00:00 [Musique]
00:22 Je suis là ce soir pour fêter l'anniversaire de Macron, entre autres,
00:26 et essayer d'intervenir pour éviter que le pillage du pays se termine.
00:31 Donc voilà...
00:32 C'est-à-dire le pillage, plus ou moins, quoi par pillage ?
00:34 Le pillage systématique, c'est-à-dire le transfert financier des basses couches vers le haut.
00:39 Je prends juste un exemple récent, on s'est aperçu récemment que,
00:43 par exemple, les parkings d'hôpitaux publics avaient été privatisés pour des concessionnaires privés.
00:51 Donc ils profitent de la misère des gens pour les faire payer des prix absolument faramineux.
00:55 C'est même plus les retraites, en fait, qui vous fait bouger ?
00:57 Non, non, c'est l'ambiance générale. Et les retraites, je crois que c'était le goût final.
01:02 Ça permet peut-être de mobiliser plus de gens qui se sont sentis plus concernés.
01:06 Alors ce soir, vous êtes là aussi pour demander le départ du président. Pourquoi ?
01:12 La démission du président, parce que c'est bon.
01:14 Là, la goutte d'eau, elle est pleine. Le vase est plat, c'est terminé.
01:18 Il faut qu'il dégage de là. On en a assez.
01:20 Les retraites, 64 ans, qui, justement, les personnes qui sont déjà licenciées avant 64 ans,
01:26 qu'est-ce qu'ils vont avoir, leurs retraites, au bout ?
01:29 Parce qu'il n'y a rien, le chômage ne pète pas les retraites.
01:31 Le RSA non plus. Qu'est-ce qu'ils vont avoir comme retraites ?
01:35 Alors moi, je suis intérimaire, vendeuse en boulangerie, donc je vais partout dans Paris.
01:46 Je viens d'avoir 61 ans et j'ai le dos complètement cassé.
01:50 Là, je vais devoir travailler 6 mois de plus avec cette réforme.
01:55 Et là, ça fait un mois et demi que je suis arrêtée, parce que mes vertèbres sont nazes,
02:01 que je porte, je me penche, je me baisse.
02:05 Mon boulot, c'est pas possible. Déjà, j'ai du mal à le faire maintenant.
02:09 C'est pas possible de le faire 6 mois de plus.
02:11 Et pourtant, vous êtes impactée directement par cette loi.
02:13 Très directement impactée par cette loi. Et pourtant, je viens d'avoir 61 ans.
02:16 Et c'est même pas moi qui vais être le plus impactée, c'est mes potes qui sont nés en 64, en 65,
02:21 parce que c'est un an et demi, un an, deux ans qu'ils vont faire en plus.
02:25 Et je sais pas comment ils vont faire, parce que je pense qu'ils se rendent absolument pas compte
02:29 des conditions de travail des gens.
02:31 Moi, j'ai des collègues qui ont 30 ans, qui ont 25 ans, dont le dos est déjà cassé.
02:35 Parce qu'on n'arrête pas de porter des charges, ils se rendent pas compte.
02:38 Porter des plaques, porter des paniers de baguettes, se pencher sans arrêt
02:43 pour mettre des petits pains au chocolat, sans arrêt, parce que les gens se rendent pas compte.
02:46 Ils ont l'impression qu'on les reçoit, simplement, et qu'on les accueille et qu'on les sert.
02:50 Mais non, il faut sans arrêt recharger en boutique, tout le temps, tout le temps,
02:54 faire le nettoyage des frigos qui sont au ras du sol.
02:57 C'est ça, c'est ça notre travail. Et tous les jours, c'est comme ça.
03:00 Et ça, ils se rendent pas compte. Et pour gagner quoi ?
03:02 Pour gagner, au final, un SMIC amélioré intérimaire.
03:05 Moi, je gagne un SMIC amélioré, c'est tout.
03:09 [Musique]
03:13 [Cris de joie]
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04:43 [Cris de joie]
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04:53 [Musique]
04:56 Alors, juste en quelques mots, on sort de la gare de Lyon.
05:06 Pourquoi vous y étiez et pourquoi vous êtes là, dans la rue maintenant ?
05:09 Alors, moi, à la base, j'étais à Hôtel de Ville pour le rassemblement de la gastrolade.
05:13 Et puis, on a eu des collègues qui sont partis dans la foule en disant qu'on avait le ministre du SOP qui arrivait par gare de Lyon.
05:20 - "With the NDI" - Voilà, dans une bataille de ministres.
05:23 - Et un ministre macroniste. - Évidemment, c'est ça.
05:26 Et du coup, d'y aller très très vite pour lui réserver un bon comité d'accueil,
05:30 comme on rivalise partout en France pour en donner à chacun des représentants de la Macronie.
05:35 Pourquoi ? Là, reprenons, on est en manif dit sauvage, ou plutôt en manif spontanée, comme on dit maintenant.
05:41 Ça a du sens pour vous de partir en manif spontanée ?
05:44 La manif spontanée, enfin, manifestation spontanée, ça c'est un truc, une étiquette de médias.
05:50 La manifestation, elle est libre, donc, spontanée, organisée, le droit de manifester, il se décline, et donc je participe.
05:57 Voilà, j'utilise pleinement mon droit, parce que quand on n'utilise pas ses droits, et ben on les perd.
06:01 [Musique]
06:19 - Pardon, je veux une couronne d'huile d'eau. - Ok, ça vous est pas donné la garde ?
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06:53 [Cris]
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07:20 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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