- il y a 2 ans
Des stages de neuf semaines sont organisés chaque année pour recruter des candidats âgés de 20 à 30 ans qui rejoindront les quelques deux mille cinq cents hommes des commandos marines, forces spéciales de l'armée française. Au programme : tests d'aptitude, plongée, tir, stratégie, survie et des nuits de sommeil n'excédant pas trois heures. Les recrues de ce corps d'élite seront chargées de remplir des missions confidentielles en terrain hostile et devront être capables d'affronter des situations extrêmes.
Un seul objectif, intégrer les fameux "Bérets verts". Ils n'auront pas le droit à l’erreur. C'est Marius, une légende des Forces Spéciales, qui les évaluera. Il décidera de qui part et qui reste...
Réalisateur : Stéphane Rybojad, Thierry Marro
Un seul objectif, intégrer les fameux "Bérets verts". Ils n'auront pas le droit à l’erreur. C'est Marius, une légende des Forces Spéciales, qui les évaluera. Il décidera de qui part et qui reste...
Réalisateur : Stéphane Rybojad, Thierry Marro
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PersonnesTranscription
00:00 [Musique]
00:10 [Bruits de pas]
00:14 Garde !
00:15 Évaluation 123, rassemblée complète à vos ordres, commandant.
00:20 Bien !
00:21 [Bruits de pas]
00:24 Vous êtes tous volontaires !
00:27 C'est à vous maintenant de nous prouver ce dont vous êtes capables.
00:30 Mais rappelez-vous à chaque instant
00:33 qu'aucune des épreuves que vous allez rencontrer,
00:36 aucune des souffrances que vous allez endurer,
00:39 ne seront jamais assez proches
00:41 de celles que vous allez rencontrer en opération.
00:44 On ne devient pas commando marine par hasard.
00:48 Il n'y a pas de place pour les faibles
00:51 au sein des unités de force spéciale.
00:53 Est-ce que c'est bien clair ?
00:55 Oui, commandant !
00:57 Rappelez-vous une chose,
00:59 celui qui abandonne une fois,
01:01 abandonnera toute sa vie.
01:03 Premier maître,
01:05 ils sont à vous.
01:07 [Musique]
01:23 En plein hiver, pendant 9 semaines,
01:26 23 jeunes marins vont se soumettre
01:28 aux épreuves d'un stage commando
01:30 réputé parmi les plus durs au monde.
01:32 Leur ambition,
01:33 entrer dans le cercle très fermé
01:35 des unités des forces spéciales.
01:37 La sélection sera impitoyable,
01:39 seuls les meilleurs resteront.
01:41 Pour gagner le droit de porter
01:43 le mythique béret vert des commandos marines,
01:45 ils devront puiser au plus profond d'eux-mêmes.
01:48 Ma manière de fonctionner est sape.
01:52 Une limite gauche, une limite droite.
01:55 C'est moi qui ai pris la décision
01:56 de m'engager dans la marine,
01:57 c'est moi qui ai pris la décision
01:58 d'être fusilier marin
01:59 et puis j'espère être commando marine.
02:01 Et ça, je le dois comme moi.
02:02 Personne n'est venu le chercher,
02:03 ça c'est clair.
02:04 Ceux qui sortent de ce taxe,
02:06 je les remets dans l'axe à ma manière.
02:09 On peut lâcher dire stop à tout moment,
02:11 maintenant, si on veut quelque chose,
02:14 il faut aller le chercher.
02:15 Rien de surhumain à l'évaluation.
02:18 Ça veut dire quand on a 20 ans,
02:21 on crache le tonnerre par devant
02:23 et on pète les éclairs par derrière.
02:25 On veut faire commando marine,
02:26 on sait ce qu'on risque.
02:28 Prouver cette chose,
02:29 ce n'est pas à nous qu'il faut le prouver,
02:31 mais déjà à vous-mêmes.
02:33 Je suis venu me chercher,
02:35 me prouver à moi-même
02:37 que j'étais capable de faire des choses
02:39 qui sortaient de la banalité.
02:42 Les forces spéciales,
02:44 une unité de 2500 soldats en France
02:46 dont 450 commandos marines,
02:48 les fameux bérets verts,
02:50 capables de s'infiltrer derrière les lignes ennemies,
02:53 de récupérer des otages,
02:55 d'évacuer des ressortissants français à l'étranger.
02:58 Parmi leurs missions,
02:59 renseignement et lutte contre le terrorisme.
03:02 Dernière opération, novembre 2004,
03:05 ils ont évacué 1300 Français
03:07 lors des affrontements en Côte d'Ivoire.
03:10 Si vous êtes capable d'eux
03:12 et que vous passez cette évaluation,
03:14 vous allez entrevoir le petit rayon de soleil
03:18 qui vous permettra peut-être d'accéder au stage commando.
03:22 Boulez, paguez la caisse, le tour de la cuve,
03:27 comme vous êtes. Dépêchez-vous.
03:29 En prenant les respectés, devancez, innovez.
03:32 Ils ne se sont pas encore changés
03:34 et déjà l'instructeur les met dans le bain.
03:37 En courant, ils doivent porter une caisse de 100 kg,
03:40 un boulet de 30 kg et une paguée de 50 kg.
03:43 Pendant 9 semaines,
03:44 à chaque faute de l'un d'entre eux,
03:46 ce sera leur punition collective.
03:49 C'est beaucoup trop long.
03:53 Cet instructeur va les accompagner tout au long du stage.
03:57 Déjà, au cours de ce premier contact,
04:00 il commence à les évaluer du regard.
04:03 Surnommé Marius,
04:04 ce premier maître est une légende chez les commandos marines.
04:08 Il a 40 ans, dont 20 ans passés dans les forces spéciales.
04:12 Il sera craint, respecté,
04:14 c'est lui qui choisira qui part et qui reste.
04:17 - Et j'en passe et des meilleurs.
04:19 - Ca, ça va. Ca, ça va.
04:20 Première mise en condition, Marius fouille leurs affaires.
04:23 Ce qu'il cherche, les priver de leurs repères habituels.
04:26 Et d'abord la cigarette,
04:28 celle qui trahit la présence des commandos en opération,
04:31 celle que l'ennemi repère si facilement.
04:33 - T'as un briquet ? - Oui, premier maître.
04:35 - Tu fumes ? - Non, premier maître.
04:37 - Alors pourquoi t'as un briquet ?
04:39 Pourquoi t'as un briquet ?
04:41 - Si on en a besoin.
04:42 - Pourquoi faire ?
04:44 Pour manger ?
04:45 Mange froid.
04:47 Pendant le stage, ils vont vivre en autarcie,
04:49 sans téléphone ni papier d'identité.
04:52 - Où elles sont tes affaires ? - Elles sont en haut, premier maître.
04:56 - Elles sont en haut ? Parce que toi aussi ?
04:58 Comme ça, les autres, ils vont perdre encore du temps avec toi,
05:00 pendant que tu iras chercher tes affaires là-haut.
05:01 Oui ou non ? - Oui, premier maître.
05:03 - C'est ça ? Donc t'as bien envie de pénaliser tes camarades ?
05:05 - Non, premier maître.
05:06 - Si, c'est une chose, t'as envie de faire ça ? - Non, premier maître.
05:08 Ce premier matin est crucial.
05:10 L'instructeur prend l'ascendant psychologiquement.
05:12 - T'auras assez ?
05:14 Dans un sac, il trouve une boîte de produits énergisants.
05:16 Ici, c'est interdit.
05:18 - Ça va t'aider à aller plus vite ? - Non, premier maître.
05:20 - Ça va t'aider à aller plus vite, ça ? - Non, premier maître.
05:22 - C'est avec ça que tu vas gagner quelque chose, hein ? C'est avec ça.
05:24 Avec ça aussi, tu vas être bon avec ça ?
05:26 - Non, premier maître. - Hein ? Tu vas être bon ?
05:28 Tu crois que je vais trouver quelque chose qui va m'intéresser ?
05:33 Hein ?
05:36 Hein ?
05:38 - C'est pas, premier maître.
05:40 - T'as pas à me mettre des cigarettes ?
05:42 Hein ?
05:44 - Non, premier maître. - Elles sont où ?
05:46 - Elles sont où ? - Je ne sais pas, premier maître.
05:50 - Dans ton caisson, là-haut ?
05:52 Dans ton caisson, là-haut ? - Oui, premier maître.
05:54 - Va chercher, dépêche-toi !
05:56 Tu sais pourquoi je sais qu'il a quelque chose ?
05:58 - Non, premier maître. - Parce que je le renifle.
06:00 Il est à côté de moi et je le sens pas bien.
06:03 Qui fume ici, levez la main !
06:06 - Ça m'arrive, mais pas régulièrement.
06:08 - Baisse ta main, j'ai pas envie de discuter avec toi !
06:10 Qui fume ici, baissez la main !
06:12 Plus personne ne fume. Qui fume ici ?
06:14 Personne ne fume.
06:17 Ce n'est pas en vous dopant en cochonnerie
06:21 que vous serez beaucoup plus performant.
06:23 80% de votre réussite,
06:27 ça sera là-dedans !
06:30 - C'est bien clair.
06:32 - C'est bien clair.
06:34 - C'est bien clair ? - Oui, mon maître.
06:36 Ces jeunes marins ont une vingtaine d'années à peine.
06:38 Sous-officiers ou issus du rang,
06:40 ils ont tous au moins le bac en poche.
06:42 - Je suis rentré dans la marine
06:44 après avoir fait un bac scientifique.
06:46 J'ai fait aussi une année de maths sup.
06:49 Je me plaisais pas tellement au milieu clos,
06:51 au milieu fermé, à bureau.
06:53 Ça commençait à faire un petit bout de temps
06:55 que je me sentais pas très bien.
06:57 Je préférais être dehors, bouger.
06:59 Donc je me suis engagé dans la marine.
07:02 Je suis parti en fac,
07:04 où j'ai fait un demi-semestre en langue étrangère appliquée.
07:07 Plus attiré par la nature féminine
07:09 que par la nature des langues.
07:12 J'ai 25 ans, je suis né à Grenoble.
07:14 Et maintenant, j'habite à Lorient.
07:16 Je suis papa d'une petite fille.
07:18 Et ça fait 3 ans que je suis dans la Marine nationale.
07:20 - Première partie des tests de commandos.
07:22 Montée de cordes avec sac à 11 kg.
07:26 - Les 2 premières journées sont consacrées
07:28 à des épreuves physiques, toutes éliminatoires.
07:31 Celui qui échoue est exclu sur le champ.
07:34 L'objectif de l'encadrement est de les pousser
07:36 au bout de leurs limites physiques énerveuses.
07:39 - Tote ton sac.
07:41 - Et de faire apparaître leur faiblesse morale.
07:44 - Une.
07:51 Deux.
07:53 Trois.
07:55 - Allez, allez, allez.
07:57 - Quatre.
07:59 Cinq.
08:01 Six.
08:03 Sept.
08:05 On est par là-bas, placo, en petite foulée.
08:14 Vous êtes rassemblés derrière le stage à 10h15.
08:18 Vous perdez déjà du temps.
08:20 - Allez, allons.
08:22 - Parcours franc-pape, ce matin?
08:25 - Oui, là, bien ce matin.
08:27 C'est demain.
08:29 - Pourquoi s'engager dans un tel défi?
08:31 Fascinés par le mythe des bérets verts,
08:33 ils rêvent de devenir eux aussi des soldats d'élite.
08:36 - Je viens chercher le fameux béret vert,
08:39 mais c'est pas le bout de tissu.
08:41 Le béret en lui-même, c'est juste le symbole.
08:45 C'est...
08:47 C'est l'image.
08:49 Toutes les personnes qu'on rencontre
08:51 qui ont le béret vert,
08:53 enfin, je parle pour nous,
08:55 on les trouve le respect.
08:57 Les gars qui ont ce béret,
08:59 ils ont un certain charisme.
09:01 On sait pas tout ce qu'ils ont fait.
09:03 On imagine bien qu'ils ont vécu des situations assez extrêmes.
09:06 On pose jamais la question de ce qu'ils ont vu.
09:09 Peut-être qu'en plus, ils ont pas le droit d'en parler.
09:12 Et en plus, ça se fait pas.
09:14 Je suis venu ici pour devenir commando,
09:17 pour le mythe du béret vert,
09:19 pour...
09:21 Pour continuer ce qu'ont commencé nos anciens.
09:24 <i>Les anciens, ce sont d'abord</i>
09:26 <i>les 177 Français du commando Kieffer,</i>
09:29 <i>des soldats de la France libre,</i>
09:31 <i>les seuls Français qui ont débarqué</i>
09:33 <i>le 6 juin 1944 au matin</i>
09:35 <i>sur les plages de Normandie.</i>
09:37 <i>Créé par le commandant Philippe Kieffer,</i>
09:39 <i>c'est la toute première unité</i>
09:41 <i>commando marine de l'armée française,</i>
09:43 <i>formée par les Anglais</i>
09:45 <i>dans un lieu tenu secret en Écosse.</i>
09:47 <i>Une sélection impitoyable.</i>
09:49 <i>A la fin, seuls les meilleurs</i>
09:51 <i>se sont retirés de l'unité.</i>
09:53 <i>60 ans plus tard,</i>
09:55 <i>le parcours de sélection n'a pas changé.</i>
09:57 <i>Même chrono, même obstacle</i>
09:59 <i>qu'à l'époque de Kieffer,</i>
10:01 <i>et même élimination à la clé</i>
10:03 <i>pour les moins forts.</i>
10:05 <i>Chaque élève ne doit compter</i>
10:07 <i>que sur ses propres forces.</i>
10:09 Allez, relève-toi !
10:13 Relève-toi !
10:15 Relève-toi !
10:17 Relève-toi !
10:19 Relève-toi !
10:21 Allez, Bolum ! Relève-toi !
10:23 Relève-toi ! Allez !
10:25 Allez, allez, allez !
10:27 Allez, Bolum ! Relève-toi !
10:29 Allez !
10:31 Allez !
10:33 Vas-y ! Tiens sur les bras un peu !
10:41 Merde !
10:47 C'est à l'image de ce que t'attendais, ou pas, ici ?
10:49 Ouais, ouais.
10:51 C'est exactement ça, hein.
10:53 Allez, réveillez-vous !
10:55 Allez, bouffez, les mecs, allez !
10:57 Tiens ton arme ! Tiens ton arme !
10:59 OK.
11:01 Vas-y !
11:05 Allez, les gens !
11:07 Allez !
11:09 <i>Et déjà, Marius repère ceux qui ne tiendront pas.</i>
11:11 Allez !
11:15 Allez !
11:17 C'était ton troisième essai.
11:23 En cours d'évaluation, la personne se découvre,
11:25 apprend à connaître, on va dire, son corps,
11:27 à se faire mal,
11:29 et puis à réussir des choses
11:31 qu'elle n'aurait jamais pensé réussir.
11:33 Mais lui, c'est pas le cas.
11:35 On sent en lui une crainte
11:37 et un énorme manque de confiance en lui.
11:39 C'est clair que, de suite,
11:41 il aura du mal, quoi.
11:43 Si tu n'as pas assez de force, rétablis-toi.
11:45 Si tu chutes, tu tombes.
11:49 Si tu tombes, tu recommences.
11:51 Je vais pas chuter.
11:53 Ne jure pas, garde ton souffle
11:55 pour te remettre sur ce bout.
11:57 Ah !
12:07 C'est moins bien.
12:09 Tu vas être obligé de descendre, bonhomme.
12:11 Laisse-toi prendre traction
12:13 et tu repars là-bas.
12:15 Pendant ses premières journées, pas le temps de s'arrêter.
12:17 - Ça va ? - Ça va.
12:19 - Tu viens de choc ? - Ouais.
12:21 - Ça t'inquiète pas plus que ça ?
12:23 - C'est en courant qu'il répond à nos questions.
12:25 - C'est une vocation.
12:27 D'abord, faut être motivé, déjà.
12:29 Je savais que c'était dur.
12:33 Mais bon...
12:37 - C'est normal, quoi, pour nous.
12:39 On a choisi, quoi.
12:41 C'est vrai que, bon,
12:43 pour des gens qui ont pas l'habitude,
12:45 ça peut paraître un peu bizarre, mais...
12:47 - Allez, on part.
12:49 - On est dedans depuis quelques temps, maintenant, donc...
12:51 C'est un boulot comme un autre.
12:55 - Allez, les gars, c'est bon.
12:57 Impossible de se reposer.
13:01 Il est 1h du matin.
13:03 C'est déjà la 3e fois qu'on les réveille.
13:07 Vous êtes parés ici
13:09 à 7h45.
13:11 Vous perdez déjà du temps
13:13 pour vous installer au bivouac.
13:15 Allez !
13:17 La température est proche de 0°C.
13:21 Toutes les nuits, ils dormiront dehors,
13:23 sans sac de couchage,
13:25 pour être prêts à lever le camp à tout moment.
13:27 - C'est dur,
13:29 en ce moment ?
13:31 - Euh... Ouais.
13:35 Ouais, c'est dur.
13:37 - Ça se passe comment, pour toi, en ce moment ?
13:41 - Euh... Pas très bien.
13:43 Mais bon, tant pis.
13:45 - C'est quoi, le problème, en fait, pour toi ?
13:47 - Bah là, je pense que c'est le physique qui le suit pas.
13:49 - J'ai le dos qui...
13:51 qui me fait mal, quoi, je sais pas.
13:53 Le bas du dos qui flanche.
13:55 - Ouais, malgré que je dérouille, j'aime ça, ouais,
13:57 c'est clair. Mais c'est ça qui est bien.
13:59 C'est le fait de dérouiller.
14:01 - Dans la tête, c'est clair.
14:03 C'est déterminé.
14:05 Ça passe ou ça casse. Le dos, il cassera,
14:07 mais dans la tête, ça cassera pas.
14:09 Début du 4e jour.
14:23 Rien ne doit trahir
14:25 leur appartenance aux forces spéciales.
14:27 Aucun document,
14:29 aucun papier d'identité.
14:31 Marius leur réserve une surprise.
14:33 La fouille des sacs.
14:35 Sur ce carnet, ils découvrent
14:41 des notes prises pendant les cours.
14:43 - C'est quoi, comme allumeur ?
14:45 - Allumeur à traction métallique.
14:47 - Il a fait manger pour pas qu'il baisse de trace ?
14:59 - Tu vois, je vous rappelle un carnet,
15:01 et je sais que déjà, il peut servir
15:03 d'allumeur, d'explosif.
15:05 Si je devais attraper
15:07 ce type d'individu,
15:09 ça me facilite le travail.
15:11 C'est même pas sa vie
15:13 qui m'est en danger,
15:15 mais c'est celle des autres. C'est ça, le pire.
15:17 C'est qui, ça ?
15:27 Viens là, petit !
15:29 C'est toi qui nous parle de l'articulation des commandos ?
15:31 - Oui, Premier Maître.
15:33 - C'est ça, non ?
15:35 Tiens, lâche bien.
15:39 Lâche bien.
15:41 T'as l'aide de première urgence ?
15:49 C'est où t'appartiens ?
15:51 Première, deuxième, troisième urgence ?
15:53 Je crois qu'il y a beaucoup de gens conventionnels,
15:55 qui pratiquent ce genre de procédure.
15:57 - Non.
15:59 - D'accord.
16:01 Digère bien, mouille bien.
16:03 - Il faut lui donner du mou.
16:05 - C'est clair ?
16:07 - Pas fumé, encore.
16:09 - En fait, c'est le goût de l'encre.
16:13 Le papier, ça passe encore.
16:15 Mais le goût de l'encre, c'est pas terrible, quoi.
16:17 C'est pas génial.
16:19 Et déjà, les deux premiers abandons.
16:21 Une hypoglycémie
16:23 et un genou douloureux.
16:25 - Sortez les rangs, tous les deux.
16:27 Mettez-vous en face de vos camarades.
16:29 *****,
16:33 s'autopénalise par sa faute
16:35 en négligeant, après une nuit de sommeil correcte,
16:37 de prendre une alimentation correcte
16:39 avant d'effectuer la marche.
16:41 Vrai ou faux ?
16:43 - Je vais pas être.
16:45 - Bogachi.
16:47 Tout ça pour un repas non pris.
16:49 - Avec le stress et le froid,
16:51 je savais pas qu'il faisait froid,
16:53 mais j'ai fait une hypoglycémie,
16:55 donc je me suis pas réussi à terminer les tests.
16:57 C'est vraiment un truc qui devrait jamais arriver.
16:59 J'étais bien préparé,
17:01 j'ai tout foutu en l'air.
17:03 - Douleur au genou.
17:05 Moi, je dirais plus une douleur
17:07 au niveau de la tête.
17:09 Il arrête la marche de 15.
17:11 Il n'est pas question
17:13 de venir me casser
17:15 les pieds et compagnie
17:17 parce qu'il y en a un qui a eu un bonbon
17:19 pour dire "j'arrête l'évaluation".
17:21 C'est bien clair pour toi ou pas ?
17:23 Alors, ne viens pas me casser les pieds
17:25 en me disant "maintenant, je veux arrêter"
17:27 parce qu'en face de toi,
17:29 tu viens de voir 2 visages
17:31 qui reflètent la défaite.
17:33 On est bien clairs ou pas ?
17:35 - Oui, Frédéric !
17:37 - Merci. Vous pouvez dégager.
17:39 C'est en courant qu'ils partent faire leur valise.
17:41 Les autres continuent.
17:43 - Si c'est difficile ici,
17:45 c'est qu'il y a une raison.
17:47 Si c'est difficile, c'est parce que le travail est difficile.
17:49 On va être minés,
17:51 on va travailler dans une situation de stress,
17:53 de fatigue tout le temps, en permanence.
17:55 On dormira pas. Si on dort,
17:57 c'est quand on dort qu'on est vulnérable.
17:59 - La nuit,
18:01 pas question de décompresser.
18:03 Pour les réveiller, les instructeurs
18:05 utilisent une méthode très personnelle.
18:07 - On va leur faire
18:09 une petite levée de bivouac.
18:11 - D'accord.
18:13 Comment tu les réveilles, là ?
18:15 - Alors, grenades et fumigènes.
18:17 C'est simple.
18:19 Grenades d'exercice et fumigènes.
18:21 - Je te rassure, toi.
18:25 - Berger !
18:37 - Berger !
18:39 - 7e jour.
18:49 Les stagiaires sont à bout de force,
18:51 assaillis par le doute.
18:53 C'est le moment que les instructeurs choisissent
18:55 pour leur imposer un nouveau défi.
18:57 Ils vont devoir se battre les uns contre les autres.
18:59 - Avant de débuter, vous toucherez les gants.
19:01 Je vous rappelle que vous avez le droit
19:03 de vous servir de vos jambes
19:05 et de vos poings.
19:07 Touchez les gants. Top !
19:09 La plupart d'entre eux ne savent pas boxer.
19:13 Leurs mouvements sont désordonnés.
19:15 - Break ! Break !
19:17 - Contrôle.
19:19 - C'est bien, hein ?
19:23 D'autres ont plus d'expérience.
19:27 - Ça va ? - Ça va, promet.
19:33 - Lui, il fait de la boxe, c'est clair.
19:35 Il a retenu ses coups.
19:37 - Quand je dis "boxe", vous boxez.
19:39 Quand je dis "break", vous arrêtez de boxer.
19:41 - Boxez !
19:43 - Break !
19:47 - Arrête de bouger.
19:49 - La tête en arrière.
19:51 - Il a 4 ans d'insanité.
19:53 Il vient à chaque fois au contact.
19:55 - Arrête de baisser la tête.
19:57 Tu vas subir tout le temps et tu restes pas là.
19:59 - Bien, professeur.
20:01 - Bounce, d'ailleurs.
20:03 - Break !
20:07 - Arrête de me tuer, hein ! Boxe !
20:09 Tu te gardes !
20:11 - Ouais, on va y mettre un ici aussi.
20:13 Y a rien du tout...
20:15 - Combattivité ? - Ouais, il doit pas avoir de combattivité.
20:17 Dans les vestiaires,
20:23 pas d'animosité.
20:25 Ils se sont battus les uns
20:27 contre les autres,
20:29 mais ils ont souffert ensemble.
20:31 Le groupe
20:33 est en train de se souder.
20:35 Il va devoir
20:39 affronter d'autres épreuves.
20:41 - Qui a un petit bobo ?
20:43 Pendant le stage,
20:45 le suivi médical est permanent,
20:47 mais les instructeurs aiment citer leur médicament
20:49 préféré. - T'as le bras cassé ?
20:51 - La moraline et le Motivex,
20:53 pour morale et motivation.
20:55 - Un petit feuille de Motivex,
20:57 tu viendras prendre un petit coup de moraline,
20:59 je te donnerai ça, la moraline.
21:01 - Le Motivex, ça marche bien. - 3 sucés de moraline,
21:03 puis une feuille de Motivex. - Y a que ces 3 fois par jour de la moraline,
21:05 je vais te donner ça. Tu perds déjà du temps.
21:07 - Allez, bon, vas-y.
21:09 - 5, 4,
21:11 3, 2,
21:13 1, top !
21:15 L'eau est à 8 degrés,
21:21 choc thermique garanti.
21:23 Pas de combinaison, juste leur treillis.
21:25 L'exercice dure une quinzaine de minutes.
21:27 Ils doivent plonger à 7 m de fond,
21:31 puis remonter
21:35 et faire le tour de la cuve.
21:37 Souvent, les gens se découvrent.
21:49 Le fait de tenir, comme je leur dis,
21:51 savourer votre victoire, elle est personnelle.
21:53 Cette victoire personnelle
21:55 va vous aider à vous sortir,
21:57 à démultiplier votre force,
21:59 à aller chercher votre résistance,
22:01 des choses que vous ignorez totalement
22:03 et qui sont au fond de chaque être humain,
22:05 mais il faut se dire un jour,
22:07 je vais réussir
22:09 à les sortir.
22:11 Une fois l'exercice terminé,
22:15 nouvelle souffrance,
22:17 attendre dans le froid.
22:19 Il n'est pas question
22:21 qu'il y en ait un
22:23 qui aille se changer bien au chaud
22:25 pendant que son camarade
22:27 est en train de nager dans la cuve.
22:29 Non, c'est tous ensemble.
22:31 Si le plus faible voit le plus fort
22:33 retenir, il voudra ressembler
22:35 au plus fort, donc
22:37 ça va le tirer vers le haut.
22:39 - Où tu as mal ?
22:43 - L'un des stagiaires
22:45 n'arrive plus à marcher.
22:47 - C'est ce matin à la boxe,
22:49 quand je pose le pied, je peux pas appuyer.
22:51 Ça me fait trop mal.
22:53 - Malgré la douleur,
22:55 il décide de faire quand même l'exercice.
22:57 - Ça te fait trop mal ?
22:59 - Ouais.
23:01 - Impossible de refermer sa chaussure.
23:03 S'il veut continuer,
23:05 seule solution,
23:07 la découper.
23:09 - 5, 4, 3,
23:15 2, 1, top !
23:17 On fait une radio de contrôle quand même.
23:23 Et si là, le métaphore se fait péter,
23:25 ça s'arrêtera là pour nu.
23:27 - Devant la cuve,
23:33 les autres attendent toujours.
23:35 - Arrêtez de trembler.
23:37 La pire des choses, c'est de montrer aux gens
23:39 quand on subit.
23:43 Il y en a toujours un ici
23:45 qui aura plus froid qu'un autre,
23:47 qui aura plus sommeil,
23:49 qui aura plus faim que l'autre.
23:51 Mais quand on commence à développer
23:53 une respiration collective, un esprit de groupe,
23:55 c'est là justement
23:57 où on démontre qu'on ne subit pas.
23:59 Ne montrez jamais
24:01 la faille à personne.
24:03 Le fait de montrer une seule faille
24:05 à quelqu'un,
24:07 la personne s'engouffrera dedans.
24:09 - On va faire un petit tour.
24:11 - Oui, on va faire un petit tour.
24:13 - On va faire un petit tour.
24:15 - On va faire un petit tour.
24:17 - On va faire un petit tour.
24:19 - On va faire un petit tour.
24:21 - On va faire un petit tour.
24:23 - On va faire un petit tour.
24:25 - On va faire un petit tour.
24:27 - On va faire un petit tour.
24:29 - On va faire un petit tour.
24:31 - On va faire un petit tour.
24:33 - On va faire un petit tour.
24:35 - On va faire un petit tour.
24:37 - On va faire un petit tour.
24:39 - On va faire un petit tour.
24:41 - On va faire un petit tour.
24:43 - On va faire un petit tour.
24:45 - On va faire un petit tour.
24:47 - On va faire un petit tour.
24:49 - On va faire un petit tour.
24:51 - On va faire un petit tour.
24:53 - On va faire un petit tour.
24:55 - On va faire un petit tour.
24:57 - On va faire un petit tour.
24:59 - On va faire un petit tour.
25:01 - On va faire un petit tour.
25:03 - On va faire un petit tour.
25:05 - C'est bon, ça va au bord.
25:07 Les corps souffrent.
25:09 - Mercutio !
25:11 - Un joli collet.
25:15 - Un joli collet.
25:17 - Tu as ressenti le stress de l'animal ?
25:19 - Oui, Thomas.
25:21 - Tu te moqueras plus jamais d'un lapin
25:23 ou d'un gros gibier accroché au collet.
25:25 - Ma course des langes vient à taper.
25:27 Je suis déjà là-haut.
25:29 Je pourrai presque sortir...
25:31 Marius ne se contente pas de regarder.
25:33 Il s'adapte et donne l'exemple.
25:35 - C'est clair ?
25:37 - Cet exercice s'appelle le mur breton.
25:39 Pour certains, c'est une formalité.
25:41 - Une hésitation.
25:43 - Oui, promettre.
25:45 - Pas besoin d'hésiter.
25:47 - Non, promettre.
25:49 - Vas-y, tu vas passer ?
25:51 - Oui.
25:53 - D'accord.
25:55 Pour d'autres, une montagne infranchissable.
25:57 C'est déjà son 2e essai.
25:59 - Oui ! Va chercher la foi au fond.
26:01 - Va chercher au fond, la foi.
26:03 - Une formule choc pour provoquer une réaction,
26:05 pour que le stagiaire se surpasse.
26:07 - Tu l'as trouvée ? Tu l'as trouvée ?
26:09 - Oui.
26:11 - D'accord, tu vas passer.
26:13 - 3e essai.
26:15 Maintenant, Marius pourrait l'exclure de l'exercice.
26:17 Mais il veut qu'il tente encore.
26:19 Un 2e instructeur vient en renfort.
26:21 - T'es à combien de hauteur du mur ?
26:23 T'es à quoi ? 10 cm, même part ?
26:25 - 10 cm.
26:27 - 4e essai.
26:29 - Tu n'as pas la volonté de percuter.
26:31 C'est-à-dire, quand ton pied d'appel est mis,
26:33 tes mains sont déjà là,
26:35 tu n'as pas l'envie d'aller chercher en haut le mur.
26:37 Si tu ne donnes pas d'impulsion au bonhomme,
26:39 tu ne passeras pas.
26:41 On recommence une dernière fois.
26:43 - 5e et dernier essai, sans grand espoir.
26:45 Marius aura tout essayé.
26:49 Le stagiaire n'y arrivera pas.
26:51 - Allez, vous passez à côté.
26:53 Vous aurez votre valise bientôt.
26:55 - On est obligés d'aller chercher le mur.
26:57 - On est obligés d'aller chercher le mur ?
26:59 - Oui.
27:01 - On est obligés de faire ça ?
27:03 - Oui, ce serait l'enfer.
27:05 Là où on y est, on est volontaires.
27:07 Si vous êtes 15 jours, on pense que c'est l'enfer,
27:09 il ne fallait pas venir.
27:11 On a fait une erreur.
27:13 - C'est ce que tu pourrais appeler l'enfer ?
27:15 - Non, ce n'est pas l'enfer.
27:17 L'enfer, c'est l'inactivité,
27:19 c'est rien faire.
27:21 C'est ça, l'enfer, pour moi.
27:23 Ce n'est pas se défoncer avec tout le monde.
27:25 Ce n'est pas se défoncer avec tout le monde.
27:27 Ça reste à rien faire.
27:29 - La 14e journée commence bien mal.
27:33 A l'aube, punition collective,
27:35 toujours la même.
27:37 La nuit précédente,
27:39 lors d'un exercice,
27:41 2 stagiaires ont oublié leur arme en forêt.
27:43 Pour Marius,
27:45 une faute inexcusable.
27:47 - Je peux te dire que grâce à vous 2 aujourd'hui
27:51 pour avoir laissé traîner vos armes,
27:53 vous allez pénaliser la totalité du groupe.
27:55 Tu crois que quand je te donne ça, c'est une gueuse ?
27:57 Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas vivre avec,
27:59 en permanence. Tu as bien compris ? - Oui, premier maître.
28:01 - Je considère ça comme une faute professionnelle grave.
28:03 Je me ferais un plaisir d'aller voir le pacha
28:05 pour demander l'autorisation que tu sois viré.
28:07 Et retiens tes larmes parce que je vais t'assommer.
28:13 8h à ma montre.
28:19 Changement de tenue. Short,
28:21 t-shirt, basket. Vous perdez déjà du temps.
28:23 Pour se mettre en train,
28:25 25 km de course à pied.
28:27 Marius prend la tête.
28:29 Il terminera loin devant eux.
28:33 - Promenade de santé, ça s'appelle.
28:41 - Allez me chercher les derniers. Allez me chercher les derniers.
28:49 Allez chercher les derniers.
28:51 Ramenez-moi tout le monde ici. Allez.
28:53 Dans la foulée,
29:03 3 heures à pagailler.
29:05 Et pour pimenter le tout,
29:15 les 2 Zodiacs doivent faire la course.
29:17 - Tirez ! Tirez !
29:19 Enfin, à l'arrivée,
29:25 bain de boue obligatoire.
29:27 - Dégage de la salle !
29:31 Venez jusqu'à moi, encore !
29:33 Venez jusqu'ici ! Allez !
29:35 Chez vous !
29:37 Voulez la mort !
29:39 - Allez, tirez !
29:41 - Mettez-vous sur les 3 dernières poignées.
29:45 Et mettez-y un peu du coeur,
29:49 parce que depuis tout à l'heure...
29:51 3 !
29:53 - La 2e équipe qui traînait tranquillement,
30:05 vous pouvez vous asseoir et vous emporter votre Zodiac.
30:07 Maintenant, ils vont prendre le leurre
30:09 pour le passer ici.
30:11 - Asseyez-vous ! Asseyez-vous !
30:13 - Asseyez-vous, laissez-les.
30:15 Laissez-les se débrouiller. Asseyez-vous.
30:17 Voilà, c'est bien.
30:19 C'est ça, la bonne mentalité.
30:21 C'est ça, tu l'as, toi.
30:23 Toi aussi, tu t'assoies. C'est bien.
30:25 - Allez-vous le cul !
30:27 - C'est là qu'il faut désobéir.
30:33 Là, il faut désobéir.
30:35 Là, il faut désobéir.
30:37 - C'est très bûché, c'est bon !
30:41 - Ce qui se passe au stage,
30:43 c'est en rien de l'humiliation.
30:45 C'est surtout...
30:47 une méthode pédagogique, je dirais.
30:49 En toute honnêteté, ça marche, quoi.
30:51 C'est vraiment...
30:53 C'est impressionnant, quoi.
30:55 Si moi, on m'avait dit
30:57 une heure avant que j'allais me baigner
30:59 dans de l'eau à 6 degrés,
31:01 faire une marche de 30 km dans la foulée,
31:03 enchaîner sur un parcours bout,
31:05 j'aurais dit "tu peux te brosser", quoi.
31:07 - 2 semaines viennent de s'écouler.
31:09 La 1re sélection va avoir lieu.
31:11 En attendant, pour le week-end,
31:13 plus d'exercices, plus d'instructeurs,
31:15 les stagiaires resteront seuls.
31:17 Mais pour être sûrs
31:19 qu'ils n'auront aucun contact avec l'extérieur,
31:21 on les parque dans cette cuve
31:23 sans aucun moyen d'en sortir.
31:25 - Si tu lâches, c'est la chute.
31:27 Si tu chutes, c'est la tombe.
31:29 - Ils vont surtout essayer de se reconditionner physiquement.
31:31 Après une semaine assez éprouvante...
31:33 Ouais, sur le plan physique et moral, on va dire.
31:35 Quand ils redescendent dans ces moments-là,
31:37 tu apprécies tout ce bonheur.
31:39 C'est un bonheur incomparable.
31:41 Tu leur proposerais la lune, ils la voudraient pas.
31:43 Par contre, du repos, manger, qu'on les laisse tranquilles,
31:45 eh bien, ça, ils vont l'apprécier
31:47 10 fois plus que n'importe quelle personne.
31:49 - Pour Marius aussi,
31:51 c'est le moment de souffler et de se confier.
31:53 - Tu les aimes, tes gars ?
31:55 - Ah, mais c'est mes enfants, ça.
31:57 C'est mes enfants. Je vais venir les voir samedi, en plus.
31:59 Regarde, je passe plus de temps avec eux qu'avec ma famille.
32:01 Le dernier stage, le 120,
32:03 ils m'ont baptisé comme ça, papa.
32:05 Parce qu'en fin de compte, quand tu les as après au stage,
32:07 tu leur fais bien sentir
32:09 que leur seule famille,
32:11 les seules personnes sur qui ils peuvent compter,
32:13 c'est nous, quoi, c'est nous, la famille.
32:15 Il y a quand même de l'amour dans tout ça.
32:17 - Faites quelque chose de correct.
32:19 - Pendant que les stagiaires
32:21 se reposent dans leur cuve,
32:23 les instructeurs passeront le week-end
32:25 à faire leur sélection.
32:27 - Repos !
32:29 Lundi matin, le coup prétombe.
32:31 Marius réunit tout le monde.
32:33 Il fait d'abord sortir ceux qui sont qualifiés
32:35 pour la suite du stage.
32:37 - Dans les douches, mais en attente.
32:39 Les autres devront rester dans la salle.
32:41 Ils seront éliminés et l'instructeur ne va pas être tendre avec eux.
32:43 Pour ne pas que la suite
32:45 de leur carrière militaire en soit affectée,
32:47 leurs visages sont masqués.
32:49 - Assis, pas bouger.
32:51 T'as rien dans les bras ?
32:53 - Non, pas de raison.
32:55 - Nous, on savait pertinemment,
32:57 que tu ne ferais pas un seul parcours.
32:59 Arrête d'avoir envie de pleurer.
33:01 Je te parle !
33:03 On t'a brimé ? On t'a assommé ?
33:05 - Non, pas rien.
33:07 - Pris ou pas pris ?
33:09 - Pas pris.
33:11 - Tu l'avoues, petit Boral ?
33:13 3e jour, tu me consultais à l'infirmerie
33:15 pour une maladie psychologique.
33:17 C'est clair ?
33:19 Je pense pas que tu reviendras nous voir.
33:21 Tu reviendras pas nous voir.
33:23 Je pense pas.
33:25 T'es un enfant.
33:27 T'as du potentiel physique au fond de toi.
33:29 Tu sais pas comment l'utiliser.
33:31 Maturité, elle est pas encore là.
33:33 C'est pour ça que tu es en échec total.
33:35 Euh...
33:37 T'as de la bonne volonté,
33:39 sur la totalité de ton évaluation, c'est sûr.
33:41 Maintenant, tu as une surcharge pondérale.
33:43 Et je pense que tu n'es pas prêt
33:45 physiquement et musculairement
33:47 pour tenir la cadence jusqu'au bout.
33:49 Tu reviendras nous voir ? Je pense que oui.
33:51 Je t'attends, la porte est ouverte,
33:53 tu peux venir quand tu veux.
33:55 Pour d'autres, des larmes de joie.
33:57 Malgré sa clavicule cassée,
33:59 ce stagiaire, lui, est qualifié.
34:01 - Merci beaucoup. - Merci beaucoup.
34:03 T'es dans les notes ? T'es pas dans les notes,
34:05 j'aurais eu un coup de pied au cul.
34:07 T'es dans les notes à la moyenne,
34:09 donc t'embrayes sur le 124, OK ?
34:11 - T'as retrouvé le sourire ?
34:13 - Ils ne sont plus que 10.
34:15 Pendant les 7 semaines à venir,
34:17 le stage change de forme.
34:19 Ils se mettent vraiment dans la peau
34:21 de commando marine.
34:23 - Pendant les évaluations, on nous teste vachement.
34:25 C'est vraiment que nous tester
34:27 moralement, physiquement, avec la faim,
34:29 la soif, être épuisé,
34:31 s'endormir.
34:33 Donc ils tirent
34:35 sur le physique, sur le moral, surtout.
34:37 Et maintenant,
34:41 on commence à toucher à la partie intéressante
34:43 du métier, on commence à apprendre
34:45 notre métier.
34:47 C'est vraiment intéressant.
34:49 On n'est plus là
34:51 pour être viré, on est là
34:53 pour apprendre.
34:55 - Physiquement, le stage reste
34:57 très intense. Ils sont réveillés
34:59 au milieu de la nuit, température -5°C,
35:01 vent glacial,
35:03 obscurité totale.
35:05 - 3, 2, 1, top !
35:07 - Les nageurs de combat sont l'une des spécialités
35:15 des commandos marines.
35:17 Plus tard, en opération, certains de ces élèves
35:19 devront, un jour ou l'autre, passer des heures
35:21 dans l'eau. A cette température,
35:23 le risque d'hypothermie est grand.
35:25 Pendant l'exercice,
35:27 5 plongeurs assurent leur sécurité.
35:29 Un soir, au bout de 2 mois,
35:35 les stagiaires vont devoir subir
35:37 l'épreuve la plus difficile de leur formation.
35:39 Mais ils n'en savent rien.
35:41 Officiellement, on leur a
35:43 simplement dit qu'ils allaient faire une marche
35:45 d'orientation en forêt, en pleine nuit.
35:47 Un exercice classique.
35:49 En fait, dans quelques minutes,
35:51 ils seront enlevés, un par un,
35:53 et interrogés sans ménagement.
35:55 Dans leur jargon,
36:11 on appelle cela le coq sage.
36:13 Sous les cagoules,
36:17 les instructeurs, impossibles de leur échapper.
36:19 Ils vont les emmener dans un endroit secret
36:23 et les interroger dans des conditions
36:25 proches du réel.
36:27 Leurs méthodes sont imparables.
36:29 On sait que n'importe quel
36:31 soldat en mission, enlevé en territoire
36:33 ennemi, finira par parler,
36:35 même le plus aguerri.
36:39 Apprendre à parler le plus tard possible,
36:41 c'est l'objectif de l'exercice.
36:43 Ça n'a pas crié, ça n'a pas
36:47 subi, ça n'a pas essayé de résister.
36:49 Parce qu'ils savaient que déjà,
36:51 ils étaient
36:53 "foutus".
36:55 Donc il y a une bonne analyse déjà.
36:57 Arrivés sur place, j'observe, je prends mon temps,
36:59 je n'arrive pas comme un bourrin.
37:01 La supériorité, elle est là, la force physique est tout dessus.
37:03 Donc ils relâchent, et c'est à eux maintenant
37:05 d'analyser. Donc c'est déjà bien de ce côté-là.
37:07 Pour dévoiler aux futurs candidats les secrets
37:09 de cet exercice, nous ne vous montrerons pas
37:11 la suite du coqsage.
37:13 Après une nuit entière
37:17 d'interrogatoire, cagoulés,
37:19 ignorant tout de leurs bourreaux
37:21 et du lieu de leur détention,
37:23 ils seront finalement débarqués sur un îlot.
37:25 On leur donne une heure
37:27 pour s'évader d'un labyrinthe.
37:29 - Laisse-toi, détails.
37:31 - Partout où je vais
37:33 t'amener, dans les pièces, il y a une issue.
37:35 Regarde-moi.
37:37 Chaque pièce où tu vas aller,
37:39 il y a une issue. Tu ne restes pas coincé dedans.
37:41 À chaque fois, tu cherches la sortie.
37:43 À chaque fois, il faut trouver la sortie.
37:45 C'est clair ? - Je trouverai.
37:47 - T'as vu le traumatisme sur la gueule ? - Ouais.
37:49 - C'est pénalisant.
37:51 Quand tu fais ça au mois de janvier, février,
37:53 je peux te dire que la gueule,
37:55 les mecs, le petit bout de chaleur,
37:57 ils le trouvent en se coulant entre eux.
37:59 Tu vas le chercher. Le fait de sentir une chaleur
38:01 humaine, comme ça, à côté,
38:03 t'as déjà joué.
38:05 Quand on est passé par là, on se coulait comme ça.
38:07 T'avais l'impression que c'était le 4 étoiles.
38:09 Parfois, les passages sont extrêmement étroits
38:15 ou carrément noyés.
38:21 - Allez, allez, ne bouge pas, merci.
38:23 De la spéléo
38:41 à l'escalade
38:43 en quelques minutes.
38:45 - A l'intérieur,
38:47 quelque chose de chaud sous la veste,
38:49 T-shirt ou chemisette, sèche,
38:51 et vous revenez vous rassembler ici.
38:53 Allez, 2 minutes.
38:55 Ils ont surmonté l'épreuve du coqsage.
38:57 Une récompense les attend.
38:59 - Vous avez réussi aujourd'hui
39:01 une épreuve particulièrement difficile et éprouvante.
39:03 Je vous en félicite.
39:05 Aussi, sur proposition
39:07 du patron de formation,
39:09 nous allons procéder à la remise
39:11 de la première partie
39:13 de la récompense.
39:15 Nous allons procéder à la remise
39:17 de béret provisoire.
39:19 - Tire jusqu'au bout.
39:31 - Sur des rangs.
39:33 - Accroche-toi jusqu'au bout.
39:41 - Qui dit provisoire
39:43 ne dit pas béret vissé sur la tête.
39:45 Sortez une seule fois
39:47 de la ligne de conduite
39:49 et le béret sautera comme votre tête.
39:51 - En fait, j'attendais
39:53 le coqsage
39:55 de pied ferme.
39:57 C'est vrai.
39:59 Intérieurement, je me demandais
40:01 comment j'allais réagir.
40:03 Je sais pas encore
40:05 si j'ai bien réagi
40:07 parce que j'ai pas mal ramassé.
40:09 Et...
40:11 Mais je suis content
40:13 de l'avoir passé parce que...
40:15 ça m'a montré mes limites.
40:17 Je sais maintenant
40:19 à quoi m'en tenir.
40:21 - Tu te fais attraper par l'ennemi
40:23 et s'il veut te faire parler,
40:25 il te fera parler.
40:27 - Je crois savoir
40:29 ce qu'il faudra dire
40:31 si un jour ça m'arrive.
40:33 - Vous vous sentez libéré
40:35 d'avoir passé ça ?
40:37 - Oui, ça fait une bonne chose.
40:39 - C'est sûr.
40:41 - A nouveau, les instructeurs
40:43 vont les laisser seuls sur l'îlot
40:45 l'espace d'un week-end.
40:47 Moment de détente bien remérité.
40:49 - ♪ La vie, elle est dure et triste ♪
40:51 ♪ La vie du matelot ♪
40:53 ♪ On y couche à dur ♪
40:55 ♪ On y boit que de l'eau ♪
40:57 ♪ On y couche à dur ♪
40:59 ♪ On y boit que de l'eau ♪
41:01 ♪ Sur des violines quand ♪
41:03 ♪ On fait triste figure ♪
41:05 ♪ Quand on n'a pas d'argent ♪
41:07 ♪ Quand on n'a pas d'argent ♪
41:09 - Ouais !
41:11 - Bien fait.
41:13 - Petit plaisir,
41:15 imiter l'instructeur.
41:17 - Et puis là, il nous regarde,
41:19 il fait...
41:21 "Posez votre arme, votre brolage
41:23 et votre sac."
41:25 Et là, tu fais...
41:27 - Tu comprends tout de suite.
41:29 - Avec le temps,
41:31 le groupe s'est soudé.
41:33 - Ah ouais, ouais.
41:35 - On apprend la fraternité.
41:37 Enfin, au sein d'un petit groupe,
41:39 comme ça, on est 10.
41:41 Je sais pas comment c'est
41:43 quand on est plus nombreux,
41:45 mais à 10, on est comme
41:47 les 10 doigts de la main.
41:49 On se complète tous.
41:51 Et c'est fort.
41:53 - Y a qu'ici
41:55 où j'ai vraiment touché du doigt
41:57 des valeurs humaines
41:59 que j'imaginais pas.
42:01 - Sur Lilo,
42:03 pas de ravitaillement.
42:05 - Qu'est-ce qu'ils vont faire?
42:07 - Pendant 15 jours,
42:09 Marius leur a imposé
42:11 de nourrir un lapin.
42:13 Ils découvrent qu'il sera
42:15 leur seul vrai repas du week-end.
42:17 Pas d'état d'âme,
42:19 il faut bien manger.
42:21 - Viens.
42:23 - Fais goûter.
42:25 - Comment tu t'es recamouflé, là?
42:27 - Non, je fais goûter.
42:29 - Tiens, tu veux me porter un petit plat, là?
42:31 - Attends, je vais faire...
42:33 Tiens.
42:35 - Tu vois que t'as faim, finalement?
42:39 - Goûte-y.
42:41 - Ouais.
42:43 - Ça fait du bien.
42:45 - Une compagnie de parachutistes
42:49 à L'Envaudan.
42:51 - Dernière semaine de stage.
42:53 Maintenant, ils préparent seuls
42:55 leur mission dans les conditions du réel.
42:57 La première, c'est de faire récupérer
42:59 par la force une valise contenant
43:01 des documents importants.
43:03 - Il faut pas qu'on fonde vitesse
43:05 et précipitation. Ça, c'est de ton rôle.
43:07 Vous êtes opérateur. Je vous ai expliqué
43:09 qu'un bon opérateur commando
43:11 est un bon voltigeur. Quand vous êtes apprécié
43:13 en commando parce que vous êtes un fin ligné,
43:15 presque un animal, le chef de groupe,
43:17 il compte que sur vous.
43:19 - Ils vont enfin pouvoir appliquer
43:21 toutes les techniques propres aux forces spéciales
43:23 qu'ils ont apprises depuis le départ.
43:25 - Je suis de Béret Vert.
43:27 - Béret ? Si je l'ai pas, je suis plus là.
43:29 Je l'aurais, de toute façon.
43:31 On est là pour ça, quoi.
43:33 Si je l'ai pas, là...
43:35 Si, je l'aurais.
43:37 Mais pas moi, hein.
43:39 On a pas fait 9 semaines pour rien.
43:41 C'est pas la pendant. C'est fini, bête.
43:43 Si je l'ai pas...
43:45 Je pense que je serai plus un mari.
43:49 L'opération va s'étaler sur 3 jours.
43:53 Première étape,
43:55 ils vont être largués en pleine mer,
43:57 à 30 km de la côte.
43:59 Ensuite,
44:01 arrive la phase renseignement.
44:03 Ils vont devoir observer l'objectif
44:05 à moins de 200 m sans être repérés.
44:07 - On essaye de jouer la mission
44:13 comme si c'était un carrel,
44:15 comme s'il y avait un danger potentiel, quoi.
44:17 - Il va rester assez longtemps en place.
44:19 Ça fait déjà 1h30.
44:21 Encore 2h, 3h30, 4h, comme ça, allongé.
44:23 Il vaut mieux que la position soit confortable,
44:25 parce qu'une fois le camouflage mis en place,
44:27 l'individu ne bouge plus.
44:29 - Il faut essayer de se mettre
44:31 dans la peau d'un animal, quoi.
44:33 Comme on dit à chaque fois,
44:35 il faut essayer de se mettre
44:37 dans la peau d'un chasseur, quoi.
44:39 - On commence à s'y faire,
44:41 et ça devient de plus en plus difficile.
44:43 - On est en train de se mettre
44:45 dans la peau d'un chasseur, quoi.
44:47 - On commence à s'y faire,
44:49 et ça devient de plus en plus naturel, quoi.
44:51 - L'essence s'éveille ?
44:53 - Ouais. Ouais.
44:55 Parce que...
44:57 Et plus ça va, moins on subit le terrain.
44:59 - Un bon commando, c'est pas une personne
45:01 qui va tirer à tout bout de champ
45:03 sur tout ce qui bouge, au contraire.
45:05 Si le commando, il a fait toutes ses missions,
45:07 il a pas tiré un coup,
45:09 il s'est infiltré, il s'est exfiltré,
45:11 il y a pas eu de bruit,
45:13 eh ben là, on pourra dire que l'émission s'est faite
45:15 avec succès.
45:17 - Dans la nuit,
45:19 Marius s'est rendu compte que l'un des stagiaires
45:21 a commis une grosse erreur.
45:23 Il lui a dit...
45:25 Son béret vert est compromis.
45:27 - Comme sur les photos.
45:29 - Le patron, apparemment, il le plaît pas beaucoup.
45:33 Mais...
45:35 Je sais pas si je suis pas sur la sellette, quoi.
45:37 Donc voilà.
45:41 Donc on verra bien, hein.
45:43 - Qu'est-ce qui se passe si tu l'as pas ?
45:47 - Bah, je serai un peu...
45:51 Je serai déçu, quoi.
45:53 Mais...
45:55 Ouais, je serai déçu.
45:57 Mais comment, enfin, je prends ça...
45:59 Je prends pas ça mal.
46:01 Parce que...
46:03 Le stage, en fait, il m'a apporté
46:05 beaucoup de choses que...
46:07 Enfin, que...
46:09 En fait, je me cherche un peu, quoi.
46:11 Et ça m'a appris
46:13 beaucoup de choses sur moi, quoi.
46:15 Dépasser mes limites.
46:17 Je savais pas jusqu'où je pouvais aller.
46:19 Et là, je suis là, quoi.
46:21 - L'exercice continue.
46:23 Il prépare l'assaut.
46:25 - Ici, pour toi, c'est un endroit...
46:27 Pas abrété du tout.
46:29 D'accord ?
46:31 A quelle heure il fait nuit, en ce moment ?
46:33 - 21h.
46:35 - 21h.
46:37 L'attaque doit être extrêmement brève.
46:39 Ceux qui gardaient les documents convoités
46:49 sont maîtrisés sans combattre.
46:51 L'opération est réussie.
46:57 Reste à s'enfuir.
47:01 - On part à 6h30.
47:03 - Il est 4h30.
47:05 - On va aller au lit le plus silencieusement possible.
47:07 Les kayaks glissent sur l'eau
47:11 sans un bruit.
47:13 63e jour.
47:23 Le stage se termine, enfin.
47:25 C'est le jour J.
47:27 La cérémonie de remise des bérets verts.
47:29 La corneuse rappelle
47:31 que les premiers commandos marines
47:33 du commandant Kieffer
47:35 ont été entraînés par les Britanniques.
47:37 D'ailleurs,
47:43 les anciens sont là,
47:45 sur la place d'armes.
47:47 Comme Léon Gauthier,
47:51 l'un des premiers commandos marins
47:53 du commandant Kieffer.
47:55 - On va se faire un petit déjeuner.
47:57 Comme Léon Gauthier,
47:59 l'un des premiers bérets verts
48:01 qui a débarqué en Normandie le 6 juin 1944.
48:03 - Vous avez le devoir
48:07 de rester humble, modeste,
48:09 conscient de vos forces
48:11 mais aussi de vos faiblesses.
48:13 Avec cette retenue
48:15 et cette remise en cause permanente
48:17 qui est l'apanage des forces spéciales
48:19 que vous aspirez à devenir.
48:21 Vous avez aussi le droit d'être fier.
48:23 - Ça y est ? On est au bout ?
48:25 - Encore oui.
48:27 - Qu'est-ce que vous allez faire ce soir ?
48:29 - Avec le courant, on va refêter sa vie.
48:31 - Avec une petite sortie ?
48:33 - Avec un petit déjeuner.
48:35 - Merci beaucoup.
48:37 - Bon courage.
48:39 - Mes félicitations.
48:41 Tu l'as bien mérité.
48:43 Continue comme ça.
48:45 J'espère te retrouver bientôt.
48:47 On va faire quelques trucs sympas ensemble.
48:49 - Mes félicitations.
48:51 - Merci.
48:53 - Excuse-moi,
49:07 mais j'ai pas l'habitude.
49:09 - Merci d'être venu.
49:15 Vous savez,
49:17 je dois vous remettre en question chaque jour.
49:19 - Merci.
49:21 - Finalement,
49:23 le stagiaire qui avait raté le dernier exercice
49:25 obtient quand même son béret.
49:27 Et c'est Marius qui le lui remet.
49:29 - T'as le téléphone, je te le dis.
49:33 T'entends ?
49:35 Félicitations.
49:41 - Jusqu'à hier, tu pensais que tu l'aurais pas ?
49:43 - Oui, même ce matin.
49:45 Et en arrivant sur le plateau de l'appel,
49:47 j'ai compté les bérets.
49:49 - Photos de famille pour la promo 123.
49:55 Ils l'ont fait.
49:57 Ils ont réussi ce stage légendaire.
49:59 - Ça te va bien, quoi.
50:03 - Mais super.
50:05 Moi, je m'en rappelle plus,
50:07 mais...
50:09 - Je pense qu'ils ont réussi
50:11 à acquérir l'esprit, quoi.
50:13 Puis l'esprit, chez nous, c'est hyper important.
50:15 Donc c'est un très bon stage.
50:17 Ouais, ça se ressent, même là,
50:19 quand tu les vois encore au repas,
50:21 détendus, tout ça, ils sont encore soudés.
50:23 Et puis je pense qu'il y a un énorme potentiel
50:25 dans ce stage-là. Je suis très content.
50:27 Tu vois, je les quitte un peu, c'est comme si je quittais mes enfants.
50:29 Donc c'est toujours un peu triste, quoi, un peu d'émotion.
50:31 Mais franchement, je suis...
50:33 Je suis heureux d'avoir eu ce stage-là.
50:35 - Fais voir.
50:39 - Enfin, il va aller dans tout le temps.
50:41 - Mais t'es bardé comme un placard
50:43 pour le général soviétique.
50:45 - C'est une GFM.
50:47 - Dès demain,
50:51 ils entreront dans un cycle de plusieurs années de formation.
50:53 Il faudra attendre
50:55 avant de participer aux opérations les plus difficiles.
50:57 Et tout au long de leur carrière
50:59 dans les forces spéciales,
51:01 leur nouveau statut ne sera jamais garanti.
51:03 Ils devront sans cesse se remettre en question
51:05 pour rester au sein
51:07 de ces commandos d'élite de l'armée française.
51:09 - Hop! Hop! Hop!
51:11 Hop! Hop! Hop!
51:13 Hop!
51:15 (musique douce)
51:17 ♪ ♪ ♪
51:19 ♪ ♪ ♪
51:21 ♪ ♪ ♪
51:23 ♪ ♪ ♪
51:25 ♪ ♪ ♪
51:27 ♪ ♪ ♪
51:29 ♪ ♪ ♪
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