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  • il y a 2 ans
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Écouter ou réécouter le deuxième débat sur l'Europe et l'Agriculture de l'émission "Européennes 2024 : quelle France dans quelle Europe", animé par Laurence Ferrari et Pierre De Vilno, avec six têtes de liste pour les élections européennes.
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Transcription
00:00 [Musique]
00:05 Autre thème donc très important de ces élections européennes, l'Europe et l'agriculture.
00:09 La politique agricole commune est censée soutenir les agriculteurs
00:13 et garantir la sécurité alimentaire de l'Europe.
00:16 Alors on va voir qu'en amont il y a beaucoup d'agriculteurs qui sont mécontents.
00:21 Écoutez cet éleveur de bovins interrogé par Michael Chailloux.
00:25 Je m'appelle Jordy Bouanchaud, j'ai 30 ans et je suis éleveur dans le bocage vendéen de 180 blondes d'Aquitaine.
00:31 Il est installé depuis une dizaine d'années sur la ferme familiale avec ses parents
00:36 pour élever ses bovins à la belle robe blonde vendue en boucherie traditionnelle.
00:40 De la viande de qualité estampillée label rouge pour répondre aux exigences du consommateur
00:46 mais dont le prix au kilo n'est pas toujours émunérateur.
00:50 Alors moi quand je me suis installé je vends des animaux 5,40€.
00:54 Aujourd'hui je les vends environ 6,20€ et mon coût de production aujourd'hui est à 6,60€.
00:59 Au sein de l'Union Européenne les éleveurs français ont un des coûts de production les plus élevés.
01:04 La concurrence fait rage notamment avec les voisins allemands.
01:08 Sans les aides de la PAC l'exploitation de cet éleveur vendéen qui dégage 250 000€ par an
01:13 pour trois associés et un salarié ne serait pas viable.
01:17 On a 80 000€ d'aide de l'Union Européenne.
01:20 C'est vital aujourd'hui pour notre exploitation parce que sur ces 250 000€ là
01:23 et grâce à ces 80 000€ d'aide PAC on doit à la fois sortir un revenu
01:28 et à la fois rembourser nos enfreints d'exploitation.
01:31 Moi avec mon prêt jeune agriculteur lorsque j'ai remboursé mon investissement
01:36 il me reste environ 850€ pour vivre.
01:38 L'Europe ne nous protège pas assez dit cet éleveur
01:42 qui constate une baisse du chèque tel bovin français de 3% par an
01:46 alors que la demande reste stable,
01:48 fragilisant ainsi notre sacro-sainte souveraineté alimentaire.
01:52 Manon Aubry, dans cette Europe gérée par la PAC
01:55 que faut-il changer pour que les agriculteurs puissent eux aussi vivre de leur travail ?
01:59 Il y a un immense paradoxe dans l'Union Européenne dans laquelle on vit à l'heure actuelle.
02:03 Le prix des denrées alimentaires quand on fait nos courses,
02:05 on l'a tous constaté, a augmenté de 20%.
02:09 Et à l'autre bout de la chaîne, les agriculteurs ont vu leur revenu baisser.
02:12 C'est donc qu'il y a un problème au milieu.
02:15 Il y a des entreprises agroalimentaires qui ont fait leur beurre,
02:18 qui se sont gavées et qui ont augmenté leur marge de 70%.
02:21 Donc ce que je propose, c'est d'agir à tous les bouts de la chaîne.
02:24 Bloquer les marges des entreprises agroalimentaires
02:27 pour garantir des prix à la baisse pour les consommateurs,
02:30 qui est une des réponses à la question du pouvoir d'achat,
02:32 et à l'autre bout de la chaîne, garantir des prix planchers et rémunérateurs,
02:36 des prix garantis minimum pour les agriculteurs
02:40 pour qu'ils puissent vivre dignement de leur travail.
02:42 Et je tiens à le dire parce que cette proposition, nous la portons depuis longtemps.
02:45 Nous l'avons portée au début de la mandature dans le cadre de la politique agricole commune,
02:49 nous l'avons portée à l'Assemblée Nationale
02:50 et nous l'avons portée de nouveau à la dernière session plénière
02:53 que nous avons eue au Parlement européen.
02:55 Et j'étais assez surprise de voir que personne ici autour du plateau
02:59 n'a voté cette proposition de prix planchers et rémunérateurs au Parlement européen.
03:04 Je n'ai pas très bien compris quelle était la position du Rassemblement national sur le sujet,
03:08 parce que je ne sais pas si c'est la position du 26 février
03:12 où vous dites que c'est une trappe à pauvreté,
03:14 ou si c'est la position du 28 février de Madame Le Pen qui parle de prix garantis.
03:18 Je crois qu'on est un peu perdu, vous prétendez diriger le pays, Monsieur Bardella,
03:25 mais en réalité vous ne dirigez même pas votre parti.
03:28 Et la réalité aussi au Parlement européen,
03:30 c'est que vous aviez tous piscine,
03:32 que vous n'avez pas voté quand il s'agissait d'apporter concrètement du pouvoir d'achat
03:36 aux agriculteurs pour leur garantir des prix planchers et rémunérateurs.
03:40 Peut-être que vous ne vous souvenez pas, Monsieur Bardella,
03:43 il faut dire qu'avec vos 76 amendements dans tout le mandat,
03:45 vous n'avez pas été très actif, ni pour les agriculteurs,
03:49 ni pour les ouvriers, les gens qui galèrent dans notre pays,
03:51 mais c'est un vrai sujet,
03:53 s'assurer que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur travail
03:57 en garantissant des prix minimums.
03:58 La réponse de Monsieur Bardella et après Monsieur Bellamy.
04:01 Mais je ne vais pas répondre toute la soirée à toutes les exagérations de Madame O'Brien.
04:05 C'est difficile de répondre de votre bilan, Monsieur Bardella.
04:10 Si vous aviez un projet économique qui était pris au sérieux par les agriculteurs,
04:14 par bon de vous dire que ça serait...
04:15 Le vote, c'est le même que Madame Ayer.
04:17 Vous êtes en fait aussi un peu co-responsable avec tout le monde.
04:20 J'ai gouverné ?
04:21 Non, mais vous avez soutenu toutes les politiques,
04:23 toutes les inflations de normes environnementales.
04:25 Vous avez voté la politique agricole commune ?
04:26 Vous avez voté la politique agricole commune ?
04:28 Oui ou non ?
04:28 Laissez-moi vous répondre.
04:29 Ne montrez pas du doigt d'abord, ça va très bien se passer.
04:31 Laissez-moi vous répondre.
04:32 Monsieur Bardella, ne soyez pas méprisant comme ça.
04:34 Vous avez voté la politique agricole commune ?
04:36 Vous me laissez vous répondre ?
04:37 Oui.
04:38 Vous avez participé, Madame, avec les écologistes,
04:42 avec la Macronie, à multiplier les normes,
04:46 et notamment les normes environnementales
04:48 qui ont créé la mobilisation de nos agriculteurs
04:50 dans les rues du pays, mais aussi dans d'innombrables pays d'Europe.
04:54 Parce que nos agriculteurs aujourd'hui,
04:56 qui ne demandent qu'une chose, c'est vivre de leur travail,
04:59 ne pas dépendre en permanence des aides de la politique agricole commune.
05:02 Bien sûr, ils en ont besoin,
05:04 mais ils veulent pouvoir vivre de leur travail avec des prix rémunérateurs.
05:07 Et deuxièmement, ils veulent pouvoir être protégés.
05:10 Pourquoi vous ne votez pas ?
05:11 Quand on met en place le Green Deal,
05:13 c'est un agenda surréaliste, une inflation de normes
05:16 qui complique systématiquement la vie de nos agriculteurs,
05:19 la vie de nos chefs d'entreprise.
05:20 On plonge l'Europe et on plonge mon pays, la France, dans la décroissance.
05:24 Il y a plusieurs études qui ont été faites sur le Green Deal,
05:26 et notamment sur la stratégie de la ferme à la fourchette
05:29 qui a été mise en œuvre par les macronistes,
05:30 la gauche et les écologistes au Parlement européen.
05:33 Ces études, deux études universitaires européennes,
05:35 une étude publique du département d'État américain,
05:38 nous disent quoi ?
05:38 Nous disent que cette multiplication de normes environnementales,
05:42 toujours plus dure sur nos agriculteurs.
05:43 Quand on laisse rentrer sur notre sol
05:45 des produits qui ne respectent aucune des normes économiques,
05:48 sociales, sanitaires qu'on impose à nos entreprises et à nos agriculteurs,
05:52 vont entraîner une baisse des rendements de 15%,
05:54 une baisse du nombre de cheptels,
05:56 et évidemment vont nous rendre dépendants aux importations.
05:58 Donc l'enfer écologiste que vous proposez à nos entreprises,
06:02 à notre industrie et à nos agriculteurs,
06:04 il est pavé de bonnes intentions.
06:05 Et puis, deuxièmement, je vais vous dire,
06:08 je défends une idée simple,
06:09 c'est l'exception agriculturelle française.
06:12 Je pense que l'agriculture française
06:13 doit pouvoir bénéficier du patriotisme économique.
06:16 On doit pouvoir, notamment dans les marchés publics,
06:18 notamment dans les cantines des collèges, des écoles,
06:21 des lycées de nos enfants,
06:22 donner une priorité d'accès à nos agriculteurs.
06:25 Aujourd'hui, c'est hallucinant,
06:27 deux tiers du bœuf qui est consommé dans la restauration collective,
06:30 il est d'origine importé.
06:31 Moi, je veux que les agriculteurs français
06:33 aient une priorité d'accès dans ces marchés publics.
06:34 Monsieur Vellami, je me bats aussi contre...
06:37 Vous n'aurez pas répondu sur les échanges...
06:38 Je ne vais pas passer la soirée à débattre avec vous.
06:40 Vous m'êtes bien sympathique.
06:41 Vous êtes assez mal à l'aise quand on vous met...
06:43 Pas du tout.
06:44 C'est la liste de madame Payet.
06:46 ...donc les prix planchers rémunérateurs.
06:48 Les prix planchers rémunérateurs, monsieur.
06:50 Moi, je suis favorable à ce qu'on appelle...
06:52 Vous n'êtes pas à l'aise.
06:53 Dernier mot, s'il vous plaît.
06:54 Vous n'êtes pas à l'aise.
06:55 Laissez-moi vous répondre.
06:55 Je suis favorable à ce qu'on appelle...
06:56 Vous n'avez pas répondu à ce sujet.
06:59 C'est dur, la gauche, de pouvoir s'exprimer.
07:01 C'est dur de faire face à ce qu'il dit.
07:02 C'est dur de tolérer des opinions qui ne sont pas forcément les siennes.
07:05 Mais c'est le problème essentiel de la gauche,
07:07 comme vos amis l'ont montré ce soir.
07:08 Mais c'est dur pour les autres candidats aussi qui ne parlent pas.
07:10 Je veux que les agriculteurs puissent vivre de leur travail.
07:12 Et par conséquent, nous portons l'idée de prix garanti.
07:16 Il y a une fois par an des négociations commerciales
07:19 qui s'engagent entre les distributeurs et entre les producteurs.
07:22 Lorsque agriculteurs et producteurs n'arrivent pas à se mettre d'accord
07:26 sur un prix de revient qui empêche la vente à perte,
07:28 aujourd'hui la vente à perte, elle est interdite en France,
07:31 sauf pour nos agriculteurs.
07:32 C'est une injustice et je souhaite que dans ce cas-là,
07:34 et dans ce cas bien précis, l'État assume son rôle d'arbitre
07:37 et puisse éventuellement intervenir pour faire respecter
07:40 un niveau de vie digne pour nos agriculteurs.
07:42 Mais ce n'est pas le prix plancher,
07:43 si on prend le prix de vie.
07:44 Malgré le fait que la politique agricole commune
07:45 est la plus généreuse pour la France dans tous les pays d'Europe.
07:48 Oui, enfin, avec le projet de Mme Meillet,
07:50 qui consiste à faire rentrer notamment l'Ukraine
07:53 dans l'Union européenne,
07:54 il va falloir que Mme Meillet réponde à la question ce soir.
07:57 Si demain l'Ukraine...
07:58 Alors, elle va répondre...
07:59 Attends, je vous l'avais posé la question.
08:00 C'est très simple, 10 secondes.
08:01 Si demain l'Ukraine rentre dans l'Union européenne,
08:03 c'est la mort des agriculteurs français.
08:05 Une question, Mme Meillet.
08:06 Répondez s'il vous plaît à cette question
08:07 parce que je pense qu'elle est essentielle pour nos agriculteurs.
08:10 Si demain l'Ukraine rentre dans l'Union européenne,
08:12 l'Ukraine va capter l'essentiel des subventions
08:14 de la politique agricole commune.
08:15 Qu'est-ce qu'on fait ?
08:15 Est-ce qu'on augmente la contribution française
08:18 à l'Union européenne, à la politique agricole commune
08:20 et donc l'impôt des Français,
08:21 qui va au passage nous permettre
08:23 et créer les conditions d'une concurrence déloyale
08:25 parce qu'on va financer nous-mêmes des agriculteurs
08:27 qui vont concurrencer les nôtres ?
08:28 Ou est-ce qu'on reste déjà contents
08:30 et c'est moins de subventions pour les agriculteurs français ?
08:32 Mme Meillet et M. Benhamy ensuite.
08:34 D'abord, je voudrais dire que je voudrais réagir
08:36 au témoignage du producteur en Vendée
08:38 qui rappelle combien l'aide de la politique agricole commune
08:41 elle est importante.
08:42 C'est 80 000 euros par an.
08:44 Moi, j'ai grandi dans une ferme en Hayenne
08:45 et je sais la valeur de la politique agricole commune
08:48 parce que probablement que mes parents
08:50 n'auraient pas eu la même vie
08:51 et que moi-même, je n'aurais pas eu la même vie.
08:52 Donc oui, les agriculteurs ont besoin d'Europe
08:55 et la politique agricole commune, même si elle n'est pas parfaite,
08:57 elle est indispensable pour leur permettre
09:00 de mieux vivre de leur métier.
09:01 Ensuite, on contribue mais on est aussi bénéficiaire.
09:06 La France est le premier bénéficiaire de l'Europe.
09:10 On est contributeur net à hauteur de 9 milliards d'euros
09:13 et le marché européen nous rapporte 124 milliards d'euros.
09:15 Et je pense qu'à les voir,
09:17 cher François-Xavier, qu'il se passe outrement.
09:21 La réalité, c'est que outrement,
09:24 et d'ailleurs, je suis ravie d'apprendre,
09:26 M. Bardella, que vous avez encore changé d'avis
09:28 sur la politique agricole commune.
09:29 Je vous ai bien écouté, vous avez dit que
09:31 les agriculteurs avaient besoin des aides de la PAC.
09:33 Sauf qu'il y a encore trois jours,
09:35 vous disiez que vous vouliez renationaliser
09:36 la politique agricole commune.
09:38 Il l'a voté à vos côtés, la PAC.
09:39 C'est pas votre problème.
09:40 Non, non, vous avez voté la PAC.
09:42 Madame, vous avez voté...
09:44 Non, mais juste, à quel moment
09:46 je voulais nationaliser la politique agricole commune ?
09:48 Vous avez voté les contraintes de la politique agricole commune.
09:50 A quel moment, madame ?
09:51 Vous n'avez pas voté le budget.
09:52 C'est dans votre programme.
09:53 Et la réalité, c'est quoi ?
09:54 C'est que quand on va avoir outremanche,
09:55 le Brexit...
09:56 Vous racontez n'importe quoi.
09:57 Une exploitation agricole sur quatre...
09:58 C'est même pas ce que vous vous rendez compte.
09:59 Une exploitation agricole sur quatre au Royaume-Uni
10:03 va mettre la clé sous la porte,
10:04 parce qu'il n'y a plus d'aide PAC.
10:06 C'est ça, la réalité.
10:07 Et oui, nos agriculteurs, ils ont besoin des aides
10:09 de la politique agricole commune.
10:11 C'est fondamental.
10:12 Ensuite, sur la rémunération, vous l'avez contrée, toujours.
10:15 Mais vous m'avez dit il y a trois jours.
10:16 Manifestement, on a discuté ensemble il y a trois jours.
10:18 C'est dans votre programme, monsieur Bardella.
10:20 C'est dans votre programme, monsieur Bardella.
10:22 Relisez votre programme, peut-être.
10:24 Et par ailleurs, dans ce cas-là...
10:26 Pourquoi vous n'avez pas voté les 10 milliards d'euros d'aide PAC
10:28 chaque année pour les agriculteurs ?
10:30 Pourquoi vous ne les avez pas votés ?
10:31 Excusez-moi, vous aimez le parlementarisme.
10:33 Ce n'est pas un duel, une renaissance.
10:35 Non mais c'est intéressant, parce que madame Meillet
10:37 ment depuis 20 minutes.
10:39 J'ai voté la nouvelle...
10:41 Monsieur Bellamy est là.
10:42 Je ne l'ai pas entendu.
10:43 En termes de mensonge, je pense que vous êtes très au-dessus de moi.
10:46 Très, très au-dessus.
10:47 Monsieur Bellamy, sur l'agriculture...
10:49 Mais j'attends la réponse quand même de Jordan Meillet.
10:50 Je peux répondre.
10:51 Non, on va laisser parler monsieur Bellamy.
10:53 Vous ne voulez pas répondre, en fait.
10:54 Je voudrais peut-être simplement revenir au cœur du sujet
10:57 et raconter en quelques mots ce qui s'est passé au Parlement européen
10:59 au cours des cinq dernières années, pour que les Français comprennent.
11:01 La vérité, c'est que depuis cinq ans,
11:04 nous avons vu porter par la Commission européenne
11:07 un projet de décroissance agricole.
11:09 C'est un projet qui voulait organiser la baisse
11:12 de la production agricole, au motif que les agriculteurs
11:15 sont devenus les suspects et qu'on les considère
11:17 comme les coupables de la crise écologique.
11:19 Moi, je dis, nous disons, depuis le début,
11:22 que les agriculteurs français sont ceux qui respectent
11:24 les règles environnementales les plus exigeantes au monde
11:27 et que tout ce qu'on fera contre eux, on le fera contre l'environnement.
11:30 On le fait aussi contre leurs revenus,
11:32 qui sont déjà aujourd'hui trop faibles.
11:33 On le fait contre les consommateurs, que nous sommes tous,
11:36 parce que les prix allaient augmenter, c'était écrit d'avance.
11:40 Et on le fait contre la sécurité, la souveraineté de nos pays,
11:43 parce que les agriculteurs, ils ont dans leurs mains
11:45 la sécurité alimentaire qui fait la possibilité pour nos démocraties
11:48 de maîtriser leur destin.
11:49 Et donc, nous nous sommes opposés.
11:51 Nous avons été les premiers opposants de cette stratégie
11:54 de décroissance agricole que nous avons combattue.
11:57 Elle a été portée, cette stratégie, moi je suis très heureux,
11:59 parce que d'une certaine manière, à travers Valérie Hayé,
12:01 les socialistes et les verts sont bien représentés ici,
12:04 parce que vous avez voté avec eux ce projet de décroissance
12:07 porté par M. Canfin, avec la gauche, avec les verts,
12:10 avec l'extrême gauche.
12:12 Aujourd'hui, on entend de très grandes déclarations d'amour
12:14 à l'égard du monde agricole, mais la vérité de cette affaire,
12:16 c'est que la stratégie Farm to Fork, c'est que le gel de 10%
12:19 de la surface agricole en Europe, auquel nous nous sommes opposés,
12:22 c'est vous qui l'avez porté.
12:24 C'est nous qui avons empêché ce gel de 10%.
12:27 Moi, je suis très heureux que M. Bardella soit aussi éloquent
12:29 pour défendre les agriculteurs aujourd'hui,
12:31 mais où étiez-vous quand il s'agissait de mener le combat ?
12:34 - Parce que la présidente de la Commission européenne
12:37 a été nommée par Emmanuel Macron.
12:39 - Mais vous avez voté pour l'élection de la Commission européenne ?
12:42 - Non, nous avons...
12:44 - Ah ! Alors attendez, j'ai ramené ça, parce que je veux regarder.
12:46 - Nous n'avons pas... - Élection de la Commission européenne.
12:48 - Pardon ? - Qui a voté pour ?
12:50 M. Bellamy, le 27 novembre 2019.
12:52 Alors peut-être que vous vous êtes trompé de bouton,
12:54 mais vous avez choisi une présidente de Commission européenne,
12:57 et maintenant, vous faites campagne contre elle.
12:59 - Je sais que votre tactique est de parler plus fort pour éviter qu'on vous...
13:01 - Non, non, alors je vous...
13:02 - ...m'évite de vous mettre devant vos mensonges.
13:04 - Je pourrais vous le dire. - Mais la vérité, c'est que l'élection
13:06 du président ou de la présidente de la Commission européenne
13:08 est un vote à bulletin secret. - Élection de la Commission.
13:10 - A bulletin secret, M. Bardella. - Le 27 novembre 2019.
13:12 - PPE Bellamy. Alors, à moins que vous ayez un homonyme...
13:14 - Nous n'avons pas ce vote. - Moi, j'ai voté contre.
13:16 - C'est un vote à bulletin secret, M. Bardella. - Vous ne pouvez pas...
13:18 - Non, c'est pas bulletin secret, regardez. - En attendant, la vérité de cette affaire...
13:20 - Il ne connaît pas le Parlement européen, c'est en effet un vote à bulletin secret.
13:23 - ...on a l'habitude de défendre M. Bellamy, mais M.... - Non, mais c'est très révélateur, d'ailleurs.
13:27 - M. Bardella... - C'est très révélateur.
13:29 - ...revenez au Parlement européen, on vous apprendra comment ça fonctionne.
13:32 - Non seulement M. Bardella... - C'est très intéressant.
13:34 - ...vous défendez... - ...en attendant, nous n'avons pas soutenu
13:36 Mme von der Leyen en 2019. - Mais vous l'avez fait.
13:38 - Et si, pardon, M. Bardella... - M. Bellamy, continuez votre propos, s'il vous plaît.
13:41 - M. Bardella, on a déjà entendu le mensonge une fois, ça ne sert à rien de le répéter.
13:43 - C'est pas le PPE, M. Bellamy, pourquoi vous le dites ? - Mais oui, c'est votre parti.
13:45 - C'est pas politique, à l'instant. - Pourquoi ?
13:47 - On est reparti dans une primaire de la droite, là, c'est la POPOL.
13:49 - Pourquoi vous ne quittez pas le PPE ? - Parce qu'on ne sait pas de la POPOL.
13:51 - Non, c'est pas de la POPOL. - Ah, mais on parlait de l'agriculture, là.
13:53 - Je vais vous dire pourquoi. Pour une raison très simple.
13:55 C'est parce que si Mme von der Leyen n'est pas reconduite demain, ce sera grâce à moi.
13:58 Ce sera grâce au Républicain. - Ce sera grâce à vous, vous plaisantez.
14:00 - Ce sera grâce au combat que nous menons. - Elle est la candidate officielle de votre parti.
14:03 - L'essentiel des textes du pacte de l'Union Européenne sont passés grâce à votre groupe.
14:06 - C'est à l'intérieur que ça se passe. Le PPE va gagner cette élection européenne.
14:09 Et donc celui qui décidera du nom du prochain président ou de la prochaine présidente de la commission, c'est le groupe PPE.
14:15 Et donc le combat, il faut le mener là où ça se passe. - C'est le groupe le plus influent, vous n'êtes pas d'accord avec lui.
14:18 - Vous pourrez commenter autant que vous voudrez, mais la décision, c'est nous qui l'emporterons.
14:21 Et c'est moi qui ai déjà dit les yeux dans les yeux à Mme von der Leyen que nous ne la soutiendrions pas.
14:27 Je sais que vous mentez depuis le début de cette campagne en expliquant.
14:29 - Vous l'avez dit dans les yeux et c'est d'ailleurs pour ça que c'est la candidate officielle de votre parti que vous ne quittez pas.
14:32 - Non, parce que de fait, elle a été mise en minorité dans son propre parti grâce au travail que nous avons fait.
14:38 - On peut revenir au sujet agricole peut-être ?
14:41 - En attendant, Mme Maréchal, c'est Mme Mélanie que vous connaissez si bien, qui semble très proche de Mme von der Leyen,
14:49 et le commissaire à l'agriculture, le commissaire à l'agriculture qui a organisé ce projet de décroissance agricole,
14:58 c'est le seul commissaire ECR, le groupe que vous voulez rejoindre.
15:01 - Ah bah vous êtes mal tombé parce que c'est justement celui qui s'est opposé à cela.
15:03 - Alors j'ai eu bien du mal à le voir s'opposer, c'est celui qui est responsable de la politique agricole.
15:07 - Au sujet de l'agriculture, je termine juste en un mot, nous avons été les seuls opposants.
15:15 - Non mais c'est quand même très important.
15:16 - Vous voyez, c'est toujours ça, c'est tout est important et l'agriculture et les programmes des candidats c'est important aussi.
15:22 - Nous sommes le seul contre-pouvoir au projet du macronisme.
15:23 - Et donc aujourd'hui dire le contraire, c'est ne pas assumer la responsabilité que chacun des candidats qui sont ici ont à défendre aujourd'hui.
15:30 - Marie-Omare Echale.
15:31 - Écoutez oui, revenons à notre sujet et puis moi j'aimerais partager avec vous un mail que j'ai reçu d'un agriculteur dans le cadre de la campagne
15:37 et qui m'a beaucoup touchée, il s'appelle Franck, il est éleveur de vaches dans l'Auxerre et qui me dit "je n'en peux plus parce que ça fait 14 ans que je me lève la nuit,
15:45 que je travaille tous les week-ends, je n'ai pas de week-end, je n'ai pas de jour férié.
15:48 Pour moi les 35 heures par semaine c'est 35 heures de sommeil et tout ça pour gagner moins que le SMIG et passer 4 heures chaque semaine dans la paperasse.
15:54 Souvent je me demande pourquoi je continue à faire ce métier.
15:56 Vous savez les autres là-haut qui passent leur temps à nous parler du bien-être animal, demandez-leur s'il vous plaît qu'ils se soucient aussi du bien-être paysan,
16:03 de notre droit aussi à la dignité et au respect.
16:06 Franchement madame Marie-Omare Echale, dites-leur s'il vous plaît à Paris qu'ils ne comprennent rien à notre travail, qu'on ne veut pas de leur fausse pitié,
16:12 on veut simplement qu'on nous laisse travailler, qu'on nous respecte et qu'on arrête de nous imposer tout un tas de normes qu'on n'impose jamais aux produits qui viennent de l'autre bout de la planète.
16:19 La France c'est le pays des paysans et ça doit le rester s'il vous plaît, aidez-nous.
16:22 Je vous dis ça pourquoi ? Parce que Franck il est victime d'un modèle qui est le bilan d'ailleurs de ce gouvernement.
16:28 Il est victime de la surtransposition du droit européen, il est victime de l'interdiction de produits phytosanitaires sans solution,
16:34 il est victime de la mise en concurrence systématique par des traités de libre-échange scandaleux,
16:39 il est victime d'une lecture fanatique de l'écologie, une écologie de la réglementation, de l'interdiction,
16:46 qui refuse en fait finalement de tenir compte du quotidien de ces agriculteurs,
16:51 alors que moi je souhaite à l'inverse ouvrir un marché à ces agriculteurs qui est celui par exemple de la restauration collective
16:58 qui devrait être un marché naturel, évident pour eux, alors même qu'aujourd'hui dans cette restauration collective,
17:03 moins de 50% de la viande qui est consommée est de la viande locale.
17:07 Je souhaite défendre un modèle de l'écologie qui soit basé avant tout sur l'innovation, sur l'adaptation et sur l'incitation.
17:14 L'innovation ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand on a des projets extraordinaires comme à Limoges,
17:18 des chercheurs qui sont en train de découvrir des molécules photosensibles qui vont nous permettre de nous passer du glyphosate,
17:23 investissons sur la science comme solution alternative justement plutôt qu'à l'interdiction sans lendemain des produits phytosanitaires.
17:30 Quand on parle de l'écologie de l'adaptation et dont les agriculteurs, et permettons-leur de stocker l'eau quand elle est en abondance,
17:36 justement pour faire face aux périodes de sécheresse, quand on parle d'écologie de l'incitation,
17:42 plutôt que d'avoir aujourd'hui une PAC, et j'en finirai par là, qui est une PAC de la contrainte par le verdissement
17:48 qui a entraîné des difficultés d'accès aux aides et un retard dans ces aides,
17:52 et bien faisons en sorte de partir sur un modèle qui est celui des éco-régimes et qui consiste en fait tout simplement
17:57 à toucher davantage quand on est plus vertueux plutôt que par la contrainte.
18:01 Et je crois que si on met cela, et bien peut-être arriverons-nous à endiguer le phénomène à l'œuvre aujourd'hui
18:06 qui est celui de la perte de 100 000 agriculteurs dans les 10 dernières années et de 100 000 exploitations potentielles dans les 10 ans
18:11 à un moment donné où la souveraineté alimentaire est de redevenue un enjeu fondamental, vital, crucial.
18:16 Et pourquoi votre commissaire européen ne l'a rien porté au cours des dernières années ?
18:19 Monsieur Defontaine, prenez la parole.
18:22 Aujourd'hui, la crise du mouvement agricole qu'on a connue au début d'année est loin d'être terminée
18:27 et tant qu'on ne reglera pas finalement les deux problèmes fondamentaux,
18:30 et bien cette crise va continuer à perdurer, même elle va s'aggraver.
18:33 Et en effet, on aura une érosion du nombre d'exploitations agricoles d'année après année.
18:37 Et malheureusement, on va continuer à perdre notre souveraineté en matière alimentaire
18:41 alors même que la France est un grand pays de producteurs.
18:44 Ces deux problèmes fondamentaux auxquels nous n'avons que trop peu évoqué pour l'instant,
18:49 c'est premièrement cette mise en concurrence déloyale et les accords de libre-échange
18:53 qui ont été démultipliés à l'échelle européenne, qui ont eu pour conséquence
18:56 de mettre en concurrence nos exploitants agricoles avec les agriculteurs du monde entier,
19:00 notamment avec ceux du Canada.
19:02 Et je me réjouis qu'à l'Assemblée nationale, suite au Sénat, suite au dépôt,
19:05 notamment de la part d'André Chassagne qui est en cinquième position sur ma liste,
19:08 on ait pu enfin voter sur l'accord de libre-échange avec le Canada
19:11 qui a été rejeté par l'ensemble des parlementaires français.
19:14 Donc il faut cesser ces accords de libre-échange qui aujourd'hui mettent en concurrence
19:18 nos agriculteurs avec les agriculteurs du monde entier
19:20 et qu'on importe des produits finalement dont on n'accepterait pas
19:23 la manière dont ça a été produit ici sur le territoire national.
19:25 C'est la première chose.
19:26 La deuxième, c'est celle de permettre à nos agriculteurs de vivre au dignement
19:29 de leur travail et en l'occurrence, dans le témoignage que nous avons entendu,
19:33 il disait qu'il travaillait à perte ce producteur.
19:35 Et ça, c'est insupportable.
19:36 Et il faut en effet instaurer des prix planchers qui permettent justement
19:39 à ce qu'aucun agriculteur puisse tout simplement travailler à perte
19:42 et il faut davantage d'intervention de la force publique
19:44 dans la fixation des prix bien évidemment.
19:46 Si vous me le permettez, il y a un sujet qui est intimement lié à la question de l'agriculture,
19:49 c'est celle du pouvoir d'achat.
19:50 Je vais, une fois n'est pas coutume, citer Karine Lemarchand
19:52 qui s'était rendue lors d'un blocage sur l'autoroute.
19:55 Elle a dit "si on veut aider les agriculteurs, il faut que les Français arrêtent"
19:58 excusez-moi, je la cite, "arrêtent d'acheter de la merde".
20:01 Mais on la salue, c'est une amie.
20:02 Mais je partage ce que dit Karine Lemarchand.
20:04 Il faut que les Français puissent acheter français.
20:06 Mais pour cela, il faut augmenter le pouvoir d'achat,
20:08 il faut augmenter les salaires, il faut augmenter les pensions de retraite.
20:10 Et si vous me permettez une dernière chose,
20:12 je voulais répondre à Jordan Bardella lorsqu'il disait qu'il fallait
20:14 permettre à nos cantines d'accéder à la viande française.
20:17 Je partage cette ambition, elle est très bonne,
20:19 elle est tout à fait louable et bien évidemment, nous pourrons la porter ensemble.
20:22 Maintenant, ce que je déplore, c'est encore une fois,
20:24 ce que vous dites et ce que vous faites.
20:26 Vous avez une mairie en gestion à Villers-Cotterêts,
20:28 chez moi en Picardie.
20:29 La première mesure qui a été prise par le maire,
20:31 c'est d'augmenter le tarif des cantines et d'arrêter la gratuité de la cantine.
20:34 Résultat, des enfants ont été obligés, j'en connais,
20:36 d'aller au Resto du Coeur.
20:38 Votre bilan, M. Bardella ?
20:39 Ça a été d'envoyer des familles au Restaurant du Coeur.
20:41 Là où, à Villers-Cotterêts, il augmente les tarifs des cantines,
20:44 nous, à Philippe-Rioux, maire de Grigny,
20:46 a rendu gratuits les petits-degeners.
20:48 Voilà la réalité.
20:49 Et si c'est faux, chacun a préparé ses petits documents.
20:51 Vous en avez préparé un pour M. Bellamy.
20:53 J'ai un article de libération ici qui cite la première mesure
20:55 qui a été prise par le maire de Villers-Cotterêts.
20:57 Il faut vérifier ses sources.
20:58 Très bien.
20:59 À qui on coupe les subventions ?
21:00 C'est plutôt à l'État que vous devriez vous en rendre
21:02 parce que les mairies ont de moins en moins de moyens.
21:04 Excédent budgétaire annuel pour la ville de Villers-Cotterêts,
21:05 vous ne la connaissez peut-être pas.
21:06 Excédent budgétaire annuel.
21:08 C'est-à-dire qu'il a fait des économies sur quoi ?
21:10 Sur les familles modestes.
21:11 Ça n'est pas vrai, M. Descontaines.
21:12 Plus 10 000 euros, cette année.
21:13 Ça n'est pas vrai.
21:14 C'est encore moins vrai puisque le maire de Villers-Cotterêts
21:18 a été réélu aux dernières élections municipales.
21:20 Il a augmenté les tarifs des cantines.
21:21 Encore une fois, lorsqu'il a été réélu, en effet.
21:23 Par conséquent, le peuple a parlé.
21:25 Et donc, aujourd'hui, des familles sont obligées d'aller au Resto du Coeur.
21:27 Nos concitoyens qui vivent à Villers-Cotterêts
21:30 n'étaient pas protégés par la municipalité.
21:31 Alors, sans doute, le maire n'aurait pas été réélu.
21:33 J'ai eu un témoignage pas plus tard que la semaine dernière, justement,
21:36 d'un habitant de Villers-Cotterêts qui nous disait que, justement,
21:39 ils étaient obligés d'aller au Resto du Coeur
21:40 parce que les tarifs de cantine avaient malheureusement...
21:43 On avance.
21:45 Madame Meillet aussi aura un tout petit peu de temps de parole.
21:48 Les fables des fontaines.
21:49 Un tout dernier petit mot pour finir sur les accords de libre-échange
21:52 parce que ça va être un enjeu majeur du prochain mandat.
21:55 Il y a, à l'heure actuelle, au niveau européen,
21:57 42 accords de libre-échange qui couvrent 79 pays.
22:00 Et on importe, on va importer aussi demain,
22:03 du lait de la Nouvelle-Zélande, des haricots verts du Kenya,
22:06 de la viande du Brésil, alors qu'on en produit en France
22:09 et de très bonne qualité.
22:10 Et c'est ça qui soumet nos agriculteurs à une concurrence déloyale
22:13 parce que les normes sanitaires auxquelles ils sont soumis
22:16 ne sont pas les mêmes.
22:17 Et je tiens à le dire ici qu'il y a une certaine dose d'hypocrisie
22:19 parce qu'il faut regarder aussi ce que font les groupes politiques
22:22 au Parlement européen.
22:23 Et je suis fière, au Parlement européen,
22:25 de présider le seul groupe qui n'a jamais donné
22:28 aucune voix aux accords de libre-échange.
22:30 Et c'est essentiel, demain, si on veut préserver
22:32 notre industrie et notre agriculture.
22:35 La concurrence déloyale, c'est l'élément majeur.
22:37 Je sais que vous siégez dans un groupe qui,
22:39 très majoritairement, soutient les accords de libre-échange.
22:42 L'ensemble de vos alliés européens,
22:44 eh bien, pas moi, et j'en suis très fière.
22:46 Il est 22h, on est en direction CNews et sur Europe 1.
22:49 C'est le grand débat des Européennes.
22:51 Nous sommes avec les six candidats principales tête de liste.
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