00:00 Vous avez posé la question des caddies et là vous avez entendu des réponses sur les caddies ?
00:04 - Sur l'énergie, monsieur.
00:05 - Non, non, les caddies, les prix de l'alimentation.
00:08 Je vous ai patiemment écouté, puis-je m'exprimer ? Merci.
00:12 - Allez-y.
00:13 - Donc, vous avez posé la question des caddies, par exemple des produits alimentaires.
00:16 Il n'y a pas eu une réponse là-dessus.
00:17 - C'est bien sûr.
00:18 - Or, on sort d'une crise absolument immense, la crise agricole.
00:24 Et comme on est des poissons rouges, on a oublié.
00:27 Eh bien voilà, il y a une politique agricole commune qu'il faut absolument réformer et refonder.
00:33 Parce qu'aujourd'hui, les subventions vont aux plus gros et ne permettent pas,
00:37 et on parle quand même d'un tiers du budget européen,
00:40 ne permettent pas aux petits éleveurs, aux petits agriculteurs de vivre.
00:43 Ceux qui travaillent 70 heures par semaine et qui touchent 700 euros par mois.
00:47 Eh bien donc, nous nous proposons de refonder la politique agricole commune,
00:51 de faire de la subvention non plus à l'hectare pour favoriser les plus gros,
00:54 mais à l'actif, à l'emploi et à l'utilité écologique.
00:57 Et on propose de refonder la politique agricole commune en politique agricole et alimentaire commune,
01:02 pour prendre en compte l'ensemble de la chaîne.
01:05 Parce qu'aujourd'hui, les producteurs n'arrivent pas à vivre de leur travail
01:09 et les consommateurs voient les prix augmenter.
01:11 Pourquoi ? Parce que sur la chaîne, il y a des gens qui font des marges.
01:15 Et que ces marges, il faut les contrôler, les encadrer, les limiter et les taxer.
01:20 - Comment vous les contrôlez, les marges ?
01:22 - Eh bien, justement, en faisant une directive européenne sur la transparence de la formation des prix
01:27 et en encadrant les marges qui sont faites.
01:29 Parce que quand les prix augmentent,
01:32 eh bien en réalité, les producteurs ne touchent plus les dividendes de l'augmentation des prix,
01:37 ce sont les acteurs de l'agrobusiness qui le font.
01:40 Et la même chose s'est passée sur l'énergie.
01:42 On a eu une guerre, l'invasion de l'Ukraine, l'explosion des prix de l'énergie.
01:46 Et qu'est-ce qu'on a eu ?
01:47 Des bénéfices records des énergéticiens, ce qu'on appelle des super profits.
01:51 En fait, avant on appelait ça des profits de guerre.
01:54 Eh bien, il faut là aussi les encadrer et les taxer.
01:57 Et la France a été la plus mauvaise de l'Europe dans la transposition des directives européennes
02:02 sur la taxation des super profits des énergéticiens.
02:04 - Vous voulez que l'Europe elle-même puisse lever cet impôt ?
02:06 C'est-à-dire que ce soit pas seulement une taxe française mais une taxe européenne ?
02:09 - Il faut que l'Union Européenne, si on veut qu'elle finance...
02:12 - Aujourd'hui, un précis discours pour tous ceux qui nous regardent et qui nous écoutent.
02:14 L'Union Européenne a beaucoup de pouvoirs mais elle ne peut pas lever l'impôt.
02:17 Vous voulez qu'elle lève l'impôt ?
02:18 - Et donc, l'Union Européenne, si on veut qu'elle finance des politiques sociales,
02:22 ce que tout le monde veut autour de la table,
02:24 eh bien, il faut qu'elle ait des ressources propres.
02:27 Et il y a en Europe des multimillionnaires et des milliardaires
02:31 qui payent moins d'impôts en rapport à leur fortune
02:33 que les classes moyennes et les classes moyennes supérieures.
02:35 Eh bien, moi, je vous le dis, c'est inacceptable.
Commentaires