00:00 Si je me suis engagé en politique, c'est parce que j'ai lu le général de Gaulle,
00:05 parce que j'ai été inspiré par Simone Veil, parce que j'ai applaudi Nicolas Sarkozy,
00:10 et que là je me retrouve dans une journée où on a le président de ma formation politique,
00:15 qui parce qu'il a peur de perdre sa circonscription à Nice,
00:19 décide, pour un petit plat de lentilles, pour sauver sa peau,
00:23 d'instrumentaliser ma famille politique à des fins personnelles.
00:26 Donc oui, effectivement, c'est une journée compliquée.
00:28 C'est une trahison ?
00:29 Mais c'est une trahison des adhérents qui ne l'ont pas élu pour ça.
00:34 C'est une trahison des responsables de sa famille politique,
00:36 des dizaines de parlementaires que nous sommes, que nous avons été,
00:40 qui n'avons jamais entendu ça dans la bouche d'Éric Ciotti.
00:43 Donc oui, je me sens trahi par rapport à ce pourquoi il a été élu.
00:48 Il a toujours dit que la droite se devait de rester indépendante.
00:52 Et puis j'estime que ce n'est pas une façon de faire, de consulter personne.
00:58 Venir à la télévision exprès pour dire au nom des Républicains "non",
01:02 ce n'est pas un accord, ce n'est pas une alliance entre les Républicains
01:05 et le Rassemblement national.
01:07 C'est une soumission d'Éric Ciotti à une autre formation politique que la sienne.
01:12 Ce n'est pas tout à fait la même chose.
01:13 Donc il y aura toujours quelques dizaines de personnes qui suivront.
01:16 Il y a toujours des personnes qui seront attirées par le pouvoir,
01:19 par un siège, par un mandat,
01:21 quitte à trahir les engagements qu'ils ont portés
01:23 pendant la campagne européenne qui s'achève.
01:25 Parce que s'il y a eu un débat entre par exemple François-Xavier Bellamy
01:29 et Jordan Bardella pendant les européennes,
01:31 c'est que nous n'étions pas d'accord.
01:32 C'est qu'effectivement nous avons considéré que jusqu'à la semaine dernière,
01:36 Éric Ciotti y compris, que le Rassemblement national était pro-russe,
01:40 mettait le drapeau européen dans sa poche,
01:43 était pour la réforme des retraites à 60 ans,
01:46 était socialiste sur le plan économique.
01:48 Donc ce sont des différences,
01:50 je ne parle même pas de l'état d'esprit qui nous anime.
01:51 C'est incompatible.
01:53 Ce sont des différences programmatiques qui sont fondamentales
01:57 et auxquelles jusqu'à 12h59 aujourd'hui,
02:00 Éric Ciotti adhérait et à 13h,
02:03 tout simplement parce que dans sa circonscription,
02:05 François-Xavier Bellamy est arrivé sixième
02:07 et qu'il a peur de ne plus être député dans quelques semaines.
02:10 Et bien il dit « ciao » à ça.
Commentaires