00:00Si un jour il doit y avoir un dégel, pour moi ça ne doit pas se faire dans des conditions comme ça où on force le truc,
00:05où la discussion n'est pas acceptée, c'est pour moi une honte de voter dans des conditions pareilles.
00:09Nous avons interpellé les parlementaires sur leur responsabilité de décider ici de l'avenir d'un peuple qui est à plus de 20 000 km.
00:16Nous les tenons responsables de l'embrasement aujourd'hui de la Tarnaki, Nouvelle-Calédonie.
00:21Les accords sont faits pour créer un destin commun et amener vers l'indépendance.
00:27C'est qu'on a un peu oublié ce destin commun, c'est ce qu'on a vu dans les manifestations.
00:30On voit les blancs d'un côté loyalistes et les kanaks d'un côté indépendantistes,
00:33alors que ça ne représente pas la complexité du pays, il y a beaucoup plus de métissage.
00:41Je pense d'abord à nos familles, les jeunes qui sont tombés, je crois il y a 6 ou 7 jeunes, y compris les deux gendarmes, payés à leurs âmes.
00:47Je me demande même si au jour d'aujourd'hui, M. Darmanin est toujours légitime pour s'occuper de ce dossier-là.
00:51Je pense qu'il faut le retirer, il faut le donner à une autre personne.
00:54Je m'adresse ici au président de la République de nommer quelqu'un, ou lui, ou M. Attal, pour reprendre le dossier Nouvelle-Calédonie.
01:00La politique française en Kanaki, c'est une politique coloniale, raciste, capitaliste, avec un billage des richesses.
01:06C'est compliqué, il y a le réseau apparemment qui a été restreint, il y a des réseaux qui ont été coupés.
01:12Du coup on a de moins en moins de nouvelles, de choses qui se passent, qui ne sont pas généralement dites aux infos, qui n'est pas relayé.
01:19Je suis inquiète à un point, vous ne pouvez même pas imaginer, on est à 22 000 km, on est impuissants.
01:23Je pense que le seul moyen de régler tout ça, c'est le dialogue, il n'y a pas d'autre solution.
01:27On réécrit ce qui a déjà été fait il y a quelques années, qu'est-ce qu'on fait, on retransmet ça à nos enfants.
01:32Fier de ce peuple Kanak qui poursuit la lutte de Jean-Marie Djibaou et de Eloua Machoro.
01:39On ne sait pas ce que les dirigeants ont fait, on ne sait pas ce qu'ils ont fait concrètement pour ce fameux destin commun-là et ce fameux vivre ensemble.
01:46Pas de soutien de la part de l'État, ni de la France, ni de là-bas.
01:50C'est toujours la même chose, la vie est toujours chère, il y a toujours autant de galères, toujours autant d'inégalités qui frappent le peuple Kanak en particulier.
01:57On espère vraiment que l'avenir va changer en positif, on y croit.
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