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  • il y a 2 ans
Manon Aubry pour la France insoumise, Jordan Bardella pour le Rassemblement national, François-Xavier Bellamy pour Les Républicains, Léon Deffontaines pour le Parti communiste, Valérie Hayer pour Renaissance, Raphaël Glucksmann pour le Parti socialiste et Place publique, Marion Maréchal pour Reconquête, Marie Toussaint pour les Écologistes... Les huit principaux candidats aux élections européennes se retrouvent ce lundi 27 mai pour un débat événement sur BFMTV, animé par Apolline de Malherbe et Maxime Switek.

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Transcription
00:00 Vous avez posé la question des caddies et là vous avez entendu des réponses sur les caddies ?
00:04 - Sur l'énergie, monsieur.
00:05 - Non, non, les caddies, les prix de l'alimentation.
00:08 Je vous ai patiemment écouté, puis-je m'exprimer ? Merci.
00:12 - Allez-y.
00:13 - Donc, vous avez posé la question des caddies, par exemple des produits alimentaires.
00:16 Il n'y a pas eu une réponse là-dessus.
00:17 - C'est bien sûr.
00:18 - Or, on sort d'une crise absolument immense, la crise agricole.
00:24 Et comme on est des poissons rouges, on a oublié.
00:27 Eh bien voilà, il y a une politique agricole commune qu'il faut absolument réformer et refonder.
00:33 Parce qu'aujourd'hui, les subventions vont aux plus gros et ne permettent pas,
00:37 et on parle quand même d'un tiers du budget européen,
00:40 ne permettent pas aux petits éleveurs, aux petits agriculteurs de vivre.
00:43 Ceux qui travaillent 70 heures par semaine et qui touchent 700 euros par mois.
00:47 Eh bien donc, nous nous proposons de refonder la politique agricole commune,
00:51 de faire de la subvention non plus à l'hectare pour favoriser les plus gros,
00:54 mais à l'actif, à l'emploi et à l'utilité écologique.
00:57 Et on propose de refonder la politique agricole commune en politique agricole et alimentaire commune,
01:02 pour prendre en compte l'ensemble de la chaîne.
01:05 Parce qu'aujourd'hui, les producteurs n'arrivent pas à vivre de leur travail
01:09 et les consommateurs voient les prix augmenter.
01:11 Pourquoi ? Parce que sur la chaîne, il y a des gens qui font des marges.
01:15 Et que ces marges, il faut les contrôler, les encadrer, les limiter et les taxer.
01:20 - Comment vous les contrôlez, les marges ?
01:22 - Eh bien, justement, en faisant une directive européenne sur la transparence de la formation des prix
01:27 et en encadrant les marges qui sont faites.
01:29 Parce que quand les prix augmentent,
01:32 eh bien en réalité, les producteurs ne touchent plus les dividendes de l'augmentation des prix,
01:37 ce sont les acteurs de l'agrobusiness qui le font.
01:40 Et la même chose s'est passée sur l'énergie.
01:42 On a eu une guerre, l'invasion de l'Ukraine, l'explosion des prix de l'énergie.
01:46 Et qu'est-ce qu'on a eu ?
01:47 Des bénéfices records des énergéticiens, ce qu'on appelle des super profits.
01:51 En fait, avant on appelait ça des profits de guerre.
01:54 Eh bien, il faut là aussi les encadrer et les taxer.
01:57 Et la France a été la plus mauvaise de l'Europe dans la transposition des directives européennes
02:02 sur la taxation des super profits des énergéticiens.
02:04 - Vous voulez que l'Europe elle-même puisse lever cet impôt ?
02:06 C'est-à-dire que ce soit pas seulement une taxe française mais une taxe européenne ?
02:09 - Il faut que l'Union Européenne, si on veut qu'elle finance...
02:12 - Aujourd'hui, un précis discours pour tous ceux qui nous regardent et qui nous écoutent.
02:14 L'Union Européenne a beaucoup de pouvoirs mais elle ne peut pas lever l'impôt.
02:17 Vous voulez qu'elle lève l'impôt ?
02:18 - Et donc, l'Union Européenne, si on veut qu'elle finance des politiques sociales,
02:22 ce que tout le monde veut autour de la table,
02:24 eh bien, il faut qu'elle ait des ressources propres.
02:27 Et il y a en Europe des multimillionnaires et des milliardaires
02:31 qui payent moins d'impôts en rapport à leur fortune
02:33 que les classes moyennes et les classes moyennes supérieures.
02:35 Eh bien, moi, je vous le dis, c'est inacceptable.
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