00:00 Un revirement assez impressionnant.
00:02 Alors, on voit bien que Vladimir Poutine et Emmanuel Macron,
00:04 finalement, tournent autour du concept de co-belligérance.
00:07 Et c'est vrai qu'on disait que la France était sur une ligne de crête.
00:11 Là, ça procède plutôt du funambule avec sa petite ombrelle.
00:14 C'est-à-dire qu'on a vraiment peur de basculer du mauvais côté.
00:19 Moi, je suis assez dérangée par la rhétorique permanente
00:23 de la Deuxième Guerre mondiale.
00:25 On dirait qu'il faut à chaque fois replanter ce décor
00:28 comme si c'était l'horizon indépensable,
00:30 qu'il n'y avait pas eu d'autres guerres que celle-là.
00:32 Donc, si vous tentez de dire
00:34 qu'il serait quand même plus prudent de ne pas se lancer...
00:38 Je me permets de rappeler que nous sommes au lendemain
00:40 de la commémoration du 6 juin,
00:41 et le jour de la commémoration des morts en Indochine.
00:44 Donc, si vous voulez, les jeunes gens qu'on a envoyés se faire tuer
00:47 pour des causes diverses et variées,
00:49 il faut peut-être, pour honorer leur mémoire,
00:51 ne pas penser à l'avenir de nos jeunes actuellement.
00:54 Eh bien, à chaque fois que quelqu'un dit
00:56 qu'on pourrait peut-être trouver une solution plus pacifique,
01:00 il est traité de capitular.
01:03 C'est l'esprit de Munich, c'est limite le collabo.
01:06 Et c'est extrêmement dérangeant, parce que c'est une lecture,
01:09 une grille de lecture qui annihile toute opposition.
01:15 Moi, je crois que, de fait, et vous avez raison de le dire,
01:18 ce qui doit primer pour le président de la République
01:20 qui a été élu par les Français, et je veux dire un truc,
01:22 c'est qu'il doit s'occuper de l'intérêt des Français.
01:27 Je vois des fonds consacrés à la reconstruction.
01:30 J'espère que derrière, il y a les intérêts français,
01:33 des entreprises françaises, etc.
01:35 Et le coût de l'armement des Mirage 2000, de la formation,
01:40 à quel moment les Français y ont intérêt ?
01:43 Parce que défendre les Ukrainiens par bonté d'âme,
01:47 c'est pas ça, le boulot d'un président de la République.
01:50 (Générique)
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