00:00 *Générique*
00:03 La revue de presse d'Europe a enligné de la garde une mauvaise nouvelle de plus dans les journaux ce matin pour Emmanuel Macron.
00:08 - Ah oui, le chiffre est cruel pour le plus jeune président de la République de l'Histoire.
00:12 Les moins de 35 ans se détournent de lui.
00:15 Selon un sondage IFOP, fille du ciel pour le Figaro,
00:18 seuls 7% des jeunes envisagent de voter pour la liste macroniste aux européennes.
00:23 En 2019, ils étaient plus du double.
00:26 Alors, pour qui votent ces jeunes, allez-vous me demander ?
00:29 On sait que traditionnellement, ils ont le cœur à gauche.
00:31 Eh bien, le PS, seulement 6%, les Insoumis, à peine 10%, 14% quand même pour les écologistes.
00:38 Eh oui, vous avez deviné, Dimitri, c'est Jordan Bardella qui remporte la mise.
00:43 30% des 18-35 ans ont l'intention de voter pour la liste RN au mois de juin prochain.
00:50 Des jeunes qui n'ont d'ailleurs pas la reconnaissance du ventre à l'endroit d'un pouvoir politique,
00:54 qui va pourtant leur offrir la quasi-gratuité du train cet été.
00:58 Catherine Ney nous en parlait à l'instant.
01:00 L'État et les régions instaurent un passerail pour les jeunes, s'enthousiasme La Croix,
01:04 qui trouve effectivement l'idée excellente.
01:06 Elle expliquait que ce dispositif devrait permettre à 700 000 jeunes de moins de 27 ans
01:11 de voyager cet été de façon illimitée pour 49 petits euros.
01:16 Ben voyons, c'est pas comme si l'État devait faire des économies partout.
01:20 Ce n'est pas comme si nous avions 3 200 milliards de dettes.
01:24 À la une de l'opinion, le sang d'Olivier Bacusa ne fait qu'un tour.
01:27 L'État nounou continue à bien se porter en France.
01:30 Et hop, 15 millions de dépenses en plus.
01:32 Mais comment après ça dire que le quoi qu'il en coûte est fini ?
01:36 Écrit l'éditorialiste.
01:38 Comment expliquer que des économies sont nécessaires quand on dépense à tout va
01:42 et non sans arrière-pensée électorale ?
01:44 Que l'on parle de retraite, d'énergie, d'éducation ou de transport,
01:48 les cadeaux n'existent pas, rappelle Bacusa.
01:51 Il n'y a que des libéralités, dont la facture devra tôt ou tard
01:56 être assumée par la collectivité.
01:58 - Il n'y a pas d'argent public, il n'y a que l'argent du contribuable.
02:00 D'autres mots pas très agréables à entendre ce matin, Olivier.
02:04 - Ceux d'Éric Leboucher, à la une des échos.
02:06 L'éditorialiste est l'un des rares à oser défendre un durcissement de l'assurance chômage.
02:11 Ce n'est pas facile à entendre parce qu'un demi-siècle de faux keynésianisme
02:15 a convaincu l'opinion de trois faussetés, écrit-il.
02:19 D'abord que le chômage serait une fatalité.
02:21 Deuxièmement que c'est à l'État de créer des emplois.
02:24 Et troisièmement que vivre sans travailler est une vie normale.
02:28 Dire aujourd'hui qu'il n'y a pas de travailler faux, martèle-t-il,
02:31 il y a aujourd'hui des centaines de milliers d'emplois disponibles
02:34 et dire que ce sont des jobs dégradés est au trois-quarts faux.
02:38 - Autre sujet, toute la presse revient ce matin sur le lynchage de cette collégienne de Montpellier.
02:43 - Et ben non, Dimitri, pas toute la presse.
02:45 Si le Parisien lui consacre ça à une et les deux pages suivantes,
02:48 si, la plupart des journaux on va le dire,
02:51 y reviennent peu ou prou, assez bizarrement,
02:53 certains préfèrent garder le silence.
02:56 Les lecteurs du Monde, grand quotidien de gauche,
02:58 seront peut-être surpris de constater que leur journal ne consacre pas un entrefilet,
03:02 pas une ligne à cette histoire.
03:05 Nouvel exemple d'invisibilisation d'information
03:08 qui frappe toute une partie de la presse et de la classe politique,
03:11 phénomène que constate d'ailleurs Vincent Trémolet de Villers.
03:14 À la Une du Figaro, il prend la plume contre cette société
03:18 qui vote des lois sur la discrimination capillaire,
03:21 mais qui laisse une jeune fille se faire battre à mort devant son école.
03:24 Contre ce microcosme, pront à dénoncer des violences symboliques,
03:28 tandis qu'explose sur le trottoir d'en face une sauvagerie des temps barbares.
03:32 Certains peuvent regarder ailleurs, ou n'y voir qu'un insignifiant fait d'hiver,
03:36 mais c'est la France entière, prévient-il,
03:39 qui se sent harcelée par cette violence ordinaire.
03:43 Pour conclure, après tout cela, et la transition finalement assez bien trouvée,
03:48 on termine avec Femmes Actuelles, l'hebdomadaire que l'on cite trop rarement dans la revue de presse,
03:53 mais cette semaine, le journal propose à ses lectrices un étonnant palmarès
03:57 sur les villes où il fait bon vivre pour les femmes.
04:01 Et de nous expliquer que certaines municipalités luttent plus que d'autres contre le harcèlement,
04:06 ce qui est très bien,
04:07 que certaines cités essaient de dégenrer les espaces,
04:11 ce qui est déjà plus abscond,
04:13 alors vous jeterez un coup d'œil au palmarès,
04:15 coup de bol, Montpellier n'arrive pas en tête.
04:17 Non, c'est Strasbourg qui décroche le pompon, ou plutôt la pomponne,
04:21 et tout en parcourant ce dossier, j'avoue que ma pensée s'est un peu égarée.
04:25 On repense tout d'un coup à la Cité des Femmes de Federico Fellini,
04:29 et puis on s'amuse à imaginer un magazine qui proposerait un classement des villes
04:33 où il fait bon vivre pour les hommes.
04:36 Après tout, qu'est-ce que ça pourrait donner ?
04:38 Alors j'ai réfléchi, je me dis, premier, Kaboul,
04:41 deuxième, Téhéran,
04:43 troisième, la cité de la Castellane à Marseille,
04:45 j'arrête mes plaisanteries de garçons de bain,
04:48 vous allez voir que je sais aussi être ultra politiquement correct,
04:51 parce que peut-être que les villes où il fait vraiment bon vivre,
04:54 ce sont ces cités inclusives où hommes, femmes,
04:57 et surtout toute personne en interrogation de genre,
04:59 peuvent vivre ensemble en bonne harmonie.
05:01 Allez, bon week-end et bonne lecture de Femmes Actuelles.
05:03 Merci Olivier Delagardie, il est temps que vous partiez en week-end, vous aussi, je le sens.
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