00:00 - Europe 1, il est 8h36, on va jeter un coup d'œil sur la presse de ce jeudi, mais pour cela,
00:04 et bien c'est Olivier de La Garde que j'accueille ce matin. Bonjour Olivier.
00:08 - Bonjour Lionel.
00:08 - Parce qu'à partir de lundi prochain, vous présenterez à 7h06 la revue de presse dans la matinale de Dimitri Pavlenko.
00:14 Mais dès ce matin, vous avez lu pour nous l'interview d'Emmanuel Macron publiée dans la dernière édition du magasine Le Point.
00:20 - Oui, une interview fleuve Lionel. Pas moins de 16 pages. Alors bien sûr, on attendait
00:24 la grande initiative politique qu'il avait promis au début de l'été, et bien la voilà. C'est le référendum.
00:30 Les Français devraient être consultés sur un ou plusieurs sujets.
00:33 Alors lesquels, allez-vous me demander ? Pour le moment, on n'en sait rien. Il évoque pelle-mêle la famille, l'école, le service national universel,
00:40 la transmission de notre culture, l'organisation des institutions au niveau local, ou même la régulation des écrans.
00:48 Si on n'en sait rien, c'est que tout cela sera débattu avec les représentants des différents partis politiques au Parlement, LFI et Rassemblement National compris.
00:57 L'oreille grave explique effectivement Emmanuel Macron, "notre nation traverse un moment que je juge inédit", déclare-t-il.
01:04 "Je considère que ma responsabilité est de proposer à toutes les forces politiques représentées dans nos assemblées
01:10 d'essayer d'agir ensemble". Alors on va maintenant évidemment scruter les réactions à droite et à gauche
01:15 quant à cette volonté d'union nationale. On a entendu Patrick Cannaire il y a un instant,
01:19 c'est pas complètement gagné. - Plutôt sceptique, effectivement. Mais alors par exemple, il pourrait y avoir un référendum sur l'immigration ?
01:25 - Alors ça c'est une très très bonne question.
01:27 Emmanuel Macron ne l'évoque pas, mais sur le sujet, le président a autant effectivement bien engagé une réforme.
01:33 Vous vous souvenez qu'elle a été annoncée, puis reportée plusieurs fois. Alors cette fois, promis craché, elle aura bien lieu.
01:39 Quelle en sera sa philosophie ? Eh bien je vous cite un passage de cette interview. "Question du point, est-ce qu'on est submergé par l'immigration ?"
01:46 "Non, c'est faux de dire cela", répond Emmanuel Macron. "Cela dit, la situation que nous connaissons n'est pas tenable", ajoute-t-il, "et nous devons réduire
01:54 significativement l'immigration". A commencer par l'immigration illégale, nous avons une obligation de résultats fermés les guillemets.
02:02 Alors autre obligation pour Emmanuel Macron, celle de
02:06 "reciviliser", un mot qui devrait faire bondir certains à gauche.
02:09 "Reciviliser", le mot fait écho au fameux phénomène de "décivilisation" qu'Emmanuel Macron
02:14 avait utilisé après les émeutes qui avaient suivi la mort du jeune Nahel. L'expression, vous vous en souvenez, avait d'ailleurs fait polémique.
02:22 - "Reciviliser", cela va peut-être être la mission de l'école finalement ? - Oui, parce qu'Emmanuel Macron fait de l'éducation un chantier
02:29 absolument prioritaire. C'est d'ailleurs assez étonnant, et il en parle beaucoup, ça le passionne.
02:33 On a un peu l'impression qu'il est son propre ministre de l'éducation nationale.
02:36 Première annonce, la rentrée scolaire pourrait être avancée au 20 août pour les élèves en difficulté, et donc pour certains professeurs.
02:44 Il vaut aussi une refondation de certains programmes. L'histoire des quartiers doit être enseignée
02:48 chronologiquement, ce qui devrait faire grincer quelques dents au sein de l'éducation nationale.
02:52 L'instruction civique doit devenir une matière essentielle, affirme-t-il. Chaque semaine, un grand texte fondamental sur nos valeurs sera lu dans chaque classe, puis
03:01 débattu. On n'est pas loin Lionel, du retour des leçons morales. - Un dernier mot Olivier, est-ce que vous avez eu des
03:07 détails sur la façon dont s'est déroulée cette interview ? - Alors oui, parce que j'ai eu un des journalistes du Point qui a réalisé cet entretien,
03:12 il m'a raconté que c'est l'Elysée qui est à l'origine de la rencontre, qui a eu lieu au Fort de Brégançon jeudi dernier.
03:18 Emmanuel Macron, bronzé,
03:21 reposé, a reçu les trois journalistes du Point dans le jardin du Fort pendant deux heures et demie, à proximité du bureau en plein air qu'il s'est
03:28 aménagé avec vue sur la Méditerranée. Alors cette interview a été relue attentivement par les services de l'Elysée, on n'est pas dans l'improvisation.
03:34 Enfin pourquoi avoir choisi le Point ? Et bien parce que Emmanuel Macron avait été
03:39 particulièrement agacé par la lune du journal qui avait titré, il y a un mois vous en souvenez peut-être,
03:43 "Y a-t-il encore un président ?" Il avait envie de répondre pied à pied, comme quoi, ben, énerver le président de la République, ça peut vous permettre
03:50 parfois de faire un bon coup journalistique. - Merci Olivier Delagarde. Un lundi donc Olivier, pour
03:56 votre revue presse dans la matinale de Dimitri Pavlenko.
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