans le désir
25:51des insoumis
25:53vraiment de la
25:55submersion migratoire,
25:57pour totalement
25:59noyer
26:01la population française
26:03d'origine.
26:05Notamment du côté
26:07de l'islam. Et à côté de cela,
26:09vous avez une gauche
26:11qui a capitulé
26:13là-dessus. Donc c'est
26:15réellement, au-delà de la petite politique,
26:17il y a quelque chose qui est un peu fou.
26:19Mais non, parce que c'est des nouveaux électeurs.
26:21Moi, je peux vous prendre la ville de Nantes.
26:23De ce point de vue-là, comment vous gardez
26:25la ville de Nantes ?
26:27Ça a été une politique qui a été mise en place.
26:29Et à Rennes, pareil.
26:31C'est ce qu'a fait
26:33Jean-Marc Ayrault pendant des années.
26:35C'est un changement de paradigme
26:37qu'ils appellent leur vœu.
26:39Jean-Luc Mélenchon a annoncé la couleur.
26:41Il ne veut pas vivre dans un pays blanc aux yeux bleus.
26:43Soyez gentil.
26:45Ce que je trouve intéressant
26:47dans cette séquence, c'est la transparence.
26:49Si les Français
26:51veulent ça,
26:53ils voteront pour eux.
26:55Et s'ils ne veulent pas, ils ne voteront pas.
26:57Je suis...
26:59On ne peut pas dénoncer ça avant le premier tour
27:01et appeler à voter pour ces gens-là au deuxième tour.
27:03Ça le mérite de la franchise.
27:05Et vous avez raison.
27:07Emmanuel Macron
27:09sur le changement de sexe.
27:11Sexe.
27:15De l'autre côté, à l'extrême-gauche,
27:17c'est quatre fois pire en termes de coûts.
27:19Il n'y a plus de laïcité.
27:21Ils reviennent sur les lois d'immigration
27:23qu'on a faites, qui permettent de réguler
27:25et qu'on doit maintenant mettre en œuvre.
27:27Il y a des choses complètement ubuesques,
27:29comme l'échange de sexe en mairie.
27:31Peut-être qu'on a plein de défauts,
27:33mais vous me connaissez.
27:35La majorité qui m'accompagne,
27:37vous la connaissez.
27:39Elle a tenu et elle a protégé.
27:41Je crois que les Français veulent être rassurés.
27:43Ils veulent qu'on protège.
27:45Oui.
27:47Ils ont l'air bien protégés.
27:49Vous pouvez dire quelque chose le lundi
27:51et complètement autre chose le mardi.
27:53Ça marche très bien.
27:55Fabien Roussel lui a répondu.
27:57Le président de la République
27:59perd ses nerfs
28:01en attaquant le programme du Front Populaire.
28:03S'il a trouvé que ça,
28:05ça montre que
28:07les Français sont un peu fébriles.
28:09C'est d'ailleurs un argument
28:11utilisé par l'extrême droite, celui-là.
28:13J'ai retrouvé une déclaration
28:15qu'il avait faite lui-même
28:17dans le magazine Têtu
28:19sur ce sujet, où il avait dit
28:21que les personnes qui s'engagent
28:23dans un processus de transition
28:25doivent être respectées dans leur choix
28:27et leur vie ne doit pas être rendue
28:29plus complexe par des procédures
28:31administratives longues.
28:33C'est vrai que la gauche a
28:35le droit de prendre n'importe quel sujet.
28:37Si vous n'êtes pas d'accord avec la gauche,
28:39vous êtes d'extrême droite.
28:41Olivier Faure.
28:43On attendait Jupiter, on a eu Néron.
28:45C'est assez incompréhensible
28:47ce qu'il fait.
28:49Quand je le vois hier, y compris
28:51accumuler les fake news,
28:53être dans la transphobie,
28:55je me dis que ce président
28:57est en train d'épouser, y compris
28:59tous les propos les plus populistes
29:01qu'il a dénoncés pendant si longtemps.
29:03Comment est-il possible que cet homme
29:05qui a été élu et réélu pour faire face
29:07à l'extrême droite, enchaîne
29:09en réalité les reprises
29:11du discours de l'extrême droite ?
29:13Comment est-il possible qu'il ait fait voter
29:15une loi qui introduisait la préférence nationale
29:17en décembre ? Comment est-il possible
29:19aujourd'hui qu'il accuse les partis de gauche
29:21d'avoir une politique immigrationniste ?
29:23Et comment est-il possible que lui
29:25qui était l'homme qui avait même
29:27fait en sorte que la PMA soit accessible
29:29aux couples de femmes, soit maintenant
29:31devenu transphobe ?
29:33Je me dis que décidément, cet homme-là
29:35n'a aucune colonne vertébrale,
29:37rien ne le guide
29:39sinon ses intérêts propres
29:41et c'est ce qui est dramatique et c'est ce que ce pays lui reproche
29:43aujourd'hui. Contrairement à Olivier Faure
29:45qui a une colonne vertébrale très importante.
29:47Mais le débat n'est plus possible.
29:49Aux Etats-Unis, on disait que dans les familles
29:51on ne pouvait plus parler, parce qu'il y avait
29:53les pro-Trump, les anti-Trump, c'était impossible.
29:55En France, on est à ce niveau-là. Là, on ne peut plus parler.
29:57Si M. Faure pense
29:59qu'Emmanuel Macron est transphobe,
30:01il n'y a plus de discussion possible.
30:03On ne peut plus parler avec l'extrême-droite.
30:05On ne peut plus parler, il n'y a plus de discussion possible.
30:07On ne peut plus parler avec des gens qui
30:09effectivement convoquent en permanence l'extrême-droite,
30:11le nazisme et le fascisme.
30:13Mais la droite est très longtemps tombée
30:15dans ce piège-là. Pourquoi est-ce que la droite
30:17dans les années 80, 90 et même après...
30:19Oui mais ce n'était pas comme ça.
30:21Là, on ne s'était pas à ce niveau-là.
30:23Pourquoi est-ce que la droite n'a pas su prendre les bonnes décisions
30:25pour gérer l'immigration, pour gérer
30:27les problèmes d'insécurité ?
30:29Parce qu'à chaque fois, il y avait ce ministère moral
30:31de la gauche et cette droite avait peur
30:33précisément d'être taxée
30:35de fasciste, d'extrémiste par la gauche.
30:37La gauche,
30:39longtemps dans ce pays, pendant des décennies,
30:41la gauche a eu une emprise morale
30:43et politique sur la droite et la droite
30:45n'a pas réussi à gérer les problèmes du pays.
30:47Je suis bien d'accord avec vous, mais elle n'avait même pas besoin
30:49de le dire, cette gauche-là. La droite...
30:51Non mais ce qui est fabuleux, c'est de voir...
30:53C'est très vrai, mais sur le fond...
30:55Là, maintenant, il n'y a plus un débat...
30:57En fait, tu ne peux plus parler.
30:59Et on le voit bien d'ailleurs, le débat est insurrectionnel.
31:01Mais sur le fond, je ne pense pas être
31:03transphobe, je ne vois aucun inconvénient
31:05à ce qu'un adulte
31:07librement change de sexe
31:09si c'est par son ressenti.
31:11Mais le problème qui est posé,
31:13et c'est pour ça d'ailleurs que la première ministre écossaise
31:15a perdu son poste,
31:17c'est parce que rendre si facile
31:19le changement de sexe
31:21comme une lettre à la poste,
31:23ça permet d'une certaine manière
31:25à un homme devenu
31:27femme, si jamais il était
31:29mis en prison, de se retrouver
31:31dans une prison de femme
31:33et les co-détenus ne sont pas
31:35forcément contents de cette situation.
31:37Sur le fond, moi je suis d'accord avec Hiddeoua, mais il y a quand même un truc qui est fabuleux
31:39dans ce que dit Olivier Faure, c'est que
31:41entendre Olivier Faure dire qu'Emmanuel Macron est d'extrême-droite
31:43tandis que lui-même est accusé d'être d'extrême-droite
31:45avec Fabien Roussel, d'ailleurs par Jean-Luc Mélenchon
31:47qui lui-même est accusé d'être d'extrême-droite
31:49tandis que Emmanuel Macron accuse le RN
31:51d'être d'extrême-droite. Dans cette affaire, je ne sais même plus
31:53qui est extrémiste, je ne sais même plus qui est d'extrême-droite
31:55tout ce que je sais, c'est que dès que vous donnez
31:57un micro à un homme politique, à part peut-être au RN
31:59il accuse l'autre à côté d'être plus à droite que lui
32:01voire d'être extrême-droite. Donc à la fin, on a démonétisé
32:03le concept et le mot même d'extrême-droite
32:05n'est jamais défini, il ne veut juste plus
32:07rien dire en fait. On va dire que je suis d'extrême-droite
32:09moi aussi à l'Essam. Non, vous
32:11vous ne dites pas que quelqu'un d'autre est d'extrême-droite.
32:13Mais si vous me permettez, c'est très simple
32:15à Mathieu Côté dans ce cas-là
32:17aussi, sur nos pages
32:19Wikipédia, les pages Wikipédia
32:21elles sont gérées effectivement
32:23C'est un vrai sujet ça.
32:25Mais bien sûr que c'est un vrai sujet, parce que
32:27elles sont gérées manifestement par des militants
32:29Des militants d'extrême-gauche.
32:31Sur votre serviteur, pardonnez-moi d'en parler
32:33de moi, c'est marqué que je suis un journaliste d'extrême-droite.
32:35Et voilà. Bon, c'est intéressant
32:37parce que les gens qui ne te connaissent pas, paf, ils tapent ton nom
32:39ils disent, ah tiens c'est un journaliste d'extrême-droite
32:41Je dis que je suis un journaliste très conservateur.
32:43Oui, bah, oui, bah
32:45C'est un peu mieux
32:47Alors que franchement, quand on vous connaît
32:49ça devrait être au moins
32:51ça devrait être au moins
32:53le contraire quand même.
32:55Moi qui suis un modéré
32:57Non mais honnêtement, la notion est tellement dévaluée
32:59Oui !
33:01Rien à personne
33:03J'ai fait l'apologie de Giscard, de Valéry Giscard d'Estaing
33:05dans le journal du dimanche l'autre jour
33:07Comment ?
33:09C'est plaisant. Je vous dis, c'est pas ce que vous avez fait de mieux d'ailleurs.
33:11Mais vous avez tort, c'était un grand président Giscard
33:13Mais bon
33:15C'est pas le moment
33:17d'entamer ce débat
33:19Jean-Luc Mélenchon
33:21Mais oui, mais c'était un grand président
33:23Et puis, excusez-moi de le décrire comme ça
33:25on n'était quand même pas
33:27à la même hauteur quand vous aviez
33:29un Premier ministre qui s'appelait Raymond Barr
33:31quand vous aviez Valéry Giscard d'Estaing
33:33quand vous aviez Olivier Guichard
33:35qui était ministre de la Justice
33:37on n'était pas au même niveau d'hommes
33:39Et ça ne les a pas empêchés
33:41de faire le regroupement familial, d'ouvrir
33:43l'Union Européenne
33:45Mais arrêtez
33:47avec ce regroupement familial
33:49parce que c'est...
33:51Avec M. Raffarin, vous êtes déjà descendu
33:53Et je n'ai pas cité
33:55Michel Pognatowski, excusez-moi
33:57Il était Premier ministre, Michel Pognatowski ?
33:59Non, jamais. Il était ministre de l'Intérieur
34:01mais c'est lui qui accompagne Giscard
34:03dans la campagne de 1974
34:05Il n'a jamais été ministre
34:07d'exigence
34:09On n'est pas
34:11exactement sur le même type de personnalité
34:13On n'est pas avec Louis Boyard
34:15qui n'est pas encore ministre
34:19M. Mélenchon, et maintenant
34:21le Président dénonce notre programme totalement immigrationniste
34:23a-t-il tweeté ? Que se passe-t-il ?
34:25Est-il toujours dans la réalité ? Il veut couper les routes de la résistance
34:27ERN au deuxième tour, alerte
34:29François Ruffin, extrême gauche
34:31programme immigrationniste, Macron a choisi son camp
34:33pour lui, mieux vaut le national autoritaire
34:35que le front populaire. D'ailleurs, François Ruffin, ça m'a intéressé
34:37il a dit je me sens prêt pour être Premier ministre
34:39Voilà un homme, c'est pas
34:41comment dire, voilà un homme
34:43qui n'a pas eu de responsabilité
34:45particulière quand même dans sa vie
34:47professionnelle
34:49c'est un militant. D'ailleurs,
34:51beaucoup de ces gens-là ne peuvent faire qu'une chose, être militants
34:53parce que si vous les plongez dans une vie
34:55professionnelle plus classique
34:57je pense qu'ils seront en difficulté
34:59Mais convenons
35:01qu'au-delà
35:03de l'engagement
35:05politique, il faut quand même
35:07une certaine qualité
35:09pour être Premier ministre
35:11qualité personnelle, qualité de management
35:13qualité de pouvoir
35:15travailler longtemps
35:17de concentration, sans doute
35:19il n'a rien fait de tout ça
35:21s'il n'en parlait comme militant
35:23et il n'est pas le seul d'ailleurs, parce que tous ces gens-là
35:25je vous assure, ils ne peuvent être que militants
35:27que militants
35:29c'est pas un gros mot
35:31mais généralement tu devrais militer
35:33à avoir un engagement
35:35professionnel à côté
35:37il n'y en a pas un qui...
35:39La palme revient à François Hollande
35:41la palme revient à François Hollande
35:43Président de la République, qu'est-ce que je sais faire ?
35:45Rien d'autre que de la politique. Non mais on peut dire la même chose
35:47de beaucoup de monde, pardon
35:49Arnaud Montemont par exemple
35:51vous avez le même profil à ce moment-là
35:53il y a 28 ans
35:55tout le monde dit
35:57le Premier Ministre, non mais il y avait une époque
35:59on ne disait pas ça comme ça
36:01vous ne trouvez pas ? Mais vous n'avez pas tort
36:03C'est pas faux. Bon, la CGT
36:05Vous estimez les ambitions des gens
36:07il n'y a que des gens, nous qui
36:09côtoyons tous les jours des fonctionnaires politiques
36:11vous avez des gens qui disent moi je serai président de la République
36:13un jour, alors on se meurt les lèvres
36:15parce que parfois... Moi j'en connais un qui me dit
36:17ça régulièrement, oui effectivement
36:19Et qu'est-ce qui est devenu ? Non mais bien sûr
36:21vous avez raison, bien sûr, l'extrême droite n'a plus
36:23besoin de... Parce que vous estimez les ambitions des gens
36:25mais la fonction a tellement
36:27baissé que vous... Qu'est-ce que vous feriez vous plus tard
36:29Jérôme ?
36:31Plus tard, il faut qu'il arrive quand même
36:33parce que là on est... On serait grand ?
36:35Non je blague, Jérôme
36:37L'extrême droite n'a plus besoin
36:39de faire campagne, a dit Clémence Guettet
36:41Macron fait le travail, donc vous voyez même
36:43lui maintenant est d'extrême droite en pleine offensive
36:45transphobe, c'est irresponsable et immonde
36:47en fait c'est que des anathèmes, il n'y a plus
36:49de débat, c'est-à-dire qu'il a simplement
36:51dit une phrase, là je vais le défendre le Président
36:53de la République, parce que...
36:55Il n'a rien dit de très...
36:57Les homophobes ils sont à la France Insoumise
36:59on a vu le profil qu'on a présenté hier
37:01C'est irresponsable et immonde
37:03mais ces gens, Jérôme, les mots n'ont
37:05plus de sens. Madame Guettet
37:07qui est Madame Guettet ?
37:09C'est une députée de la France Insoumise ?
37:11C'est une députée de la France Insoumise ?
37:13Le Nouveau Front Populaire est la seule alternative
37:15aux haines et aux discriminations, donc tu éructes
37:17l'anathème... Il y a la France Insoumise qui a investi
37:19le candidat, je le redis ici
37:21Non mais quand vous êtes islamiste
37:23vous avez le droit d'être homophobe
37:25C'est interdit aux mâles blancs d'être homophobe
37:27Ca va te faire d'ailleurs
37:29Ca va te faire l'islamisme
37:31Vous avez le droit, c'est tout
37:33Oui mais c'est intéressant ce que vous dites
37:35Comme souvent
37:37L'ACGT qui appelle à voter Front Populaire
37:39Bon, c'est pas étonnant
37:41C'est pas étonnant
37:43C'est pas... Qu'est-ce que ça peut faire j'ai envie de dire
37:45Ah non non, c'est étonnant
37:47C'est étonnant
37:49C'est étonnant que ça soit au nom de l'antiracisme
37:51Parce que qui va défiler pour la CGT
37:53au nom de l'antiracisme
37:55contre le Rassemblement National
37:57Est-ce que c'est Monsieur Tronche
37:59le syndicaliste CGT de la SNCF
38:01qui a demandé à Monsieur Zemmour
38:03si son train partait pour Auschwitz
38:05Je m'occupe de ça
38:07Est-ce que c'est lui ou est-ce que c'est les cadres
38:09lillois de la CGT
38:11qui viennent d'être condamnés par le tribunal de Lille
38:13Condamnés eux
38:15pour apologie d'un pogrom
38:17C'est eux qui vont lutter contre l'antiracisme
38:19C'est ça la CGT aujourd'hui
38:21Et Madame Binet nous donne des leçons de maintien
38:23Surtout que la CGT ne représente pas du tout le peuple
38:25Parce que le peuple, en tout cas
38:27les ouvriers, les employés
38:29ils ont voté massivement pour Marine Le Pen
38:31Peut-être qu'il faudrait accessoirement
38:33que Madame Binet n'insulte pas les travailleurs
38:35en leur traitant d'extrémistes
38:37alors même qu'elle est censée les représenter
38:39Un travail, un ouvrier qui est mal payé
38:41qui a voté RN, il est tout aussi légitime
38:43à être défendu par Madame Binet
38:45Je me répète tellement
38:47ce qui est le plus sidérant
38:49c'est l'espace dont bénéficient
38:51ces gens-là dans l'espace médiatique
38:53et la crédibilité et la manière
38:55dont ils sont interrogés par mes confrères
38:57C'est ça qui est le plus étonnant
38:59Tout ce que vous venez de dire, par exemple
39:01ce que vous venez de dire précisément
39:03il n'y a pas un journaliste qui dira ça à Madame Binet
39:05Mais M. Tronche, personne ne dira ça
39:07C'est ça qui est le plus incroyable
39:09Parce que les gens, les Français
39:11ils ont coupé le cordon depuis bien longtemps
39:13avec le ACGT, avec parfois le Parti Communiste
39:15il y a fait moins de 2%
39:17Il n'empêche que ces gens-là sont reçus en majesté
39:19dans l'espace médiatique
39:21Voyez le sujet de Noémie Hardy
39:23sur l'ACGT
39:43la CGT mettra tout en oeuvre
39:45pour faire barrage à l'extrême droite
39:47Cette décision a été saluée
39:49par Jean-Luc Mélenchon
39:51La CGT vient de prendre une décision historique
39:53en appelant à voter pour le nouveau Front Populaire
39:55Cette décision souligne la gravité
39:57de la menace qui pèse désormais sur le monde du travail
39:59avec la possibilité d'un gouvernement
40:01du Rassemblement National
40:03Une déclaration rare pour le syndicat
40:05mais pas inédite
40:07On l'a déjà fait en 1936, en 1945
40:09en 1974, en 1981
40:11On l'a aussi fait en 2012
40:13quand il y avait un deuxième tour
40:15entre Nicolas Sarkozy et François Hollande
40:17La CGT assure qu'elle mettra
40:19tout en oeuvre pour faire barrage
40:21à l'extrême droite
40:23Elle appelle à poursuivre les manifestations
40:25le 20, le 23 et le 27 juin
40:27La CFDT reste plus floue
40:29et appelle à voter
40:31contre le Rassemblement National
40:33sans pour autant mentionner
40:35explicitement le vote pour un autre parti
40:37La seule question qui va se poser
40:39est-ce que ces gens vont très gentiment
40:41rentrer à la maison le 7 juillet
40:43si le scrutin ne leur plaît pas ?
40:45Cette phrase est très intéressante
40:47Ça, ça va être intéressant
40:49Quand il est dit que la CGT
40:51mettra tout en oeuvre pour faire barrage
40:53au Rassemblement National
40:55à mon sens, ça vaut pour avant
40:57et après les élections
40:59C'est-à-dire que si le Rassemblement National
41:01obtenait une majorité absolue
41:03si Jordan Bardella arrivait à l'Elysée
41:05il n'est pas impossible qu'une partie de ces personnes
41:07qui veulent reconnaître le résultat de l'élection
41:09refusent d'appliquer les lois
41:11refusent de répondre à leur hiérarchie
41:13etc. etc.
41:15On entre là dans quelque chose
41:17qui est vraiment extrêmement dangereux
41:19C'est-à-dire que la bordélisation
41:21qu'on a vue à l'Assemblée Nationale
41:23de la part notamment des Insoumis
41:25peut déboucher dans la rue et ailleurs
41:27Dans la rue, sinon
41:29ils ne représentent pas grand monde aujourd'hui
41:31Ils ne sont pas très inquiets
41:33Il n'y avait pas grand monde dimanche dernier
41:35Il n'y avait pas grand monde dimanche dernier
41:37Ils peuvent être gueulants
41:39Oui, bien sûr
41:41Après c'est à l'État de réagir
41:43Allez savoir si
41:45le Président de la République ne va pas considérer
41:47dans ce cas-là, ça lui donnera encore un autre rôle
41:49L'article 16
41:51L'article 16, bien sûr, on en parle
41:53L'article 16, moi je l'ai découvert
41:55Je pensais qu'il pouvait être arrêté
41:57au bout de 30 jours
41:59et que le Conseil Constitutionnel
42:01au bout de 60 jours pouvait donner son avis
42:03Il le donne son avis, mais il n'est que consultatif
42:05S'il veut avoir les pleins pouvoirs
42:07pendant 5 ans, il a des pleins pouvoirs pendant 5 ans
42:09Oui
42:11Ça a été une seule fois, en 1961
42:13après le putsch des généraux, 6 mois
42:15Il faut quand même justifier certaines conditions
42:17Il faut qu'il y ait un accord tacite avec le peuple
42:19Oui, oui
42:21Il y a des chefs d'État africains qui ont essayé
42:23Ils ne sont pas restés très longtemps
42:25Il y en a qui sont restés 80 ans
42:27Je ne sais pas, je n'arrive pas à y croire
42:29Je peux me tromper
42:31Je suis peut-être un opportuniste
42:33Vous vous attendiez à la dissolution
42:35Je ne sais rien
42:37Il peut surprendre
42:39Il peut surprendre dans tous les sens
42:41Peut-être démissionner aussi le 7 juillet
42:43Ça m'étonnerait, on est à un mois des jeux
42:45On est quand même à 3 semaines des jeux
42:47Vous vous rendez compte que quand on va voter le 7 juillet
42:49Madame Oudéa Kastéra sera encore
42:51ministre des Sports
42:53et la cérémonie d'ouverture est le 27 juillet
42:55Elle aura préparé ça
42:57pendant des mois et des mois, elle ne sera pas ministre
42:59Pareil pour le ministre de l'Intérieur
43:01C'est quand même une situation étrange
43:03Vous pouvez attendre le mois de septembre et octobre
43:05On ne sait pas s'ils ne seront plus ministres, Pascal
43:07On n'en sait rien
43:09Vous pensez que Macron peut gagner des élections ?
43:11Ça fait une coalition bizarre
43:13Précisément si personne n'est en capacité
43:15de former un nouveau gouvernement
43:17Si personne n'est en capacité de
43:19de faire une nouvelle coalition à l'Assemblée
43:21Le gouvernement actuel reste en place
43:23pour expédier les affaires courantes
43:25D'accord, vous avez raison, bonne remarque
43:27Excellente remarque
43:29C'est même peut-être la remarque
43:31la plus importante de l'émission
43:33Madame Oudéa Kastéra sera toujours en place
43:35N'allez pas jusque là
43:37Mais bien sûr que si
43:39C'est la chose la plus embêtante
43:41Mais non, Yoann Ouzaï
43:43Vous avez complètement raison
43:45C'est un sentiment humain
43:47Madame Oudéa Kastéra sera peut-être
43:49Mais vous avez parfaitement raison
43:51Pourquoi ne nous disions pas cela ?
43:53C'est tellement évident
43:55Bravo
43:57Si on pouvait arrêter maintenant
43:59Il est cabot
44:01Il est jaloux
44:03La jalousie est un sentiment naturel
44:05En même temps, on ne peut pas être jaloux de sa...
44:07Je peux vous dire que j'ai eu pas mal de compliments
44:09sans vouloir me vanter
44:11De cette veste que vous arborez ce soir
44:15Vous voulez que je donne la marque ?
44:17Non, nous ne souhaitons pas
44:19Et pourtant elle le mérite
44:21Je pense qu'il faut
44:23Il faut quand même que cette marque
44:25Elle puisse continuer à vivre
44:27Elle est comme ça
44:29J'ai regardé
44:31On ne souhaite pas l'abîmer
44:33En donnant son nom ce soir
44:35Monsieur Rabiot
44:37Vous savez qui est monsieur Rabiot ?
44:39Un footballeur
44:41Vous êtes déconnecté du peuple
44:43C'est un footballeur
44:45Il joue quelle place ?
44:47Ça devient intrusif
44:49Vous savez dans quel club il joue ?
44:51Non
44:53Il joue en France ou en Italie ?
44:55Ça doit être l'Italie
44:57Puisque vous me posez la question
45:01Adrien Rabiot
45:03Il n'est plus en France
45:05Il fut au Paris Saint-Germain
45:07Il ne l'est plus
45:09Ça fait quand même quelques temps
45:11Il est où maintenant ?
45:13Ecoutez Adrien Rabiot
45:15Parce que lui
45:17Fait entendre une petite musique différente
45:19Sur le vote politique
45:21Des joueurs de football
45:23L'équipe de France qui jouera contre les Pays-Bas vendredi
45:27Après chacun est libre
45:29De penser ce qu'il veut
45:31Chacun a ses convictions
45:33Chacun est libre de donner son avis
45:35Nous simplement ce qu'on a envie de dire
45:37C'est de dire aux gens
45:39D'aller voter
45:41Parce que c'est important
45:43De dire qu'il ne faut pas laisser les autres
45:45Choisir pour soi
45:47On a le droit de voter
45:49Il faut s'en servir
45:51Et moi mon avis
45:53C'est que chacun est libre
45:55De voter
45:57En fonction de ses convictions
45:59Bien sûr je ne vais pas
46:01Vous donner mon vote
46:05On est dans une démocratie
46:07Il faut l'accepter
46:09C'est comme ça
46:11Celui qui obtiendra le plus de voix
46:13C'est le peuple qui aura choisi
46:15Bien sûr
46:17Mais je pense qu'il ne faut pas
46:19Non plus être trop parasité
46:21Avec cette histoire là au sein du groupe
46:23On a une compétition
46:25À gérer au mieux
46:27C'est déjà assez compliqué
46:29On sait
46:31On a nos problèmes à l'intérieur
46:33Et qui ne sont pas moindres
46:35Donc si on pouvait
46:37Laisser ça un peu de côté
46:39Ce serait bien
46:41Donc c'est intéressant
46:43Parce que c'est une petite voix
46:45Un poil différente
46:47Il ne s'est pas mouillé non plus votre agio
46:49Etant donné le climat actuel
46:51Il va presque se faire accuser
46:53D'appeler à voter ARN
46:55C'est le Jean Moulin
46:57La consigne de vote
46:59Laissez Jean Moulin
47:01J'enlève ça
47:03Laissez Jean Moulin
47:05C'est une plaisante
47:07Il a raison
47:09C'est une parole de raison
47:11Voilà ce que l'on pouvait dire ce soir
47:13Sur cette actualité
47:15Une dernière chose
47:17Peut-être avant de donner la place à nos amis
47:19Qui arrivent en l'occurrence
47:21Julien Pasquier et Olivier Benquemoun
47:23Pour une émission qui a trouvé
47:25Et est en train de battre tous les records
47:2721h30
47:29Bien évidemment
47:31Sachez que la ville de Bruxelles
47:33Le match prévu le 6 septembre
47:35En Ligue des Nations
47:37Est impossible d'organiser pour des raisons sécuritaires
47:39C'est le communiqué de la ville de Bruxelles
47:41Aujourd'hui après une analyse consciencieuse
47:43Et approfondie
47:45Force est de constater
47:47Que l'annonce de la tenue d'un tel match dans notre capitale
47:49En cette période particulièrement troublée
47:51Provoquera incontestablement d'importantes manifestations
47:53Et contre-manifestations
47:55Compromettant ainsi la sécurité des spectateurs
47:57Des joueurs, des habitants de Bruxelles
47:59Mais également de nos forces de police
48:01Il y a un France-Israël qui arrive
48:03C'est la Belgique, c'est la France Empire
48:05Ils sont incapables d'organiser un match
48:07J'en ai là
48:09Aucun rapport avec l'immigration
48:11Messieurs, bonjour
48:13Vous allez bien monsieur Pasquet ?
48:15Vous dites pardon ?
48:17Un peu moins bien qu'hier
48:19Mais ça va quand même
48:21Qu'est-ce que vous nous promettez ?
48:23Manuel Valls sera là dans un instant
48:25Et sa parole sera importante évidemment
48:27Face à ce qui s'est passé à Courbevoie
48:29Puis on aura beaucoup d'autres invités
48:31Arnold Carswell notamment
48:33Un bon débat à suivre
48:35Manuel Valls avec Bernard Cazeneuve
48:37Avec Jérôme Gage
48:39Avec Jérôme Gage
48:41C'est important
48:43On peut rajouter Julien Drey ?
48:45Il ne se présentait pas
48:47Mais Julien Drey il y a bien longtemps
48:49Qu'il a sauvé l'honneur de la gauche
48:51L'honneur est sauf
48:53Mais vous avez raison
48:55Que dites-vous Julien ?
48:57Un débat intéressant à suivre à partir de 22h30
48:59Entre le candidat Philippe Ballard du RN
49:01Et M. Ramos du Modem
49:03Ce sera un temps intéressant d'entendre leurs oppositions
49:05Et puis rejoignez-nous aussi à 23h
49:07Pour le grand débat des éditorialistes
49:09Où on repassera en revue avec Yoann
49:11Notamment Gautier Lebret
49:13L'ensemble des actualités importantes
49:15De la journée politique
49:17Là c'est plus du 100% politique
49:19C'est du 200% politique les amis ce soir
49:21Même 300%
49:23On est ouverts toute la nuit monsieur Pro
49:25N'hésitez pas, on est là, on est ouverts
49:27Ça on sait
49:29Et nous vous suivrons
49:31Vous êtes avec eux cher Yoann ?
49:33Bien sûr, il est toujours là
49:35Ils ont récupéré l'excellent Gautier Lebret
49:37Oui, très bien aussi
49:39Jean-Luc Lombard était à la...
49:41C'est une grosse prise
49:43Jean-Luc Lombard était à la réalisation
49:45David Tonelier était à la vision
49:47Anatole de Beaumont était avec nous
49:49Merci à Benjamin Nau
49:51A Lucas Busutil, à Guilhem Lafage
49:53Et donc ce soir
49:55Hier elle était pour la première fois avec nous
49:57Elle était remplaçante si j'ose dire
49:59Et ce soir elle était titulaire
50:01Titulaire des fiches
50:03Et c'est Jade Chevret
50:05Que je...
50:07J'avais pas cru devoir me la présenter
50:09Elle était avec nous dans le bureau
50:11Mais vous ne vous intéressez pas aux gens
50:13Vous ne m'avez pas présenté
50:15Je ne me suis pas permis de lui adresser la parole
50:17Non seulement je vous l'ai présenté
50:19Mais vous lui avez parlé
50:21Donc toutes ses émissions sont retrouvées sur cnews.fr
50:23Vous ne vous intéressez qu'à vous
50:25Il y a du boulot, il y a du travail
50:27Merci à tous
50:29Passez une excellente soirée vraiment
50:31Et rendez-vous demain matin
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