- il y a 2 ans
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00 [Générique]
00:00:13 Bienvenue à Bistro-Liberté, le débat libre et non conformiste.
00:00:16 Au programme de cet épisode...
00:00:18 [Générique]
00:00:21 Transmania, la fin de l'intouchabilité trans.
00:00:25 [Générique]
00:00:29 Et en seconde partie, la révolution arc-en-ciel,
00:00:32 la domination en Occident d'une minorité.
00:00:34 [Générique]
00:00:38 Pour en parler, outre les sociétaires Jérémy Marquis,
00:00:41 Damien Chalamel et Greg Tadbibian,
00:00:44 les deux invités EES spécial d'Eric Morio
00:00:48 sont des icônes du féminisme alternatif.
00:00:51 Entendez par là des féministes authentiques,
00:00:54 mais ayant pris leur distance avec cette mouvance
00:00:58 en raison de l'intégration forcée des trans dans l'identité des femmes.
00:01:03 Elles ont écrit un livre ensemble sur le sujet au titre évocateur "Transmania".
00:01:09 Un ouvrage jugé transphobe par la bien-pensance qui se déchaîne.
00:01:14 L'afficheur retire la campagne pour laquelle il a été payé
00:01:18 et SOS homophobie porte plainte.
00:01:21 En réalité, c'est un peu plus tôt, en 2020,
00:01:24 qu'elles se font remarquer pour leur refus de l'amalgame
00:01:28 entre les femmes et les trans qui n'ont de femmes que le désir.
00:01:32 Mais qui sont-elles ?
00:01:34 La première s'est fait connaître en tant qu'activiste au sein des fémen.
00:01:39 Elle a poussé loin la contestation
00:01:41 et a même fait de la prison pour une action en Tunisie.
00:01:45 Sa position contre le port du voile
00:01:47 lui vaut des pressions, intimidations, violences et menaces de mort.
00:01:52 La seconde est un auteur, journaliste et polémiste reconnu,
00:01:57 mais qui divise les féministes par sa conception biologique de la femme.
00:02:01 Elle critique la notion d'identité de genre.
00:02:04 Elle publie un manifeste féméliste en 2020.
00:02:08 Sa comparaison du port du masque au hijab lui vaut d'être harcelée.
00:02:13 Toutes deux confondent le mouvement féméliste.
00:02:16 Ce sont donc deux femmes de combat,
00:02:18 inventrices d'un féminisme alternatif que nous avons ce soir.
00:02:22 Je vous demande d'accueillir Dora Mouto et Marguerite Stern.
00:02:27 Dora Mouto, Marguerite Stern, soyez les bienvenues.
00:02:41 Merci.
00:02:41 On est ravis vraiment de vous accueillir ce soir dans Bistro Liberté,
00:02:45 puisque je crois que vous avez un parcours média,
00:02:47 comme on dit, très, très intense.
00:02:50 Je me trompe ?
00:02:51 Très intense, oui.
00:02:52 Un peu sportif même.
00:02:53 Très.
00:02:53 Et puis il n'y a pas que d'ailleurs dans les médias que c'est sportif,
00:02:56 parce que je crois tout à l'heure dans la rue,
00:02:58 on vous a encore une fois apostrophée,
00:03:00 c'était vous Marguerite, ça vous arrive souvent ?
00:03:03 C'était Dora et moi toutes les deux.
00:03:05 C'est-à-dire que c'est une jeune femme.
00:03:06 C'est vous qui êtes montée quand même au fond.
00:03:08 On voit moins Dora sur la vidéo, mais bon en effet,
00:03:10 c'est des gens dans la rue,
00:03:11 on sortait d'un café qui se sont permis de nous alpaguer,
00:03:14 de nous traiter de transphobes.
00:03:16 Et puis moi, par automatisme, j'ai sorti mon téléphone pour filmer,
00:03:19 parce qu'avec Dora, on a tout le temps peur de l'agression en fait,
00:03:22 vu le nombre de messages de menaces qu'on reçoit sur les réseaux sociaux,
00:03:25 on se dit que si ça se trouve un jour, ça va arriver.
00:03:27 Donc en effet, j'ai sorti mon téléphone pour filmer cette femme
00:03:31 qui menaçait de nous frapper.
00:03:33 Parce que nous avons le malheur de dire que les femmes sont des femelles,
00:03:36 apparemment c'est révolutionnaire aujourd'hui.
00:03:37 Elle s'est bouchée les oreilles, donc quand je lui ai dit
00:03:40 "non mais écoutez madame, vous voyez bien que vous êtes vous-même
00:03:43 une femelle adulte humaine", elle a fait "Nan, nan !"
00:03:47 – Mais est-ce que vous ne pensez pas que c'est finalement le mépris
00:03:49 la meilleure réponse ?
00:03:50 Vous avez envie de leur répondre à chaque fois,
00:03:53 parce que c'est peut-être ça qu'ils attendent le plus ?
00:03:58 Vous dérapiez, parce qu'on sait qu'avec les réseaux sociaux,
00:04:00 vous le disiez, vous avez sorti votre téléphone,
00:04:02 mais en général c'est dans l'autre sens.
00:04:04 – Par protection, on fait la même chose, on sort le téléphone.
00:04:07 – Et les gens autour, non, ils ne vous soutenaient pas ?
00:04:10 – Pas beaucoup.
00:04:10 – Ils rigolaient, ils trouvaient ça drôle, je crois, les gens autour.
00:04:14 – Bon après voilà, ça n'a pas duré très longtemps, on est partis,
00:04:17 on va pas en faire…
00:04:19 ce n'est pas le pire de ce qui nous est arrivé,
00:04:21 c'est bon, on ne va pas s'éteindre là-dessus.
00:04:22 – Bon, écoutez, en tout cas, on est ravi de vous avoir ce soir avec nous.
00:04:25 Alors, il y a une tradition dans Bistro Liberté,
00:04:27 d'abord, je vais présenter les sociétaires d'un jour,
00:04:29 puisque je ne vais pas être seul à vous interviewer,
00:04:32 puisque je suis accompagné comme à chaque fois.
00:04:34 Alors tout d'abord, on est ravi de le retrouver,
00:04:36 d'ailleurs il y a une place de choix ce soir,
00:04:37 puisqu'on a la chance d'avoir deux invités,
00:04:39 et non pas un seul ou une seule, voilà,
00:04:41 donc du coup Greg hérite de la place en général de l'invité.
00:04:44 Greg Tabibian, on peut l'applaudir bien fort.
00:04:46 [Applaudissements]
00:04:50 Greg Tabibian, je ne sais pas si vous vous connaissez,
00:04:52 qui a une chaîne YouTube qui cartonne,
00:04:54 qui s'appelle "Je suis pas content TV".
00:04:56 Alors, il y a eu beaucoup de messages,
00:04:57 suite à ton absence dans la dernière émission,
00:04:59 parce que les gens s'inquiétaient quand ils t'avaient revu.
00:05:01 Ça va mieux ? – Ça va, ça va mieux.
00:05:03 – Vous connaissiez ou pas, non ? – Moi, oui.
00:05:05 – Ah d'accord. – J'ai bien regardé.
00:05:07 – Dites-nous, là, on est entre nous.
00:05:08 – C'est bon, elle est contente. – Plutôt du bien.
00:05:10 – Attends, regarde. – Du bien, du bien.
00:05:12 – Bon, et puis Greg n'est pas seul, puisqu'à ma gauche,
00:05:15 il avait crevé l'écran la dernière fois,
00:05:17 donc c'est pour ça qu'on est ravis de le racueillir.
00:05:20 Il s'appelle Jérémy Marquis, il est influenceur.
00:05:23 [Applaudissements]
00:05:25 Salut Jérémy, tu vas bien ? – Ça va très bien, merci.
00:05:28 – On est ravis de te racueillir. – Je suis ravi de te voir.
00:05:30 – Je me disais, vraiment, tu as fait un carton sur les réseaux
00:05:32 après la dernière émission, on a beaucoup, beaucoup parlé de toi.
00:05:35 Beaucoup de gens m'ont demandé d'où tu venais, qui tu étais,
00:05:37 donc voilà, c'est l'occasion.
00:05:38 Pareil, est-ce que vous connaissez, qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêts, comme on dit ?
00:05:41 – Non, on ne se connaît pas.
00:05:42 J'ai vu ça dans les médias, évidemment, mais on ne se connaît pas personnellement.
00:05:45 – D'accord. Bon, et puis le petit dernier, on s'est dit, voilà,
00:05:48 bon, c'est la première fois d'ailleurs, et puis, alors, j'ai oublié de préciser
00:05:51 que tu interviens chez Radio Courtoisie aussi régulièrement.
00:05:53 Voilà, c'est dans quelle émission ?
00:05:55 – Avec Nicolas Stoker, Libre Journal.
00:05:57 – Bon, en tout cas, voilà, un petit salut amical aussi à Radio Courtoisie.
00:06:01 Et puis, alors, le dernier, on s'est dit qu'il fallait peut-être en avoir un
00:06:03 en cas où ça dérable dans cette émission.
00:06:05 Il est avocat, je crois qu'il est un peu spécialiste en propriété intellectuelle,
00:06:08 je ne me trompe pas, voilà.
00:06:09 Mais il est aussi, accessoirement, un petit peu engagé,
00:06:12 puisque lui aussi intervient, je crois, m'a-t-on dit,
00:06:15 dans le club de la presse de Radio Courtoisie.
00:06:17 Donc, on est ravis de l'accueillir. C'est Maître Damien Chalamel.
00:06:20 [Applaudissements]
00:06:24 C'est une première, en tout cas, pour vous, je crois, sur TVL, Maître Chalamel.
00:06:29 – C'est une première, oui.
00:06:31 – Donc, pareil, question rituelle.
00:06:33 – Vous connaissez l'invité ?
00:06:35 – Je les connais, parce qu'il y a un an et demi,
00:06:37 j'ai fait une chronique sur la dernière campagne du planning familial sur l'homme enceint.
00:06:44 Et j'avais terminé en disant que si vous êtes une féministe conséquente,
00:06:48 j'avais cité nos amis de ce soir.
00:06:52 Voilà, donc ça m'amuse de les revoir un an et demi après cette chronique.
00:06:55 – On a pas d'attiration sur le sujet.
00:06:57 – En tout cas, ça va être l'occasion, justement, de discussions, je pense, endiablées,
00:07:02 j'espère passionnantes, ce soir, je n'en doute pas.
00:07:04 En tout cas, merci à vous d'être toujours aussi fidèles à TVL.
00:07:08 Je n'hésite pas à le dire à chaque fois.
00:07:10 Vous êtes toujours très nombreux à nous suivre en podcast.
00:07:13 Et puis justement, on est ravis, puisque les invités de ce soir,
00:07:16 je crois, sont classés numéro 1 sur Amazon.
00:07:19 – Oui, depuis maintenant…
00:07:20 – Petite catégorie confondue, c'est vrai.
00:07:22 – Oui, c'est sur Amazon le livre qui vend le plus en France actuellement.
00:07:25 – Voilà, bon, il faut dire, les polémiques ont dû un petit peu aider,
00:07:28 parce que finalement, on vous remerciait presque,
00:07:30 cet afficheur parisien, enfin, en tout cas, la ville de Paris.
00:07:33 – Bien sûr, ils ont voulu nous censurer, ça a fait l'effet inverse, donc merci à eux.
00:07:38 – Voilà, vous l'avez compris, on va parler, dans cette première partie en tout cas,
00:07:41 il y aura deux débats, comme à chaque fois, et dans cette première partie,
00:07:43 on va parler de ce livre qui dérange, c'est "Transmania".
00:07:46 C'est donc l'objet du premier débat, tout de suite.
00:07:48 [Générique]
00:07:52 Transmania, la fin de l'intouchabilité trans ?
00:07:55 L'idéologie transgenre, une négation biologique ?
00:07:59 Qu'est-ce que l'idéologie transgenre ?
00:08:01 Comment s'est-elle imposée en France ?
00:08:03 Quelles en sont les dérives ?
00:08:05 Est-ce une nouvelle illustration d'une liberté d'expression à deux vitesses ?
00:08:10 [Générique]
00:08:14 – Voilà, donc vous l'avez compris, je pense, c'est une émission spéciale,
00:08:18 très attendue d'ailleurs, je crois, cette émission, avec vous,
00:08:21 Dora Mouto et Marguerite Stern, donc on parle de ce livre "Transmania",
00:08:24 donc "Enquête sur les dérives de l'idéologie transgenre",
00:08:28 donc c'est l'objet de ce premier débat, donc "Transmania" qui vient de paraître,
00:08:32 on le rappelle, donc classé numéro 1, en dépit évidemment de toutes les critiques.
00:08:36 D'abord, une question assez simple, finalement, pour les gens qui nous écoutent
00:08:39 et qui seraient évidemment tentés d'acheter ce livre,
00:08:41 est-ce que vous pouvez nous raconter la genèse, tout d'abord, de ce livre,
00:08:44 puis évidemment de l'éditeur, Magnus aussi, quel courage de vous éditer.
00:08:47 Dora Mouto, voilà, comment est née cette idée ?
00:08:51 – Eh bien en fait, Marguerite et moi, on était dans les mouvements féministes
00:08:55 depuis un moment, quand on a été confrontés au sujet du transgenrisme,
00:09:00 et voilà, moi j'avais un compte sexo sur Instagram, qui s'appelle "Tajoui",
00:09:06 qui traite de sexualité féminine hétérosexuelle.
00:09:10 Et au bout d'un moment, évidemment, je parlais d'organes féminins,
00:09:15 donc clitoris, utérus, vulve, etc.
00:09:19 Et j'ai des militants queer transgenres qui sont venus me dire
00:09:23 que j'étais transphobe parce que je n'étais pas inclusive,
00:09:26 et que si je parlais de clitoris, il fallait aussi parler de pénis de femme.
00:09:30 Au début, j'ai trouvé ça drôle, comique, j'ai répondu un peu en me moquant peut-être,
00:09:36 enfin en me moquant par le sarcasme, et ça n'a pas plu du tout, du tout.
00:09:41 Et donc la communauté transgenre a commencé à faire des campagnes contre moi,
00:09:46 en appelant à arrêter de me suivre, en disant que j'étais une personne transphobe.
00:09:53 Et il est arrivé quelque chose de très similaire à Marguerite,
00:09:56 et je vous donne la parole.
00:09:58 – Oui, moi en fait, j'étais aussi au même moment que Dora,
00:10:00 en train de devenir une espèce de petite égérie du féminisme français,
00:10:04 je venais de créer l'écolage contre les féminicides, voilà.
00:10:08 Et en fait, j'ai vu dans ce mouvement-là,
00:10:11 de plus en plus de femmes utiliser mon esthétique,
00:10:14 qui était une esthétique à base de feuilles à quatre sur les murs,
00:10:17 pour dénoncer les meurtres de femmes assassinées par leurs conjoints ou ex.
00:10:22 Et donc j'ai vu de plus en plus de militantes reprendre cette esthétique,
00:10:25 au profit de la cause transgenre, et écrire des trucs comme
00:10:28 "une femme trans est une femme"
00:10:30 et d'autres messages incompréhensibles pour le grand public.
00:10:34 Et donc, moi j'ai commencé à m'exprimer sur le sujet en début 2020.
00:10:39 En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'avec Dora,
00:10:41 on ne se connaissait pas encore à ce moment-là.
00:10:43 Mais on a commencé à s'exprimer, chacune de notre côté,
00:10:46 elle plus sur Instagram, moi plus sur Twitter, sur ce sujet,
00:10:50 parce que tout simplement, en tant que féministe,
00:10:52 ça nous a heurtés que tout d'un coup, on redéfinisse ce qu'est d'être une femme,
00:10:57 parce que nous, il nous semble que si on ne peut plus définir
00:11:00 l'objet principal du féminisme, il y a quand même un problème.
00:11:05 Et puis, ça nous a heurtés aussi, en tant que féministes,
00:11:08 en fait, on a eu une espèce de réaction primaire de "mince, en fait,
00:11:12 on voit des hommes qui se disent femmes gagner des compétitions sportives de femmes,
00:11:16 se prendre en photo en train de se masturber dans les toilettes pour femmes".
00:11:20 Et donc, toutes les deux, on a commencé à s'exprimer sur ce sujet.
00:11:24 Ça fait 4 ans maintenant, donc on a tenu bon,
00:11:27 malgré une énorme campagne de harcèlement,
00:11:30 beaucoup de violence à notre rencontre.
00:11:33 Ça, j'ai toujours du mal à le décrire, du mal à décrire ce qu'on a subi.
00:11:37 On en parle sur notre site femelliste, avec toutes les preuves à l'appui,
00:11:41 sur ce site internet, on a eu besoin de recenser toute la campagne de haine
00:11:45 à notre rencontre, dont le grand public ne se rend pas forcément compte,
00:11:48 mais qui est très connu dans les milieux féministes,
00:11:50 et très peu de féministes nous ont soutenues.
00:11:53 Et donc, c'est comme ça qu'on s'est rencontré à Edouard.
00:11:55 – Comment vous expliquez ça d'ailleurs ?
00:11:57 Très peu de féministes vous est soutenue.
00:11:59 – Malheureusement, aujourd'hui, le féminisme est devenu une forme de queerisme.
00:12:02 La théorie du genre a pris le pas sur la défense des droits des femmes.
00:12:06 C'est-à-dire qu'il y a toute une génération de femmes,
00:12:09 il faut comprendre qu'elles pensent sincèrement, mais vraiment sincèrement,
00:12:13 qu'être une femme est un ressenti et non pas une réalité biologique.
00:12:17 Et on est face à une génération de femmes qui pensent que,
00:12:20 dire qu'il y a deux sexes, que c'est une réalité biologique,
00:12:23 et qu'on n'y peut rien, c'est fasciste.
00:12:26 Tout à l'heure, la femme qui nous a agressées dans la rue m'a dit ce mot,
00:12:30 "tu fais de la biologie fasciste",
00:12:33 quand je dis tout simplement qu'être une femme est une réalité biologique.
00:12:38 Donc, cette théorie du genre, elle a pris le pas sur le féminisme,
00:12:42 à tel point que ces femmes-là, en fait, défendent des hommes
00:12:47 qui se disent femmes plus que les femmes elles-mêmes.
00:12:51 Et voilà, aujourd'hui, il y a un certain nombre d'icônes féministes
00:12:55 qui défendent ces principes-là, et nous, on est devenus vraiment
00:12:59 hyper minoritaires au sein du féminisme avec notre opinion,
00:13:03 ce qui semble un peu dingue.
00:13:06 – On y reviendra peut-être, mais il y a des dynamiques
00:13:10 d'embrigadement un peu sectaires, en fait.
00:13:14 Et donc, toute cette campagne de haine à notre égard
00:13:17 qui a fait qu'on s'est rapprochées, en fait.
00:13:21 Et au bout d'un moment, on s'est dit, soit on arrête,
00:13:25 parce que c'est difficile pour notre santé,
00:13:27 on a pris cher pendant quatre ans, Dora a perdu tous ses contrats,
00:13:30 on m'a frappée, on m'a lancé des oeufs au visage en manifestation féministe.
00:13:34 Pour votre santé, c'est compliqué, surtout quand vous êtes…
00:13:37 On a été dans une forme d'isolement pendant quatre ans,
00:13:40 sans structure, être toutes les deux dans une précarité financière,
00:13:44 matérielle, à cause de nos positions politiques.
00:13:47 Et donc, on s'est dit, au bout d'un moment, soit on arrête,
00:13:50 parce que c'est trop dur, soit on persiste et on signe.
00:13:53 Et peut-être qu'on a été mal comprise, parce que le format des réseaux sociaux
00:13:57 fait que parfois on vous trouve plus agressif que ce que vous l'êtes.
00:14:01 Et donc, on s'est dit, allez, on va résumer notre pensée dans un livre,
00:14:07 on va mettre tout ça dans un objet, on ne pourra plus nous dire…
00:14:12 on ne pourra plus nous accuser d'être violente, transphobe, tout ça,
00:14:17 puisque ce livre, il n'est pas du tout…
00:14:19 – Alors justement, ce livre, il s'appelle "Transmania",
00:14:22 d'abord, c'est quoi la "transmania" ?
00:14:24 – Je pense qu'on n'avait même plus besoin de l'expliquer,
00:14:27 parce que la sortie de ce livre a provoqué justement
00:14:32 une espèce de "transmania" encore plus accrue en France,
00:14:35 c'est-à-dire, la mairie de Paris qui ne supporte pas…
00:14:38 – Donc, on rappelle ce qui est passé, les affiches de promo,
00:14:41 c'est votre éditeur Magnus qui avait prévu une campagne d'affichage,
00:14:44 et là, racontez-nous un petit peu ce qui est passé,
00:14:46 quels prétextes, quels motifs à justifier ?
00:14:48 – Le truc qui se passe, c'est qu'on a cette campagne d'affichage,
00:14:50 ça fait même pas 24 heures… – Qui était prévue dans Paris.
00:14:52 – Dans Paris, à Lyon, Lille aussi, Lyon, Marseille, Toulouse, et Paris.
00:14:56 Donc, en fait, on a cette campagne d'affichage,
00:14:59 et au bout de littéralement 24 heures à peine,
00:15:02 ce qui se passe, c'est qu'il y a une personne drag queen,
00:15:05 qui n'est même pas trans, qui fait partie de "Drag Race",
00:15:09 ce show télévisé, qui tag Annie Dalgo,
00:15:14 en disant que cette campagne d'affichage transphobe
00:15:18 est inadmissible, etc., il faut faire retirer les affiches.
00:15:21 – Alors que c'était juste la couverture de site, de mémoire, non ?
00:15:24 – Oui, c'était la couverture, une phrase d'accroche, voilà.
00:15:27 Et ce qui se passe, c'est qu'Annie Dalgo,
00:15:29 qui a été tagguée sur Instagram, répond très très rapidement,
00:15:32 on imagine qu'elle se fait taguer sur bien d'autres sujets,
00:15:35 elle ne répond pas.
00:15:36 Et donc directement, elle demande "Où sont ces affiches ? Dites-nous."
00:15:40 Et donc le lendemain, on a un adjoint à la maire qui tweet
00:15:44 en disant qu'il faut faire retirer ces affiches,
00:15:47 que c'est transphobe, complotiste, etc.
00:15:52 Et donc la mairie de Paris appelle JC Decaux,
00:15:56 – Donc l'afficheur.
00:15:58 – L'afficheur, et réussit à convaincre l'afficheur de censurer cette campagne,
00:16:02 et 24 heures après, les affiches sont retirées.
00:16:05 Donc ça commence comme ça, eux, ils font une bêtise,
00:16:09 parce que, évidemment, toute la presse commence à en parler,
00:16:13 et donc ça propulse notre livre en tête démente.
00:16:16 – Finalement, ça vous a rendu service.
00:16:17 – Ah ben oui.
00:16:18 – L'avocat que j'ai à mes côtés, ça l'indigne ou pas d'entendre ça ?
00:16:21 Ou ça ne le surprend pas ?
00:16:23 – Ça ne me surprend pas, oui.
00:16:25 En fait, je me demandais quels étaient les principaux ressorts
00:16:28 de l'hostilité très forte à votre égard, et vous les avez résumés,
00:16:32 c'est-à-dire que l'avatar ultime de la théorie du genre,
00:16:36 c'est le transgenreisme, d'une part, et par ailleurs,
00:16:39 vous vous inscrivez dans un courant, malheureusement minoritaire du féminisme,
00:16:43 le courant dominant, c'est un courant qui se veut universaliste,
00:16:46 dans le sens de l'indifférenciation, un homme est une femme,
00:16:49 une femme est un homme, et vous, vous venez nous dire,
00:16:52 ben non, il y a des hommes, il y a des femmes,
00:16:55 il y a des identités sexuelles qui sont, en règle générale,
00:16:58 qui correspondent en règle générale à l'identité de genre,
00:17:01 et ça détermine un certain nombre de propos, etc.
00:17:05 Et je ne suis malheureusement pas étonné que vous ayez un tel ressort de battant.
00:17:09 – Mais juridiquement, c'est intéressant, parce que, au-delà,
00:17:12 enfin, ce n'est peut-être pas votre spécialité, mais est-ce que c'est légal ?
00:17:15 Est-ce qu'on peut censurer comme ça ?
00:17:17 – Juridiquement, je pense que la régie de co, en l'occurrence,
00:17:21 – Elle a eu peur.
00:17:22 – La régie de co a eu peur, et s'est abritée derrière une charte pseudo-éthique,
00:17:27 mais à partir du moment où vous utilisez des termes incapacitants,
00:17:31 vous dites "vous êtes transphobe", il n'y a pas de phobie,
00:17:34 la phobie serait une peur irrationnelle qui relève de la psychiatrie.
00:17:37 Personne n'a peur de quiconque, vous avez d'ailleurs un témoignage
00:17:41 d'une femme transsexuelle vraiment très émouvante dans ce livre,
00:17:46 donc ce n'est pas la question, mais en utilisant des termes insultants,
00:17:50 incapacitants à votre égard, effectivement c'est facile pour la régie de co de dire
00:17:54 "attendez, je suis désolé mais cet annonceur ne s'est pas conformé à ma charte
00:17:59 et donc je refuse de le diffuser".
00:18:01 – Vous êtes avocat, moi j'ai une autre question,
00:18:04 par exemple beaucoup de lecteurs nous témoignent du fait
00:18:07 qu'ils se rendent parfois dans des grandes enseignes ou dans des librairies,
00:18:10 que notre livre ne figure pas en rayon, et donc ils demandent à le commander,
00:18:14 et certains libraires refusent de leur commander notre livre,
00:18:18 est-ce que ça c'est… non, c'est pas illégal ?
00:18:22 – Il y a une certaine liberté, il faudrait établir que ce faisant,
00:18:28 il y a une discrimination qui soit fondée sur une appartenance à une quelconque catégorie,
00:18:33 alors je ne sais pas, féministe ?
00:18:35 – Catégorie politique ?
00:18:36 – Catégorie politique, effectivement, oui, il faudrait effectivement caractériser
00:18:41 ce refus comme caractérisant une discrimination prohibée par la loi.
00:18:48 – Finalement c'est là qu'on voit, heureusement,
00:18:50 vous parliez tout à l'heure du classement sur Amazon,
00:18:52 grâce, j'ai envie de dire, aussi aux réseaux sociaux
00:18:55 et à ces nouveaux modes de distribution, les libraires s'en sont beaucoup pleins,
00:18:58 mais en tout cas, j'ai envie de dire, peut-être merci aussi à ces boîtes,
00:19:02 pour une fois qu'on les salue, c'est que finalement vous arrivez à contourner le système,
00:19:06 et finalement il n'y a plus besoin que ça, pour la promo c'est vrai que ça aurait été
00:19:10 peut-être bien les affiches, mais regardez, au final vous êtes invité partout,
00:19:13 on n'a jamais autant parlé de vous, c'est un bad buzz qui s'est transformé en bon buzz,
00:19:17 ce que j'aimerais juste avant qu'on redéfinisse,
00:19:19 puisqu'on fait un peu de pédagogie en introduction de cette émission,
00:19:21 c'est quoi l'idéologie de transgenre ?
00:19:23 – Oui, finalement c'est la question que vous nous avez posée
00:19:27 quand vous dites "c'est quoi la transmania ?"
00:19:29 Bon c'est vrai, on va définir ça un peu mieux.
00:19:32 Donc l'idéologie de transgenre, avant on n'avait pas des personnes
00:19:36 qui se disaient transgenre, il y a 20-30 ans avant,
00:19:39 les personnes se disaient transsexuelles,
00:19:41 donc ça c'était majoritairement des hommes qui, passés la cinquantaine,
00:19:46 choisissaient de transitionner et de faire une opération dite "de changement de sexe",
00:19:50 mais bon c'est un abus de langage, on y reviendra peut-être,
00:19:52 on ne peut pas réellement changer de sexe, on ne peut pas changer sa génétique,
00:19:56 ses chromosomes, on peut changer d'apparence,
00:19:58 on peut éventuellement faire des opérations chirurgicales, mais voilà.
00:20:02 Bref, aujourd'hui les personnes se disent transgenre,
00:20:06 et donc pour comprendre ce qu'est le transgenreisme,
00:20:08 il faut faire la distinction entre le sexe et le genre.
00:20:11 Le sexe c'est une réalité biologique déterminée,
00:20:14 donc ça on explique dans notre livre,
00:20:16 puisqu'apparemment c'est nécessaire aujourd'hui
00:20:18 d'expliquer la différence entre une femelle et un mâle.
00:20:22 Donc voilà, vous avez le sexe qui est cette réalité biologique,
00:20:27 et le genre qui correspond à l'étiquette sociale en fait,
00:20:32 qui est construite sur le sexe, donc par exemple le genre féminin,
00:20:36 ça va être un ensemble de stéréotypes, c'est vrai on peut parler de stéréotypes,
00:20:40 un ensemble de stéréotypes par exemple en termes de goût vestimentaire,
00:20:45 de métier, les filles préfèrent le rose, enfin bon voilà,
00:20:49 ça c'est un peu des clichés, mais voilà ce que c'est que le genre.
00:20:51 Et donc aujourd'hui on a des personnes qui se disent transgenre,
00:20:54 c'est-à-dire pour donner un exemple, par exemple, une jeune femme…
00:20:57 – Transgenre ça veut forcément dire transsexuel, non ?
00:20:59 – Non, en fait vous pouvez être transgenre,
00:21:03 donc vouloir changer d'étiquette sociale,
00:21:05 de façon de vous présenter au monde,
00:21:07 sans faire nécessairement la transition médicale.
00:21:10 – L'opération.
00:21:11 – Donc vous avez par exemple aujourd'hui des messieurs
00:21:14 qui continuent à porter des barbes et qui se disent que…
00:21:16 et qui sont des madames, enfin voilà, ça…
00:21:19 – Par aigregg, par exemple.
00:21:21 – Par aigregg ? Non, par aigreggorite ?
00:21:24 – Oui si tu veux.
00:21:25 – Pardon, je vous interpelle.
00:21:26 – Non, et dans certains pays ça va loin,
00:21:28 c'est-à-dire qu'il y a certains pays comme l'Espagne, l'Allemagne etc.
00:21:31 qui se sont dirigés vers des politiques d'autodétermination,
00:21:34 ce qui veut dire qu'on peut aller à la mairie et on change…
00:21:37 en fait les gens confondent sexe et genre,
00:21:40 donc en fait ils viennent changer leur sexe à la mairie,
00:21:42 sur leur état civil.
00:21:44 – Mais c'est facile ça ?
00:21:45 – Oui, oui, c'est comme une lettre à la poste,
00:21:47 c'est vraiment, on le fait comme ça, et puis c'est déclaratif.
00:21:49 – Depuis 2016 on peut facilement…
00:21:51 – Non, alors en France c'est pas une autodétermination totale,
00:21:54 dans le sens où ça doit encore passer devant un juge,
00:21:57 mais ceci dit il n'y a pas besoin de suivi médical en France depuis 2016,
00:22:00 et donc ce qui veut dire que très concrètement,
00:22:02 on peut être une femme à l'état civil tout en ayant un pénis,
00:22:05 ça c'est totalement possible en France depuis 2016.
00:22:08 Mais il y a des pays qui vont encore plus loin,
00:22:10 c'est-à-dire qu'il n'y a même pas besoin de passer devant un juge,
00:22:12 c'est juste totalement déclaratif, on va à la mairie,
00:22:14 on dit voilà, moi je suis une femme ou moi je suis un homme,
00:22:17 et puis on change comme ça, il n'y a pas de suivi psy,
00:22:20 il n'y a pas de transition médicale,
00:22:22 on ne passe pas devant un juge, il n'y a rien en fait.
00:22:26 C'est-à-dire que le sexe devient juste un état déclaratif,
00:22:29 et donc nous ça on le…
00:22:31 – Et ça pose pas de problème.
00:22:32 – C'est plus facile finalement de changer de sexe que de changer de nom, de famille.
00:22:36 – En tout cas il y a des pays qui valident ça,
00:22:39 et il y a un lobby transgenre qui pousse ce type de loi,
00:22:44 et nous c'est ça qu'on dénonce dans le livre,
00:22:47 c'est-à-dire qu'à la base le transsexualisme,
00:22:50 c'était considéré comme une pathologie psychiatrique,
00:22:53 et c'est des gens qui ressentent un véritable mal-être
00:22:56 auquel on a du mal à répondre parce qu'il y a très peu de solutions,
00:23:00 et du coup parfois on en arrive aux chirurgies.
00:23:02 Mais là en fait il y a une instrumentalisation d'une minorité,
00:23:06 extrême minorité de gens qui sont véritablement malades
00:23:10 et qui ont besoin parfois d'en arriver à des chirurgies,
00:23:14 et on prend ces gens-là et on en fait un projet politique
00:23:19 qui embrigade tout un tas de jeunes personnes
00:23:24 qui ne comprennent pas très bien les tenants et les aboutissants de cette idéologie.
00:23:27 – Comment cette idéologie s'est imposée en France ?
00:23:30 Vous avez une explication, vous tous, là autour de moi ?
00:23:33 – Par les États-Unis, c'est-à-dire que en réalité cette idéologie…
00:23:37 – Comme le wokeisme quoi.
00:23:38 – Oui, ça fait partie du wokeisme, je veux dire,
00:23:41 le transgenreisme, voilà, c'est juste une branche, effectivement.
00:23:45 Et aux États-Unis, il faut comprendre que cette idéologie
00:23:48 est hautement financée, en 2021 ça a été financé
00:23:52 à hauteur de 36 millions qui ont été injectés,
00:23:55 c'est les chiffres de LGBT Funders, donc un groupe de philanthropes,
00:23:58 et donc ces financements vont être donnés à une nébuleuse d'ONG
00:24:05 qui vont défendre les revendications transgenres,
00:24:09 donc il y a des ONG qui vont s'occuper d'aller voir des députés,
00:24:12 des sénateurs, etc. pour faire changer les lois,
00:24:15 pour que l'identité de genre rende dans les lois,
00:24:17 il y a d'autres ONG qui vont s'occuper plutôt de faire entrer le langage,
00:24:20 la novlangue transgenriste dans les médias,
00:24:23 et c'est extrêmement efficace,
00:24:25 il y a d'autres ONG qui vont s'occuper d'essayer de placer
00:24:28 des personnages politiques à des rôles clés,
00:24:31 par exemple Rachel Levine aux États-Unis
00:24:33 qui est au ministère de la Santé du gouvernement Biden,
00:24:37 et quelqu'un qui, voilà, c'est un homme qui est devenu,
00:24:40 enfin une femme si on peut dire ça,
00:24:42 et il fait la promotion des bloqueurs de puberté
00:24:45 et de la transition des enfants au sein du gouvernement Biden.
00:24:48 Donc en fait cet argent-là, il est injecté par des multimillionnaires
00:24:51 aux États-Unis qui sont idéologues,
00:24:53 qui ont souvent, enfin parfois, transitionné eux-mêmes,
00:24:56 et aussi par l'industrie pharmaceutique.
00:24:58 – Jérémie ?
00:24:59 – Oui, en fait en réalité, aujourd'hui en Occident,
00:25:03 les féministes sont devenues, enfin la nouvelle catégorie de féministes
00:25:06 qui sont aujourd'hui majoritaires, sont devenues la pire ennemie des femmes.
00:25:09 C'est de l'anti-féminisme, c'est-à-dire qu'elles ont choisi
00:25:12 volontairement d'abandonner la majorité des femmes en Occident
00:25:16 au profit d'une minorité qui ne représente personne,
00:25:19 enfin quasiment personne dans la société, et qui en plus est néfaste.
00:25:22 C'est-à-dire que tout est bon pour déconstruire l'homme
00:25:25 ou la femme occidentale traditionnelle,
00:25:27 et tout est bon pour utiliser le transgenreïsme,
00:25:30 l'identité de genre, etc.
00:25:32 Quitte à pousser des enfants à le faire, et on l'a vu même en France,
00:25:36 dans des témoignages, ce qui est extrêmement dangereux,
00:25:38 puisque la plupart des enfants ne se rendent absolument pas compte
00:25:41 de ce qu'ils font.
00:25:42 – Ils peuvent changer d'avis quelques années plus tard.
00:25:44 – Mais c'est ce qu'on a vu en Suède, la Suède avait par exemple,
00:25:46 enfin il y a d'autres pays scandinaves…
00:25:47 – À part la puberté quoi.
00:25:48 – … qui ont décidé de légaliser justement le changement de genre
00:25:51 pour des enfants, qui après à l'âge adulte,
00:25:54 soit se sont suicidés, soit sont revenus sur leur décision.
00:25:57 C'est-à-dire que c'est un impact…
00:25:58 – Il y a des chiffres là-dessus, il y a des études.
00:26:00 – Oui, il y a eu des études, d'ailleurs le gouvernement, je crois,
00:26:02 suédois avait décidé de revenir sur cette loi.
00:26:05 Et aux États-Unis, on observe le même phénomène.
00:26:08 C'est-à-dire que les féministes ont choisi volontairement de…
00:26:13 vous l'avez dit dans le sport par exemple,
00:26:15 de faire la promotion justement de la participation d'hommes-femmes,
00:26:20 qui du coup dessert la cause des femmes puisqu'elles ne sont plus…
00:26:23 – On a vu ces images en introduction d'Arnaud Soyer,
00:26:25 vous avez vu cette course d'athlétisme,
00:26:29 une femme qui dépasse de 300 mètres, bon il se trouve que c'était une transsexuelle.
00:26:32 – Mais c'est pour ça que c'est de l'antiféminisme,
00:26:34 c'est de l'antiféminisme parce que ce n'est pas représenter les femmes,
00:26:36 c'est au contraire les discriminer et puis les mettre de côté.
00:26:41 Mais ça ne passe pas que par le transgenre.
00:26:44 Aujourd'hui les féministes par exemple en France,
00:26:46 ont choisi de défendre le voile, ont choisi de défendre l'islamisme,
00:26:49 ont choisi de préférer défendre les transgenres plutôt que les vraies femmes.
00:26:52 Donc en fait on a un choix idéologique de la part de ces féministes
00:26:58 qui est un choix des minorités.
00:27:01 Et je pense que la plupart des femmes aujourd'hui s'en rendent compte.
00:27:04 C'est d'ailleurs pour ça que Sandrine Rousseau, etc.
00:27:06 sont aujourd'hui huées dans les manifestations de vraies féministes
00:27:10 parce qu'elles ne représentent finalement plus les femmes,
00:27:13 elles représentent une idéologie extrémiste et dangereuse.
00:27:16 – Et quand on voit justement… [Applaudissements]
00:27:21 Je me tourne à nouveau vers vous Damien Chalamel.
00:27:24 Quand on voit justement toutes les difficultés auxquelles ont été confrontées
00:27:28 justement Dora et Marguerite,
00:27:31 est-ce que ça ne pose pas aussi un problème de liberté d'expression
00:27:34 finalement à géométrie variable, de vitesse finalement ?
00:27:38 – Bien sûr c'est évident que les ennemis idéologiques
00:27:42 de nos amis Dora et Marguerite… – Ce qu'elles se menaçaient quoi.
00:27:44 – … ne sont pas des adeptes de la liberté d'expression.
00:27:47 Et alors on peut se demander pourquoi.
00:27:49 On a abordé la question des intérêts économiques,
00:27:52 qui est quand même effectivement assez frappante.
00:27:54 – Vous avez eu du mal à trouver un éditeur ou pas pour ce livre ?
00:27:57 – On a eu du mal à trouver un éditeur qui nous laissait
00:28:00 la liberté d'expression qu'on voulait avoir.
00:28:03 C'est-à-dire qu'on aurait pu aller chez d'autres éditeurs,
00:28:06 peut-être plus au centre, plus à gauche,
00:28:08 mais on a vite compris qu'on serait très limité dans ce qu'on pourrait dire.
00:28:13 Donc on a fait le choix d'une maison d'édition plus à droite,
00:28:17 mais on a eu un coup de cœur avec Laura Magnier
00:28:21 qui est la femme qui dirige cette maison d'édition,
00:28:25 qui a cet esprit très libre, et c'est dans cet esprit-là que l'on s'est…
00:28:29 – Vous l'avez dit plus à droite justement,
00:28:30 alors il y a une question que j'ai envie de vous poser quand même.
00:28:32 On nous demande souvent "vous parlez-tu camarades ?"
00:28:34 Est-ce que vous avez des engagements politiques au-delà de…
00:28:37 enfin vous pourriez, il n'y a rien de connable à ça,
00:28:39 mais d'où parlez-vous finalement ?
00:28:41 – Nous on vient de la gauche à la base, surtout Marguerite plus que moi,
00:28:46 parce qu'elle était très marquée à gauche.
00:28:48 Moi je venais plus du monde du lifestyle, de la mode, etc. à la base.
00:28:51 Donc c'est marqué à gauche mais un peu par défaut on va dire.
00:28:54 Donc je n'avais pas le même engagement politique qu'elle,
00:28:57 mais toujours est-il qu'on était invité dans des médias à gauche.
00:29:00 – C'est l'éditeur de Laurent Berton, c'est ça ?
00:29:01 – Oui, exactement.
00:29:02 Et nous on a fait tout un cheminement,
00:29:04 c'est-à-dire que de la même façon dont on nous a mis des étiquettes
00:29:07 "transphobe", "TERF", etc.
00:29:10 eh bien on a commencé à réfléchir aux étiquettes qu'on posait sur les autres,
00:29:14 notamment sur les gens, on dit "masculinistes", "extrême droite", etc.
00:29:18 Et une fois qu'on a reçu, nous, des étiquettes finalement un peu similaires…
00:29:22 – Vous êtes taxée d'extrémiste de droite maintenant ?
00:29:24 – Ah bah oui, tous les jours.
00:29:25 Extrême droite, nazi, ça va jusqu'à Doramouto et la fille d'Hitler,
00:29:29 enfin bon des trucs…
00:29:31 – Vous sortez de l'idéologie woke, maintenant vous êtes fasciste.
00:29:33 – Oui, fasciste.
00:29:34 – Donc c'est… voilà.
00:29:35 – Et du coup nous, on a déconstruit un peu aussi ces étiquettes sur d'autres gens,
00:29:40 et puis on s'est intéressé plus profondément à leur travail,
00:29:43 et puis on s'est rendu compte que finalement ils n'étaient pas si diaboliques que ça.
00:29:47 – Mais ce qui est drôle je trouve, c'est que c'est vraiment l'inversion des valeurs,
00:29:52 parce que traitez votre travail ou les gens de droite de fasciste,
00:29:57 alors qu'en réalité ce sont les woke aujourd'hui qui utilisent des procédés fascistes.
00:30:02 C'est le wokeisme qui veut censurer, qui veut réécrire l'histoire,
00:30:05 qui veut réécrire la culture, qui utilise des procédés
00:30:09 qui sont des procédés purement fascistes.
00:30:11 Et donc c'est facile en effet d'accuser son adversaire de fascisme
00:30:14 alors qu'on l'est soi-même, que ce soit les antifas aujourd'hui en France,
00:30:18 les antifas ont des procédés ultra-violents etc.
00:30:20 Et c'est donc l'inversion, et en effet quand on défend les femmes aujourd'hui en 2024,
00:30:26 on ne peut plus être de gauche, puisque être de gauche signifie être contre les femmes.
00:30:30 Donc quand les anciennes féministes des années 70-80,
00:30:34 qui étaient marquées à gauche, aujourd'hui sont obligées d'être à droite,
00:30:37 parce que c'est le seul courant politique où on défend encore ce que c'est qu'être une vraie femme.
00:30:44 – Après il existe quand même des femmes qui ont les mêmes opinions que nous
00:30:48 et qui continuent à se revendiquer à gauche.
00:30:51 Donc il y en a une minorité, il y a J.K. Rowling par exemple…
00:30:54 – Oui mais pour la gauche, elles ne sont plus à gauche, pour les autres.
00:30:57 – Elle, elles se revendiquent, mais elles ne sont plus adoubées par le camp politique.
00:31:01 Le camp politique les rejette. J.K. Rowling a été rejetée et taxée d'extrême droite.
00:31:04 C'est terminé pour elle.
00:31:06 – Mais il y a des femmes quand même qui continuent à être très attachées
00:31:09 à cette étiquette de gauche et qui justement nous jugent beaucoup
00:31:13 parce que selon elles on est passé trop à droite et on l'assume.
00:31:17 – Est-ce que vous avez eu par exemple des contacts avec Sylvia Nagelsinski,
00:31:21 qui est pour moi l'archétype d'une authentique féministe,
00:31:24 que j'aurais plutôt tendance à mettre dans votre camp,
00:31:27 c'est-à-dire d'un féminisme différentialiste ?
00:31:30 – Non mais on aimerait beaucoup si elle voulait nous contacter.
00:31:33 – Et qui fait l'objet de procès d'intention et qui fait face aux mêmes méthodes de nervis
00:31:39 quand elle veut prendre la parole.
00:31:42 – Oui ça a été une des premières à en souffrir, très clairement.
00:31:46 – Il y a un truc que je ne capte pas, c'est que vous aviez l'air de dire
00:31:49 que vous avez écrit le bouquin pour que votre pensée ne soit plus caricaturée
00:31:54 ou ne soit plus comprise pour ce qu'elle n'est pas,
00:31:57 et aborder la question "pourquoi utiliser un personnage fictif ?"
00:32:00 qui en plus de ça est une caricature, vraiment, je ne crois même pas que le cas existe,
00:32:06 tellement ça doit patchworker deux choses.
00:32:08 – Le cas existe.
00:32:10 – Dans toutes ses perversions, dans toutes ses…
00:32:12 – Alors on va peut-être expliquer pour les gens qui nous regardent de quoi on parle.
00:32:16 – Vous savez que le piège c'est d'être accusé de tomber dans le cliché et dans le stéréotype,
00:32:22 le personnage principal c'est un cliché et un stéréotype.
00:32:25 – C'est ça.
00:32:26 – Alors moi je voudrais juste expliquer pour les gens qui nous regardent
00:32:31 ce que c'est que cette histoire.
00:32:33 Donc il se trouve que ce livre est un livre assez dense,
00:32:36 dans lequel il y a beaucoup d'informations qui est assez…
00:32:40 je ne vais pas dire indigeste parce que voilà, mais il est lourd en informations.
00:32:45 Nous-mêmes quand on le relit on se dit "bon, c'est dense".
00:32:47 Et donc en fait, nous notre ambition avec ce livre c'était de faire un livre grand public
00:32:53 qui puisse parler à tout le monde parce qu'on s'est rendu compte du fait que,
00:32:56 nous on a lu à peu près toute la littérature qui est sortie sur le sujet en France
00:33:01 et on s'est rendu compte du fait que ça ne s'adressait pas au grand public,
00:33:04 qu'il fallait déjà être un peu "éduqué" sur le sujet pour vraiment rentrer dans ces livres.
00:33:10 Et donc, nous on estime que c'était urgent de faire un livre grand public sur le sujet
00:33:15 parce qu'il faut que le grand public s'informe absolument,
00:33:17 il faut que les parents surtout, s'informent sur le sujet,
00:33:20 prennent conscience de certaines dérives très graves qu'on pointe.
00:33:23 Donc on avait envie d'alléger un petit peu la masse de ces informations-là
00:33:28 avec un récit fictif.
00:33:30 Donc en effet, le livre est construit de telle sorte
00:33:33 qu'il y a une trame narrative tout au long du livre
00:33:35 avec une mini-fiction d'un personnage qui, on le dit en préambule,
00:33:39 s'appelle Robert, qui a 65 ans, travaille dans le domaine des assurances
00:33:43 et qui décide d'annoncer à sa femme Chantal que finalement,
00:33:47 il va devenir une femme, une femme trans, et que cette femme-là,
00:33:50 qu'il s'appellera Catherine.
00:33:52 Cet archétype est inspiré de faits réels, et d'ailleurs on le démontre
00:33:58 tout au long de notre livre, des personnages similaires à Robert
00:34:03 font le même type d'actes que Robert, c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui
00:34:07 des hommes trans féminins, on ne les appelle pas femmes trans,
00:34:11 on considère que ce sont des hommes qui veulent se travestir en femmes,
00:34:14 qui comme Robert vont se masturber dans les toilettes des femmes,
00:34:18 qui comme Robert vont gagner des compétitions sportives de femmes,
00:34:22 qui comme Robert essayent d'embrigader des ados sur les réseaux sociaux,
00:34:27 et d'ailleurs on donne le témoignage par exemple d'une jeune femme
00:34:31 dans notre livre qui s'appelle Esther, qui a été complètement embrigadée
00:34:35 sur un forum Discord par des hommes, enfin des adultes,
00:34:39 des hommes adultes qui se travestissaient, voilà.
00:34:43 Ce type de personnage existe, et alors c'est vrai qu'on nous dit souvent
00:34:46 "mais vous avez été dure avec ce Robert, c'est une caricature,
00:34:50 est-ce que vous aviez besoin de vous moquer comme ça ?"
00:34:52 Eh bien écoutez, en fait, nous on a souffert de ce type de personnage,
00:34:58 on a souffert premièrement d'être caricaturé par ces gens-là,
00:35:02 c'est-à-dire que nous quand on voit des Roberts qui se mettent des barésies
00:35:06 et du rouge à lèvres et qui disent "voilà maintenant je suis une femme,
00:35:09 c'est ça que d'être une femme", désolée, mais nous en tant que femmes,
00:35:12 on se sent caricaturé, on se sent moqué par ces personnes-là
00:35:16 de la même façon qu'une personne noire pourrait se sentir caricaturée
00:35:20 par une personne qui fait un blackface, c'est-à-dire qui décide de se mettre
00:35:24 de la peinture noire sur le visage et de dire "bah c'est ça que d'être noire".
00:35:27 Désolée, moi en tant que femme, je le prends mal ce type de comportement.
00:35:33 Moi en tant que femme, il y a plein de types de comportements
00:35:36 de ces individus-là que je prends mal et que j'estime mettent à mal mes droits.
00:35:42 Et donc notre réponse, ce n'est pas l'insulte, ce n'est pas la haine,
00:35:47 c'est simplement la caricature.
00:35:49 – En quoi ça met à mal vos droits ?
00:35:53 – En quoi ça met à mal nos droits ?
00:35:55 Je voudrais y revenir après parce que c'est un très vaste sujet.
00:35:58 En quoi est-ce que ça met à mal les droits des femmes, ces comportements-là.
00:36:03 Juste pour terminer sur l'aspect caricature,
00:36:06 je pense que ça fait aussi partie de l'esprit français.
00:36:08 Moi je suis une femme de la génération Charlie Hebdo,
00:36:11 mais je veux dire des vraies en fait, qui a toujours soutenu Charlie Hebdo.
00:36:15 Et pour moi, le droit à la caricature en France, il est essentiel.
00:36:18 Et le sujet du transgenre, c'est un sujet qui touche à la liberté d'expression.
00:36:22 Aujourd'hui on n'a plus le droit de dire qu'une femme est une femelle,
00:36:25 on n'a plus le droit d'énoncer un certain nombre de réalités biologiques.
00:36:29 Et donc il me semble qu'il y a un enjeu essentiel de liberté d'expression.
00:36:33 Et nous la liberté d'expression, on a fait le choix de la pousser jusqu'au bout.
00:36:37 Et oui, doser la caricature, c'est notre droit.
00:36:40 Nous sommes en France, nous y avons droit.
00:36:42 Et pour revenir sur l'aspect, en quoi est-ce que ça met à mal
00:36:46 les droits des femmes, toute cette idéologie.
00:36:48 Donc on l'explique dans la première partie du livre,
00:36:52 il y a la question des espaces réservés aux femmes,
00:36:54 où donc certains hommes qui se disent femmes vont avoir accès.
00:36:59 Et donc on cite dans notre livre plein d'exemples outre-Atlantique,
00:37:02 où des hommes sont emprisonnés dans des prisons pour femmes
00:37:05 et violent leurs co-détenus.
00:37:07 On cite l'exemple des sports où à l'heure actuelle,
00:37:10 il y a plus de 600 hommes qui se disent femmes,
00:37:12 qui ont remporté des compétitions sportives de femmes.
00:37:15 Mais où vit-on ?
00:37:17 Il y a des hommes qui accèdent aussi aux vestiaires
00:37:20 ou aux toilettes des femmes et qui en profitent
00:37:23 pour commettre des agressions sexuelles.
00:37:25 Alors soit ce sont de vrais trans, soit l'idéologie transgenre
00:37:28 peut aussi être instrumentalisée par certains hommes
00:37:31 qui ne sont pas du tout trans et qui en profitent
00:37:33 pour aller agresser des femmes dans les espaces
00:37:37 qui leur sont réservés.
00:37:39 Et puis enfin, pourquoi est-ce que c'est un sujet féministe
00:37:41 important pour les femmes ?
00:37:43 Simplement parce qu'aujourd'hui, la population qui transitionne,
00:37:46 ce sont majoritairement des femmes.
00:37:48 Aujourd'hui, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière,
00:37:50 dans l'unité hospitalière…
00:37:52 – Des femmes qui transitionnent, c'est-à-dire des hommes qui deviennent…
00:37:54 – Des femmes, ce sont des femmes qui veulent devenir des hommes.
00:37:57 Et donc ça pose un problème de santé publique pour les femmes.
00:38:01 Je donne juste un statistique, mais il est révélateur
00:38:04 de plein d'autres, de toutes les autres unités hospitalières
00:38:08 qui font transitionner les jeunes personnes.
00:38:10 Aujourd'hui, dans l'unité hospitalière de la Pitié-Salpêtrière
00:38:13 qui accueille les moins de 20 ans qui veulent transitionner,
00:38:16 la patientèle est composée à 68% d'adolescentes et de jeunes femmes.
00:38:21 Et donc…
00:38:22 – On explique comment ça se passe, une femme qui devient un homme ?
00:38:25 – Eh bien justement, il y a un énorme enjeu de santé pour ces jeunes femmes
00:38:29 puisque malheureusement, quand ces jeunes femmes
00:38:32 prennent de la testostérone, les effets sur leur corps…
00:38:34 – C'est pour la barbe, c'est ça ?
00:38:36 – Voilà, les effets sur leur corps vont être dramatiques,
00:38:38 beaucoup plus dramatiques que quand ce sont des hommes
00:38:40 qui font la transition pour devenir "femme" et qui prennent des oestrogènes.
00:38:45 Ces jeunes femmes vont avoir des conséquences irréversibles sur leur santé.
00:38:48 Quand vous prenez de la testostérone, vous avez donc le développement
00:38:51 d'une pilosité faciale au bout de quelques mois.
00:38:54 Et donc si ces jeunes femmes décident d'arrêter de transitionner,
00:38:57 et il y a de plus en plus de cas de jeunes femmes
00:38:59 qui se rendent compte qu'elles ont fait une erreur
00:39:01 et qui décident d'arrêter leur transition,
00:39:03 eh bien la pilosité va rester et il va falloir faire des épilations au laser
00:39:07 qui ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale pour enlever ça.
00:39:10 Quand vous prenez de la testostérone et que vous êtes une femme,
00:39:15 vous avez aussi ces délicats, dramatiques, il faut en parler,
00:39:20 des répercussions au niveau génital en fait, avec une hypertrophie du clitoris.
00:39:25 – C'est ça, on recrée un pénis artificiel, c'est ça ?
00:39:28 – Ça peut ressembler vite fait à un micro pénis,
00:39:31 mais c'est pas quand même la même chose.
00:39:33 Une rétractation des gonades internes.
00:39:36 On a interrogé dans notre livre une jeune femme qui s'appelle Prisha Mosley,
00:39:39 qui est une jeune femme qui a voulu transitionner à partir de ses 17 ans,
00:39:43 qui aujourd'hui en a 25, et qui décrit l'effet de la testostérone sur son corps
00:39:47 comme une véritable mutilation sexuelle.
00:39:50 Pourtant cette jeune femme n'est pas allée jusqu'à l'opération
00:39:52 dite de réassignation sexuelle, mais rien que le fait de prendre de la testostérone,
00:39:56 elle décrit ça comme une mutilation sexuelle.
00:39:59 Voilà, donc des effets, il y en a plein d'autres,
00:40:02 risque de cancer extrêmement accru de l'utérus,
00:40:05 à quel point on vous recommande l'ablation de ses organes,
00:40:08 changement de la voie irréversible, etc.
00:40:11 Donc il y a un vrai enjeu de santé publique pour les femmes,
00:40:15 avec un phénomène vraiment, qu'on décrit dans notre livre,
00:40:18 et dont il faut parler aussi, un véritable embrigadement sur les réseaux sociaux,
00:40:26 un phénomène de contagion sociale.
00:40:28 – Vous expliquez aussi dans votre livre que le transgenreisme est devenu un business.
00:40:31 Pouvez-vous nous expliquer ça ?
00:40:33 – Oui, le transgenreisme est un gros business,
00:40:35 c'est-à-dire qu'il y aurait 1,6 milliard,
00:40:38 enfin le marché de la transition hormonale représenterait 1,6 milliard de dollars.
00:40:44 Donc ce qu'il faut comprendre, c'est que ça fait beaucoup d'argent,
00:40:47 – C'est remboursé là ?
00:40:49 – Oui, mais alors ça c'est plutôt sur le marché américain,
00:40:52 on a très peu de chiffres sur le marché français.
00:40:54 – Ça coûte combien ?
00:40:55 – En France, effectivement…
00:40:56 – Concrètement, parlons de cette question,
00:40:58 mais un homme qui veut devenir une femme, ou une femme qui veut devenir un homme,
00:41:00 ça coûte combien dans le budget ?
00:41:01 – Un homme, sur le marché français, quand c'est fait par l'hôpital public,
00:41:06 un homme qui veut devenir une femme,
00:41:08 on a calculé que ça coûte à peu près 100 000 euros.
00:41:11 Pour une femme qui devient un homme, enfin un homme on s'est compris, 40 000 euros.
00:41:15 C'est-à-dire qu'il y a énormément de choses qui sont prises en compte,
00:41:18 parce que c'est un parcours avec énormément de chirurgie.
00:41:22 Alors il y a les hormones croisées qui sont prises en compte,
00:41:25 il y a aussi la chirurgie de réassignation sexuelle,
00:41:28 donc phalloplastie, pardon, ou vaginoplastie.
00:41:31 L'assurance maladie verse un panier de 27 000 euros pour ces chirurgies-là en particulier.
00:41:38 Il y a toutes les chirurgies du visage, féminisation, masculinisation du visage.
00:41:42 Il y a ensuite mammectomie, ou l'inverse, plutôt se mettre des seins si on est un homme.
00:41:47 Il y a aussi tout ce qui est de l'ordre de perruque, calvitie, etc.
00:41:50 parce que souvent les hommes n'ont pas la chevelure qu'il faudrait.
00:41:55 Il y a les opérations pour abotter la pomme d'Adam,
00:41:58 il y a les opérations pour changer le son des cordes vocales,
00:42:02 et puis il y a les épilations intégrales pour ces messieurs qui veulent devenir des femmes,
00:42:05 remboursées.
00:42:06 – Remboursées ? – Oui, remboursées.
00:42:07 – Et par contre on ne rembourse pas ni les lunettes ni les dents.
00:42:10 – Oui, voilà.
00:42:11 Donc en fait ça coûte très cher à la sécurité sociale,
00:42:13 et il y a de plus en plus de personnes qui veulent transitionner.
00:42:16 Mais là où on trouve qu'il y a un paradoxe dont il faut discuter,
00:42:20 c'est-à-dire que si on dit que ces personnes sont malades,
00:42:23 ok, dans ce cas-là on doit accepter que, comme pour n'importe quelle maladie,
00:42:27 il faut effectivement rembourser ce qui peut les aider.
00:42:30 Mais là, depuis 2010, on estime que le transgenreisme ou la transexualité,
00:42:37 ça n'est plus une maladie psychiatrique.
00:42:39 Donc à ce moment-là, si on estime que c'est juste un état d'être,
00:42:43 que c'est un lifestyle,
00:42:44 eh bien très bien, dans ce cas-là, ça n'a pas à être remboursé,
00:42:47 c'est juste qu'il faut être aligné,
00:42:49 et là il y a une sorte de paradoxe qui nous semble important de pointer.
00:42:53 – Damien ?
00:42:54 – Moi j'ai une question,
00:42:55 la plupart des cas que vous avez étudiés de transgenreisme,
00:42:58 si je vous comprends bien, si je vous suis bien,
00:43:00 et là je parle des hommes au départ, des roberts,
00:43:03 en réalité ils ne vont pas jusqu'au bout du transsexualisme,
00:43:07 ils restent transgenres, c'est-à-dire en réalité…
00:43:11 – Travestis quoi.
00:43:12 – Oui, enfin, oui, mais sauf que la différence,
00:43:15 c'est qu'ils peuvent acquérir un état civil, justement.
00:43:18 – Sans avoir eu de comparaison.
00:43:20 – Exactement, mais si je comprends bien,
00:43:22 la plupart de ces hommes transféminins ne vont pas jusqu'au bout.
00:43:28 – Ça dépend, en fait ils vont souvent à moitié,
00:43:31 c'est-à-dire qu'il y en a beaucoup qui vont s'habiller comme des femmes, etc.
00:43:35 et ils vont faire l'opération au niveau de la poitrine,
00:43:38 c'est-à-dire qu'ils vont se rajouter des faux seins,
00:43:40 c'est vrai qu'il y en a un certain nombre qui ne veulent pas aller
00:43:43 jusqu'à la vaginoplastie, parce que c'est quand même une sacrée opération,
00:43:47 – Ça va en vie quoi.
00:43:49 – C'est l'hypocrisie, c'est ce que vous disiez entre "lifestyle" et la maladie,
00:43:53 parce qu'à côté de ça, vous avez le témoignage de Madeleine,
00:43:57 qui est extrêmement touchant,
00:43:59 – Une véritable transsexuelle.
00:44:01 – Une véritable transsexuelle, mais qui est contre l'étranger,
00:44:04 qui, elle, décrit son parcours,
00:44:06 qui est manifestement, ça relève du pathologique,
00:44:09 elle a énormément souffert,
00:44:11 c'est devenu, j'allais dire, une vraie femme,
00:44:13 enfin en tout cas, en apparence, bon…
00:44:17 – La majeurité est limitative.
00:44:19 – D'un point de vue chromosomique, elle est ce qu'elle est,
00:44:21 c'est-à-dire qu'il n'y a que deux sexes,
00:44:23 – Vous vous rejetez ça, vous ne voulez pas dire femme.
00:44:25 – Il y a x, y, z, z, z, z, z.
00:44:27 – Vous vous réfutez ?
00:44:29 – Toi je te sens, oui, vous vous réfutez.
00:44:31 – Pour revenir sur Madeleine,
00:44:33 et après on pourra discuter de la définition de ce qu'est une femme,
00:44:37 voilà, pour revenir sur Madeleine, en effet,
00:44:39 c'est une personne, honnêtement,
00:44:41 c'est une personne qui nous a beaucoup impressionnées,
00:44:44 par son courage de nous faire confiance,
00:44:48 pour nous livrer ce témoignage,
00:44:50 et par sa lucidité sur elle-même,
00:44:52 donc c'est un homme, moi quand je l'ai rencontrée,
00:44:55 c'est quelqu'un qui s'est présenté à moi en me disant,
00:44:58 voilà, je suis un homme qui a certaines déviances,
00:45:01 et donc c'est quelqu'un qui, en effet, a fait une transition médicale
00:45:05 et qui aujourd'hui se présente au monde en tant que femme,
00:45:08 et donc c'est quelqu'un avec qui, d'ailleurs, on dialogue,
00:45:12 si ce n'est tous les jours, au moins plusieurs fois par semaine,
00:45:15 avec Dora, et quelqu'un à qui, évidemment, on s'adresse au féminin,
00:45:19 parce que c'est vrai que dans notre vision,
00:45:21 on la voit ni totalement comme une femme,
00:45:23 ni totalement comme un homme non plus, c'est vrai.
00:45:26 Et Madeleine, pourquoi est-ce que son témoignage nous a beaucoup intéressées,
00:45:30 et pourquoi on veut que le public entende sa voix ?
00:45:35 C'est parce que c'est quelqu'un qui souffre de dysphorie de genre,
00:45:38 donc la dysphorie de genre, c'est cette sensation d'être née dans le mauvais corps.
00:45:42 Depuis vraiment son enfance, c'était un petit garçon qui voulait être une fille,
00:45:47 qui pensait qu'il n'était pas dans le bon corps,
00:45:49 et c'est quelqu'un qui a tenté de trouver des réponses médicales,
00:45:53 qui est allé voir des psys, qui a voulu essayer de soigner
00:45:58 cette dysphorie de genre par la parole.
00:46:02 Malheureusement, la réponse du corps médical n'a pas été à la hauteur,
00:46:06 c'est ce que cette personne estime en tous les cas,
00:46:08 et c'est quelqu'un qui finalement a pris la décision à ses 35 ans
00:46:12 de commencer une transition médicale, d'abord avec la prise d'hormones,
00:46:16 puis ensuite avec l'opération dite de réassignation sexuelle,
00:46:20 qui allait se faire opérer pour une vaginoplastie au GRS de Montréal.
00:46:24 La vaginoplastie, c'est donc une opération qui consiste en l'ablation du sexe masculin
00:46:31 pour recréer un simulacre du sexe féminin qui ressemblera en apparence
00:46:38 un peu au sexe d'une femme, mais qui n'aura pas tout à fait
00:46:41 les mêmes fonctions, enfin même pas du tout les mêmes fonctions.
00:46:44 Et donc c'est quelqu'un qui nous dit, voilà, finalement,
00:46:48 maintenant je vais mieux quand même, maintenant que j'ai fait
00:46:51 cette transition médicale, mais attention, il faut prendre le temps,
00:46:55 parce que c'est irréversible, et puis aussi il faut prendre le temps,
00:46:59 en fait, il faut préparer tout ça, parce qu'une fois que vous faites
00:47:03 cette opération, il faut vous habituer à un nouvel état corporel,
00:47:09 et ce n'est pas rien dans une vie, et donc ça se prépare aussi.
00:47:15 Et donc c'est quelqu'un qui, c'est une personne transsexuelle,
00:47:19 qui nous dit aussi, mais en fait, moi je n'en peux plus
00:47:22 de l'idéologie de transgenre, parce que je n'en peux plus
00:47:24 d'être caricaturée, je n'en peux plus qu'on banalise finalement
00:47:29 le trouble dont je souffre, et j'aimerais bien qu'il soit
00:47:33 mieux étudié médicalement, et j'aurais bien aimé que la recherche médicale
00:47:37 mette des moyens pour me proposer autre chose que l'ablation du sexe,
00:47:41 parce que Madeleine est très lucide, et nous parle elle-même
00:47:45 de mutilation ou d'ablation du sexe, donc c'est quelqu'un qui aussi
00:47:51 a pu observer toutes les dérives sectaires, d'embrigadement
00:47:56 à l'intérieur de ces milieux-là, qui a pu observer le fait que
00:48:00 plein d'autres personnes disent souffrir de dysphorie de genre,
00:48:04 mais qui en fait, Madeleine pense que pour beaucoup de personnes
00:48:08 c'est juste une mode, c'est un phénomène…
00:48:11 Dès que vous vous dites trans, vous êtes célébré, vous êtes à la mode,
00:48:14 Madeleine ne se reconnaît pas du tout dans toute cette population-là,
00:48:18 et sa voix aujourd'hui… – Le trans est à la mode aujourd'hui,
00:48:20 c'est ça que vous dites ? – Oui, et les voix de personnes
00:48:23 comme Madeleine, en fait, aujourd'hui, ne sont pas entendues.
00:48:27 – C'est-à-dire que la folie transmania, exactement comme la nouvelle idéologie
00:48:31 des féministes à abandonner les femmes, cette idéologie extrémiste,
00:48:35 cette folie, abandonne les gens qui sont réellement malades.
00:48:38 C'est-à-dire qu'il y a des gens, en effet, comme cette dame,
00:48:41 qui sont malades, mais ils représentent une personne sur 10 000.
00:48:44 – Je savais que ça allait choquer beaucoup, je vois Greg qui est…
00:48:46 – C'est un mec qui est vraiment malade, Jylène.
00:48:48 – OK, on a compris depuis le début, je suis d'accord qu'en gros,
00:48:51 il y a 4 problèmes, quoi. Par rapport à ce mouvement,
00:48:53 il y a un problème de censure, même si bon, ça ne marche pas trop,
00:48:56 en tout cas quand Amazon suit derrière, finalement, ça crée les verses.
00:49:00 – Les verses de ce que ça devait… – Toutes catégoriques ont produit sur Amazon.
00:49:03 – Ce n'est pas la première fois que ça se retourne contre ce genre de militants,
00:49:06 et ils n'ont toujours pas compris qu'en règle générale, ça se retourne contre eux.
00:49:09 Bon, le problème de censure, OK. Il y a un problème, effectivement,
00:49:12 de mise en danger physique ou professionnelle des femmes.
00:49:14 C'est-à-dire quand elles vont être, même au-delà du sport,
00:49:16 dans un domaine d'activité où les traits classiques,
00:49:20 les attributs masculins classiques les mettent dans une situation de désavantage,
00:49:26 que ce soit le sport, on pourrait imaginer d'autres choses, ça va poser un problème.
00:49:29 – Mise en danger des enfants, à entendre certains…
00:49:32 – C'est encore un autre truc.
00:49:34 Il y a effectivement un problème, quelque part, de propagande.
00:49:38 Puisque quand on voit le nombre de gens…
00:49:40 Tu regardes un lycée, une salle de lycée, tu as un tiers des gosses,
00:49:44 ils ne savent pas si… ça a toujours existé,
00:49:46 mais l'explosion des proportions n'est pas quelque chose, on va dire, de naturel,
00:49:50 dans le sens socialement naturel.
00:49:52 – C'est minoritaire, donc…
00:49:53 – Ça nécessite, en si peu de temps et aussi vite…
00:49:55 – C'est minoritaire, oui.
00:49:56 – C'est extrêmement minoritaire.
00:49:58 Enfin, le… Avant, ça représente normalement, je veux dire,
00:50:01 la pathologie en tant que telle, je veux dire, représente 0,001 %.
00:50:05 – Je veux valider ce que vous dites là, c'est vrai que dans certaines classes,
00:50:08 on parle de véritable cluster, il y a beaucoup de classes…
00:50:11 – Mais c'est ça, on est à l'entrée normalement…
00:50:13 – Sur 20 élèves, vous allez avoir 5-6 filles qui se déclarent tous entre…
00:50:16 – C'est ceux qui ont été entrées.
00:50:17 – Quatrième sujet, qui est un sujet…
00:50:18 – Ce qui n'était pas fait avant.
00:50:19 – Ah ben non !
00:50:20 – Qui est important, c'est le sujet du business qu'il y a autour de ça,
00:50:24 c'est-à-dire, j'ai été pendant très longtemps avec une psychologue,
00:50:27 je peux vous dire que les psys de complaisance, sur des petits groupes Facebook,
00:50:31 des fois, les gens ne viennent même pas à la consultation,
00:50:33 ils se font avoir des gens, ils se tamponnaient, il n'y a pas de problème.
00:50:35 – Exactement.
00:50:36 – C'est un énorme business qui se fait.
00:50:38 – Et qui finance ce lobby ? Tout à l'heure, Dora, vous l'avez dit, c'est des groupes…
00:50:41 – Certains milliardaires américains qui ont injecté beaucoup…
00:50:44 – Donc tout vient des États-Unis, vraiment là-dessus ?
00:50:45 – Oui, il y a des financements publics après en France, avec des subventions d'Amérique de Paris,
00:50:49 de la Dimcra et de l'île de France.
00:50:51 Mais ça reste des financements relativement petits comparés à l'investissement américain.
00:50:57 – C'est les milliardaires américains.
00:50:59 – Une fois qu'on a mis tous ces problèmes-là qu'on a identifiés derrière,
00:51:03 ce qui fait qu'on pourrait, bon déjà, critiquer ce truc-là,
00:51:05 pour beaucoup de gens qui sont politiquement très engagés,
00:51:08 donc de très mauvaise foi, ce sera être transphobe.
00:51:10 Mais non, si on a du bon sens, ça ne l'est pas.
00:51:13 Pourquoi est-ce que, c'est pas à cause de ça que vous, intellectuellement,
00:51:17 ne considérez pas qu'une femme qui se définisse comme homme
00:51:21 puisse être un homme autrement que par caprice ou par maladie ?
00:51:24 J'ai l'impression que vous ne concevez pas…
00:51:27 – Alors ça veut dire quoi, être une femme ou un homme ?
00:51:29 – J'ai l'impression que vous ne concevez pas…
00:51:31 – Que je ne concevais pas.
00:51:33 – Que les seules explications à cet écart entre corps et assignation,
00:51:35 c'est soit un caprice, un effet de mode, quelque chose qui n'est donc
00:51:39 pas forcément du pensé ou du rational, ou la bonne vieille dysphorie de genre.
00:51:43 – Non, pas du tout.
00:51:44 – Je connais des gens qui sont transgenres et qui ne souffrent pas
00:51:47 de dysphorie de genre, en fait.
00:51:49 – Alors, soit c'est un choix de vie, c'est-à-dire…
00:51:51 – D'ailleurs, on ne peut pas transitionner souvent…
00:51:53 – C'est un lifestyle… – Enfin, au niveau sexuel, oui.
00:51:55 – Soit c'est un lifestyle, et on en parle, il y a certains hommes
00:51:59 qui se transitionnent, ils se font appeler les "transmaxers",
00:52:03 ce sont des hommes qui choisissent de façon tout à fait rationnelle
00:52:05 de devenir des femmes, parce qu'ils ne se sentent pas bien en tant qu'hommes,
00:52:09 ils estiment qu'ils ne vont jamais atteindre un stade de masculinité ou virilité
00:52:13 qui vont leur permettre une vie satisfaisante, et ils estiment que la vie de femme
00:52:19 est une vie plus intéressante.
00:52:21 Ensuite, nous parlons d'autre chose, nous parlons aussi du fait que…
00:52:25 on peut poser la question aujourd'hui si les perturbateurs endocriniens
00:52:29 ne seraient pas une des conséquences pour lesquelles les gens ont envie de transitionner,
00:52:35 parce qu'on sait aujourd'hui que sur certains animaux,
00:52:37 les perturbateurs endocriniens ont des conséquences qui font que
00:52:41 des grenouilles femelles deviennent mâles ou vice-versa,
00:52:44 il y a des poissons intersexes, il y a un certain nombre d'hommes
00:52:48 qui naissent intersexes avec des micropénis,
00:52:51 ils ont des petits seins qui poussent, etc.
00:52:56 et de toute façon, on le sait, c'est pour ça que le bisphénol A a été interdit
00:53:00 dans les biberons, etc. Il y a une forme d'œstrogénisation.
00:53:04 – Ce qui est d'ailleurs très souvent un problème,
00:53:06 parce que quand ils naissent avec les deux appareils, on tire à pieds ou face,
00:53:09 parce qu'on demande aux parents "c'est garçon ou c'est fille ?"
00:53:11 et une fois sur deux tu te plantes, statistiquement,
00:53:13 à l'intérieur, tu te plantes une fois sur deux.
00:53:15 – Oui, pour les personnes intersexes, et du coup on devrait…
00:53:17 – Je veux dire, je ne comprends pas pourquoi, est-ce que derrière ça,
00:53:21 si on enlève de côté tous les problèmes que ce mouvement crée à la société,
00:53:25 est-ce qu'il y a un problème éthique, un problème moral,
00:53:29 de rapport à la nature, qui fait que vous ne concevez pas que cette personne…
00:53:39 Enfin, à quel moment doit-on dire "la science n'a pas le droit de nous aider" ?
00:53:43 La science, elle va m'aider là, à ne pas crever du premier rhume des foins demain,
00:53:47 elle va m'aider à ne pas crever de maladie qui m'aurait tué il y a encore 30 ans.
00:53:51 Elle me permet…
00:53:53 – Vous venez de dire que ces personnes ne sont pas malades ?
00:53:56 – À quel moment la science doit dire "ah bah non, là, qu'est-ce qu'il n'y a pas…"
00:53:59 – Vous vous contredisez là, parce que vous venez de nous dire
00:54:01 que justement les gens n'étaient pas malades, et vous nous dites,
00:54:03 "voilà, cette science va aider des gens qui sont prêts à se suicider,
00:54:08 ou à se flinguer, ou je ne sais quoi."
00:54:10 Donc nous, on dit, oui, si les gens sont extrêmement malades
00:54:13 et qu'il n'y a pas d'autre solution, oui, laissons-les transitionner,
00:54:16 parce que de toute façon on est face à un mur.
00:54:18 Mais si c'est un lifestyle, eh bien non, on voit bien que ce lifestyle
00:54:22 crée des problèmes, en tout cas pour les femmes, c'est-à-dire que…
00:54:25 – C'est pas un lifestyle.
00:54:26 – Alors c'est quoi ? Dis-nous c'est quoi alors ?
00:54:28 Parce que là, on n'arrive pas à comprendre.
00:54:30 – Je ne sais pas si l'on peut faire…
00:54:31 – Ce qui te dérange, c'est que tu as l'impression que Dora et Marguerite
00:54:33 ne reconnaissent pas à certaines personnes d'être intérieurement du sexe opposé
00:54:37 et vouloir faire une transition.
00:54:39 – C'est un problème dans le domaine de la morale,
00:54:40 ce qui empêche de le faire, une fois qu'on a isolé tous les problèmes.
00:54:43 – Alors, moi j'ai du mal un peu à comprendre le fond de la question.
00:54:47 – En quoi c'est grave en fait ?
00:54:49 – En quoi est-ce que c'est grave de transitionner ?
00:54:51 Parce que, en fait, c'est grave…
00:54:53 – Ça ne pose aucun des problèmes soulevés.
00:54:54 – Oui, mais ce n'est pas le cas.
00:54:55 – En fait, c'est grave à deux niveaux.
00:54:57 C'est grave sociétalement, civilisationnellement, en fait,
00:55:02 et puis c'est grave, eh bien oui, parce que si on considère
00:55:05 que le sexe est un construit social, que le sexe finalement n'existe pas,
00:55:10 que tout est flou et relatif et que finalement,
00:55:14 notre propre nature intérieure, on en fait fi,
00:55:17 alors on prône une déconnexion du monde total.
00:55:20 Et nous, en un sens, on est féministes conservatrices,
00:55:24 féministes matérialistes, c'est-à-dire que nous,
00:55:27 on pense que le réel existe, on pense que la Terre est ronde,
00:55:31 on pense que la loi de la gravité, c'est quelque chose,
00:55:34 et on pense que la sexuation aussi.
00:55:36 Et donc, vivre… – Je mets un vocation à l'analyse.
00:55:38 – Et donc, avoir la prétention de vivre en dehors de ce monde matériel qui existe,
00:55:42 c'est vivre dans une illusion.
00:55:45 – Alors, je vais poser une question qui serait très vicieuse.
00:55:48 Demain, la science permet, c'est la petite…
00:55:52 de braver le plus grand interdit.
00:55:54 Demain, hop, un cacheton, tu ne vieilliras plus, tu ne mourras plus.
00:55:58 Tu ne le prends pas, au nom du réel, du monde, de la science ?
00:56:00 – Non, je ne le prends pas. Franchement, je ne le prends pas.
00:56:03 – Et si certains veulent le prendre, est-ce qu'ils ont le droit ou pas ?
00:56:05 – Non, nous, en fait, on parle dans notre livre, justement,
00:56:08 et c'est le dernier chapitre, il y a une ouverture sur la question du transhumanisme.
00:56:13 Et donc, c'est vrai que le transgenreisme, c'est-à-dire l'effacement du sexe,
00:56:20 ou le fait qu'on puisse reconstruire le sexe à l'envie,
00:56:24 finalement, pour nous, c'est la première étape d'un projet transhumaniste.
00:56:27 Et alors, on le dit en conclusion, voilà, nous sommes peut-être un brin épris
00:56:32 de la vie dans son état intouché, mais nous, cette vie, cette nature,
00:56:38 avec les limites qu'elle nous impose, finalement, on pense que…
00:56:43 en fait, on pense que l'être humain est déjà allé trop loin là-dedans,
00:56:46 qu'on a peut-être créé trop de catastrophes écologiques.
00:56:49 – Et vous n'avez pas le sentiment de l'excès, là ?
00:56:51 – Qu'on a peut-être trop voulu se comporter comme René Descartes le professait,
00:56:55 comme maître et possesseur de la nature, qu'on a peut-être trop voulu se prendre pour Dieu,
00:57:00 parce que finalement, prenez le fait qu'on puisse utiliser la science comme ça
00:57:06 pour changer le sexe des individus, c'est quelque part se prendre pour le Dieu créateur.
00:57:11 Peut-être que c'est le départ aussi d'une nouvelle religion,
00:57:15 et peut-être que c'est aussi le déplacement ultime de la figure de Dieu,
00:57:19 et je vais m'expliquer là-dessus.
00:57:21 En fait, les premières religions étaient des religions animistes,
00:57:24 où on plaçait Dieu en toute chose. – Je suis en train de me réfugier là, ouais ?
00:57:27 – On plaçait Dieu en toute chose, et puis on a ensuite déplacé la figure de Dieu
00:57:32 dans les religions polythéistes, donc Dieu est devenu une figure
00:57:36 qui représente la fécondité, la rivière, etc.
00:57:39 On a ensuite déplacé la figure de Dieu, donc avec les monothéismes,
00:57:43 dans des figures uniques, puis en fait, il y a peut-être eu un petit passage
00:57:48 où on a mis Dieu dans l'État, ça c'est… voilà.
00:57:52 Et puis, peut-être que ce glissement ultime vers le transhumanisme
00:57:56 est un ultime déplacement de la figure de Dieu.
00:57:59 Finalement, aujourd'hui, on voudrait que…
00:58:02 on se dit, avec le transhumanisme, "Dieu, c'est moi, je suis omnipotent,
00:58:07 je suis tout puissant, je peux changer les choses à l'envie",
00:58:11 et nous, en fait, on pense que tout ce que pourra inventer l'être humain
00:58:16 sera toujours infiniment plus restreint, sera toujours infiniment plus merdique
00:58:22 que ce que la nature fait, on a essayé de le faire,
00:58:26 ça a conduit à des catastrophes écologiques,
00:58:29 peut-être qu'il faut préserver la part de mystère,
00:58:32 la part d'inconnu qu'il reste, peut-être qu'il faut accepter les limites,
00:58:36 et dans ce sens-là, l'idéologie transgenre représente une forme de haine de soi
00:58:40 puisqu'on rejette sa propre nature, sa nature intérieure, au lieu de l'accepter.
00:58:44 Nous, nous sommes pour l'acceptation de cette nature.
00:58:46 – Vous n'avez pas le sentiment de la blesser, quand même,
00:58:48 quelques personnes qui peuvent, de manière sincère, dire que,
00:58:50 voilà, la démarche comme celle que vous faites, ça atteint leur droit, en tout cas…
00:58:54 – On réplique souvent aux journalistes de Charlie Hebdo,
00:58:56 mais vous ne pensez pas que vous avez blessé des musulmans,
00:59:01 ils ont le droit au blasphème, ils ont le droit de critiquer une idéologie,
00:59:04 nous critiquons une idéologie et nous ne critiquons pas des personnes.
00:59:08 – Je ne ferai pas forcément, moi, le lien entre le transgenreisme et le transhumanisme,
00:59:15 après tout dépend de ce que vous mettez dans la catégorie transhumanisme.
00:59:18 – C'est nous qui faisons le lien, ce sont des transgenreistes humains.
00:59:20 – Oui, oui, tout à fait, voilà, c'est eux qui font le lien,
00:59:23 après je ne ferai pas de lien entre augmenter l'espérance de vie
00:59:26 et nier un fait réel qui est la biologie, en fait, et le sexe.
00:59:30 Greg disait tout à l'heure que vous avez caricaturé le transgenreisme avec Robert,
00:59:36 au contraire, je trouve… – Je ne crois pas qu'ils ont caricaturé,
00:59:38 ils ont créé un récord pour critiquer mes caricaturages.
00:59:40 – Non, non, mais au contraire, je trouve que c'est…
00:59:42 – De leur aveu propre.
00:59:43 – Non, non, je trouve au contraire qu'elles ont été très gentilles,
00:59:45 parce que la caricature, ce n'est pas ça, il y a des gens aujourd'hui qui se disent,
00:59:48 je m'identifie comme étant une table, comme étant une chèvre, et comme étant…
00:59:52 – Oui, c'est ça. – Mais ça, ça, mais bien sûr que si.
00:59:54 – Mais non, mais non. – Ah non, non, non, non,
00:59:56 il y a des mouvements de gens… – Vous êtes des tables ?
00:59:59 – Oui, oui, oui, il y a des mouvements de gens qui se disent,
01:00:01 je m'identifie en loup, je fais partie d'une meute de loup.
01:00:05 – Oui, oui, oui, oui. – Mais oui, voilà, donc ça,
01:00:08 c'est la dérive et elles ont été très gentilles parce que ça pousse à ça.
01:00:11 Et donc en effet, ça pose un problème civilisationnel, là, je vous rejoins totalement,
01:00:15 parce que si on nie en fait ce qu'on est, si on nie notre place dans la société,
01:00:21 si on commence à dire, le mardi, je suis une table, le mercredi, je suis une échelle,
01:00:25 et puis après, je suis un verre… – Mais alors, qu'est-ce qui vous dérange
01:00:26 tant là-dedans, moi, c'est ce que j'aimerais vous enlever,
01:00:28 en fait, ce qui vous irrite autant ?
01:00:30 – Dans quoi ?
01:00:31 – Dans ce qu'on dit, là, je sens une petite irritation de votre part,
01:00:34 et du coup, on veut savoir, qu'est-ce qui vous touche autant ?
01:00:38 – C'est pas que ça ne me touche pas au niveau de la FEC du tout.
01:00:40 – Bah si, parce que là… – Mais qu'est-ce qui vous dérange,
01:00:42 en tous les cas, quelles sont vos objections ?
01:00:44 – J'ai envie de savoir, justement, à quel moment, si derrière,
01:00:47 à quel moment vous estimez que la science doit s'arrêter du point de vue moral ?
01:00:51 Ce qui est quand même une question, si je suis politique,
01:00:53 à laquelle on est confronté depuis tout le temps.
01:00:55 – On est contre la GAA, il y a plein d'autres choses.
01:00:57 – Est-ce que, moi qui vais à un enfant, je dois me dire,
01:01:00 ah bah non, c'est pas au rôle quand même du médecin
01:01:02 qui lui fait prendre des aides médicales pour qu'on puisse avoir cette chance de le faire ?
01:01:06 À quel moment ça s'arrête ?
01:01:07 Parce que quand ça nous arrange le truc, en fait, on y va.
01:01:10 Je l'ai vu derrière, Marcial, il apprend la pilule qui fait vivre 200 ans.
01:01:13 – J'ai une question. – Il apprend.
01:01:15 – Mais non, mais attends, non mais…
01:01:17 – Non mais, on termine ce problème, déjà, dans une minute.
01:01:19 – J'ai une question, j'ai une question, une simple question.
01:01:22 Aujourd'hui, il y a un mouvement de personnes qui se disent,
01:01:25 des personnes qui naissent voyantes et qui voudraient se faire crever les yeux
01:01:30 parce que ces personnes-là voudraient devenir aveugles.
01:01:33 Faites vos recherches sur Internet, il y a beaucoup de personnes comme ça.
01:01:36 Est-ce que vous trouvez ça éthique que des médecins acceptent
01:01:41 de procéder à l'ablation de leurs yeux ?
01:01:43 – Ah non, non, non, mais bien sûr.
01:01:44 – Alors pourquoi est-ce éthique de procéder à l'ablation du sexe ?
01:01:46 – Parce qu'en fait, vous pouvez quand même avoir une identité,
01:01:49 vous pouvez vous sentir, je conçois que quelqu'un puisse se dire
01:01:52 "putain, j'ai jamais été, j'en connais, je suis désolé des gens qui n'ont jamais été,
01:01:55 ça se voyait depuis qu'ils avaient 3 ans, qu'ils n'étaient pas dans le bon corps,
01:01:57 ça se voyait, mais des gens qui se disent
01:01:59 "je me suis toujours identifié comme non-voyant",
01:02:01 c'est un délire pour moi qui n'est pas comparable.
01:02:03 – Quel est l'attribut d'un entre-les-deux ?
01:02:05 – C'est que vous avez des gens qui peuvent…
01:02:06 enfin, je n'ai jamais vu de gens qui se disent "je m'identifie aveugle depuis la naissance".
01:02:10 – C'est parce que vous ne les connaissez pas qu'ils n'existent pas.
01:02:12 – C'est exactement comme ceux qui s'identifient comme étant une table,
01:02:14 c'est-à-dire que si on ouvre cette porte-là, on ouvre la porte en fait…
01:02:16 – C'est-à-dire qu'il y a une littérature d'un médecin qui,
01:02:18 sans que ça passe par de la psychologie de connivence et des réseaux dont on a pu parler,
01:02:25 un mec qui a statué "oui, cette personne ressent profondément qu'elle est aveugle
01:02:28 depuis qu'elle est née, qu'il le signe sur un papier et qu'il la met les datas, les trucs…
01:02:32 – Vous avez des groupes aux États-Unis qui valident le fait
01:02:36 que des gens s'identifient comme étant des animaux,
01:02:38 c'est-à-dire que c'est… donc à ce moment-là, on s'arrête tout.
01:02:41 – Non mais c'est les États-Unis. – Et je trouve que lier l'espérance de vie
01:02:44 avec la négation de la biologie, c'est différent.
01:02:50 Augmenter l'espérance de vie… – Mais à quel moment elle démarre
01:02:52 la négation de la biologie ? C'est juste ce que je demande.
01:02:54 – Mais augmenter… – À part au moment où ça nous arrange le plus.
01:02:56 – Mais augmenter l'espérance de vie ne nie pas ta biologie,
01:02:59 simplement tu augmentes… – Ah si, c'est interdit.
01:03:02 En plus elle parlait très justement d'ailleurs de religion, c'est interdit.
01:03:06 La seconde, on est immortel, on est Dieu.
01:03:08 – Ah oui, mais moi je ne mets pas la religion.
01:03:10 – Je veux dire, c'est quelque chose, parce que vous parlez de "naître dans le mauvais corps".
01:03:12 Pour moi, il me semble que c'est un discours très religieux.
01:03:14 Naître dans le mauvais corps, qui vous a placé dans le mauvais corps ?
01:03:16 Y a-t-il un Dieu qui vous a placé dans une mauvaise chaussette ?
01:03:19 Dire ça, c'est très religieux justement.
01:03:21 Naître dans le mauvais corps, c'est une rhétorique religieuse.
01:03:23 Donc moi j'aimerais vous entendre là-dessus.
01:03:25 – Quand je vois un gamin qui, dès le début, n'arrive pas à comprendre
01:03:28 pourquoi c'est un garçon, qui dit "je ne suis pas un garçon,
01:03:30 je n'ai pas envie de jouer avec les garçons, j'ai envie d'être une fille".
01:03:33 – Il t'envoie beaucoup d'idées.
01:03:35 – On en a tous vu quand même.
01:03:37 – Oui, mais attention, j'ai bien parlé,
01:03:40 il y avait un problème de sur-représentation de cas
01:03:43 qui sont souvent autodéclaratifs et qui se cumulent à la fois,
01:03:46 et qui sont le cumul de psychophobies et d'une démarche économique derrière,
01:03:50 de marques et de machins qui poussent un phénomène social et de politiciens.
01:03:53 – Récemment, sur les grandes gueules, il y a cette maman qui nous appelle,
01:03:56 en nous disant que… – C'est la maman qui parle en général.
01:03:58 – Oui, c'est la maman qui parle et qui nous dit que sa fille est devenue un garçon
01:04:02 en cours de transition. Et quand on commence un peu à creuser en lui disant pourquoi,
01:04:06 ce qu'elle nous répond c'est que finalement, sa fille n'a jamais voulu porter de jupe
01:04:11 et que le grand-père n'était pas content.
01:04:13 Et donc il y a une pression familiale comme ça,
01:04:15 parce que ce sont des gens qui n'ont pas déconstruit véritablement les stéréotypes de genre.
01:04:18 Et donc, évidemment… – Oui, bien sûr ça existe,
01:04:21 mais alors le psy qui a validé ça, si elle va devant un psy et qui a dit
01:04:25 "mon enfant doit transitionner parce que je ne sais pas quoi, il ne porte pas de jupe
01:04:28 et que le grand-père n'est pas content", s'il y a un psy qui valide un truc,
01:04:31 il va en taule. – Dans ce cas-là, il y en a beaucoup en taule.
01:04:35 – Je te dis qu'il faudra en foot peut-être beaucoup en taule.
01:04:38 Mais celui-là, oui, pour moi c'est là où il le faut.
01:04:40 – Mais ce n'est pas un cas.
01:04:41 – Effectivement, il y aura toujours des mères folles dingues qui font n'importe quoi
01:04:43 avec leurs gosses et des pères folles dingues qui font n'importe quoi avec leurs gosses.
01:04:45 – Oui, alors pour protéger ces gens-là, il faut mettre des limites.
01:04:47 – De la même manière que tu as des pères sur hétéro qui sont là et qui vont dire
01:04:50 "non, non, tu feras de la boxe Jean-Louis et tu arrêtes avec tes histoires de patinage".
01:04:54 – Vous comprenez avec le caractère, c'est-à-dire qu'un enfant peut avoir un caractère
01:04:58 qui, dans la société, peut être perçu comme plus féminin ou plus masculin,
01:05:02 mais pour autant, il ne veut pas changer de genre.
01:05:07 C'est-à-dire que oui, il va se dire "je vais être mieux avec les filles"
01:05:09 ou inversement "je vais être plus féminin".
01:05:11 – Mais il ne veut pas changer en fait.
01:05:13 – Et il ne veut pas changer. Et puis même s'il veut changer, il dit ça à 5 ans,
01:05:16 à 18 ans il ne dira plus la même chose certainement.
01:05:18 Et on l'a vu en Suède avec de nombreux enfants qui sont revenus sur leur discours.
01:05:21 Il ne faut pas confondre le caractère d'un enfant avec la biologie humaine.
01:05:25 – Eh bien justement, ça va nous permettre de prendre un peu de recul justement
01:05:28 dans la deuxième partie de cette émission.
01:05:30 Tout d'abord, on va applaudir si vous le voulez bien,
01:05:32 Ignace, c'est notre caricaturiste.
01:05:34 [Applaudissements]
01:05:37 Voilà, qui nous fait des beaux dessins en live.
01:05:42 Donc le premier, avec "transmania", on nous accuse de faire trop de mal
01:05:46 avec son circonflexe sur le A.
01:05:48 Au trans, c'est pour vous Marguerite, je reconnais.
01:05:51 Face au féminisme inclusif, nous sommes exclusivement féministes.
01:05:55 Là, je reconnais Dora.
01:05:57 Marguerite Stern est plus fémine.
01:05:59 Finalement, mieux vaut se fier à Dieu qu'à mes seins.
01:06:02 Pas mal.
01:06:03 En disant que ceux qui ont un phallus sont des hommes
01:06:06 et celles qui ont un utérus des femmes,
01:06:08 on a appris que c'était un cliché fasciste.
01:06:11 Joli, bravo, on peut l'applaudir.
01:06:13 Et enfin la dernière, "Hommes et femmes, il est créa".
01:06:16 Le créateur est accusé de transphobie.
01:06:18 Voilà, on peut applaudir Ignace.
01:06:20 On se retrouve tout de suite, justement, pour prendre un peu de recul.
01:06:23 On va parler de cette révolution arc-en-ciel.
01:06:25 [Musique]
01:06:29 La révolution arc-en-ciel, la domination en Occident d'une minorité ?
01:06:34 Qu'est-ce que le développement de ces mouvements
01:06:36 dit de notre société occidentale ?
01:06:39 Banalisée en Occident et fustigée en Orient,
01:06:42 la communauté gay est-elle menacée par l'islamisation de la France ?
01:06:47 [Musique]
01:06:51 Voilà, vous l'avez compris.
01:06:53 [Applaudissements]
01:06:56 On va donc essayer de prendre un peu de recul,
01:06:58 même si tous ces sujets sont connexes.
01:07:00 Donc on rappelle, c'est le livre "Événements transmania",
01:07:03 donc "Enquête sur les dérives de l'idéologie transgenre".
01:07:05 Ça paraît aux éditions Magnews.
01:07:07 D'ailleurs, on va mettre en lien, sous cette vidéo,
01:07:09 le lien, justement, si vous voulez, vous procurer ce livre.
01:07:13 En tout cas, vous l'avez compris, on est ravis.
01:07:15 On reçoit donc Doramouto et Marguerite Stern.
01:07:17 On va passer maintenant à ce second débat de cette émission
01:07:21 qui doit nous amener à prendre un peu de recul,
01:07:23 si vous le voulez bien, tous ici présents.
01:07:25 Elle est au-delà du transgenreisme, mais aussi pensée aux solutions
01:07:28 face au développement de tous ces mouvements
01:07:30 que l'écrivain Martin Pelletier regroupe au sein de la révolution arc-en-ciel.
01:07:34 Alors le point commun justement de tous ces mouvements,
01:07:36 féministes, transgenreistes, homosexuels, et j'en passe,
01:07:38 c'est l'idée de progrès.
01:07:40 Est-ce que pour vous, ces évolutions sont un progrès
01:07:43 ou est-ce que ça se discute ?
01:07:45 – Moi, je… – Allez, Greg.
01:07:47 – Je suis assez critique.
01:07:49 Je trouve que l'on utilise trop le mot de progrès.
01:07:52 On l'utilise… – En tout cas, d'où ?
01:07:53 – Tu es d'accord avec Doram et Marguerite ?
01:07:55 – Bah oui, sur ça, oui, on utilise le mot de progrès.
01:07:57 Et il y a deux mots qu'on utilise, c'est progrès et révolution.
01:07:59 On les entend toutes les semaines.
01:08:00 Il y a des pubs pour vendre des godasses.
01:08:02 Faites la révolution, achetez ces godasses.
01:08:04 Achetez ce produit, c'est le progrès.
01:08:06 Il y a vraiment toujours l'invocation du progrès
01:08:08 et du côté révolutionnaire à contre-courant
01:08:13 pour vendre des trucs que tout le monde a.
01:08:15 Bon, ça oui, ça effectivement, on sur-abuse sur le nom de progrès.
01:08:20 Après…
01:08:21 – En l'occurrence là, tout le monde n'a pas…
01:08:23 C'est récent quand même, ces opérations.
01:08:24 Ça existe depuis combien de temps d'ailleurs, ces transitions possibles ?
01:08:27 – Techniquement, 1970 à peu près.
01:08:30 En fait, non, ça a commencé un peu plus tôt en réalité,
01:08:32 en 1920 en Allemagne, mais le régime nazi a arrêté ça.
01:08:36 Et c'est revenu…
01:08:38 – Ce n'est pas dans les budgets.
01:08:39 – Voilà.
01:08:40 [Rires]
01:08:41 Enfin quoi que, après ils ont fait eux-mêmes…
01:08:42 Ils ont arrêté ça dans cette clinique du genre en Allemagne et à Berlin.
01:08:45 Puis ensuite, ils ont fait eux-mêmes des opérations tout à fait intéressantes.
01:08:49 – Oui, ils ont fait vraiment ce…
01:08:50 – Oui.
01:08:51 – Ils avaient comme projet, ils avaient le Wookie,
01:08:52 ils ont basculé sur un genre, un truc…
01:08:54 – Il y a eu des opérations faites par l'allemand nazi
01:08:56 qui étaient assez bizarres.
01:08:58 – Tout à fait.
01:08:59 – Il y a eu certaines personnes transgenres, enfin transsexuelles,
01:09:02 qui ont dit qu'ils avaient été transitionnés de force dans certains camps.
01:09:06 Donc, ils ont à la fois fait en sorte que cette première clinique du genre,
01:09:10 parce que c'était un juif qui le dirigeait, soit…
01:09:13 Ils ont essayé de s'en débarrasser tout en reprenant une partie de la technique
01:09:19 parce qu'un des premiers médecins qui a fait des vaginoplasties
01:09:22 a été récupéré par le régime nazi et a été décoré de la croix de guerre nazie.
01:09:28 – Ce n'est pas du progrès, c'est au contraire de la destruction
01:09:31 et de la fragmentation, c'est-à-dire que la révolution arc-en-ciel,
01:09:35 toute cette idéologie n'est pas du progrès pour notre société.
01:09:38 – À l'opposé, tu arrives jusqu'à dire que c'est peut-être
01:09:40 une forme de décadence pour certains mouvements.
01:09:42 – Je ne parlerai pas de décadence, mais simplement de destruction,
01:09:45 de déconstruction, c'est-à-dire qu'on nie la liberté individuelle,
01:09:49 on communautarise et en fait on détruit la civilisation.
01:09:53 – Comment ça on nie la liberté ? Parce que justement…
01:09:55 – Non, non, le lgbtisme… – Les gens qui s'opposent aux théories
01:09:58 de marguerite et de grâce et dire "touche pas à ma liberté".
01:10:00 – Le lgbtisme est contre les libertés individuelles
01:10:03 puisqu'il enferme dans du communautarisme.
01:10:05 – Donc c'est un traditionnalisme ?
01:10:08 – Mais c'est quasiment du religieux en fait, c'est-à-dire que les mouvements lgbt…
01:10:13 – Le traditionnalisme c'est notre religion.
01:10:15 – Oui voilà, c'est-à-dire que les mouvements lgbt aujourd'hui
01:10:18 d'abord ne représentent absolument… estiment parler au nom de tous
01:10:22 alors qu'en fait ils ne représentent personne, une extrême minorité,
01:10:24 ce sont des militants d'extrême gauche qui ont une idéologie et un agenda politique.
01:10:28 – Vous validez ça dans un émigré ?
01:10:30 – Et ils ne représentent absolument pas les homosexuels dans leur globalité,
01:10:34 c'est simplement du militantisme politique et en plus de ça
01:10:37 ils remettent en cause la liberté individuelle puisqu'ils veulent enfermer dans des cases,
01:10:41 enfermer dans une idéologie et communautariser la société
01:10:44 ce qui va encore plus la fragmenter et en fait c'est la destruction
01:10:48 de ce qui fait la société, puisque ce qui fait la société
01:10:51 ce qui fait qu'on peut vivre en société c'est qu'on se retrouve tous
01:10:54 à un moment donné dans des valeurs et dans un mode de vie commun.
01:10:57 Si vous enfermez les gens dans des cases et dans des communautés
01:11:00 et dans du communautarisme et dans des idéologies,
01:11:02 finalement les gens ne se parlent plus et c'est la destruction pure et simple.
01:11:05 – En parlant d'idéologie, ça va peut-être être hors sujet
01:11:07 mais par contre sur l'avortement vous avez quelle position vous deux ?
01:11:10 – On est toutes les deux pour l'avortement, ça…
01:11:14 – À regretter aussi, non mais voilà, qu'il n'y ait pas de discussion là-dessus.
01:11:18 – Non, non, non, voilà…
01:11:19 – C'est bon, je fais chier, pardon.
01:11:20 – Qu'est-ce que tu as dit ?
01:11:21 – Là la science c'est bon.
01:11:22 – Justement, c'est-à-dire qu'on pense qu'effectivement
01:11:25 il y a une nuance à apporter sur ce qu'on peut faire
01:11:28 et ce qu'on ne peut pas faire avec la science.
01:11:30 – Par exemple, sur ce même registre, vous critiquiez
01:11:33 les perturbateurs endocriniens mais la contraception chimique féminine…
01:11:37 – On la critique.
01:11:38 – D'accord, donc là, vous la critiquiez.
01:11:40 – Non, non, non, on la critique mais c'est pas pour…
01:11:42 – Il y a un écologiste comme José Bové qui est contre justement parce que ça met en…
01:11:45 – On la critique dans notre livre mais en fait, c'est juste que…
01:11:51 c'est vrai que c'est l'administration d'hormones quand même,
01:11:55 en l'occurrence principalement de progestérone à des femmes,
01:11:59 c'est juste quand même pas exactement…
01:12:01 donc on la critique parce que quand même dans une certaine mesure,
01:12:04 c'est vrai que ça éloigne les femmes de leur propre nature,
01:12:07 les femmes sont par nature des êtres cycliques hormonalement
01:12:10 et c'est vrai que l'administration de la pilule contraceptive
01:12:13 vient perturber quand même un système hormonal
01:12:16 et c'est vrai que moi, personnellement, j'ai pris la pilule pendant des années,
01:12:20 il y a quand même des effets secondaires, je ne la reprendrai plus jamais
01:12:24 parce que j'ai pris conscience aussi, justement à travers cette enquête,
01:12:28 du fait qu'un système hormonal sain, c'est très très important
01:12:31 parce que les hormones sont une constitution biochimique
01:12:35 très très importante dans notre corps et que donc, toucher à ça, c'est dangereux.
01:12:40 – Il y a quand même une différence de nature entre donner la pilule à des femmes
01:12:45 et donner des hormones contraires à des personnes trans, pourquoi ?
01:12:49 Parce que la pilule a été étudiée pour être administrée à des sujets féminins,
01:12:55 il y a des essais cliniques qui ont été faits là-dessus
01:12:58 et donc quand on l'administre à des femmes,
01:13:01 c'est avec une autorisation mise sur le marché,
01:13:04 c'est-à-dire conformément à la notice du médicament.
01:13:07 Or, les hormones qu'on administre aux personnes trans,
01:13:11 ça c'est une administration hors autorisation de mise sur le marché,
01:13:16 AMM on appelle ça. Je m'explique, quand on donne de la testostérone
01:13:20 à des femmes ou des oestrogènes à des hommes,
01:13:23 ces hormones-là n'ont été étudiées que, enfin cliniquement,
01:13:26 que sur le sexe opposé, donc c'est-à-dire que,
01:13:30 voilà tous les effets que je vous ai décrits de la testostérone
01:13:33 administrée à des femmes, en fait sur le long terme,
01:13:36 on ne sait même pas vraiment ce que ça va donner
01:13:39 et ces médicaments-là, dans leur notice, ne sont absolument pas faits pour ça
01:13:42 et donc ça pose quand même, il y a quand même un flou juridique là-dessus,
01:13:46 ça pose quand même des questions de santé beaucoup plus graves.
01:13:49 – Moi j'ai l'impression qu'en fait, vous dites qu'il y a une différence de nature,
01:13:52 peut-être plus une différence de degré, parce qu'en réalité c'est…
01:13:54 – Oui de degré, tout à fait.
01:13:55 – Mais c'est le même, c'est le même sujet, on pourrait d'ailleurs aussi vous répliquer
01:13:59 que beaucoup de médicaments sont étudiés pour des hommes
01:14:02 et après on les applique à tout le monde.
01:14:05 Ce que je voudrais aussi dire à notre ami Greg, c'est qu'il y a le progrès,
01:14:08 le progrès technique que personne ne peut, ne peut pas contester,
01:14:11 et puis il y a le progressisme.
01:14:13 Le progressisme c'est autre chose, c'est une idéologie.
01:14:16 Le progressiste, c'est celui qui croit qu'aujourd'hui est mieux qu'hier,
01:14:21 que demain sera mieux qu'aujourd'hui, nécessairement,
01:14:24 et que le progrès technique infère un progrès moral.
01:14:28 Bon, je ne pense pas qu'il y ait tellement de progressistes ici, mais peut-être que si.
01:14:34 – En revanche, le progrès technique, personne n'en dit ce qu'on vient.
01:14:38 Et le progressisme, oui, voilà l'ennemi.
01:14:40 – Mais le but c'est seulement d'énoncer ou c'est d'interdire ?
01:14:43 Enfin derrière vous avez un but caché ou pas ?
01:14:45 – Non, nous on agit comme lanceuse d'alerte.
01:14:47 – Mais à terme vous souhaiteriez quoi ? Que ce soit interdit la transition ?
01:14:50 – Non, nous ce qu'on veut d'abord c'est que les bloqueurs de puberté soient interdits.
01:14:53 Il y a le projet des Républicains à travers une sénatrice,
01:14:57 qui va être examiné, un projet de loi qui va être examiné fin mai,
01:15:01 et donc on espère effectivement que la transition des enfants va être interdite en France.
01:15:06 – Oui, l'urgence en effet c'est sur les enfants, parce qu'après les adultes,
01:15:10 bon, c'est beaucoup plus compliqué dans le cadre juridique on va dire,
01:15:14 mais pour les enfants ça paraît une évidence.
01:15:16 – Ça voudrait dire revenir en arrière vis-à-vis de lois qui sont déjà passées,
01:15:19 donc c'est assez compliqué.
01:15:21 – On parlait de l'origine de ces mouvements, en l'occurrence transgenres,
01:15:24 vous parliez des États-Unis, aujourd'hui la France, vous diriez en pointe sur ces sujets ?
01:15:28 – En pointe, elle est bien contaminée par ces sujets, oui,
01:15:33 c'est-à-dire qu'aujourd'hui quand on voit ce qui se passe sur Instagram, Tik Tok, etc.,
01:15:37 de toute façon il y a une contagion qui vient des États-Unis,
01:15:42 et donc on n'y échappe pas, du moins la jeunesse n'y échappe pas.
01:15:46 Mais je voulais revenir sur, vous parliez du milieu homosexuel tout à l'heure,
01:15:50 il faut savoir que commence à y avoir une scission,
01:15:52 où il y a un certain nombre d'assauts comme l'LGB Alliance,
01:15:56 qui cherche à se détacher du thé.
01:16:00 Il y a aussi Get the L Out en Angleterre,
01:16:03 et donc ce sont des personnes homosexuelles qui ne se reconnaissent pas dans le queerisme.
01:16:08 – Dans l'idéologie LGBT en général, mais parce qu'aussi on assiste
01:16:13 au nom de la convergence des luttes, et là ça va peut-être faire écho
01:16:17 à ce qui était dit dans l'introduction avec le problème notamment immigration,
01:16:21 islam, etc., l'incompatibilité entre tous ces phénomènes
01:16:24 qui sont pourtant promus par une partie de la gauche.
01:16:27 C'est-à-dire qu'on a une partie des gens aujourd'hui qui se rendent compte
01:16:30 qu'il y a un problème idéologique à mêler tout ça.
01:16:34 Avec l'islamisme et le lgbtisme, le fait que des personnalités politiques
01:16:39 aujourd'hui à gauche défendent à la fois l'islam politique
01:16:42 et à la fois la théorie du genre et le lgbtisme,
01:16:46 il faudrait peut-être expliquer à ces gens que si les islamistes
01:16:49 qu'ils défendent arrivent au pouvoir, ce seraient les premiers
01:16:51 à être lapidés sur la place publique.
01:16:53 [Applaudissements]
01:16:58 Il n'y a rien à expliquer à ces gens-là.
01:17:00 Je ne crois pas qu'il y ait des gens qui fassent…
01:17:02 Il y en a une minorité, mais c'est débile.
01:17:04 Les gens qui… ce dont tu parles là, sa théorie, ça s'appelle la…
01:17:08 Merde, la trans… Putain, merde, du coup, pour le coup…
01:17:12 – C'est la convergence des luttes. – Non, non, non, non, non, non.
01:17:14 C'est la convergence des luttes.
01:17:15 Les gens savent très bien, en règle générale, que c'est un outil électoraliste.
01:17:18 Ils ont très bien compris qu'il n'y avait pas de convergence idéologique
01:17:20 entre un transsexuel et un… – Et des LGBT.
01:17:22 – C'est ça, mais à part… – Cuir Palestine, en effet.
01:17:24 – Oui, Cuir Palestine. – Aujourd'hui, des LGBT
01:17:26 qui manifestent avec le drapeau de la Palestine,
01:17:29 qui disent que c'est une efficacité politique.
01:17:31 C'est pas une congruence idéologique.
01:17:33 Ils se disent, on s'en fout, on fait tenir la baraque
01:17:35 jusqu'à ce que c'est toujours une dialectique
01:17:37 de les puissants contre ceux qui n'ont rien.
01:17:39 Et une fois que les derniers de la terre ont pris le pouvoir,
01:17:41 on se démerdera et on ratera.
01:17:42 – Mais c'est vrai qu'on a l'impression quand même que Dora et Marguerite
01:17:44 sont assez seules finalement dans le paysage médiatique aujourd'hui.
01:17:46 Qui vous soutient, notamment politiquement par exemple ?
01:17:49 Vous avez l'impression que les politiques ont peur de s'emparer de ce sujet ?
01:17:52 – C'est un sujet… – C'est un sujet radioactif.
01:17:54 – C'est un sujet radioactif, on est à un mois des européennes.
01:17:57 Vous avez des politiques qui vous ont sollicitées, qui vous soutiennent ?
01:18:01 – Nous on en a sollicité énormément. – Lesquelles ?
01:18:03 – Pas mal de députés macronistes qu'on a été voir,
01:18:06 qui nous ont entendu mais qui n'ont absolument rien fait.
01:18:08 – Qui par exemple ? – Aurore Berger par exemple.
01:18:10 – Ah c'est étonnant. – Voilà.
01:18:12 – Vous attendiez rien quand même.
01:18:14 – On a espéré. – Vous les avez rencontrées ?
01:18:16 – À mon avis, oui. – Et c'était quoi leur récolte ?
01:18:19 – Elle semble très bien avoir compris la problématique, mais pourtant voilà.
01:18:23 – Ça n'a pas été plus.
01:18:25 – Elle a écouté mais elle n'a rien fait derrière.
01:18:27 Il y a un certain nombre de députés qu'on a vus,
01:18:29 mais aujourd'hui effectivement il n'y a que la droite forte qui nous soutient.
01:18:34 Il y a Marion Maréchal qui a posté une photo d'elle-même avec ce livre,
01:18:38 il y a Éric Zemmour qui a reposté certains postes.
01:18:40 – Alors justement ça amène à parler de ces petites séquences de Marion Maréchal
01:18:43 qui a fait le buzz comme on dit sur les réseaux sociaux,
01:18:45 où elle a dit "elle est où la maman ?"
01:18:48 – Sur la GPA.
01:18:50 – Donc on a vu ce couple d'hommes homosexuels qui était sous ce tweet.
01:18:54 Qu'est-ce que vous en avez pensé de cette question ?
01:18:56 Est-ce que vous voyez de l'homophobie derrière ?
01:18:59 Il y en a beaucoup qui s'en sont étonnés.
01:19:00 – Non, c'est une question très saine qu'elle a posée.
01:19:02 – Vous auriez pu poser la même ? – Tout à fait, bien sûr.
01:19:04 – Mais après bon, ce n'est pas l'objet du livre,
01:19:06 et donc nous on est venus parler de l'idéologie de tranche genre.
01:19:09 Mais c'est vrai que la question de la GPA pose aussi des questions bioéthiques
01:19:15 et de commercialisation du corps, de vision du corps comme une marchandise.
01:19:21 – Vous êtes contre la GPA, ce que vous avez dit ?
01:19:23 – Oui, oui. – Tout à fait.
01:19:25 – Mais est-ce que vous n'avez pas non plus l'impression que le débat
01:19:29 est l'objet de votre livre, et la question LGBT,
01:19:33 est-ce que ce ne sont pas aussi des manières d'occulter
01:19:35 d'autres questions beaucoup plus fondamentales,
01:19:37 la question sociale par exemple ?
01:19:39 C'est important qu'on parle de ça, parce que certains auditeurs,
01:19:41 certains spectateurs peuvent se dire…
01:19:43 – On s'en fout de ça.
01:19:44 – Oui, et puis c'est un peu comme les poissons volants de Michel Audiard.
01:19:47 Vous savez, ça existe, mais ce n'est pas la norme.
01:19:50 – Oui, enfin là-bas, vous sous-estimez peut-être l'impact que ça a
01:19:53 dans les milieux politiques et dans les institutions aujourd'hui.
01:19:56 – Et chez les jeunes, j'entends bien.
01:19:58 – Et chez les jeunes, il y a aujourd'hui un impact,
01:20:00 notamment dans les écoles, dans toutes les institutions politiques,
01:20:02 aujourd'hui en Occident, donc il faut parler de ce sujet
01:20:05 parce que ça aura un impact sur notre société et sur nos enfants.
01:20:08 – Et au niveau même mondial, est-ce que vous comprenez aujourd'hui
01:20:10 qu'une partie du monde, justement, nous tourne le dos sur ces questions ?
01:20:13 Quand par exemple, même, Poutine explique que l'Occident est décadent,
01:20:17 vous en pensez quoi ?
01:20:18 – Mais il ne faut pas parler de décadence, parce que si…
01:20:20 Parler de décadence, ça voudrait dire…
01:20:22 – Pour une certaine partie du monde, ce sont des…
01:20:24 – Oui, mais je parlerais de décadence si toute la société occidentale
01:20:27 était d'accord avec ce sujet.
01:20:29 Là, on pourrait parler de décadence, mais ce n'est pas le cas.
01:20:32 Ce n'est pas la majorité de la société occidentale qui adhère à ce sujet,
01:20:36 c'est une certaine élite, une certaine idéologie et des extrémistes.
01:20:39 – Mais la décadence politique, c'est jamais quand la majorité du peuple
01:20:42 se met à avoir des décadences, c'est quand la majorité du peuple
01:20:44 amène électoralement au pouvoir des gens qui amènent le truc.
01:20:47 – Oui, mais donc on peut parler de décadence des élites,
01:20:49 mais pas de la décadence de la société occidentale en général.
01:20:52 – La société qui ne met en place que des gens qui pensent des trucs
01:20:57 qu'elles ne pensent pas, c'est une société décadente.
01:20:59 – Ça, c'est le problème des électeurs, après.
01:21:01 – Ça s'appelle une décadence.
01:21:02 – Chacun voit midi à sa porte.
01:21:03 – Ça s'appelle une décadence.
01:21:04 – Si les gens ont voté pour ça…
01:21:05 – Les électeurs, on dit électeur, enfin oui.
01:21:07 – Moi, je pense qu'on peut parler des deux,
01:21:09 c'est-à-dire qu'il y a un problème au niveau des élites.
01:21:12 On a aujourd'hui un gouvernement qui, dans certains de ses communiqués,
01:21:16 nous parle de sexe assigné à la naissance, je parle du gouvernement français.
01:21:20 Donc, pour nous, dans notre livre, il y a tout un chapitre sur le langage
01:21:23 et pour nous, ce n'est pas une question anecdotique, en fait,
01:21:26 la question du langage.
01:21:27 On voit que dans certains textes médicaux, dans certains textes gouvernementaux,
01:21:30 on nous parle de personnes menstruées ou de personnes à vulve,
01:21:34 pour décrire les femmes.
01:21:36 On nous parle de sexe assigné à la naissance,
01:21:38 alors que le sexe n'est pas assigné à la naissance,
01:21:40 il est simplement observé, tout comme la date ou l'heure de naissance
01:21:44 ou bien le pouls cardiaque, enfin je veux dire, c'est une donnée biologique.
01:21:47 Et donc, pour nous, à partir du moment où l'idéologie
01:21:50 vient déformer les termes médicaux, alors il y a un souci.
01:21:54 Donc, pour nous, il y a un souci au niveau des élites,
01:21:56 au niveau de l'OMS, de la HAS en France, enfin voilà.
01:22:02 Mais il y a aussi un souci au niveau du peuple,
01:22:05 c'est-à-dire que nous, on a toutes les deux plus de 30 ans
01:22:08 et que finalement, je pense que les générations de plus de 30, 40 ans,
01:22:12 finalement, sont un peu moins contaminées par cette idéologie-là.
01:22:15 Mais il faut se rendre compte aujourd'hui de ce qui se passe dans les écoles,
01:22:18 de ce qui se passe pour les enfants, c'est-à-dire qu'on a beaucoup parlé,
01:22:21 ici, des personnes qui transitionnent,
01:22:24 et donc des enfants qui transitionnent,
01:22:26 et ça, voilà, c'est un problème de santé publique.
01:22:28 – C'est l'école qui enlève la guerre pour vous.
01:22:29 – Mais il y a aussi toute cette question des enfants qui ne transitionnent pas,
01:22:33 et donc ne vont pas figurer dans les statistiques, voilà,
01:22:37 mais qui adhèrent à cette idéologie complètement hors-sol.
01:22:40 Et aujourd'hui, à l'école, on a des manuels scolaires,
01:22:43 comme Nathan ou Bordas, je crois qu'on cite en tous les cas dans notre livre,
01:22:47 qui viennent parler de sexe assigné à la naissance,
01:22:51 ou d'identité de genre, enfin voilà, avec tout ce vocabulaire-là.
01:22:56 On a des associations idéologues aussi qui interviennent dans les écoles,
01:23:00 comme l'association, par exemple, Règle élémentaire,
01:23:03 qui est censée faire de l'éducation autour du sujet des menstruations,
01:23:10 et qui, en intervenant dans les écoles,
01:23:12 utilise le vocabulaire dont j'ai parlé,
01:23:14 parle aux enfants de personnes menstruées au lieu de parler de femmes.
01:23:18 – Effectivement, il y a un antrisme de l'idéologie transgenre dans les écoles.
01:23:21 – Vous prenez encore une division, c'est-à-dire qu'en effet,
01:23:23 on va avoir ce genre de problème dans certaines écoles,
01:23:26 et dans d'autres, un extrémisme tout autre,
01:23:28 où ces questions ne seront absolument pas abordées.
01:23:30 Je ne suis pas sûr, par exemple, qu'en Seine-Saint-Denis,
01:23:32 la question du lgbtisme et du transgenreisme soient omniprésentes dans ces populations,
01:23:37 qui sont assez hostiles même à d'autres, à toute forme de science, et où on voit…
01:23:43 – Vous voulez dire une population de confession musulmane ?
01:23:45 – Tout à fait, oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
01:23:47 quand on voit que des professeurs, notamment en SVT,
01:23:50 ne peuvent pas parler de la biologie, ne peuvent pas parler de l'espace, etc.,
01:23:54 parce que la terre est plate,
01:23:56 là, vous voyez dans ces collèges-là, dans ces établissements scolaires-là,
01:24:01 le lgbtisme, à mon avis, je ne suis pas sûr que ça court les rues.
01:24:05 On observe encore une fois une partition du territoire français,
01:24:08 avec des zones qui vont être woke LGBT,
01:24:11 et d'autres qui vont être islamistes ou islam politiques.
01:24:14 Dans tous les cas, le point commun dans tout ça,
01:24:16 c'est le fait que nous, on pense que l'idéologie n'a rien à faire à l'école,
01:24:20 que ce qu'il faut remettre au cœur de l'enseignement,
01:24:23 ce sont des savoirs fondamentaux, des savoirs scientifiques,
01:24:26 et que quand un enfant grandit avec l'idée qu'on peut changer de sexe,
01:24:30 que tout est flou et relatif, que la science, que la biologie, ça n'existe pas,
01:24:35 alors comment cet enfant fait pour se construire sur des bases cognitives saines et sereines ?
01:24:39 Ça, il faut que les adultes en prennent conscience,
01:24:42 en prenant conscience du fait que c'est ce qui se passe à l'école aujourd'hui,
01:24:46 aussi à cause du phénomène de la surexposition des enfants aux réseaux sociaux,
01:24:51 il faut que les adultes soient très vigilants.
01:24:53 – Comment reprendre le contrôle de l'école Damien ?
01:24:56 C'est compliqué hein ?
01:24:57 – Non mais quand je vous écoute, je suis désolé de vous ramener à ça,
01:25:01 mais je repense au débat, au combat de la manif pour tous,
01:25:05 qui disait "on veut du sexe, c'est pas du genre",
01:25:08 Ludovine Delarochere a porté en réalité les prémices du débat
01:25:13 qui nous occupe aujourd'hui sur ces questions de genre,
01:25:17 où quelqu'un comme Mirkovic, j'ai oublié son prénom,
01:25:23 juriste pour l'enfance, je ne sais plus si c'est Aurore,
01:25:27 Aude Mirkovic, avec son association les juristes pour l'enfance,
01:25:32 voilà, combat et met sur le passage.
01:25:37 Maintenant ce sont des questions, elles vous ont cornerisées,
01:25:41 ou elles sont en train de vous corneriser,
01:25:44 et vous vivez ce que la manif pour tous a connu il y a maintenant une dizaine d'années.
01:25:51 Vous êtes d'accord avec ça ?
01:25:53 – Je suis… – Il n'y a pas de paradoxe ?
01:25:58 – En tant que féminine, j'ai fait des actions contre la manif pour tous,
01:26:02 ce sont des gens qui m'ont frappée, donc voilà.
01:26:04 – Qui vous a frappée ?
01:26:06 – Des militants, il y a des images.
01:26:08 – Il ne devait pas être très représentatif.
01:26:10 – Mais en tous les cas, pour nous, la transidentité…
01:26:13 – Vous comprenez bien, c'est que…
01:26:15 – Sur la question du sexe et du genre, oui,
01:26:17 mais après pour nous la transidentité, c'est quand même pas du tout
01:26:19 la même chose que l'homosexualité, c'est-à-dire que pour nous,
01:26:21 la dysphorie de genre a une dimension pathologique,
01:26:24 l'homosexualité non.
01:26:26 – On est bien d'accord, mais personne…
01:26:29 – Non mais on est d'accord.
01:26:31 – L'homosexualité était dans le DSM III, si je ne dis pas de conneries.
01:26:36 – Mais rien n'a changé quand on est homosexuel.
01:26:38 – Là on l'a viré dans le DSM VI, il n'y aura peut-être plus la dysphorie de genre.
01:26:42 Pourquoi l'homosexualité, oui et…
01:26:45 – L'homosexualité, il n'y a rien à changer à son corps,
01:26:49 tandis que la transidentité…
01:26:51 – Ça dépend, il y en a qui vont le vivre en voulant qu'esthétiquement,
01:26:56 dans leur façon de s'habiller, dans leur façon de parler…
01:26:58 – Oui mais on ne passe pas par des opérations, on fait des ablations,
01:27:03 donc on ne prend pas des hormones croisées,
01:27:05 il y a quand même une différence notable.
01:27:08 – Non, puis la sexualité, enfin qu'on fonde la sexualité
01:27:10 et la question de l'identité de genre, c'est extrêmement dangereux.
01:27:14 – Mais toujours est-il qu'on peut revenir sur juristes pour l'enfance.
01:27:17 Oui, effectivement, aujourd'hui, ils font un bon travail,
01:27:19 notamment vis-à-vis de la Haute Autorité de la Santé,
01:27:22 qui a créé un groupe de personnes qui sont censées dicter les nouvelles normes en France
01:27:27 autour de la question de transgenre en santé,
01:27:30 et effectivement, la Haute Autorité de la Santé refuse de donner
01:27:34 qui sont les personnes qui constituent ce groupe,
01:27:37 et juristes pour l'enfance a donc exigé, a fait un recours juridique pour savoir cela,
01:27:43 et la Haute Autorité de la Santé continue à refuser,
01:27:47 malgré le jugement, de donner ces noms.
01:27:49 Donc on les remercie tout à fait de faire ce travail aujourd'hui.
01:27:53 – Et vous dites que vous êtes des lanceurs d'alerte,
01:27:55 vous pensez qu'on peut enrier ce déclin annoncé selon vous ?
01:27:58 C'est quoi les moyens de pouvoir justement agir ?
01:28:01 – Déjà, juste en discuter, comme ça, sur un plateau, c'est déjà une belle avancée.
01:28:06 Ensuite, on l'a dit tout à l'heure, pour nous, la priorité c'est les enfants,
01:28:10 et c'est essayer de…
01:28:12 – Mais c'est ça le problème, c'est qu'en fait, dans 10-15 ans,
01:28:15 on va se retrouver avec deux types d'enfants qui auront grandi dans la société française.
01:28:19 Le premier type qui va être en mode "il n'y a pas de genre",
01:28:22 le lgbtisme, le wokisme, et le deuxième qui nous explique
01:28:25 qu'Allah est grand et que la terre est plate.
01:28:27 Et après on va nous expliquer que ces deux types d'enfants
01:28:30 vont devoir vivre ensemble dans la même société.
01:28:32 À mon avis, ça va être comique.
01:28:34 – Je crois que tu surestimes le nombre de gens qui vont conserver cette identité
01:28:37 au-delà de leur crise d'adolescence.
01:28:39 – Alors ça, en fait, ça touche…
01:28:41 – Je vois, par mon ex encore une fois, qui était psy,
01:28:43 qui a connu des patients, je l'ai vu pendant 8 ans dans sa profession,
01:28:46 entre les gamins qui rentraient en sortie d'adolescence
01:28:50 et celles qui commençaient à être enceintes.
01:28:52 Et bien je peux te dire qu'il y a du chemin qui se passe.
01:28:54 Et que beaucoup de gens qui s'identifient aujourd'hui
01:28:56 par un phénomène effectivement de…
01:28:58 C'est toute la question du capitalisme, on n'est pas là pour ça,
01:29:00 mais de publicité autour de ça, de mise en avant souvent
01:29:03 pour des intérêts financiers de gens qui ont dit "je m'identifie à ça".
01:29:05 Moi, à ma génération, c'était identifier à autre chose.
01:29:07 Quand j'avais 15 ans, j'étais gothique.
01:29:09 – Tu n'avais pas vu à Hollywood, ces photos de comédiennes ?
01:29:11 – Ah ouais ? Je l'aurais pu identifier comme un vampire, tu vois ce que je veux dire ?
01:29:15 Il aurait suffi juste d'avoir une société qui dise un peu plus
01:29:18 que ce n'était pas du jeu de rôle et c'était bon.
01:29:20 – Ça n'enlève en rien au creuset qu'il existe entre deux types de populations.
01:29:23 – Je suis pas un vampire.
01:29:24 Aujourd'hui j'ai 40 piges et je suis chef d'entreprise.
01:29:26 – Oui mais justement, cette idéologie aurait pu justement t'attraper
01:29:29 et justement tu aurais pu croire de la même façon qu'à l'époque.
01:29:32 – Oui mais bien sûr.
01:29:33 C'est pour ça que je pense qu'on surestime aujourd'hui.
01:29:35 Quand on voit qu'il y a des X%, je pense qu'on a quand même pas mal
01:29:38 qui vont se faire rappeler à la réalité biologique.
01:29:41 – Bien sûr, mais ça n'enlève l'envie de faire du cul.
01:29:43 – Les enfants qui prennent des bloqueurs de liberté
01:29:45 ne retournent jamais en arrière.
01:29:46 – Oui, oui, d'où la question.
01:29:47 Mais la plupart des gens, on leur donne des bloqueurs de puberté
01:29:49 parce qu'ils sont déjà posés des questions par rapport au truc.
01:29:51 Et s'ils se posent cette question par rapport au truc…
01:29:53 – Oui, à 7 ans, enfin…
01:29:54 – À 17 ans, à 18 ans, c'est pas la même chose qu'à 25 ou à 30 ans.
01:29:57 – Oui mais là tu sous-estimes peut-être l'idéologie du wokeisme.
01:30:00 – Plus t'as l'idée de maturer à 25 ans.
01:30:02 – Pas tous en même temps, oui.
01:30:04 – Je te dis que de se dire qu'on va s'imaginer dans 20 ans
01:30:07 avec vraiment une société coupée en deux entre ceux qui y croient
01:30:10 et ceux qui y croient pas, je crois que tu sous-estimes la part
01:30:12 de ceux qui vont y revenir parce qu'en fait…
01:30:14 – Oui, ils vont y revenir mais ils auront baigné dans un schéma culturel
01:30:18 qui est quand même l'ouverture et le wokeisme,
01:30:20 quand d'autres auront baigné dans un schéma culturel
01:30:22 qui est l'obscurantisme et l'islamisme.
01:30:24 Et mêler ces deux sociétés ensemble, je pense qu'à mon avis
01:30:26 ça va faire un cocktail explosif.
01:30:28 – Moi je pense que l'autocensure de toute une génération,
01:30:30 parce qu'il y a toute une génération qui n'ose plus parler,
01:30:32 qui n'ose plus dire ce qu'elle pense,
01:30:34 et ça je pense que ça va rester très profondément ancré dans les esprits
01:30:37 et ça c'est très dangereux.
01:30:39 – Marguerite ?
01:30:40 – Oui, c'est juste que là, la question que tu commences à aborder,
01:30:44 c'est la question des transitions,
01:30:46 c'est-à-dire qu'il y a certaines personnes qui sortent du délire
01:30:50 et qui changent d'avis.
01:30:51 Et alors, certaines n'ont effectué aucune transition médicale,
01:30:55 c'est-à-dire n'ont pas pris d'hormones, n'ont pas été opérées chirurgicalement,
01:30:58 et tant mieux pour elles, mais en fait il y a aussi la question
01:31:02 de plein de personnes qui vont vouloir revenir en arrière
01:31:05 mais pour qui ça va être impossible de totalement revenir en arrière
01:31:08 parce que ça aurait été des personnes qui auront voulu transitionner,
01:31:11 qui auront pris des hormones,
01:31:12 qui auront subi des opérations chirurgicales mutilantes
01:31:16 et pour qui le retour en arrière finalement est très difficile.
01:31:19 Ce sont des personnes qu'on appelle les "détransitionneurs",
01:31:22 ce sont principalement d'ailleurs des femmes, des "détransitionneuses",
01:31:25 donc il est impossible pour l'instant de quantifier le nombre
01:31:29 parce que ce sont des personnes qui racontent que
01:31:31 quand elles veulent détransitionner, finalement,
01:31:35 elles n'osent pas retourner à l'endroit où on les a fait transitionner
01:31:38 parce qu'elles sont absolument traumatisées par les médecins
01:31:41 qui leur ont fait ça, ou bien tout simplement
01:31:43 parce que quand elles retournent à ces endroits-là,
01:31:45 finalement on leur dit "on ne peut rien faire pour vous".
01:31:48 Donc ce sont des personnes qui ne sont pas comptabilisées dans les chiffres,
01:31:51 c'est très difficile de savoir combien il y en a,
01:31:54 ce sont des personnes qui se sont confrontées aujourd'hui
01:31:56 à une errance médicale qui est terrible,
01:31:58 dont les soins souvent ne sont pas remboursés.
01:32:01 J'étais il y a quelques jours au téléphone avec une jeune femme
01:32:03 qui nous a contactées suite à la sortie de notre livre,
01:32:06 qui me disait être dans ce cas-là, avoir voulu détransitionner,
01:32:11 qui finalement elle a pris de la testostérone pendant des années,
01:32:14 aujourd'hui elle a de la barbe,
01:32:15 et l'épilation définitive au laser, elle on ne va pas lui rembourser.
01:32:18 Donc il y a la question de toutes ces personnes-là
01:32:21 qui reviennent en arrière et qui malheureusement subissent
01:32:26 des conséquences irréversibles, et ce sera à vie.
01:32:29 – Et puis il faut se représenter aussi ce que c'est de "se couper le sexe",
01:32:32 c'est-à-dire peut-on même dire qu'on veut revenir en arrière ?
01:32:35 Enfin je veux dire c'est un tel traumatisme,
01:32:37 si on se rend compte que ce n'était pas ça qu'il fallait faire,
01:32:40 qu'il faudrait un courage absolument démentiel pour dire
01:32:43 "je me suis gourée et maintenant je suis quoi ?
01:32:45 Alors je suis un eunuque, enfin où est-ce que je me place ?"
01:32:47 – Il faut qu'on ait une peinture de cheveux, on parle quand même de…
01:32:50 – Voilà, donc je pense qu'il y a un certain nombre de gens
01:32:52 qui peut-être ne sont pas satisfaits de leur transition,
01:32:54 mais l'admettre c'est une autre histoire.
01:32:57 – C'est quoi là ? On arrive bientôt au terme de cette émission,
01:33:00 juste pour bien comprendre au-delà de la dénonciation,
01:33:02 de lanceurs d'alerte et qu'on salue,
01:33:04 mais les solutions que vous proposeriez aujourd'hui,
01:33:06 on est arrivé à quel stade ?
01:33:07 On est au début de ce phénomène que vous dénoncez,
01:33:10 on est à quel état d'avancée ?
01:33:11 Est-ce qu'on peut encore revenir en arrière ?
01:33:12 C'est quoi les solutions pour bien comprendre ?
01:33:15 Qui sera à notre disposition ?
01:33:16 Et là je vous pose la question à vous tous, vous Damien Chalamel.
01:33:20 – Les solutions juridiques, il y en a, je veux dire…
01:33:24 – Bah à entendre un peu tout le monde, non ?
01:33:26 Il n'y en a pas tant que ça, chacun y est dans son pays.
01:33:28 – Non mais il y en a, en ce sens que la loi de 2016…
01:33:31 – Est-ce qu'on peut revenir en arrière par exemple ?
01:33:33 – Bien évidemment, c'est un droit positif,
01:33:35 ce qu'a fait le législateur à un moment T, il peut l'abroger.
01:33:39 – Ce qu'il ne peut pas faire c'est condamner un mec par rapport à une loi
01:33:42 qui n'était plus…
01:33:43 – Voilà, ça c'est la question de la résurrectivité des lois pénales plus sévères.
01:33:47 Mais là, il n'y a pas de pénales.
01:33:48 Donc évidemment, on pourrait tout à fait changer cette loi, d'une part,
01:33:51 et on pourrait tout à fait accepter…
01:33:53 – Donc quelle loi on parle exactement ?
01:33:55 – La loi de 2016 qui permet à quiconque de demander
01:34:00 à voir la mention de son sexe à l'état civil, indépendamment de son physique,
01:34:06 donc que la personne est transitionnée ou non,
01:34:10 de voir son sexe indiqué, effectivement observé à la naissance,
01:34:15 comme étant l'autre sexe.
01:34:18 Donc cette loi, elle pourrait tout à fait être abrogée,
01:34:20 de même qu'on pourrait effectivement éviter de rembourser.
01:34:23 – Ne pas rembourser les transitions de genre.
01:34:27 – Ça ne s'appelle pas que ce soit remboursé.
01:34:29 – Mais une femme est bénéfice à tenir en compte.
01:34:31 – Non, non, non, je parlais d'abord, je ne parlais pas des opérations.
01:34:33 Je te dis qu'une personne ait envie de demander à l'administration
01:34:35 de changer un M par un F ou un F par un M,
01:34:37 si ça lui permet de ne pas se pendre, ça ne te coûte rien.
01:34:40 – Mais non, dans les compétitions sportives, c'est comme ça qu'ils atterrissent là.
01:34:43 – Oui mais non, tu demandes aux compétitions sportives de statuer,
01:34:46 en fonction du sexe et pas du genre.
01:34:48 Au-dessus d'un niveau de testo, tu ne te mets pas en concurrence
01:34:50 avec des gens qui ont des oestrogènes, c'est évident.
01:34:52 – Mais non, donc il faut mettre le sexe et le genre sur l'état civil.
01:34:54 – Il faut mettre les deux, oui pourquoi pas.
01:34:56 – Oui, à ce moment-là, pourquoi pas, c'est une idée.
01:34:58 – Non mais tu n'as même pas le droit de changer l'autre.
01:35:00 – Je peux me mettre en table, je peux me mettre en table.
01:35:02 – Mettre genre, M ou F, ça emmerde les gens.
01:35:04 – Mais les mots ont un sens, les mots ont un sens,
01:35:06 on ne peut pas changer les mots comme ça.
01:35:08 – Ah ben je ne sais pas, racisme hier, ça ne voulait pas dire la même chose qu'aujourd'hui.
01:35:10 – L'homme qui veut être conseiller de comité, ça ne voulait pas dire la même chose qu'aujourd'hui.
01:35:12 – Damien, Damien, une question à te poser.
01:35:14 – L'homme qui veut rentrer dans la catégorie F à l'état civil,
01:35:18 c'est bien parce que, et notamment parce que c'est le cas de notre Robert,
01:35:22 ça obéit pour certains à des fantasmes,
01:35:26 et que ça va lui permettre d'accéder aux toilettes de mesdames,
01:35:30 aux vestiaires de mesdames, ça a des conséquences sociales.
01:35:34 – Tu peux déterminer un cadre social dans lequel tu as le droit de te changer de genre,
01:35:38 par contre quand on dit l'accès à des vestiaires,
01:35:40 – Mais qu'est-ce qu'on s'en fout quand tu changes de genre ?
01:35:42 – L'accès à des sports, c'est en fonction du sexe, c'est pas du genre.
01:35:44 – Mais on s'en fout, habille-toi comme tu veux,
01:35:46 je veux dire, Vincent McDoom, c'est un super exemple.
01:35:48 Vincent McDoom, il s'habille en fille, il adore les trucs féminins.
01:35:50 – Mais il se définit pas comme femme.
01:35:52 – Eh ben non, mais justement, on s'en fout.
01:35:54 Qu'est-ce qu'on en a à faire que les gens se définissent comme ci ou comme ça ?
01:35:56 On s'en fout de ta personnalité, je ne vois pas pourquoi ça doit rentrer dans les lois.
01:36:00 – La loi ne doit pas faire dans l'individualité de chacun,
01:36:04 elle doit représenter tout le monde et elle doit être dans l'intérêt général.
01:36:06 Si tu commences à faire des lois au cas par cas,
01:36:10 alors celui-là il est plutôt chien, celui-là il veut changer,
01:36:12 celui-là… mais en fait tu t'en sors pas,
01:36:14 tu fais 300 lois par heure dans ces cas-là, tu ne peux pas…
01:36:18 – La seule utilité, ceci dit, à avoir le genre sur l'état civil,
01:36:20 par exemple sur un passeport ou une carte d'identité,
01:36:24 c'est par contre au niveau de quand on passe des frontières, etc.
01:36:28 et que la personne effectivement se présente en tant que femme,
01:36:30 lorsqu'en fait c'est un homme biologique,
01:36:32 on pourrait se dire qu'effectivement pour la police,
01:36:34 c'est intéressant de savoir le genre de la personne.
01:36:38 Donc c'est un peu le cas de figure où je trouve que peut-être qu'il faudrait sexe et genre
01:36:42 et peut-être que ça calmerait un peu tout le monde, c'est une idée.
01:36:44 – C'est sûr qu'on ne va pas avoir un flic qui va faire un test ADN pour…
01:36:46 "Ah ben non, c'est des empruntes d'hommes, ça ne peut pas être lui,
01:36:48 non, ils ne vont pas faire ça".
01:36:50 Tu te doutes bien, tu distingues sexe et genre,
01:36:52 tu dois pouvoir quand même trouver un système qui permette à la fois
01:36:54 de permettre aux gens de se sentir mieux sans que ça emmerde la colée,
01:36:56 parce que tu vas aller dire que ça t'emmerde la lettre…
01:36:58 – Toi tu parles sur l'administratif, mais…
01:37:00 – Et tout en luttant contre les vrais problèmes qui sont à côté,
01:37:02 en disant qu'il y a des cadres où c'est le sexe, c'est pas le genre,
01:37:04 on se fout du genre, les prisons c'est pas le genre.
01:37:06 – Tout à l'heure, j'ai réuni un cligné par rapport seulement
01:37:08 des lunettes, des frais dentaires c'était peanuts ou presque,
01:37:10 toi ça ne te choque pas que ces opérations soient déjà…
01:37:12 – Oui mais tu vas toujours en trouver 40 000,
01:37:14 tu vas toujours en trouver 40 000,
01:37:16 là le scandale c'est les soins dentaires, les soins des lunettes,
01:37:18 c'est pas l'autre truc, tu vois ce que je veux dire ?
01:37:20 – Et tu ne penses pas donc qu'il faudrait peut-être mettre la priorité
01:37:22 justement sur les lunettes et les dents qui touchent à peu près 68 millions de français
01:37:26 plutôt que les trois pelés qui veulent changer de genre ?
01:37:28 – Mais c'est normal, c'est normal parce que changer ta lettre
01:37:30 ça te prend deux minutes sur PowerPoint,
01:37:32 alors que repérer les dents d'un mec ça coûte 200 000 balles,
01:37:34 donc forcément qu'ils ont plus intérêt à…
01:37:36 – Mais là on parle pour les opérations,
01:37:38 une opération c'est pas changer une lettre,
01:37:40 une opération pour changer de sexe c'est lourd
01:37:42 et ça coûte extrêmement cher,
01:37:44 plutôt que de rembourser les dents,
01:37:46 il y a des gens qui ont des problèmes de santé,
01:37:48 plutôt que de rembourser les dents,
01:37:50 il y a des gens qui n'ont pas de chico, ils ne voient rien,
01:37:52 eux on leur rembourse que dalle,
01:37:54 et par contre on va aller rembourser un mec qui se lève à 20 ans
01:37:56 en disant "oui mais moi je suis plutôt fille,
01:37:58 et puis cheval et chien"
01:38:00 et lui on va lui donner 60 000 balles,
01:38:02 moi je comprends que les français se disent "mais c'est pas possible,
01:38:04 la sécurité sociale c'est pas le cirque en fait,
01:38:08 c'est quelque chose pour rembourser des gens qui sont malades,
01:38:12 c'est pas pour faire des animaux de foire".
01:38:14 – En tous les cas, moi j'aimerais revenir sur la question initiale
01:38:18 qui a été posée, qui était quand même, il me semble,
01:38:20 "qu'est-ce qu'on peut faire ?"
01:38:22 – Voilà, les solutions.
01:38:24 – Les solutions, alors nous on ne se pose pas en tant que,
01:38:26 on ne prend pas une posture de médecin, de législateur,
01:38:30 on n'est pas à ce rôle-là, comme le disait Dora tout à l'heure,
01:38:32 nous on est des lanceuses d'alerte,
01:38:34 qui avons bien bien étudié le sujet quand même,
01:38:36 et donc ce qu'on pense c'est que la solution,
01:38:40 en tous les cas à l'échelle médicale,
01:38:42 sur tout le volet santé publique,
01:38:44 c'est de s'aligner sur des pays comme la Suède, la Finlande,
01:38:48 le Royaume-Uni, qui finalement ont fait transitionner en masse
01:38:51 des gens bien avant la France,
01:38:53 et qui aujourd'hui sont revenus en arrière face aux dégâts,
01:38:57 aux scandales, au nombre de personnes qui détransitionnent,
01:39:00 et qui aujourd'hui arrêtent de faire transitionner les enfants.
01:39:05 Et donc ce que ces personnes-là nous disent,
01:39:07 notamment c'est les conclusions d'une étude menée
01:39:10 par deux professeurs suédois, Ludvigson et London,
01:39:13 qui ont mené une étude d'ampleur,
01:39:16 qu'on a trouvée très intéressante,
01:39:18 parce que les conclusions de cette étude,
01:39:20 c'est de dire premièrement en fait,
01:39:22 on ne connaît pas la dysphorie de genre,
01:39:24 on n'a pas trouvé de marqueur biologique,
01:39:28 on ne sait pas quelles sont les causes de ce trouble-là,
01:39:30 ce trouble-là est encore très très mal connu des médecins,
01:39:34 et donc pour prétendre soigner un trouble,
01:39:36 il faudrait d'abord mieux le connaître,
01:39:38 ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui.
01:39:40 Et la deuxième grande conclusion de cette étude,
01:39:42 c'est de dire que les traitements sur les enfants
01:39:46 doivent être considérés comme de l'expérimentation médicale sur enfants,
01:39:50 expérimentation médicale qui est donc aujourd'hui
01:39:52 à l'œuvre dans nos hôpitaux en France.
01:39:55 Les bloqueurs de puberté, on n'en a pas beaucoup parlé,
01:39:59 et on n'a pas expliqué en détail,
01:40:01 mais c'est dramatique pour les enfants,
01:40:04 administrés sur une durée de 6 ans,
01:40:06 ça détruit le squelette, ça détruit le cerveau,
01:40:09 ça fait des jeunes adultes qui vont être infertiles,
01:40:12 et qui ne pourront jamais avoir d'orgasme,
01:40:15 la question des enfants est très très très grave,
01:40:18 et donc nous en fait, d'un point de vue médical,
01:40:21 on a tendance à dire, il faut écouter ces gens-là,
01:40:24 ces gens-là ont une grande expérience du sujet,
01:40:26 ont aujourd'hui reconnu avoir fait une erreur,
01:40:29 préconisent un retour en arrière,
01:40:32 voilà, écoutons-les.
01:40:33 Et pour l'aspect civilisationnel, moi ce que j'ai envie de dire,
01:40:36 c'est que je pense qu'aujourd'hui le grand public
01:40:40 maîtrise mal en fait le sujet,
01:40:42 beaucoup de gens sentent qu'il y a un problème quelque part,
01:40:45 beaucoup de gens sont dérangés par cette idéologie,
01:40:47 mais finalement ne connaissent pas tous les tenants et aboutissants,
01:40:52 et je pense qu'il faut s'intéresser au sujet,
01:40:55 il faut que tout le monde s'en saisisse,
01:40:58 parce qu'il faut que tout le monde se rende compte que,
01:41:01 oui ça touche à la civilisation en fait,
01:41:04 à notre socle commun,
01:41:05 et donc il faudrait qu'une réflexion collective émerge.
01:41:08 – Il y a beaucoup de gens en fait qui ne savent pas mettre de mots
01:41:10 sur les mots "MAUX" de ce genre d'idéologie,
01:41:13 et qui ne se rendent pas compte.
01:41:15 Malgré tout je pense, vous disiez tout à l'heure
01:41:18 quelles seraient les solutions,
01:41:20 la première chose ça serait le bon sens des gens,
01:41:22 je pense que la plupart des gens en effet
01:41:24 vont quand même retrouver une certaine forme de bon sens
01:41:28 sur ces questions de "je m'identifie en ci, en ça"
01:41:32 chaque jour de la semaine, un jour différent,
01:41:35 à un moment donné le collectif fera que le bon sens sera retrouvé,
01:41:39 ensuite il faut marteler et marteler.
01:41:41 – Aux États-Unis ça va en quelle direction ?
01:41:43 – Le wokisme justement, le wokisme est en train de reculer.
01:41:46 – Donald Trump ?
01:41:47 – Non mais le wokisme est en train de reculer aux États-Unis
01:41:49 et dans les pays anglo-saxons,
01:41:50 et c'est là aussi que c'est intéressant,
01:41:52 c'est que les pays qui ont créé le wokisme
01:41:57 et toutes ces dérives et tout ce communautarisme
01:41:59 sont en train aujourd'hui de revenir en arrière
01:42:01 et donc c'est quand même un signal d'espoir.
01:42:03 – C'est intéressant ça, de voir qu'aux États-Unis
01:42:05 ces mouvements-là finalement commencent à régresser, c'est ça ?
01:42:07 – Oui, oui, mais parce qu'en fait il y a une opposition très forte
01:42:10 et parce que les gens…
01:42:11 – Un peu conservateurs et progressistes.
01:42:13 – Oui, exactement, et progressistes,
01:42:14 et parce que les gens n'ont plus peur de parler,
01:42:16 parce qu'en fait ce qui se passe aussi dans la société française
01:42:19 c'est qu'il y a plein de gens évidemment qui sont en opposition,
01:42:21 mais ils savent que s'ils commencent à parler de ça
01:42:23 je ne sais pas au sein de leur entreprise, dans leur famille etc.
01:42:26 s'il y a quelques personnes wokistes, ils vont être discriminés
01:42:29 et donc il y a énormément de gens qui n'osent pas parler
01:42:31 et donc nous on pense qu'une partie de la solution
01:42:33 c'est que les gens sortent de cette sorte de terreur
01:42:36 et osent tout simplement s'opposer.
01:42:38 – Il y a y compris les gens du camp démocrate et progressiste.
01:42:40 – Quand ils parlent, ils se font agresser ou ils se font agresser dans la rue.
01:42:43 – Il ne faut plus avoir peur, plus on sera nombreux, en effet, on aura peur.
01:42:47 – En fait, dans ta famille, il ne s'est pas sorti un bouquin à la fin.
01:42:49 – Le progressisme, même des gens qui sont issus du parti démocrate
01:42:53 donc assez progressistes aux États-Unis
01:42:54 sont quand même en train de revenir en arrière et se disent
01:42:57 "ouh là, là c'est en train d'aller trop loin en fait, on est en train".
01:43:00 – Vous avez des témoignages de soutien aussi, parce que finalement on ne parle que des…
01:43:02 – Bien sûr, bien sûr, énormément.
01:43:03 – Voilà, c'est ça dont il faut parler.
01:43:05 – Moi j'aimerais aussi rajouter que je pense qu'une partie de la solution
01:43:08 c'est que les femmes se reconnectent à leur corps, c'est-à-dire qu'on a un problème.
01:43:12 – Ça veut dire quoi ça ?
01:43:13 – C'est-à-dire que reconnaître que la femellité,
01:43:16 c'est tout aussi important que la féminité, nous on utilise ce terme,
01:43:19 on a créé une association.
01:43:20 – C'est quoi la différence entre "féminité" ?
01:43:21 – En fait la femellité c'est le fait d'être femme à travers sa biologie,
01:43:25 c'est-à-dire qu'on a des règles, on peut éventuellement tomber enceinte,
01:43:29 il y a tout un tas de fonctions biologiques qui sont femelles,
01:43:32 et au lieu d'en avoir peur, c'est-à-dire qu'aujourd'hui les femmes,
01:43:34 quand on leur dit "femelle", elles se braquent,
01:43:36 elles disent "non je ne suis pas une poule, je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela".
01:43:39 Lorsqu'en fait il n'y a pas de honte.
01:43:40 – J'ai vu que Paris Hilton a eu un enfant sans être enceinte,
01:43:43 ça c'était par GPA, mais c'est quand même sidérant quoi.
01:43:45 – Oui il y a beaucoup de femmes…
01:43:46 – C'est quand même l'intimité de son corps.
01:43:48 – La vieille enjeuture c'est un truc de pauvre.
01:43:50 – Exactement.
01:43:52 – Il faut avoir une maternité ayanant.
01:43:54 – Oui ça commence à devenir ça,
01:43:56 c'est-à-dire qu'il y a tout un discours anti-maternité actuellement,
01:44:01 où la maternité n'est plus très célébrée,
01:44:04 alors on ne dit pas que toutes les femmes doivent devenir mères,
01:44:06 on n'est pas mère nous-mêmes, donc on ne peut pas nous dire ça,
01:44:09 mais on pense quand même que ça ne doit pas…
01:44:13 – Les femmes qui veulent devenir mères ne doivent pas être mises de côté
01:44:16 dans le débat public.
01:44:18 – Tout à fait, et en plus c'est une question, encore une fois, civilisationnelle,
01:44:21 c'est-à-dire que si on parle sans arrêt,
01:44:23 Emmanuel Macron parlait de réarmement démographique,
01:44:26 il faudrait peut-être commencer par en effet reposer la question de la femme
01:44:29 et ce qu'est être mère et de procréer etc.
01:44:33 Et après pour régler le problème du mouvement LGBT
01:44:37 et de la révolution arc-en-ciel,
01:44:40 il faut marteler que ces gens sont minoritaires,
01:44:43 qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes,
01:44:45 et dire aux personnes qui sont accaparées et emprisonnées par ces mouvements…
01:44:50 – Minoritaires mais qui se développent de plus en plus.
01:44:52 – Mais oui, mais en fait ils prennent en otage,
01:44:54 c'est-à-dire que les mouvements LGBT prennent en otage les homosexuels,
01:44:57 prennent en otage toutes les femmes,
01:45:00 ils prennent en otage et estiment parler au nom de la majorité
01:45:03 alors qu'ils ne parlent qu'au nom d'eux-mêmes
01:45:05 et qu'ils ne représentent pas ces gens-là.
01:45:07 Donc il faut marteler dans les médias, partout,
01:45:10 que ces gens ne représentent personne…
01:45:11 – Et les femmes ont totalement fait confiance au mouvement LGBT.
01:45:13 – Oui, et qu'ils sont minoritaires et que les gens sont libres
01:45:16 et qu'ils ne doivent pas être pris en otage par ces mouvements
01:45:18 qui sont des mouvements communautaristes et séparatistes.
01:45:21 Et je pense qu'en disant cela,
01:45:23 peut-être qu'on libérera la parole en effet de beaucoup de personnes
01:45:26 qui n'ont rien à faire et qui ne partagent rien en idéologie avec ces mouvements-là.
01:45:30 – Oui.
01:45:31 [Applaudissements]
01:45:33 – Damien, applaudis.
01:45:35 – J'applaudis mais je suis assez sceptique.
01:45:37 – Pourquoi est-ce que tu es sceptique ?
01:45:39 – Parce que je pense qu'en réalité, le LGBT,
01:45:44 c'est quand même des mouvements qui sont très larges…
01:45:49 – Financés ?
01:45:50 – Oui, qui sont financés et qui imprègnent…
01:45:52 – Oui mais ils sont financés par les mêmes qui finançaient les OLGB,
01:45:55 la migration, etc.
01:45:56 Donc ça, si vous voulez, les financements, ça ne veut rien dire.
01:45:58 – Les bénéfices de subventions aussi.
01:46:00 – Par exemple, on parle à l'ONU de genre au lieu de sexe.
01:46:04 – Oui.
01:46:05 – Plus de sexe, moins de genre, c'est ce que disait la manif pour tous,
01:46:08 depuis les années 90.
01:46:09 Avant, on ne parlait pas, on parlait de différences sexuelles.
01:46:13 Quand on avait des féministes, des authentiques féministes,
01:46:17 je pense à Marie Jobinet, que vous avez peut-être croisé.
01:46:19 – Oui, bien sûr.
01:46:20 – Bon, Marie Jobinet, c'était les "gouines rouges".
01:46:22 Les "gouines rouges", elle par ailleurs, elle est ouvertement lesbienne,
01:46:26 mais elle s'insurge contre l'instrumentalisation du corps des femmes.
01:46:33 Bon, mais la réalité, je suis désolé,
01:46:36 c'est que ce sont quand même des mouvements très minoritaires.
01:46:39 Et que le courant central du féminisme, c'est ce courant soi-disant universaliste,
01:46:47 un homme est une femme, une femme est un homme, et égalitaire,
01:46:51 tout le monde se vaut, tout se vaut, c'est ça le courant.
01:46:54 Quand vous parlez par exemple d'Aurore Berger,
01:46:56 actuellement sur l'agenda, je suis allé sur le site du ministère,
01:47:01 les questions dont elle veut parler dans une commission de l'ONU
01:47:04 qui traite de la condition de la femme, Alain Jardin français,
01:47:07 ce sont les deux questions qui l'agitent,
01:47:10 c'est les droits reproductifs et l'égalité de genre.
01:47:15 – Déjà, égalité de genre, le terme…
01:47:18 – Mais évidemment, le terme est totalement biaisé.
01:47:20 Et les droits reproductifs, en réalité derrière, c'est l'APMA pour les femmes
01:47:26 qui veulent avoir un enfant sans père,
01:47:28 et pour les hommes qui veulent avoir un enfant sans femme,
01:47:31 ou en tous les cas, en utilisant le corps d'une autre femme.
01:47:35 – Je ne sais pas si vous avez vu la…
01:47:36 – Mais j'ai l'impression que c'est quand même ça qui…
01:47:38 – Je profite de ce que vous avez l'air de dire.
01:47:41 – Mais en fait, vous appuyez ce que je dis,
01:47:43 c'est-à-dire que ces gens-là prennent en otage la majorité,
01:47:46 mais eux-mêmes sont minoritaires.
01:47:48 – Ils sont majoritaires dans les élites et dans les personnes
01:47:51 qu'ils représentent dans les institutions,
01:47:53 mais ils prennent en otage la population.
01:47:55 Donc en fait, vous appuyez ce que je dis,
01:47:57 parce que dans la population, ce n'est pas majoritaire,
01:47:59 c'est majoritaire dans les personnes qui nous gouvernent.
01:48:02 Et même à l'ONU, vous avez dit, à l'ONU, on parle de genre, etc.
01:48:05 Moi, j'aimerais savoir ce qu'en pense la délégation talibane à l'ONU.
01:48:07 Vous allez avoir des pays, etc., même si c'est financé,
01:48:12 même si c'est représenté dans les institutions,
01:48:14 qui n'adhèrent pas à cette idéologie.
01:48:15 – Je vous rassure, justement, j'ai fait un papier là-dessus,
01:48:19 la commission sur la condition de la femme…
01:48:21 – Précisée par l'Iran ou l'Arabie Saoudite ?
01:48:23 – L'Arabie Saoudite.
01:48:24 – Oui, voilà, c'est ça, magnifique.
01:48:25 – L'Arabie Saoudite.
01:48:26 – Moi, j'aimerais juste vous faire réagir, vous avez vu,
01:48:28 justement, ça a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux.
01:48:30 Tout à l'heure, Dora parlait de la négation de la maternité.
01:48:33 Il y a Christophe Beaugrand qui a accordé, ça a fait sursauter tout le monde.
01:48:37 Il a fait appel à une GPA, donc pour avoir un enfant avec son compagnon,
01:48:42 et il a dit, en parlant d'une personne qui qualifiait de mère,
01:48:47 donc la personne qui avait porté l'enfant, il dit
01:48:51 "Ce n'est pas sa maman, deux femmes nous ont aidées à devenir parents,
01:48:54 mais en aucun cas, ces femmes ne sont des mères".
01:48:58 Ça vous a fait réagir, ça ou pas ? On est où là ?
01:49:01 – Oui, ben, monsieur a loué l'utérus d'une femme et monsieur a acheté un bébé, voilà.
01:49:06 C'est juste ça qui s'est passé, en fait.
01:49:08 Je suis désolée, oui, une femme qui porte un enfant, c'est la mère de cet enfant,
01:49:13 et après il peut se créer l'affiction qu'il veut dans sa tête, ce monsieur.
01:49:17 Pour moi, ça reste une marchandisation du corps humain,
01:49:20 marchandisation du corps des femmes, et marchandisation des enfants, évidemment.
01:49:25 – Ça nous indigne, et puis ça montre le transgenreisme,
01:49:27 et puis aussi ce genre de commentaires d'hommes.
01:49:31 En fait, il y a un certain nombre d'hommes homosexuels
01:49:34 qui sont extrêmement misogynes, et il faut le dire.
01:49:36 Parce qu'aujourd'hui, c'est toujours l'homme blanc cis, hétéro,
01:49:40 qui est visé par les féministes, mais en réalité,
01:49:43 il y a une sorte de misogynie de la part de ces hommes homosexuels.
01:49:48 Et malheureusement, le milieu féministe n'est pas capable de le pointer,
01:49:51 parce qu'ils estiment qu'il faut marcher ensemble,
01:49:56 mais moi j'estime que… – Ben, ça marche.
01:49:58 – Ben oui, ils ont été malins.
01:50:00 – Oui, mais on ne me dépasse pas trop aux féministes,
01:50:02 parce que les féministes d'aujourd'hui soutiennent des organisations islamistes, etc.
01:50:06 Donc si vous voulez, au niveau incohérence intellectuelle, on est quand même…
01:50:10 – Il n'y a pas d'incohérence intellectuelle, c'est électoralisme.
01:50:12 – Oui, c'est électoralisme, mais intellectuellement, c'est…
01:50:16 – Au bout du bout, ça peut marcher, parce que la majorité, ça marche.
01:50:20 – Et une fois qu'on est élu, alors, qu'est-ce qui se passe ?
01:50:24 – Déjà, quand tu es élu, tu as désigné un bouc émissaire,
01:50:26 donc tu as réussi à le crucifier,
01:50:27 donc du coup, tu rétablis temporairement la paix dans ta société.
01:50:30 – Ça n'a pas vraiment marché à Détroit, à Amtrak,
01:50:32 la ville aux États-Unis, à côté de Détroit,
01:50:34 où les LGBT ont soutenu le maire islamiste,
01:50:37 et que quand le maire islamiste est arrivé au pouvoir,
01:50:39 la première chose qu'il a fait, c'est de persécuter les LGBT.
01:50:41 – Je te dis, ce n'est pas imaginer ou fantasmer une cohérence intellectuelle qui n'existe pas.
01:50:45 – C'est juste…
01:50:46 – Est-ce que c'est excusable, parce que c'est électoraliste ?
01:50:49 – Oui, moi, je n'en excuse aucun.
01:50:50 – Ok, on est d'accord.
01:50:51 – Allez, on arrive aux 5 dernières minutes de l'émission.
01:50:53 – Mais je ne m'excuse pas pour ça, je les pends, la moitié.
01:50:55 – Malgré tout, après avoir écrit ce livre, d'abord, quel enseignement vous avez à ce stade,
01:51:00 puisque c'est tout récent, il vient de sortir.
01:51:02 Est-ce que vous êtes plutôt optimiste ou plutôt…
01:51:05 – On aurait dû écrire autre chose.
01:51:07 – Vous regrettez d'avoir écrit ce livre ou pas ?
01:51:09 – On ne regrette pas du tout d'avoir écrit ce livre.
01:51:11 On en avait besoin d'écrire ce livre après tant d'années de harcèlement
01:51:14 et de réflexion sur ce sujet.
01:51:15 – Il est réédit, j'ai vu 20 000 écrits.
01:51:17 – Oui, 20 000 exemplaires vont être réimprimés,
01:51:19 donc nous, on espère que ça va continuer,
01:51:21 et puis on espère que ce sera traduit dans d'autres langues
01:51:23 pour que, dans d'autres pays, ils connaissent la position française là-dessus
01:51:28 venant de certaines féministes.
01:51:30 – Et Marguerite ?
01:51:32 – C'était quoi la question initiale ?
01:51:34 – Est-ce qu'après, au stade où vous en êtes, de la promotion de ce livre,
01:51:38 est-ce que vous êtes d'abord… – Confiante.
01:51:40 – Quel enseignement vous en tirez ?
01:51:42 Est-ce que vous êtes confiante en l'avenir, optimiste, pessimiste ?
01:51:49 – Je tire d'abord un enseignement sur moi-même, et sur nous-mêmes, en fait, avec Dora.
01:51:54 Ce livre, c'est une grande fierté, et c'est un sacré acte pour nous.
01:52:01 Moi, personnellement, je suis assez fière, je suis même très fière,
01:52:05 je suis très fière de ce livre, parce que ce combat, pour moi, il représente…
01:52:11 – Qu'on dépied des petites polémiques dans la rue ?
01:52:14 – Non, mais on a sacrifié beaucoup, en fait.
01:52:16 – Combien de temps ça a nécessité ?
01:52:18 – Je veux dire, en termes de santé, en termes de statut professionnel,
01:52:22 en termes de statut social, on a sacrifié beaucoup.
01:52:26 Alors moi, je ne suis pas pour les martyrs, je ne prône pas le sacrifice,
01:52:29 mais on a quand même dû faire des sacrifices, en fait, pour aboutir à ça.
01:52:33 – Et qu'a-t-on ?
01:52:34 – Financièrement, on a tout perdu.
01:52:36 – Financièrement, en fait, ce qu'il faut comprendre,
01:52:39 c'est que nous, on était des petites égéries montantes du féminisme.
01:52:43 On aurait pu faire carrière, en fait.
01:52:45 Aujourd'hui, on gagnerait très bien notre vie.
01:52:47 Et en fait, on a décidé de dire "non, moi je crois que la vérité, c'est ça,
01:52:52 et je préfère rester droite dans mes bottes,
01:52:54 et en fait, je préfère juste être moralement droite
01:53:00 et bien dormir le soir, et en fait, je vais sacrifier ma carrière,
01:53:04 je vais sacrifier le fait qu'aujourd'hui, tout le monde m'adule dans un certain milieu,
01:53:08 que j'ai mon portrait dans le monde, dans Libération,
01:53:11 pour Dora, d'avoir des partenariats extrêmement rémunérateurs, tout ça.
01:53:14 On a sacrifié un certain confort, un certain statut social,
01:53:18 par amour de la vérité, et quelque part pour la beauté du geste aussi,
01:53:22 parce qu'on croit très fort en la liberté d'expression.
01:53:26 Finalement, pour nous, c'est un peu le combat principal,
01:53:30 notre combat contre l'idéologie transgenre s'est transformé en un combat
01:53:33 pour la liberté d'expression, et aujourd'hui, avec la publication de ce livre,
01:53:37 on le mène jusqu'à bout, ce combat, et donc pour moi,
01:53:41 ce livre, il représente ça aussi, il représente cet acte,
01:53:45 pour moi, c'est un acte, ce livre.
01:53:47 – Un acte militant.
01:53:49 – C'est un acte politique, on refuse de se taire,
01:53:52 on refuse d'être muselé, on va jusqu'au bout de notre démarche,
01:53:55 et donc personnellement, oui, j'en tiens une grande fierté personnelle,
01:53:58 et pour moi, ce livre, il représente aussi peut-être le début d'un éveil,
01:54:02 parce qu'il y a un engouement incroyable autour de ce livre,
01:54:06 j'ai l'impression, et c'est très émouvant,
01:54:09 que ce livre est en train de trouver son lectorat,
01:54:11 parce que vous savez, quand vous passez un an à écrire un livre,
01:54:14 et que vous êtes toute seule face à votre écran,
01:54:17 et que finalement, c'est un exercice très solitaire,
01:54:19 et que pendant un an, vous pensez à tous ces gens qui vont lire ce livre,
01:54:23 vous pensez au fait que vous avez un message à délivrer au monde,
01:54:26 vous pensez au fait que vous avez envie que les gens passent un bon moment,
01:54:29 en fait, en lisant le truc, et que vous voulez respecter votre lectorat,
01:54:32 et qu'au final, au bout d'un an, votre livre rencontre son lectorat,
01:54:36 alors c'est émouvant, et puis vous avez un petit peu d'espoir, c'est mon cas,
01:54:40 j'ai l'impression qu'il y a un éveil dans la société française, voilà.
01:54:43 – Eh bien, c'est un mot de la fin, on peut vous applaudir, c'est tout le monde.
01:54:46 [Applaudissements]
01:54:50 Nous aussi, à notre petit niveau, on a considéré à TVL,
01:54:53 avec toute l'équipe derrière cette émission,
01:54:55 qu'il était nécessaire et important de vous donner la parole,
01:54:58 donc merci beaucoup d'avoir accepté de venir aussi longuement,
01:55:01 parce que c'était finalement une grande soirée qu'on a passée tous ensemble.
01:55:05 Alors on va terminer un petit peu avec une note d'humour,
01:55:07 si tant est qu'on puisse terminer avec un petit sourire, grâce à Ignace.
01:55:12 Donc on applaudit encore, le LGBTQI+, c'est un problème transgenre-ri-sa-tionnel,
01:55:20 voilà, c'est pour Dora Amuto que je reconnais.
01:55:22 La détransitionalisation, c'est la barbe, voilà, on peut applaudir.
01:55:26 – C'est pour qui, là ?
01:55:27 – C'est pour toi, je pense, celle-là, voilà.
01:55:29 À l'école, on n'apprend plus le B.A.B.A, mais le LGBTQI+.
01:55:34 Joli, voilà, avec je pense cette fois Marguerite.
01:55:37 Et enfin, transidentité en terre islamiste, ça coûte beaucoup moins cher.
01:55:42 – C'est Dora.
01:55:43 – Et pour toi, c'est cher.
01:55:44 – C'est lui.
01:55:45 – Voilà, en tout cas, c'était donc…
01:55:46 – Et Glenn qui dépasse, je me demande si j'ai vu le truc.
01:55:48 – En tout cas, est-ce que, allez, vraiment, on n'a plus que 3 minutes,
01:55:50 est-ce que vous voulez tous rajouter un petit mot ?
01:55:52 Bon, c'était le dernier mot pour Marguerite,
01:55:54 mais vous avez envie de rajouter un mot ou pas ?
01:55:57 Peut-être même Dora aussi ?
01:55:59 – Je crois qu'elle a tout dit.
01:56:00 – Elle a tout dit, je crois aussi.
01:56:01 Jérémy ?
01:56:02 – Oui, en tout cas, en effet, c'est une question civilisationnelle.
01:56:04 – Puis ça lui aussi son courage, son courage.
01:56:06 – Ah oui, c'est un courage extraordinaire, il faut le dire, il faut le marteler,
01:56:09 il faut protéger les enfants et il faut vraiment prendre conscience
01:56:13 que c'est notre avenir et notre civilisation qui est en jeu.
01:56:17 Et je pense que, aussi, de pointer l'incompatibilité qu'il y a
01:56:22 entre ces formes de wokisme, d'islamisme, etc.
01:56:25 est extrêmement important parce que ça va en devant de gros problèmes.
01:56:29 – Merci beaucoup, mon cher Jérémy.
01:56:31 Et on termine aussi, puisque je le disais, après les caricatures,
01:56:35 Ignace a bien travaillé en même temps qu'une caricature,
01:56:37 il a fait un portrait de chacune de vous.
01:56:39 Alors, tout d'abord, ça c'est la version portrait,
01:56:42 donc je vous laisse apprécier.
01:56:44 Et la version caricature, voilà, pour vous Marguerite,
01:56:48 avec le petit étu pour la mettre.
01:56:50 Mais ne vous réjouissez pas trop vite, Dora, vous avez aussi la vôtre.
01:56:53 Voilà, je la découvre en même temps que vous.
01:56:55 Le portrait et la version caricature.
01:56:59 Voilà, donc on peut applaudir bien fort, Ignace.
01:57:01 Si vous aussi, comme Dora et Marguerite, vous souhaitez avoir votre dessin,
01:57:06 eh bien, vous aussi, quel que soit votre genre,
01:57:09 vous pouvez commander un portrait, une caricature sur dessigniasse.com.
01:57:12 On va le mettre sous cette vidéo.
01:57:13 Je précise aussi, bien entendu, tout à l'heure, je l'ai dit,
01:57:15 bien sûr, on peut vous trouver sur Amazon,
01:57:17 mais on peut vous trouver aussi sur la boutique de TVL,
01:57:19 donc tvl.fr, je répète bien, tvl.fr.
01:57:23 Donc si vous voulez, vous procurez ce livre paru aux éditions Magnus, Transmania.
01:57:27 Et puis j'en profite pour remercier toute l'équipe,
01:57:30 elle est nombreuse, qui travaille derrière Bistro Liberté.
01:57:32 Tout d'abord, Raphaël à la réalisation, on peut l'applaudir bien fort.
01:57:36 À la production, Martial, Arnaud et Marine.
01:57:41 Au service des bouteilles, vous l'avez tous reconnu à chaque fois,
01:57:45 avec ces bruits de bouchons qui sautent, c'est Charles Mathieu.
01:57:49 Et enfin, au cadrage, ce sont les gens qui sont derrière les caméras.
01:57:53 Tout d'abord, Charles, on peut l'applaudir bien fort.
01:57:57 Maxime, et puis je tiens à saluer,
01:58:01 c'était son dernier jour, je crois, au sein de Bistro Liberté, TVL.
01:58:04 C'est Mathilde qui nous a accompagnés,
01:58:06 je crois qu'à qui TVL peut rendre un très grand hommage.
01:58:09 Donc merci à toi, Mathilde.
01:58:11 Bonne route pour la suite.
01:58:13 Merci à vous tous dans le public d'avoir participé à cette émission.
01:58:16 On se retrouve dans 15 jours, Marguerite Stern de Ramouto.
01:58:19 Bonne chance pour la suite. Bye bye.
01:58:22 [Musique]
Commentaires